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00:00Europe 1, la France bouge, 20h30, 21h30, Elisabeth Assayac.
00:06Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans la France bouge, comme chaque soir ça va être innovant, audacieux, surprenant.
00:12Nous sommes ensemble jusqu'à 21h30 sur Europe 1 avec des invités qui font et agissent en France.
00:18Entrepreneurs, patrons, dirigeants, vous êtes les bienvenus ici dans la France bouge.
00:22Diana N'Goma et César Dian préparent l'émission, avec moi évidemment, Christophe Pirot, pour la réalisation, il est en
00:28régie.
00:29Et chaque soir, un coach expérimenté qui donne des conseils.
00:32Ce soir, c'est Philippe Sous qui va accompagner la start-up.
00:35Bonsoir Philippe.
00:36Bonsoir Elisabeth.
00:37Philippe Sous qui est investisseur mais qui a dirigé beaucoup d'entreprises, notamment La Tête dans les Nuages, l'Olympique
00:44Lyonnais.
00:44Et maintenant, vous investissez de l'argent.
00:46Oui, un petit peu.
00:47Un petit peu.
00:47A la une, ce soir, une entreprise française devenue un géant européen.
00:52Une entreprise bretonne qui a réussi à transformer le secteur du BTP.
00:56Parce que derrière une partie des grands chantiers français, il y a un nom, vous le voyez sûrement parfois, c
01:01'est l'Oxam.
01:02Présent dans 28 pays, cette entreprise est aujourd'hui numéro 1 européen de la location de matériel et d'outillage.
01:09Bonsoir Gérard Després.
01:11Bonsoir Elisabeth.
01:12Bienvenue dans la France bouge.
01:13Vous êtes le président de l'Oxam.
01:15Chaque soir, dans la France bouge, une start-up.
01:18Cette de ce soir propose des capteurs qui permettent de mesurer les efforts physiques des salariés,
01:23notamment en cas de pénibilité au travail.
01:25C'est le cas, on le sait, sur les chantiers.
01:27Bonsoir Paul Essig.
01:28Bonsoir Elisabeth.
01:29Bienvenue dans la France bouge.
01:30Vous êtes le cofondateur et président de Moten Technologies.
01:34Tout à fait.
01:34Vous allez être coaché par Philippe.
01:35Philippe, s'ose le mot pour cette start-up ce soir ?
01:38Visionnaire, je dirais.
01:39Parce que Moten Technologies anticipe les risques professionnels pour préserver durablement la santé des salariés.
01:45Ça me va.
01:46Ça vous va ?
01:46Et puis il a bossé, il y a 4 pages.
01:47Si c'est validé, oui.
01:48J'ai 4 pages entre les mains.
01:49Les questions étaient compliquées aujourd'hui.
01:51On verra.
01:51Et puis vous savez qu'on aime prendre des nouvelles des membres de notre grande communauté.
01:55Ce soir, elle est une entrepreneur exceptionnelle parce qu'elle a créé Too Good To Go.
01:59Mais oui, vous savez tous, on va souvent dire, on peut avoir un Too Good quand on va au supermarché
02:04ou dans une boulangerie en fin de journée.
02:06Et bien désormais, ces pop-ins, plutôt que de posséder, elles, elles préfèrent partager.
02:11Bonsoir Lucie Bach.
02:12Bonsoir.
02:13Bienvenue dans la France bouge.
02:14Je suis ravie de vous retrouver.
02:15Allez, la France bouge, c'est parti.
02:16Nous sommes ensemble jusqu'à 21h30 sur Europe 1.
02:19Europe 1.
02:1920h30, 21h30, Elisabeth Assayac.
02:22Un terrain vague, deux vagues clôtures.
02:24Un couple tri-vague sur la maison future.
02:28On s'endette pour 30 ans, ce pavillon sera le nôtre.
02:31Et celui de nos enfants corrige la fin d'enceinte.
02:34Bienvenue dans la France bouge.
