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  • il y a 51 minutes
Avec Jean-Didier Berger, Ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur
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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-10-22##

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News
Transcription
00:01Sud Radio, l'invité politique, Jacques Cardoze.
00:07Et à 8h30, votre invité politique Jacques, c'est Jean-Didier Berger, ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur.
00:13Jean-Didier Berger, bonjour.
00:15Bonjour à tous.
00:16Cette journée du 24 octobre, est-ce que c'est la journée de tous les dangers pour le gouvernement ?
00:20Écoutez, c'est surtout une journée sur laquelle on va faire en sorte que les choses se passent le mieux
00:24possible dans un contexte particulièrement difficile.
00:26Et après un mois de violences ininterrompues, où nos policiers, je les salue, je salue leur action, sont mobilisés matin,
00:34midi et soir pour faire en sorte que la France soit la plus apaisée possible.
00:38Il y a la question du parcours qui fait polémique. Est-ce que ce parcours peut évoluer ou est-ce
00:43qu'il est définitif ce matin ?
00:45Écoutez, nous nous réservons toutes les possibilités parce que vous le savez, les parcours conditionnent la bonne tenue des manifestations.
00:54Nous nous autorisons aussi à interdire toutes les manifestations qui ne permettraient pas d'assurer la sécurité correctement.
01:02C'est ce que nous avons fait savoir aux différentes demandes qui nous ont été adressées.
01:08Et puis par ailleurs, nous allons avoir un niveau de mobilisation policière particulièrement élevé pour faire en sorte de sécuriser
01:14les choses.
01:14On va parler de la mobilisation bien entendu, Jean-Didier Berger, mais vous dites que vous ne vous interdisez pas
01:19d'interdire, y compris celle de samedi, du 24 octobre ?
01:23Vous savez, on a vu déjà la semaine dernière, les parcours de manifestations, d'abord on les adapte, on interdit
01:29certains périmètres.
01:30Et puis surtout, on voit que certains des parcours qu'on autorise ne sont pas respectés, soit parce que les
01:36organisateurs sont dépassés,
01:37soit parce qu'il y a des individus qui viennent se greffer en voyant les choses sur les réseaux sociaux
01:41ou sur les télévisions,
01:44et qui viennent perturber par grappe.
01:46Donc nous nous sommes adaptés à cette nouvelle stratégie de la délinquance pour faire en sorte de pouvoir intervenir partout.
01:52Mais oui, bien sûr, nous nous autorisons à interdire toute ou partie des manifestations, des demandes qui nous sont proposées.
01:58C'est déjà ce que nous avons fait ces derniers jours.
02:00En l'état, le parcours ne vous convient pas parce qu'il comporte trop de risques ?
02:05Non mais moi je ne vais pas rentrer dans le détail des parcours, parce que c'est aux préfectures,
02:09parce qu'on parle de Paris, mais là vous me parlez de Paris, mais il y a partout en France,
02:14quand on est dans une situation où partout en France il y a des demandes,
02:19ce sont les préfets qui au cas par cas regardent la pertinence des parcours qui sont proposés.
02:24Alors vous promettez, vous venez d'en parler, un déploiement massif,
02:28les commerçants redoutent le pire, les gilets jaunes sont appelés à manifester,
02:33est-ce que clairement il y a une montée en puissance par rapport aux 5000 policiers
02:36qui étaient mobilisés pour celle du 17 octobre ?
02:39Non mais d'abord il y avait beaucoup plus que 5000 policiers le 17 octobre,
02:42et j'ajoute qu'il faut bien comprendre que ça fait un mois que la police et la gendarmerie
02:49sont mobilisés à fond, sont mobilisés à fond.
02:53Et donc on peut toujours surajouter, vous voyez par exemple là on a rappelé des congés,
03:00mais pendant combien de temps on va interdire les congés de nos policiers et de nos gendarmes,
03:04et à quel prix on va interdire les congés, rappeler les congés de nos policiers
03:08et de nos gendarmes.
03:09Nous on fait aussi de la gestion des ressources humaines,
03:11parce que quand on veut avoir des policiers qui ont le bon réflexe,
03:15qui ont la bonne proportionnalité, qui ont finalement les bonnes paroles aussi,
03:20donc il faut qu'ils aient aussi un repos psychique et physiologique
03:25qui soit à la hauteur de ce niveau de qualité, de ce niveau d'attente.
03:29Si on a eu aussi peu de difficultés finalement,
03:32parce que zéro journaliste blessé sur le terrain,
03:35très peu de blessés parmi les manifestants et même les émeutiers,
03:39c'est parce qu'on a des policiers qui sont à la hauteur.
03:42On va y revenir, il y a quand même eu des blessés,
03:44mais d'abord, quelles sont les consignes qui sont données aux forces de l'ordre ?
03:48Emmanuel Macron a parlé de fermeté, il avait parlé d'abord d'empathie.
03:52Il s'est trompé Emmanuel Macron en parlant d'empathie ?
03:55Non mais on est dans un monde où il faut se garder de toute caricature.
03:59Ce qu'on demande à nos policiers, le président de la République tient des propos équilibrés
04:05parce que c'est ce qu'on demande à nos policiers, c'est d'avoir une attitude équilibrée.
04:09C'est ce qu'on appelle en France la proportionnalité.
