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  • il y a 9 minutes
Tous les matins à 7h42, l'invité qui fait l'actualité. Un acteur incontournable, un expert renseigné... 10 minutes d'interview sans concession avec Apolline de Malherbe et les témoignages des auditeurs de RMC au 3216.

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Transcription
00:00Bonjour Laurent Jacobelli, porte-parole et député du Rassemblement National,
00:04une cinquantaine d'organisations appellent à manifester contre votre congrès samedi.
00:08On attend plusieurs dizaines de milliers de manifestants et leur mot d'ordre
00:12contre le racisme, le fascisme et l'impérialisme.
00:15Marine Le Pen se dit sans inquiétude sur la sécurité du congrès.
00:18Vous êtes serein, vous Laurent Jacobelli, ou est-ce qu'il faudrait simplement interdire la manifestation de samedi à Orléans
00:23?
00:23Non, nous sommes sereins, nous avons des garanties du ministère de l'Intérieur, de la préfecture,
00:28tout sera sous contrôle, mais vous vous rendez compte de la première phrase que vous avez prononcée ?
00:32C'est-à-dire qu'il y a une cinquantaine d'organisations, y compris des partis politiques,
00:36qui manifestent pour que le premier parti de France ne puisse pas tenir son congrès et faire une réunion publique.
00:42Mais dans quel pays on vit ? Quelle est la vision de la démocratie et de la République de cette
00:46gauche ?
00:47La gauche, aujourd'hui, si vous ne pensez pas comme elle, vous êtes fasciste.
00:50Et si vous êtes fasciste, tous les moyens sont bons pour vous combattre, y compris dans la rue, la violence.
00:55On a une gauche, finalement, dont on a l'impression que si vous n'avez pas la carte et les
00:59filles, vous êtes un ennemi.
01:00Tout cela n'est plus tenable, nous, nous sommes très sereins, nous allons tenir un très bel événement.
01:05Le samedi, ce sera le congrès du parti, c'est là où on élit l'Assemblée nationale, du Rassemblement national.
01:09Et dimanche, ce sera un grand meeting de Marine Le Pen.
01:13Vous avez raison, une cinquantaine d'organisations, toute la gauche qui s'aligne contre vous,
01:16et pour empêcher la tenue de... Enfin, toute une partie de la gauche, pardon.
01:19Pour empêcher la tenue de ce congrès.
01:21Quand Jean-Luc Mélenchon fait un congrès, il n'y a pas 10 000 personnes qui viennent manifester contre lui.
01:24Mais jamais nous ne le ferons, nous nous respectons la démocratie.
01:27Jean-Luc Mélenchon...
01:28Ça ne dit pas quelque chose de votre parti ?
01:30Ah, mais ça dit que nous, nous sommes républicains.
01:32Vous savez, cette gauche n'est plus républicaine.
01:35Quand une partie de la gauche tient des propos antisémites,
01:38quand il y a une forme de racisme anti-blanc,
01:41quand on met une cible dans le dos de tous ceux qui sont à la droite de Madame Tondelier,
01:46et bien oui, clairement, il y a un vrai problème avec cette gauche qui a oublié les mots-mêmes de
01:50démocratie.
01:51Mais comme son programme n'attire plus personne,
01:53ils en sont aujourd'hui à aller draguer des communautés,
01:56et ils en sont aujourd'hui à faire des appels à la violence.
01:58Nous nous appelons à la République, nous appelons à une France apaisée,
02:02et nous allons proposer un programme aux Français, parce que c'est ça la démocratie.
02:05La République, la démocratie, il y a les principes, c'est essentiel les principes.
02:08Vous êtes un parti politique, vous avez des élus,
02:10et donc c'est assez normal que vous puissiez vous rassembler et tenir votre congrès.
02:13Mais Laurent Jacobéli, si on quitte les principes un petit instant et qu'on revient en réel,
02:17vous n'êtes pas en train de mettre en danger vos militants là ?
02:19Ceux qui vont venir au congrès d'Orléans ?
02:20Vous imaginez bien que jamais nous ne mettrions en danger
02:23ni nos militants, ni tous ceux qui veulent écouter le discours de Marine Le Pen dimanche.
02:27Je vous le redis, nous avons des garanties de la préfecture de police,
02:31nous avons des garanties du ministre de l'Intérieur,
02:33mais une fois encore, si dans notre pays,
02:36il faut attendre l'autorisation de Jean-Luc Mélenchon pour avoir le droit de se réunir,
02:40alors c'est très grave, ça s'appelle l'Union soviétique.