02:36Ce soir, une idée simple qui s'est transformée en géant européen parce qu'on va explorer le marché de
02:41la location
02:42avec cette entreprise bretonne qui loue du matériel principalement pour les chantiers dans le BTP.
02:48Plus de près de 12 000 salariés dans 28 pays.
02:51J'ai la joie ce soir de recevoir le président de l'Oxam, Gérard Desprez.
02:57En route vers les trophées de l'avenir Europe 1 LCL.
03:01Les trophées de l'avenir Europe 1 LCL.
03:03Vous savez, pendant tout l'automne, vous allez découvrir dans la France bouge les candidats en route vers les trophées.
03:09Donc avec vous ce soir, Gérard Desprez, président de l'Oxam.
03:12Vous savez, Gérard Desprez, il y a un rituel dans la France bouge.
03:15Ce rituel, c'est de pitcher l'entreprise.
03:18C'est-à-dire que même si vous la dirigez depuis 40 ans, et on va y revenir pendant cette
03:23émission
03:23parce que vous avez un parcours entrepreneurial au sein même de l'entreprise,
03:27je vais vous demander de pitcher pendant une minute l'Oxam.
03:30Est-ce que vous êtes prêt ?
03:31Je suis prêt.
03:32Et on vous écoute, Gérard Desprez.
03:33L'Oxam est une société de location de matériel.
03:37Donc elle s'inscrit depuis l'origine dans l'économie du partage.
03:40On va donc faire allusion à ce que vous faites, madame, d'ici peu.
03:44Nous louons du matériel.
03:46Ça rentre dans le cadre d'une politique qui s'est développée dans le cadre de l'externalisation.
03:51C'est-à-dire que la location permet de fournir des matériels entretenus, réparés, sur tout le cycle de vie
03:58et dont le bénéfice pour l'entreprise est un bénéfice de productivité parce que c'est bien moins cher.
04:06Du côté, effectivement, bilan carbone, la location permet d'économiser de 30 à 50% sur la durée de vie
04:12d'un matériel.
04:13Et donc, nous-mêmes allons même encore un peu plus loin en utilisant les matériels,
04:19en leur donnant la plus longue durée de vie possible par les réparations, pour l'entretien, par la maintenance,
04:24le haut niveau de maintenance du matériel, tout en assurant à nos clients la sécurité des matériels, leur utilisation.
04:31Et on va encore davantage, on en parlera peut-être un peu plus tard, avec l'utilisation de l'IA
04:37qui nous permet de passer encore une étape supplémentaire par rapport à la location.
04:41On va évoquer tous ces sujets. Merci Gérard Desprez, vous êtes prêté à l'exercice du pitch.
04:44Je rappelle que vous êtes le président de l'Oxam.
04:46Donc, pour qu'on comprenne tous, bon déjà, c'est très avant-gardiste.
04:49Parce qu'aujourd'hui, on parle de partage, hein Lucie Bache ?
04:52On parle de partage, on parle de location, mais sauf que vous...
04:55Alors, c'est très avant-gardiste.
04:57C'est vrai.
04:57La société s'est développée depuis 60 ans.
05:02Donc, la France est assez en avance.
05:04Ah, ça fait du bien d'entendre ça !
05:06Attendez, pour qu'on entend ça ?
05:08Oui, assez en avance, mais il y a des raisons.
05:10C'est assez en avance, quand même, au niveau de maturité aussi des Etats-Unis.
05:14L'Angleterre était plus en avance, parce qu'ils avaient commencé 20 ans plus tôt.
05:19Mais la France est tout à fait bien.
05:21Et peut-être que ce qui a permis ça, c'était justement le fait que nos grands clients ont été
05:26très promoteurs de la location.
05:27C'est-à-dire que vos grands clients, c'est eux qui vous ont donné l'idée de développer ça
05:30?
05:30Non, ils n'ont pas donné l'idée, mais ils ont trouvé tout de suite leur intérêt économique.