04:11De ne pas avoir des gestes disproportionnés,
04:15de ne pas avoir des gestes violents lorsqu'ils peuvent être évités,
04:18d'être au contact quand c'est nécessaire, mais pas quand on peut l'éviter,
04:22parce que parfois on a en face de nous des personnes mineures,
04:25parfois on a en face de nous des personnes qui ne sont pas en possession de tous leurs moyens,
04:29puis parfois on a en face de nous des gens qui sont de l'ultra-gauche,
04:33des gens qui sont ultra-violents,
04:34et là il faut aller au contact de la façon la plus pertinente possible.
04:38Entre le 17 et le 24 octobre, est-ce qu'il y aura une différence
04:41dans les consignes qui sont données aux forces de l'ordre ?
04:44D'abord il y a plusieurs différences, le nombre, les moyens,
04:48et puis aussi effectivement les stratégies.
04:51Parce que, j'en parlais tout à l'heure,
04:54quand on voit de la délinquance se surajouter,
04:58et venir non pas dans un parcours, mais agir par grappes,
05:01jouer au chat et à la souris avec les forces de l'ordre,
05:06pour essayer en étant le plus mobile possible d'aller piller le plus de magasins possible,
05:10bien oui, il faut s'adapter à ces nouvelles stratégies de délinquance,
05:14donc les moyens et les consignes ont été adaptés vis-à-vis de ça.
05:19Quel sera le rôle du GIGN, de la BRI, voire du RAID,
05:24sur cette journée du 24 octobre ?
05:27On pense précisément à ce moment de fin de manifestation,
05:30où on le sait, des groupes comme les Black Blocs arrivent et tentent de déstabiliser.
05:35Est-ce que c'est là que les services d'intervention pourraient précisément jouer un rôle ?
05:39Il faut bien voir que l'objectif, c'est de mobiliser toutes nos forces partout à la bonne place.
05:46D'abord, les policiers vont être aidés, vous n'en avez pas encore parlé,
05:50mais par les forces sentinelles,
05:51qui vont venir soulager un certain nombre de sécurisations de points fixes,
05:55des ambassades, des lieux stratégiques, des institutions de la République,
05:59pour faire en sorte que les policiers et les gendarmes ne soient pas mobilisés sur ces lieux,
06:03et puissent se déployer sur le terrain d'opérations de maintien de l'ordre,
06:06ou de gestion des violences urbaines lorsque les choses partent en violences urbaines.
06:11Et puis, on a ces unités d'élite, le RAID, le GGN, la BRI sur la partie capitale,
06:18où on vient en renfort pour gérer les situations qui seront les situations les plus sensibles.
06:25Donc voilà, chacun dans sa place.
06:26Et puis, il faut le dire aussi, d'abord, il y a beaucoup d'agents de sécurité privée aussi
06:31qui sont mobilisés par les commerçants directement,
06:33et je voudrais les saluer parce qu'on oublie trop souvent d'en parler en matière de sécurité.
06:36Et puis, les polices municipales, qui font un travail exceptionnel dans les villes,
06:40où les maires les laissent agir, vont venir là aussi suppler la police nationale et la gendarmerie,
06:47pour leur permettre d'être plus encore sur le terrain.
06:49On va revenir également sur les polices municipales.
06:52Mais pour qu'on comprenne bien, les militaires de Sentinelle, cette fois-ci,
06:57vont soulager les policiers puisqu'ils vont jouer un rôle de sécurisation de tous les bâtiments,
07:03pour éviter des pénétrations comme on l'a vu dans certaines mairies ou comme dans d'autres bâtiments publics.
07:07C'est ça l'idée ?
07:08Oui, bien sûr, parce que les militaires, ils sont, je dirais, formés pour être dans les situations les plus violentes
07:16sur le terrain,
07:17sur les terrains d'opérations à l'extérieur de nos frontières.
07:21Ils ne sont pas formés pour faire des opérations de maintien de l'ordre ou de gestion des violences urbaines.
07:27Nous, on demande à nos policiers d'éviter qu'il y ait des morts.
07:30On demande à nos policiers de faire en sorte que cette réponse, elle soit proportionnée.
07:35On ne peut pas demander exactement le même travail aux militaires.
07:37Donc, on leur demande de sécuriser ces sites ultra sensibles,
07:40pour faire en sorte de soulager la police nationale et la gendarmerie.
07:42Jean-Didier Berger, ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur,
07:45il y a une question qui se pose au sujet du RAID et du rôle du RAID.
07:49Linda Kebab, syndicaliste policière, dit qu'il y a une forte inquiétude dans les rangs du RAID
07:54sur le rôle que pourrait jouer cette unité, parce que ce n'est pas son rôle
07:57et qu'on connaît l'action du RAID et on s'interroge sur le rôle qu'elle pourrait jouer
08:04dans le cadre d'un maintien de l'ordre, finalement.
08:07Je pense qu'il faut que chacun fasse confiance, à la fois au gouvernement et au préfet de police,
08:13dans l'utilisation des forces qui sont à notre disposition.
08:16Elles sont utilisées à bon escient et c'est ça qui compte.
08:19Est-ce que nos compatriotes vont voir ? C'est le résultat.
08:22C'est ce qu'ils nous ont demandé, vous savez.
08:23Mais le RAID, c'est de l'affichage ou ils auront un vrai rôle à jouer ?
08:26Vous savez, c'est toujours particulier parce que quand on n'utilise pas les forces
08:32qui sont à notre disposition, on nous dit pourquoi vous ne les utilisez pas
08:34et quand on les utilise, on nous dit est-ce que c'est vraiment leur rôle ?