02:42Donc nous sommes en démocratie, ici c'est la France,
02:45et nous voulons pouvoir débattre tranquillement de notre démocratie.
02:48Et à l'occasion de ce congrès, monsieur le député,
02:50vous allez aussi élire votre président,
02:53le président du parti, qui actuellement est donc Jordan Bardella,
02:56après l'enquête de Mediapart consacrée aux potentiels écrits antisémites de Jordan Bardella
03:00quand il était plus jeune.
03:02Est-ce que pour vous il est toujours légitime à ce poste ?
03:04Est-ce que vous êtes personnellement favorable à ce qu'il reprenne la présidence du parti après ce congrès ?
03:08Ah oui, tout à fait, et je vais vous donner un secret,
03:10j'ai voté pour que Jordan Bardella soit le président de notre mouvement,
03:13d'abord parce que c'est un très bon président,
03:16nous avons aujourd'hui plus de 150 000 adhérents,
03:19et c'est évidemment son travail et celui de Marine Le Pen qui vont amener à ça,
03:23et puis une fois encore, Mediapart est au journalisme,
03:25ce que je suis à la danse classique à peu près,
03:27c'est-à-dire que c'est devenu un organe de presse à la solde de l'extrême gauche,
03:32et une fois encore on ne va pas attendre la bonne humeur de Jean-Luc Mélenchon
03:36pour avoir le droit de se réunir,
03:37et on ne va pas demander à Edoui Plenel qui peut être notre président.
03:40Non, non, bien sûr, je ne suis pas de Mediapart,
03:41je n'ai pas leurs sources, mais ils ont rarement tort,
03:43c'est pour ça qu'on a tendance à les écouter aussi.
03:45Eh bien écoutez, là ils ont tort, clairement,
03:47et Mediapart, ce n'est pas la première fois qu'ils auraient été pris en flagrant délinement.
03:50Concernant le week-end du 17 octobre,
03:51vous parlez d'une convergence des luttes de ceux qui n'aiment pas la France,
03:54et je voudrais parler aussi du 2000 millions de manifestants pacifiques
03:58qui ont été clairement invisibilisés par la casse, par les pillages.
04:01Exactement.
04:01En 2018-2019, le RN soutenait ouvertement les gilets jaunes,
04:04y compris quand les manifestations étaient émaillées de violences.
04:09Ce soutien aux Français, au pouvoir d'achat,
04:11il s'estompe quand le scrutin s'approche, c'est trop sulfureux ?
04:14Non, ce n'est pas ça du tout, c'est qu'aujourd'hui,
04:16cette gauche et cette extrême gauche empêchent tout débat,
04:18et lorsqu'il y a une demande légitime de la population,
04:22le bruit des vitrines qu'on casse,
04:24le cri des passants qui sont agressés,
04:26eh bien occultent les demandes légitimes de ceux qui manifestent,
04:29d'eux-mêmes qui veulent faire du bruit autour de notre meeting.
04:32Vous savez, je pense qu'il faut agir sous deux axes.
04:34D'abord la sécurité, ramener l'ordre dans les rues, c'est important.
04:37Et puis entendre le besoin de pouvoir d'achat.
04:39Tiens, la proposition que fait Marine Le Pen de baisser la TVA sur les énergies.
04:42Pourquoi le gouvernement ne le fait pas ?
04:43Il y a urgence à le faire.
04:45Donc il faut agir...
04:47Ce serait une sortie de la crise que de baisser la TVA.
04:49Vous savez, les casseurs continueront à casser,
04:51comme à chaque fois, même quand il y a un match de foot,
04:52même quand il y a le premier temps.
04:53En revanche, les Français souffrent vraiment, et ça il faut l'entendre.
04:56Justement sur les casseurs, vous êtes très favorable au principe casseur-payeur.
05:02Alors on comprend bien que vous voulez incarcérer plus,
05:05plus systématiquement.
05:06et la question, c'est un peu toujours la même.
05:09C'est-à-dire qu'en gros, où est-ce qu'on met tous ces condamnés du sémentaire ?
05:12Alors lesquels ?
05:14Lesquels on va construire.
05:15Oui mais, alors, qu'est-ce que vous pouvez dire pour nous convaincre
05:19que cet argument qui a été avancé maintes et maintes fois,
05:23vous n'êtes pas les seuls à dire qu'il fallait construire plus de prison,
05:25ça n'a jamais été fait.
05:26Vous, par quel miracle, entre guillemets, ou par quelle méthode,
05:30vous allez réussir à créer rapidement des nouvelles places de prison ?