05:34Et au lieu de penser que la location, c'était fait pour des gens qui n'avaient pas les moyens,
05:38on a subitement pris l'inverse.
05:39Ils se sont rendus compte que les gens qui étaient malins, nos grandes entreprises,
05:44ils trouvaient leur compte plutôt que d'acheter, transporter, maintenir.
05:47Ils ont sous-traité ça, et donc ça a favorisé l'aspect de transfert de propriété à la location,
05:53sans considérer que tu loues parce que tu ne peux pas acheter.
05:56Il y a l'aspect culturel qui continue encore à jouer,
05:58puisqu'on a encore des gains de part de marché à faire là-dessus.
06:02Mais il n'empêche, on a eu le coup de boost de nos clientèles pour ce métier.
06:05Mais alors c'était qui vos premiers clients qui ont vu tout de suite ?
06:08Ils se sont dit, tiens, il y a un vrai intérêt économique de louer plutôt que d'acheter ?
06:11Ce sont été les entreprises de travaux publics.
06:13Tout de suite, d'accord.
06:14Parce qu'elles ont une base, et comme c'est très décentralisé les chantiers,
06:17plutôt que déplacés, ils avaient le dépanneur ou la machine qui voulait sur place.
06:22C'est pour ça qu'on est une société qui est très décentralisée,
06:24on a plus de 1150 agences.
06:27Nous, nous sommes très décentralisés,
06:28ce qui permet d'offrir une offre locale à tout le monde.
06:32Voilà l'intérêt du bénéfice au départ.
06:34Donc ça veut dire aussi que vous êtes une entreprise de logistique avant tout,
06:37là aussi, puisque ces machines, vous les achetez, vous les réparez, vous les entretenez.
06:43Comment ça se passe ? Vous avez des bâtiments, des hangars ?
06:47Racontez-nous des coulisses de l'offre locale.
06:48C'est une entreprise effectivement de logistique,
06:50où on a démarré par les entreprises de travaux publics,
06:52je vous le disais.
06:54Puis, on s'est étendu au secteur de la construction.
06:57Vous me dites, on est connus pour le secteur de la construction,
07:00mais aujourd'hui, on a bien sorti du secteur de la construction,
07:03puisqu'il y a 50% de notre chiffre qui est hors secteur de construction.
07:06Ils sont où alors ?
07:07Et on nous connaît, par exemple, pour être sur les Jésus-Olympiques,
07:09on nous connaît dans le domaine de l'événementiel,
07:11on nous connaît dans l'industrie, on nous connaît autre chose,
07:13mais on est connus par notre histoire,
07:15on est connus comme étant fournisseurs de métal de construction,
07:18comme vous-même m'avez décrit.
07:19Mais oui, c'est comme ça qu'on vous voit.
07:20Mais alors, les 50% c'est pour d'autres événementiels,
07:23ce que vous venez de me dire.
07:24Beaucoup de choses bien en dehors de la construction.
07:27Mais tant mieux, parce que quand on voit les chiffres de la construction,
07:30le nombre de mises en chantier, ça ne cesse de baisser.
07:33Est-ce que finalement, c'est votre chiffre ?
07:37Vous n'irez plus le chercher là-dedans ?
07:39Non, c'est notre cœur de métier, c'est la base du métier.
07:42Et pour ce qui est l'Oxam, on a des concurrents extérieurs,
07:44mais nous, nous sommes dedans,
07:46nous travaillons avec ces grandes entreprises depuis tout le temps,
07:49et on a étendu hors ces secteurs-là,
07:51mais on garde très au contact,
07:53on est très au contact de ces entreprises-là.
07:55Alors, vous avez raison.
07:55Après, c'est le sous-jacent qui peut être plus ou moins favorable.
08:00Dans le secteur de la construction,
08:01il y a des secteurs qui se marchent bien aujourd'hui,
08:04notamment tout ce qui est infrastructure,
08:06tout ce qui est lié à la transition écologique,
08:09tout ce qui est lié à la réindustrialisation,
08:12et on va refaire peut-être des centrales nucléaires,
08:14on refait le canal Seine-Nord,
08:16il y a beaucoup d'infrastructures qui se font
08:17dans le cadre de la défense et autre chose.