08:37Donc, il faut qu'à un moment donné, chacun soit dans son rôle.
08:40Nous, nous sommes dans le nôtre, nous utilisons toutes les forces
08:43qui sont à notre disposition et de la meilleure des façons.
08:45Alors, vous refusez l'existence de violences policières,
08:49vous disiez à l'instant, il n'y a eu aucun dégât.
08:51Il y a pourtant eu deux jeunes qui ont été blessés.
08:55Est-ce qu'il y a des violences policières dans le cadre de ces événements ?
08:58Je ne dis pas aucun dégât, mais il faut que là aussi,
09:00nos compatriotes soient, je dirais, en phase avec eux-mêmes.
09:05Soit on veut qu'on ait une police,
09:08et ce qu'on nous demandait encore il y a une semaine,
09:10dix jours, quinze jours, qu'ils ne soient pas au contact.
09:13Voir une police qui soit désarmée,
09:14c'est ce que nous demandaient certains de renoncer aux armes intermédiaires de défense.
09:18Au passage, on se dit, s'il n'y a plus les armes intermédiaires de défense,
09:21il ne reste plus que les armes létales.
09:22On voit ce que ça pourrait donner s'il n'y avait pas les armes intermédiaires de défense.
09:26Et puis là, ça a complètement changé de paradigme.
09:28Les mêmes, les mêmes qui nous critiquaient parce qu'il y avait trop de police, trop armés,
09:32nous disent, il n'y a pas assez de police,
09:34elle n'est pas assez armée,
09:35et il faut qu'elle soit encore plus en contact.
09:38Donc, on cherche à comprendre quand même
09:40comment on peut avoir autant de démagogie sur ce terrain.
09:43La vérité, c'est qu'on n'a pas changé d'idée.
09:46De doctrine ?
09:47Non mais, de doctrine, on l'adapte la doctrine.
09:50Mais, sur le fond, on n'a pas changé d'idée dans le soutien qu'on accorde à notre police.
09:54Parce que notre police, oui, elle fait, il faut le dire et le redire,
09:57elle fait un excellent travail.
09:58Par exemple, les LBD, elles seront utilisées samedi ?
10:01Bien sûr, bien sûr, on a besoin des LBD.
10:04Et d'ailleurs, le Conseil d'État s'était prononcé sur cette arme intermédiaire de défense.
10:08Et le Conseil d'État avait, à juste titre, considéré que, heureusement qu'il y a les LBD,
10:13si on veut ne pas avoir uniquement les armes létales,
10:16quand il y a un contact quasi mano a mano, un contact rapproché.
10:22Donc, il faut bien se rendre compte du nombre de tirs de LBD qui sont faits dans des situations.
10:28On a parlé de Limoges.
10:30À Limoges, il y a eu, en quelques heures seulement, plus de 1000 grenades lancées,
10:35et plus de 400 tirs de LBD effectués.
10:39Vous imaginez la violence de la Seine et ce à quoi nos policiers ont dû faire face.
10:44À tel point que vos policiers n'avaient plus de munitions ?
10:46Non, ce n'est pas qu'ils n'avaient plus de munitions, c'est qu'ils étaient,
10:49quand ils ont commencé leur intervention, ils étaient à 100% de leurs munitions.
10:54Et au cours de l'intervention, ils ont été ravitaillés avec des munitions qui venaient de Corrèze.
10:59Mais quand on arrive à épuiser toutes les munitions, ce n'est pas qu'on n'en avait pas assez,
11:03c'est que le niveau de violence était totalement inédit par rapport à ce qui se faisait habituellement.
11:09Un mot des grenades de désencerclement qui ont également fait polémique.
11:12Elles peuvent être utilisées ce samedi ?
11:15Oui, bien sûr, elles pourront être utilisées.
11:17Les grenades de désencerclement, elles ont été suspendues pour un temps limité
11:21et pour uniquement les manifestations lycéennes et uniquement dans une des formes d'utilisation.
11:30Donc ce sujet-là a été exploité politiquement, médiatiquement, pour la cause que j'évoquais tout à l'heure,
11:37c'est-à-dire qu'on nous disait que la police était trop présente, trop armée.
11:40Aujourd'hui, on est dans la thèse complètement inverse.
11:43C'est donc certainement que la présence de la police, elle est à sa bonne proportion.
11:47Un mot sur les failles, puisque le ministre de l'Intérieur l'a reconnu lui-même
11:51sur un certain nombre de failles, notamment au niveau du renseignement.
11:54Rassurez-nous, les services du ministère de l'Intérieur ont des comptes TikTok
11:58pour surveiller ce qui se passe sur les réseaux sociaux ?
12:00Moi, je voudrais saluer le travail des services de renseignement
12:02parce que tout le monde leur est tombé dessus.
12:04Vous savez, c'est le syndrome des gens qui donnent la météo de la veille.
12:08Bien sûr, c'est beaucoup plus facile de donner la météo de la veille.
12:10On sait ce qui s'est passé.
12:12Les services de renseignement, ils font avec les faits qui sont prévisibles.
12:16Mais lorsqu'on a une délinquance, certains ont dit une délinquance d'opportunité.
12:21Mais là, c'était prévisible, monsieur le ministre, quand même.
12:23C'était sur TikTok, il y avait un certain nombre de rumeurs sur ce qui allait se passer.
12:27Les services de renseignement n'ignoraient pas qu'il y allait y avoir de la délinquance
12:31qui allait se surajouter.
12:32Mais c'est le niveau, l'intensité...
