00:00– Selon toute vraisemblance, je ne suis pas là pour donner des bons points
00:04ou des mauvais points, mais il y a eu un problème de renseignement.
00:08Le renseignement a été visiblement, alors je ne sais pas à quel niveau
00:11il a été sous-estimé, parce que le renseignement, il peut être bon au départ
00:14et puis modulé par la suite en fonction de la hiérarchie
00:17pour arriver sur le bureau du cabinet du ministre et qui ne veut pas croire.
00:21Donc je ne sais pas du tout ce qui a été réellement dit,
00:24mais incontestablement à l'arrivée, il y a eu un peu une faillite du renseignement,
00:27on n'avait pas prévu qu'il y aurait autant de monde,
00:30et pas prévu qu'il y aurait autant de black blocs et autant de pilleurs.
00:32Ce ne sont pas les mêmes, ce sont deux populations différentes,
00:36mais qui finalement cèdent l'un à l'autre, en tout cas pour mettre le chaos.
00:40– Beaucoup de ceux qui nous regardent, si ce n'est la quasi-majorité,
00:43vraiment quelles que soient les opinions, les convictions, disent
00:45autant d'attaques, autant de groupes Frédéric Péchenaire, de groupes mobiles,
00:49si bien organisés, si bien préparés, comme pour un attentat.
00:53Est-ce que nous sommes pieds et points liés juridiquement
00:56et d'un point de vue administratif pour ne pas agir parfois en amont
00:59sur des profils comme celui qui est soupçonné pour la mairie de Limoges,
01:03qui est quand même un fichier S, d'ultra-gauche ?
01:06– Alors d'une façon générale, on intervient quand même assez souvent
01:09et de manière efficace avant.
01:11Mais il y a quelque chose qui est important dans ce que vous venez de dire,
01:13sur le renseignement territorial,
01:15on ne peut pas exiger d'un service qui fournisse des informations,
01:20alors que depuis plusieurs années, on l'empêche de travailler convenablement.
01:24C'est-à-dire que quand, par exemple, l'Assemblée nationale dit
01:27« vous n'aurez plus droit aux caméras avec intelligence artificielle »,
01:30quand certaines personnes dans le gouvernement disent
01:34« là, vraiment, ce genre de personnes, on ne peut pas les géolocaliser,
01:36on ne peut pas les suivre », on va être très bien.
01:38Puis après, on ne peut pas s'étonner non plus qu'on arrive,
01:42vous savez, on travaille avec ces outils.
01:44Si on vous dit « non, non, pas d'infiltration »,
01:47« non, non, on ne recrute pas de source parce que les indiques, c'est bizarre »
01:50et qu'il n'y a pas les moyens technologiques ou techniques de travailler,
01:53vous ne pouvez pas vous étonner qu'un jour ou l'autre, ça marche moins bien.
01:57C'est pour ça que quand on dit qu'il y a une faillite du renseignement,
02:00le renseignement, c'est en amont.
02:01Ça fait dix ans que peut-être qu'on aurait dû donner plus de possibilités,
02:04plus de pouvoirs, plus de moyens techniques et humains
02:07au service de renseignement et on ne serait pas dans cet état-là aujourd'hui.
02:10C'est David.