05:34Ni une méthode, ni un miracle.
05:36Un trait de caractère, le courage.
05:38Ce que n'a pas eu Emmanuel Macron.
05:39Emmanuel Macron nous avait promis 7000 places de prison,
05:42on les attend toujours.
05:44Je vais vous dire, il faut sortir de ce cercle vicieux.
05:46Il y a des émeutes dans les rues
05:48parce qu'on demande aux policiers de détourner le regard
05:49et qu'il ne faut surtout pas faire mal à ces petits angelots.
05:52Deuxièmement, une fois qu'ils sont attrapés par la police,
05:54les juges les relâchent parce qu'il n'y a pas de place de prison.
05:57Donc c'est en fait la France qui va devenir elle-même une prison
05:59puisque les citoyens honnêtes ne pourront plus sortir de chez eux.
06:02Ces places de prison, nous les construirons.
06:04Il faut sortir du laxisme, il faut sortir de la repentance,
06:08il faut sortir de l'excuse.
06:10Nous, écoutez, n'importe comment je vais vous dire,
06:12ça va relancer le bâtiment.
06:13Il faut voir les choses comme elles sont.
06:15Les places de prison, c'est l'endroit où l'on met les voyous.
06:19La place des voyous n'est pas dans la rue,
06:21la place des voyous n'est pas à l'Assemblée nationale,
06:23la place des voyous est en prison.
06:25Alors justement, à l'Assemblée, il y a une commission d'enquête
06:27qui va se pencher sur les violences survenues le week-end dernier.
06:29On l'a appris hier, il n'y aura aucun rapporteur RN qui figurera dans cette commission.
06:33Marine Le Pen dénonce une mascarade, elle annonce un boycott.
06:37Vous avez des représentants dans la commission de plus de 70 députés,
06:41mais vous n'avez pas obtenu un des postes clés de rapporteurs.
06:44Vous décidez de boycotter l'ensemble des travaux.
06:46Oui, on ne va pas assister à une réunion sit-in anti-flics.
06:52Ce n'est pas notre genre.
06:52Nous, on soutient la police.
06:54Qu'est-ce qu'il vous fait dire ?
06:55La commission ne s'est pas tenue encore ?
06:57Aux trois des vice-présidents, parmi les trois,
07:00il y a un horizon, c'est-à-dire quelqu'un qui regardera les mouches passées,
07:03et deux gauchistes.
07:05Donc si vous croyez qu'on va avoir la vérité...
07:06Il n'y a pas d'LFI non plus dans cette commission ?
07:08Non, mais il y a leur proxy, il y a les socialistes et les verts, je crois.
07:12Donc s'il y a les salariés de LFI, c'est pareil.
07:14Donc une fois encore, la présidente de l'Assemblée nationale,
07:18Mme Brompivet, avait donné une parole.
07:20Il y a trois blocs à l'Assemblée.
07:21La gauche, le centre et les patriotes.
07:24Chacun aura un vice-président.
07:26Ça permettra d'avoir une commission d'enquête fiable.
07:28Nous, on était d'accord, parce que c'est important de savoir ce qui s'est passé.
07:31On se retrouve avec deux gauchistes et un témoin.
07:34Ça ne nous intéresse pas et nous ne participerons pas à cette mascarade.
07:37Sur RMC, un macroniste historique, Jean-Baptiste Moreau,
07:40demandait ce matin la démission d'Emmanuel Macron.
07:41Il lui a suggéré d'un mot, Laurent Jacobelli.
07:43Et avancer les élections, ce serait utile ?
07:46Ça ne dépend pas de nous.
07:47Mais ces six mois qui vont nous rester jusqu'à l'élection
07:50vont être très très longs et très très durs
07:51puisque le pouvoir, aujourd'hui, a carrément lâché les manettes
07:54dans tous les domaines.
07:55Il n'y a plus d'ordre financier, il n'y a plus d'ordre dans les rues.
07:57Du coup, oui, ce serait plutôt une bonne chose d'avancer la présidentielle ?
08:00Mais je pense que le président de la République ne le fera jamais.
08:02Et moi, je respecte la Constitution.
08:04Il reste six mois.
08:05Six mois qui vont être très durs.
08:06Mais après, nous aurons le courage d'agir.
08:08A bord, prendre leur sécurité aux Français,
08:11mais aussi leur pouvoir d'achat avec Marine Le Pen.
08:12Merci Laurent Jacobelli, porte-parole et député du Rassemblement National
08:15en direct ce matin.

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