12:34Pas dans cette proportion.
12:35Voilà, c'est l'intensité de cette surmobilisation
12:38qui a fait l'objet, finalement, de ce différentiel entre ce qui était attendu.
12:43Mais vous voyez bien que ce n'est pas parce qu'il y a des choses qui se sont surajoutées
12:48en direct et des gens qui se sont dit
12:51« Tiens, là, on voit qu'il y a un événement à la télévision,
12:53on voit qu'il y a une faille à cet endroit-là.
12:55Tiens, on va tous y aller pour s'engouffrer dans cette faille. »
12:59Ce n'est pas parce que les choses, parfois, ne sont pas prévisibles
13:01qu'on peut reprocher nos services de renseignement
13:03l'excellent travail qu'ils font sur 99% des opérations.
13:06Alors, parlons du rôle de la police municipale.
13:08Vous y faisiez allusion hier matin.
13:12Christophe Béchut, maire d'Angers, à cette même place,
13:14mettait en évidence le paradoxe, et vous connaissez bien le sujet.
13:17On a 30 000 policiers municipaux à disposition en France
13:20qui ne peuvent ni verbaliser un tag sur un bâtiment,
13:23ni contrôler, ni fouiller un sac.
13:25Il y a un projet de loi sur lequel vous avez travaillé
13:28qui est aujourd'hui prêt, en réalité,
13:32mais qui attend, j'ai envie de dire,
13:34le dernier chemin parlementaire
13:37avec la publication des décrets.
13:39Est-ce que cela peut évoluer compte tenu de la situation ?
13:42Alors, ce n'est pas tout à fait la publication des décrets.
13:44Il faut d'abord que ce texte passe.
13:45Il est passé au Sénat, il a été renforcé par le Sénat.
13:48Il doit passer maintenant à l'Assemblée nationale.
13:50Mais on a une sorte d'embouteillage parlementaire
13:52parce qu'il y a tellement de textes importants
13:55qui arrivent ou qui sont arrivés
13:56qu'on essaie de gérer les priorités.
14:00Vous voyez, par exemple, la loi intégrale.
14:02La loi intégrale a pris la place de la loi sur la police municipale
14:06qui devait passer à être le premier texte
14:08lors de la rentrée parlementaire.
14:10Et compte tenu de ce qui s'est passé,
14:11les parlementaires...
14:13Non, moi, je n'ai pas à regretter les choix qui sont faits
14:15et par le gouvernement et par le Parlement ensemble.
14:20Tout le monde a considéré que c'était une priorité,
14:22certainement à un juste titre.
14:24Et donc, ce texte police municipale,
14:25il va arriver, M. Béchu le sait,
14:28j'espère le plus rapidement possible,
14:30mais en tout cas, avant la fin de la session parlementaire.
14:33Donc, avant février.
14:34Vous savez, ça fait...
14:35Moi, j'ai été maire pendant 10 ans.
14:37Il y a déjà plus de 20 ans,
14:39on parlait déjà de ce texte sur les polices municipales.
14:42Et donc, tout gouvernement confondu,
14:43ce qu'on voit, c'est qu'il y a eu du travail de fait.
14:46Aujourd'hui, c'est le gouvernement de Sébastien Lecornu
14:48qui met sur la table ce projet de loi police municipale.
14:51Donc, ce sera un peu fort de café de nous reprocher
14:53le travail qu'on est les seuls, finalement,
14:55à mener jusqu'au bout.
14:57Ce texte, il va permettre aux policiers municipaux
14:59d'avoir des prérogatives judiciaires élargées,
15:01c'est-à-dire de mettre directement les amendes
15:03qu'aujourd'hui, ils ne peuvent pas mettre directement,
15:05notamment pour trafic de stupéfiants
15:06ou pour d'autres difficultés,
15:09pour d'autres actes de délinquance.
15:11Aujourd'hui, ils sont obligés d'appeler
15:11un policier national ou un gendarme
15:13pour venir mettre l'amende avec eux à leur place.
15:16En voyant totalement non opérationnel.
15:19Donc, le gouvernement de Sébastien Lecornu,
15:21il règle ce problème.
15:22Il règle ce problème
15:23et ce dossier est désormais prioritaire.
15:26Ce sera voté.
15:27Vous savez, on a fait passer le texte sur la loi Riposte.
15:30On a fait passer le texte sur la loi intégrale.
15:32On va faire passer ce texte sur la police municipale.
15:35Vous savez, les priorités,
15:36il y en a beaucoup qui s'accumulent
15:38sur la table du gouvernement et du Parlement.
15:41Et c'est un travail qu'on fait main dans la main
15:43avec le Parlement.
15:44Jean-Didier Berger, ministre délégué
15:46auprès du ministre de l'Intérieur
15:47et notre invité ce matin dans la deuxième partie.
15:49Un auditeur vous interrogera
15:50sur le positionnement de la France insoumise.
15:52Dans tout cela,
15:53on aura également l'actualité des réseaux sociaux
15:54avec Benjamin Glaze.
15:55Et puis, votre carte blanche
15:56sera consacrée au Beauvau de la sécurité privée.
16:00A tout de suite.
16:03Le Grand Matin Sud Radio,
16:067h10h, Jacques Cardoz.
16:07Jean-Didier Berger,
16:09ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur
16:11et notre invité ce matin.
16:12Commençons par vos trois minutes pour convaincre.
16:15Vous avez choisi de nous expliquer
16:16l'intérêt du Beauvau de la sécurité privée.