08:19Donc, l'infrastructure se porte bien.
08:22Ce qui est plus difficile aujourd'hui,
08:23c'est le résidentiel, c'est-à-dire les logements,
08:26parce que le coût de la construction est assez élevé,
08:29avec des taux d'intérêt assez élevés.
08:31Le tertiaire, aujourd'hui,
08:33peut-être effectivement les bureaux sont un peu plus vides,
08:35donc il y a un peu moins de bureaux,
08:36mais ça fait partie du phénomène.
08:38La construction existe depuis 2000 ans.
08:40Moi, j'ai connu l'entreprise,
08:42je travaillais même déjà dans ce secteur-là avant,
08:44il y a des cycles, il y a des hauts, il y a des bas.
08:47Donc, une entreprise, on doit trouver à se compenser
08:51par le haut construction,
08:52quand j'ai construction.
08:53Voilà, on gère notre entreprise en fonction de ça,
08:56mais je ne vais pas contre le cycle.
08:57J'accompagne le cycle.
08:58Évidemment, on vous accompagne.
08:59Donc, Gérard Desprez,
09:00quels sont les chantiers, là, en ce moment,
09:01qui tournent à plein régime en France ?
09:04Les datacenters.
09:05Ah, les datacenters.
09:06En France, et pas qu'en France.
09:09La France est même un petit peu long au démarrage,
09:12mais les datacenters, c'est dans toute l'Europe,
09:14donc il faut les faire vite.
09:15Pour la France, je reste le Français.
09:17L'Oxam est une entreprise française,
09:19leader en Europe, mais française.
09:21Les datacenters sont aujourd'hui un secteur qui se développe.
09:26Donc, ça signifie que l'intelligence artificielle fait travailler l'Oxam ?
09:29À Paris, toute la liaison, de toutes les liaisons qui se font,
09:33RER, Nouvelle RER, Nouvelle Ligne,
09:35côté démarré avant les Olympiques,
09:37qui se finiront après, mais qui sont en cours,
09:39là, il y a aussi beaucoup de travaux d'infrastructure.
09:42Donc, ça signifie, Gérard Desprez,
09:43que l'intelligence artificielle fait travailler l'Oxam ?
09:46Oui, oui, oui, oui.
09:47Vous savez, les fournisseurs que les chercheurs d'or ont enrichi,
09:52les fournisseurs de pioches et de jeans, à l'époque.
09:56Oui, ça nourrit aussi.
09:57Alors, on va dire, effectivement, le soft nourrit du hard.
10:01Voilà, dans le clic, il y a aussi une partie hard à faire.
10:05Et dans cette partie hard, vous retrouvez des équipements électriques,
10:09beaucoup de choses.
10:10Et dans la transition écologique, c'est aussi des équipements pour la fibre.
10:13Ça donne aussi beaucoup de travail.
10:14Les entreprises qui sont en électricité pour imposer de la fibre.
10:17Donc, les data centers vont devenir et deviennent des nouveaux marchés ?
10:20Ça risque de prendre de plus en plus de...
10:22Alors, écoutez, il y aura un cycle aussi.
10:25Aujourd'hui, le monde entier en fait.
10:28On commence déjà à se demander s'il n'y a pas plus de projets que de nécessité.
10:32Parce que, voilà, tout le monde se cherche un peu,
10:34mais les marchés se trouveront.
10:36En tout cas, pour les cinq prochaines années, il n'y a pas de problème.
10:40Ensuite, il y a des réflexions qui se font pour faire des data centers
10:43qui consommeront moins d'énergie et moins d'eau.
10:45C'est une évolution permanente de la vie.
10:48Donc, il y a des data centers.
10:49Il peut y avoir la réindustrialisation,
10:51puisque l'on parle de construire plusieurs centrales nucléaires
10:53pour décarboner l'économie.