16:19Oui, j'ai lancé avec le ministre de l'Intérieur,
16:20Laurent Nunez,
16:21ce Beauvau de la sécurité privée.
16:23Qu'est-ce que ça veut dire ?
16:24C'est-à-dire qu'on regarde
16:24tout ce qui se passe aujourd'hui
16:26en matière de sécurité privée
16:27et tout ce qu'on pourrait améliorer,
16:29tout ce qu'on pourrait développer
16:31pour faire en sorte d'utiliser
16:32cette force qui a fait ses preuves
16:33pendant les Jeux Olympiques de 2024
16:36avec une très très grande efficacité
16:38qui nous a permis d'obtenir
16:40les meilleurs résultats.
16:42Ça a été hyper calme,
16:43hyper tranquille
16:44parce qu'on est monté
16:45à un très haut niveau de sécurité privée.
16:47On va réutiliser cette force,
16:50cette nouvelle force de sécurité,
16:51cette force développée
16:52pour les Jeux Olympiques de 2030.
16:55Mais entre les deux,
16:56il y a un vrai travail à faire.
16:57Moi, je les salue.
16:59Ils font un travail exceptionnel.
17:00Ce sont vraiment des hommes et des femmes
17:04dont on parle peu
17:05mais qui méritent d'être mis dans la lumière.
17:06Ce n'est pas à l'État
17:07de poursuivre ce genre de mission ?
17:10Je crois que l'État doit utiliser
17:13toutes les armes qu'il a à sa disposition,
17:15toutes les forces qu'il a à sa disposition.
17:17Et aujourd'hui,
17:19se priver de la sécurité privée,
17:22ça serait un non-sens.
17:24On en a besoin, c'est efficace.
17:26Et donc, on va aider.
17:28Finalement, on est monté, monté, monté, monté.
17:31On a fait grossir la sécurité privée.
17:33Maintenant, il faut faire du muscle.
17:34Donc, il faut aider la sécurité privée
17:37à avoir les meilleurs,
17:40à avoir les meilleures prérogatives,
17:43à faire en sorte d'avoir les meilleures garanties aussi.
17:45Et donc, on est en train de travailler
17:47sur ce sujet avec eux.
17:48On a évoqué dans nos journaux ce matin
17:50un certain nombre de commerçants
17:53qui commencent à s'armer,
17:55à récupérer un certain nombre
17:56de moyens d'autodéfense,
17:57des grenades,
17:59des bombes lacrymogènes,
18:01parfois même des armes,
18:02peut-être pas létales,
18:03mais en tous les cas des armes.
18:04Est-ce que ça vous inquiète ?
18:05Bien sûr, je pense que dans notre pays,
18:07il faut que force reste à la loi
18:10et ça n'est pas évidemment aux commerçants
18:14que je comprends.
18:15Je comprends ces commerçants,
18:17mais je leur dis, faites attention,
18:20ne vous mettez pas dans une situation
18:21que vous pourriez regretter,
18:23qui vous serait reproché
18:25et comptez sur les forces de l'État
18:28et sur les forces de sécurité privée.
18:30il y a déjà beaucoup de commerçants,
18:32beaucoup de centres commerciaux,
18:34beaucoup de commerçants indépendants
18:35qui utilisent les moyens
18:37de la sécurité privée
18:38et je pense que c'est une bonne façon
18:40de mettre à distance ce sujet.
18:41Vous craignez le dérapage ?
18:43On peut toujours craindre des dérapages,
18:45mais je voudrais quand même dire
18:47que dans notre pays,
18:48on voit des situations
18:51depuis des semaines
18:52sur des centaines de théâtres d'opérations
18:54avec très peu de dérapages.
18:58Vous et vos confrères,
18:59vous suivez ces faits depuis un mois,
19:01il y a eu zéro blessé parmi les journalistes.
19:04Dans quel pays on arrive
19:05à ce point à assurer
19:07la sécurité, la transparence
19:08de tous ces théâtres d'opérations
19:10qui se comptent par centaines ?
19:10Mais deux parmi les manifestants quand même.
19:12Mais deux parmi les manifestants.
19:13Mais il y a eu parmi les manifestants
19:15et beaucoup parmi les policiers.
19:17Mais aussi ces dernières semaines,
19:19beaucoup de choses qu'on peut regretter.
19:22Mais à l'échelle des centaines
19:24de sites d'intervention
19:25sur des dizaines et des dizaines de jours,
19:27moi je voudrais surtout rappeler
19:28les plus de 1000 blessés
19:30chez les policiers.
19:31Parce que ce sont eux
19:32les premiers à être blessés.
19:34On écoute une question d'un auditeur.
19:37Bonjour monsieur.
19:38On a bien compris que LFI
19:40était la cible du gouvernement,
19:42comment témoigne les nombreuses accusations
19:44et passes d'armes
19:45depuis les saccages du 17 octobre.
19:47Mais comme on le voit,
19:48ce n'est pas Mélenchon
19:49qui dégringole dans les sondages.
19:50Il est même plutôt en passe
19:51d'accéder au second tour.
19:53Alors pourquoi s'acharner
19:54sur un parti politique
19:55qui par ailleurs a condamné les violences ?
19:58Nous on ne s'acharne contre personne.
20:00Simplement, on dit la vérité
20:02aux Françaises et aux Français.