10:55La France est très bien placée pour ça.
10:57Il y a des projets pour cela aussi.
11:01Ce sont des cycles.
11:02Il faut s'inscrire dans ces cycles.
11:03Qu'est-ce que vous louez le plus chez l'Oxam, Gérard Desprez ?
11:07Alors, un matériel qui n'existait pas il y a 25 ans,
11:10quand j'ai commencé, c'est tout le matériel d'élévation.
11:13C'est-à-dire ?
11:13C'est-à-dire des nacelles pour travailler en hauteur,
11:16pour des caméras.
11:18La législation nous a aidés.
11:20Il est interdit de changer une ampoule à partir d'une échelle.
11:24Vous êtes obligés de prendre un matériel d'élévation.
11:27Ce matériel-là, l'artisan pouvait, quand c'était une échelle,
11:31le mettre sur sa camionnette.
11:32Il ne peut pas acheter ce matériel, faire l'entretien,
11:36les contrôles qui s'imposent.
11:38Donc, ce sont des matériels qui ont été appelés à être loués.
11:41Et aujourd'hui, c'est presque 50% de notre activité.
11:45Nous sommes le troisième loueur mondial de matériel d'élévation.
11:49Et vous les achetez où, ces matériels ?
11:50Alors, on les achète à des entreprises françaises, au départ.
11:54Ah, quand même ! Ça vous tient à cœur ?
11:56Oui. Alors, pour l'écosystème, moi, je préfère quand même avoir mes fournisseurs pas trop loin de moi.
12:01Et je suis un bon vecteur pour eux, parce que comme je vais à l'export,
12:04je les emmène dans mes bagages.
12:06Des gens comme Manitou, comme Holot, ils suivent l'Oxam.
12:10Mais, il n'y a pas qu'eux.
12:11Il y avait des Américains jusqu'à présent, qui sont les numéros mondiaux.
12:15Mais, aujourd'hui, de plus en plus de Chinois.
12:18Et en Europe, il y a des barrières, donc on achète moins.
12:22Mais, dans d'autres pays, comme la Suisse, comme l'Angleterre,
12:25ou au Moyen-Orient-Orient, où il n'y a pas de barrière,
12:28là, c'est Chinois.
12:29Donc, la majorité des autres matériels restent quand même français ?
12:32Aujourd'hui, ils souffrent de la concurrence.
12:35Mais, on continue d'acheter des marques traditionnelles.
12:39On aurait quand même, dans la tradition, on reste quand même dans notre écosystème,
12:42avec des Français pour ce qui est le matériel d'élévation des Américains.
12:45Mais, je ne peux pas résister, moi-même, à l'attractivité des prix,
12:50qui est corrigée par des barrières dernières.
12:53Donc, dans les pays où il n'y a pas de barrière nouvelle,
12:55de Brésil ou d'ailleurs, c'est Chinois.
12:57Vous restez avec nous, Gérard Desprez, président de l'Oxam.
13:00La France bouge, vous le savez, ce sont des start-up.
13:04Il y en a deux ce soir.
13:05Celle de ce soir, la première, celle qu'on va découvrir dans un instant,
13:08se préoccupe de la santé des salariés, notamment en cas de métier éprouvant.
13:11Elle a mis en place des capteurs qui se concentrent sur les zones les plus sollicitées.
13:16Vous allez tout nous expliquer dans un instant, Paul et Sig.
13:18A tout de suite.
13:20Europe 1.
13:21La France bouge.
13:2320h30, 21h30.
13:24Elisabeth Assayac.
13:33On choisit tous les musiques avec Christophe Pierrot.
13:36Bienvenue dans la France bouge, Christophe Pierrot qui réalise l'émission.
13:39Et ce soir, dans la France bouge, on est avec le patron d'une grande entreprise française.
13:43C'est le numéro 1 européen de la location de matériel, notamment pour le BTP.