20:03Et ceux qui ne voient pas
20:04que tout est parti du Val-de-Marne
20:06et des actions de M. Boyard
20:10qui déjà il y a plusieurs années
20:12avait lancé un lycée blocus challenge
20:15pour faire en sorte d'essayer
20:16déjà à l'époque
20:17de bloquer un maximum de lycées.
20:20Tous ceux qui ne voient pas ça,
20:22tous ceux qui ne n'entendent pas
20:23les déclarations
20:23de ceux qui dans les rangs
20:25de la France Insoumise
20:26disent que la violence
20:27peut être légitime.
20:28Non, désolé,
20:28la violence,
20:30le monopole de la violence légitime,
20:31il est à la police,
20:32il est à l'État,
20:33il ne peut pas être
20:34ni aux manifestants
20:35ni aux partis politiques,
20:37à ceux qui disent que,
20:38comme Alma Dufour,
20:39que la faim justifie les moyens.
20:41Non, désolé,
20:42on est en France,
20:43on est en République,
20:44donc il faut que force reste à la loi.
20:45Jean-Didier Berger,
20:46il y a cette commission
20:47d'enquête parlementaire
20:48qui vient d'être demandée
20:49et qui a été acceptée.
20:50Est-ce que vous craignez
20:51que la France Insoumise
20:52en fasse là aussi
20:53un théâtre politique ?
20:54Moi, je ne crains à rien
20:55ni personne.
20:56Ce que je veux,
20:57c'est que nos compatriotes
20:58ouvrent les yeux en grand
21:00et voient qu'on ne peut pas
21:01se satisfaire
21:02d'une situation
21:03où on a des partis politiques
21:05qui incitent à la violence.
21:07Ça n'est pas possible.
21:08Condamner les violences
21:09d'un côté,
21:10mais finalement,
21:10être présent sur le terrain
21:12pour jeter de l'huile
21:12sur le feu,
21:13bien sûr,
21:14ils ont une responsabilité
21:16dans tout ça.
21:18Et quand on voit
21:18que Raphaël Arnaud
21:19est toujours
21:20dans le groupe parlementaire
21:21de la France Insoumise
21:23compte tenu
21:24des faits
21:25qui lui sont reprochés,
21:27je crois qu'on ne peut pas
21:29ne pas souligner
21:30l'implication
21:31de la France Insoumise
21:32dans ce conflit.
21:33À ce propos,
21:34vous me faites penser
21:35à un événement
21:36qu'on a développé
21:37sur l'antenne
21:38de Sud Radio
21:38à propos du plateau
21:39de Millevaches
21:40où on a appris
21:41que l'un des incendiaires
21:43de la mairie de Limoges
21:46avait fréquenté
21:47ce plateau de Millevaches
21:48et on s'interroge
21:49sur la question
21:49de savoir pourquoi
21:51finalement il n'est pas
21:52poursuivi,
21:53pourquoi ce plateau
21:53de Millevaches
21:54n'est pas investi
21:56par les forces de l'ordre
21:57pour essayer
21:58de savoir exactement
21:59ce qui s'y passe
22:00puisque même le maire
22:01apparemment
22:01ne peut pas y rentrer.
22:02Vous voyez que
22:03s'agissant d'un individu
22:04fiché S,
22:06vous voyez qu'il est
22:06effectivement suivi
22:07par les services
22:09de l'État.
22:10Deuxièmement,
22:11il ne vous a pas échappé
22:12que les services
22:14antiterroristes
22:14se sont saisis
22:15de cette situation
22:17et c'est suffisamment rare
22:18pour être souligné.
22:18ça dit aussi
22:20le niveau de violence
22:21auquel on a été soumis
22:23la semaine dernière
22:25et donc les mesures
22:27sont prises
22:28pour faire en sorte
22:28que les choses
22:29puissent rentrer dans l'ordre
22:31mais je crois
22:32qu'au contraire
22:33tout ça est le signe
22:33que les choses
22:34sont particulièrement
22:35suivies par les services
22:36de l'État.
22:36On passe à l'actualité
22:38des réseaux sociaux
22:38avec Benjamin Gilles
22:39qui nous a rejoint.
22:40On vous déclare.
22:41Oui, je voudrais vous faire réagir
22:42sur cette déclaration
22:43d'Emmanuel Macron
22:44hier qui a dénoncé
22:45depuis le Qatar
22:46une manipulation étrangère
22:47de l'information
22:48suite au 17 octobre.
22:50Il a fustigé
22:51les dirigeants étrangers
22:52qui font campagne
22:53selon lui
22:53sur le dos de la France.
22:55Pic adressé
22:55sans les nommer
22:56à Donald Trump,
22:57Benjamin Etienne Yeou
22:58également,
22:58le président américain
22:59qui affirme
23:00que les migrants
23:00ont conquis la France.
23:01Le premier ministre israélien
23:03lui déclare
23:03que la France a cédé
23:05à l'invasion
23:05de l'islam extrémiste.
23:07On écoute Emmanuel Macron.
23:09Pour moi,
23:10il n'y a pas d'ingérence étrangère
23:11visible dans les événements
23:13qui se sont passés.
23:14Par contre,
23:14il y a eu une manipulation
23:16étrangère de l'information
23:17à la suite,
23:18ça oui,
23:18qui a donné lieu
23:19à des commentaires
23:20inacceptables
23:20autant que stupides
23:21de la part de beaucoup
23:22y compris de dirigeants étrangers.
23:23C'est-à-dire qu'on a vu
23:24des images d'intelligence artificielle
23:25qui ont montré des scènes
23:27qui ne se sont jamais passées
23:28en France.