13:48On est avec Gérard Desprez, président de l'Oxam.
13:52Et on le disait hors antenne, le siège reste et restera breton.
13:58Oui, c'est partie de notre politique.
14:00Moi, j'aime bien quand les gens ont des racines, savoir d'où ils sont issus.
14:04C'est vrai à titre personnel.
14:05C'est vrai aussi pour l'entreprise.
14:06Ça ne déplaît pas à l'international que je présente l'Oxam comme une entreprise française.
14:12Je n'ai pas de difficulté dans les autres pays.
14:14Et quand on me demande d'être encore plus précis, de dire en Bretagne.
14:17Je crois que les Japonais aussi, ils aiment bien l'attachement.
14:20Quand ils disent je suis Dumont, ils aiment bien avoir...
14:23Ce n'est pas une étiquette.
14:25C'est connaître son partenaire.
14:27C'est savoir d'où il est issu.
14:28Comment il s'est fait.
14:28Et j'explique plus facilement de mon développement qu'à partir de la Bretagne, je me suis développé sur la
14:34France.
14:34Qu'à partir de la France, je me suis développé à proximité de la France.
14:37Et après, j'ai étendu un peu plus.
14:39Il y a des cercles concentriques.
14:40Et c'est facile à expliquer.
14:42Et personne, ni en Alsace, mon vœu, parce que l'entreprise est bretonne.
14:45Et personnellement, moi j'ai mes racines.
14:47Mais elles ne sont pas bretonnes.
14:48Je suis ici de notre région.
14:49Mais c'est comme ça.
14:50Mais là, je ne parle pas de moi, je parle de l'Oxam.
14:52Donc, il y a une fierté à ce que cette entreprise ait son siège en Bretagne.
14:57Et vous le voyez dans la réaction de vos partenaires quand vous allez leur en parler.
15:00Oui, ils ont gardé le siège là-bas avec un personnel très fidèle à l'entreprise, de haute qualité,
15:06qui trouve les bonnes raisons d'habiter là-bas.
15:08Ils se déplacent moins que moi.
15:09C'est un service stable, mais très performant, très bien.
15:13Je ne vois pas en quoi, si je le mettais ailleurs, ce siège, il serait meilleur qu'à la will.
15:18Gérard Desprès avec l'Oxam.
15:20Est-ce qu'on va au-delà de l'économie circulaire ?
15:23On est dans l'économie de la coopération, de la fonctionnalité ?
15:27Parce que ça va bien au-delà.
15:29Vous louez plus de 600 000 machines.
15:31Et je regardais, vous réduisez ainsi les émissions de 30 à 50 % par rapport à un achat individuel.
15:37Donc, on est dans l'économie.
15:38Ça va au-delà de l'économie circulaire.
15:40Oui, ça va au-delà.
15:42Parce qu'on veut aussi aller au-delà.
15:44Parce que je pourrais avoir des matériels que je renouvelle fréquemment.
15:48Et donc, ils auraient aussi à peu près le même bénéfice.
15:50Mais au contraire, nous, on leur donne des prolongations de vie.
15:53On a un centre de matériel qui est très important dans la région d'Alençon.
15:59qui est historique aussi, dans laquelle on reconditionne des matériels.
16:02On leur donne une prolongation de vie.
16:04Ce qui préserve de l'achat de matière.
16:07Parce qu'il y a aussi, on parle beaucoup de décarbonation.
16:09Mais aussi, on parle de terres rares.
16:11On parle de matériaux.
16:12Donc, le matériel que je donne en clientèle, il est comme neuf.
16:17Il a la même performance technique qu'un neuf.
16:20Mais on l'achète moins.
16:22Et donc, on contribue de cette façon-là, d'une certaine manière, au développement durable par notre métier.
16:28Je vous le disais, on va aussi par l'interméaire de l'IAL digital.
16:33On permet une utilisation des matériels maintenant.
16:35Au lieu d'avoir des multiparcs,
16:36on va permettre à de mêmes entreprises d'utiliser le même matériel quand elles sont sur le même chantier.