23:28On a des gens
23:29qui ont expliqué
23:31l'islamiste
23:32qui est totalement faux.
23:33Dans ces moments-là,
23:34on voit qui aime la France
23:35et qui ne l'aime pas.
23:36Tous les gens
23:36qui parlent mal
23:37de notre pays en ce moment,
23:38ce sont des gens
23:39qui n'aiment pas notre pays.
23:39Moi, j'aime mon pays.
23:40Donc, on va corriger
23:41ce qui s'est passé.
23:42Mais il y a des gens
23:43qui font campagne
23:43sur d'autres de la France.
23:44Donc, on n'a pas besoin de ça.
23:45On a déjà des difficultés.
23:47On les gère avec méthode,
23:48avec respect,
23:49mais aussi avec détermination
23:50et fermeté.
23:51Mais il ne faut pas raconter
23:51n'importe quoi.
23:53Jean-Digier Berger,
23:54il a raison,
23:54Emmanuel Macron,
23:55Donald Trump
23:55et Benjamin Netanyahou
23:56soufflent sur les braises.
23:58Oui, je crois qu'il a raison
23:59et tout le monde le voit.
24:00On voit bien
24:00qu'il y a ceux
24:01qui, finalement,
24:02s'intéressent vraiment
24:03à la France
24:03et qui cherchent à voir
24:04comment est-ce qu'on peut
24:05améliorer la situation.
24:06Et puis, il y a ceux
24:07qui se servent
24:08de ce qui se passe en France
24:09pour alimenter
24:10leur propre agenda politique
24:12et faire des comparaisons.
24:13Comparaison n'est pas raison.
24:15Faire des comparaisons
24:16par rapport
24:16à leur situation nationale
24:18et de dire,
24:19voilà,
24:20c'est la preuve
24:22par A plus B
24:22que non, pas du tout.
24:23Chaque situation
24:25est particulière
24:26et donc, nous,
24:27nous nous occupons
24:27de la France
24:27et nous faisons en sorte
24:29que la France soit respectée
24:31à l'international.
24:32Mais je peux vous dire une chose,
24:33c'est que moi,
24:33j'étais au Qatar
24:34avec le président de la République
24:36hier et avant-hier
24:37et nos partenaires,
24:39que ce soit
24:40nos amis du Moyen-Orient
24:42mais aussi
24:43tous les autres pays du monde
24:44qui étaient représentés
24:45au Qatar,
24:46ils savent que la France
24:48est un grand pays
24:48et que la France
24:49fait en sorte
24:50dans une démocratie exigeante
24:52de faire en sorte
24:53que les choses
24:53se passent bien.
24:54Il dit autre chose
24:55Emmanuel Macron,
24:55il dit qu'il n'y a pas eu
24:56d'ingérence étrangère
24:57en amont
24:58sur ces violences
24:58du 17 octobre.
24:59Est-ce que vous confirmez
25:00que vous n'avez pas observé
25:01vous-même
25:01de manipulation étrangère
25:03le week-end dernier ?
25:04Oui, absolument.
25:05Par contre,
25:06pas de manipulation étrangère
25:07dans la commission des faits,
25:09par contre,
25:10manipulation étrangère
25:11dans l'utilisation
25:14des faits a posteriori
25:15ou dans l'imagination
25:18de faits
25:18qui ne sont pas advenus
25:20pour essayer
25:20par l'intelligence artificielle
25:22de dire qu'il y avait
25:23plus que ce qui s'est passé.
25:25Donc, là aussi,
25:26il faut aborder les choses.
25:27C'est-à-dire venant d'où,
25:28en l'occurrence ?
25:29Écoutez, vous savez bien
25:30les pays qui sont concernés,
25:32ceux qui sont les ennemis
25:33de la France
25:33et qui veulent faire en sorte
25:35de semer davantage de chaos
25:37que ce que nous avons connu.
25:38Et les Françaises et les Français
25:39sont bien informés de cela.
25:40Jean-Didier Berger,
25:41la mairie de Limoges,
25:42ce n'était pas de l'intelligence artificielle,
25:44on est bien d'accord ?
25:44Non, bien sûr, bien sûr.
25:46Les faits sont suffisamment graves
25:47par rapport à ce qui s'est passé à Limoges
25:48pour qu'on ne vienne pas chercher
25:49des responsabilités
25:50qui n'existent pas.
25:52Mais je voudrais quand même
25:53souligner une chose,
25:54c'est que c'est quand même pas mal
25:55d'avoir dans notre pays
25:56une démocratie moderne
25:58dans laquelle on est capable
25:59de dire sans langue de bois,
26:00voilà, ça, ça a bien marché,
26:02ça, ça n'a pas bien marché
26:03et voilà comment on va améliorer
26:05ce qui n'a pas bien fonctionné.
26:06C'est quand même le signe
26:07d'une démocratie mature
26:08qui est capable de dire
26:09sans langue de bois,
26:11voilà comment on fait
26:11pour que les choses soient
26:13encore plus efficaces.
26:14On pourrait être tout à fait clair,
26:14Donald Trump,
26:15Benjamin Netanyahou,
26:16ennemi de la France, du coup ?
26:17Non, mais eux,
26:18ils utilisent pour leurs intérêts internes,
26:21par contre, on a des ennemis de la France,
26:23notamment la Russie,
26:24qui fait en sorte
26:25de manipuler des images
26:26pour faire en sorte
26:27de faire croire partout dans le monde
26:29que les choses se sont passées
26:30encore plus mal
26:31qu'elles ne se sont passées.