16:42en vérifiant s'ils en ont les capacités,
16:44en vérifiant dans les conditions dans lesquelles ils l'utilisent,
16:47le plus en sécurité.
16:48Donc, on continue à tendre systématiquement vers cet aspect virtueux.
16:53C'est ce qui tend la recherche des gens qui sont chez nous.
16:56Qu'est-ce qu'on peut faire de mieux à chaque fois ?
16:57Lucie Bache.
16:58C'est ça qui est génial avec l'allocation.
16:59C'est que ça a tellement de sens et de vertu, en fait.
17:01Et économiquement, et durablement, pour les ressources, etc.
17:04Et nous, avec Popin, c'est vraiment ce qu'on fait pour les particuliers.
17:08Pour le coup, de se dire, tous nos objets du quotidien,
17:10comment est-ce qu'on augmente leur durée d'utilisation ?
17:13C'est pour ça que c'est très intéressant,
17:14parce que tout ce que vous dites, nous, c'est ce qu'on dit
17:16et qu'on veut mettre à disposition de M. et Mme Tout-le-Monde.
17:19Les entreprises, donc, on prie il y a des décennies,
17:22avec Popin, on essaie de faire que ça devienne un réflexe pour nous tous,
17:25parce qu'en fait, on peut payer moins cher,
17:27dépenser moins de carbone et moins de ressources,
17:29et donc posséder en commun des objets qu'on utilise finalement rarement,
17:32comme un diable, une machine à raclette...
17:35Ou le karcher.
17:36Ou le karcher.
17:37Le premier frein est un frein culturel.
17:40Bien sûr.
17:41Les gens préfèrent acheter, préfèrent le posséder, l'avoir.
17:46Alors, dans certains cas, il y a un intérêt.
17:48Il n'y a pas toujours...
17:48Sur certains objets uniquement.
17:50Mais le premier frein culturel est de dire,
17:53ce n'est pas parce que je le possède que je suis plus riche ou que j'ai plus de
17:56pouvoir.
17:57Je dirais même au contraire, mais je ne vais pas vous interrompre davantage.
18:01Non, non, mais c'est marrant de vous parler de richesse,
18:03parce que nous, on a lancé une campagne qui s'appelle les nouveaux riches.
18:05Et c'est l'idée de se dire, en fait, on est bien plus riche quand on a accès à
18:08ce dont on a besoin,
18:09quand on en a besoin uniquement.
18:11Et donc, en fait, se remettre dans ces nouvelles pratiques de location, d'échange, de partage,
18:15ça nous permet à tous d'avoir accès à plus, et donc d'être un nouveau riche,
18:19parce qu'en fait, on a accès à tous les objets dont on a besoin.
18:21Philippe Sose.
18:22Oui, M. Després, vous parliez d'Alençon, et notamment de la maintenance.
18:27Avez-vous des problématiques de ressources pour la maintenance,
18:30pour trouver du personnel qui soit apte à faire ce type de métier,
18:34parce que c'est encore un métier différent ?
18:36Oui, c'est un métier différent.
18:38Alors, je vous dirais, on trouve de...
18:41Je recherche des informaticiens, je recherche de très bons commerciaux,
18:44je recherche des bons mécaniciens, on recherche tout le monde.
18:48Alors, dans ce domaine, qu'est-ce que l'on fait ?
18:49On participe, on prend des apprentis, on les forme,
18:53et quand ils sont inquis à ce métier qu'ils ont fait,
18:56même leur formation chez nous,
18:58comme c'est assez local, ils ont tendance aussi à rester.
19:01Bon, maintenant, après, ils ont une évolution de carrière,
19:04on ne peut pas forcément donner des emplois à tout le monde,
19:07mais ces problèmes des mécaniciens, peut-être un peu plus tendus,
19:11mais il est comme pour tous les autres métiers,
19:13où on ne trouve pas des gens formés juste comme ça.