26:32Et d'un mot,
26:33les réseaux sociaux,
26:33vous en avez parlé rapidement tout à l'heure,
26:35ils ont joué un rôle important,
26:36on l'a vu,
26:36avec des effets d'aubaine,
26:37certains, grâce à la géolocalisation,
26:39notamment avec Snapchat,
26:41sont allés sur des scènes de pillage
26:42parce qu'ils les avaient vues
26:43sur les réseaux sociaux.
26:44Gabriel Attal propose
26:45de les interdire localement,
26:47temporairement,
26:47le temps des manifestations.
26:48Est-ce que c'est une bonne idée ?
26:49Est-ce que vous l'envisagez
26:50ou pas du tout ?
26:52Non, mais moi,
26:52je ne vais pas,
26:53en tant que membre du gouvernement,
26:54commenter des propositions de campagne
26:56des candidats à l'élection présidentielle.
26:57Est-ce que vous y avez pensé ou pas ?
26:59Est-ce que c'est envisagé ?
27:00Ce qui est sûr,
27:00c'est que depuis un mois,
27:01on voit l'utilisation
27:07du conflictuel des choses.
27:09Quand on a sur les lycées
27:10des centaines et des milliers
27:12de tracts personnalisés
27:13en quelques heures
27:15qui arrivent avec les mêmes maquettes
27:17pour dire rendez-vous
27:19à tel endroit pour tel lycée,
27:20rendez-vous à tel endroit
27:21pour tel collège,
27:22avec des slogans quasi identiques,
27:26avec des maquettes identiques,
27:28avec des mots d'ordre identiques,
27:29on voit,
27:30et je pense que c'est la première fois,
27:31à quel point l'intelligence artificielle
27:33peut être utilisée.
27:33Deuxième exemple,
27:34lorsqu'on a un surajout de délinquance
27:39parce qu'avec la géolocalisation,
27:42ils se disent
27:42tiens,
27:43il y a une faille à cet endroit-là,
27:44on voit que le dispositif de sécurité
27:46a été faillible à cet endroit-là,
27:47tac,
27:48on vient se surajouter,
27:49mais par centaines de personnes,
27:51par milliers de personnes...
27:52Donc vous garantissez
27:53qu'on ne touchera pas aux réseaux sociaux,
27:54ils seront pleinement disponibles
27:55ce week-end ?
27:56Je vous l'ai dit,
27:57je ne vais pas faire de commentaires.
27:59Par contre,
27:59ce que je peux vous dire,
28:00c'est que nous,
28:00nous allons utiliser
28:02l'intelligence artificielle
28:03de plus en plus
28:04et la technologie de plus en plus
28:05pour faire en sorte
28:06de maîtriser les choses.
28:08Nous venons,
28:09dans la loi Riposte
28:10avec le ministre de l'Intérieur,
28:11Laurent Nunez,
28:11de faire adopter
28:12la vidéoprotection assistée,
28:15c'est-à-dire la reconnaissance
28:16des situations.
28:17Mais demain,
28:18il y a d'autres briques
28:18de technologie
28:19qu'on peut utiliser
28:20et il faut que nos compatriotes
28:22aussi soient au clair
28:23avec eux-mêmes.
28:23il y a 15 ans,
28:24la vidéoprotection tout court,
28:26c'était dans le débat.
28:27Certains nous disaient
28:28que mettre des caméras,
28:29c'était être dans le Big Brother.
28:30Aujourd'hui,
28:31on fait la reconnaissance
28:32des situations
28:32et demain,
28:33il y a d'autres bris de technologie
28:34qui sont utilisés à l'étranger
28:36que nous,
28:36nous ne nous sommes pas encore
28:37autorisés à modifier
28:39et nous allons faire passer
28:41la loi casseur-payeur.
28:42Nous allons transformer
28:43cette loi casseur-payeur
28:44en loi anti-casseur
28:45et s'il faut ajouter
28:47un projet de loi
28:48de nature constitutionnelle
28:49pour aller plus loin encore
28:51dans l'utilisation
28:51de la technologie...
28:53Mais il y a plein de technologies
28:54qui peuvent être utilisées
28:56dans cette direction.
28:57Il faut aussi que nos compatriotes
28:58soient au clair avec eux-mêmes.
28:59Est-ce qu'ils sont prêts
29:00à ce qu'on aille encore plus loin
29:01dans l'utilisation de la technologie ?
29:02Une dernière question,
29:03Jean-Didier Berger,
29:04dans la continuité
29:04de ce que vous disiez
29:05au sujet des ingérences étrangères,
29:07Donald Trump,
29:07il est devenu un ennemi de la France ?
29:09Non, ce n'est pas du tout
29:09ce que j'ai dit.
29:10Ce que j'ai dit,
29:11c'est qu'il y avait
29:11les ennemis de la France
29:12qui manipulaient les images
29:13et ceux qui,
29:14pour leur intérêt personnel,
29:15qui sont d'habitude,
29:17qui peuvent être
29:23leurs agendas politiques propres,
29:25notamment lorsqu'ils ont des élections
29:26comme c'est le cas de Donald Trump.
29:27Merci Jean-Didier Berger,
29:29ministre délégué
29:29auprès du ministre de l'Intérieur.
29:31Vous étiez notre invité ce matin
29:32sur Sud Radio.
29:34Dans un instant, le débat...

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