19:16Il faut s'impliquer dans la formation de son personnel.
19:18Non, mais c'est bien de le préciser, parce que c'est effectivement des métiers
19:20où, parfois, on peut avoir des difficultés à trouver dans d'autres secteurs.
19:23C'est un peu en tension, comme dans plein de secteurs.
19:26Alors, on le disait, vos marchés sont aussi dans les chantiers,
19:29les professionnels du bâtiment et des travaux publics sont très exposés
19:32aux accidents du travail, aux maladies professionnelles,
19:34aussi en raison de la nature physique et changeante des chantiers.
19:38Il faut s'adapter à des nouvelles machines,
19:40et ce soir, on a peut-être la solution.
19:43Europe 1, la France bouge.
19:45La Pépite.
19:46La Pépite, c'est vous, Paul Essig.
19:48Vous, l'entreprise est née en 2019.
19:51C'est ça.
19:51Juste avant le Covid.
19:53Vous avez une formation d'ingénieur,
19:55vous avez fait Centrale Supélec,
19:57avec une spécialisation en data et intelligence artificielle.
20:01Et puis, vous avez rejoint, en quelque sorte,
20:04le projet pour lequel vous êtes là ce soir,
20:06Mottène Technologies.
20:08C'est né d'un constat ?
20:09C'est né d'une expérience ?
20:10En fait, c'est né d'une idée d'un de mes cofondateurs,
20:13qui s'appelle Maxime Progetti,
20:14qui est lui et qui a créé le capteur que je présenterai après,
20:16et qui, en fait, de 2019 à 2021,
20:19s'est intéressé à voir comment est-ce qu'il pourrait utiliser une technologie
20:21qui était déjà utilisée pour la sismologie,
20:23pour sonder les sols,
20:23en disant, est-ce que je peux maintenant sonder le corps humain
20:25et finalement avoir de l'information sur les contraintes biomécaniques.
20:28Donc, il y a eu une idée un petit peu comme ça,
20:30un peu lumineuse,
20:31même si la science existait derrière.
20:32Et puis, effectivement,
20:34une fois que la maturité de la technologie est arrivée au bout en 2021,
20:37là, on a fondé l'équipe dirigeante,
20:38et moi, j'ai rejoint tout le projet,
20:40pour notamment la partie data et IA,
20:41puisque c'est une technologie, forcément,
20:43qui en embarque un paquet.
20:44Allez, je vous laisse pitcher.
20:45Mottène Technologies, concrètement.
20:47Mottène Technologies, en fait,
20:48nous, on a développé un capteur,
20:50que je vous montre ici, justement, à l'écran,
20:52qui va être capable de mesurer l'ensemble des contraintes biomécaniques
20:55auxquelles peut être soumis, justement, un salarié dans son environnement.
20:57Donc, on parle ici des efforts musculaires,
20:59ou alors des postures contraignantes,
21:00des gestes répétitifs, ou même des vibrations auxquelles ils sont exposés.
21:04Et ça va être utilisé plutôt, en fait, ce socle data,
21:06par les entreprises et leurs professionnels de santé,
21:08donc c'est les HSE, des ergonomes, des infirmiers du travail,
21:11qui vont utiliser ces technologies-là,
21:12pour bien caractériser et lutter ce qu'on va appeler l'usure professionnelle.
21:16D'ailleurs, ça, en fait, il y a deux grands enjeux majeurs qui sont taclés.
21:19Le premier, c'est simple, c'est que l'usure professionnelle,
21:20c'est la première cause d'absentéisme en France à l'heure actuelle.
21:24Et l'absentéisme, pour rappel, il y a plusieurs études qui pointent des lois,
21:26c'est 100 milliards d'euros par an,
21:28pour les entreprises et pour la France, au moins.
21:31Donc, en fait, il y a un vrai enjeu de performance pour les entreprises,
21:34associé à un enjeu de durabilité, en fait, aussi, aujourd'hui.
21:36Et puis, l'autre enjeu, il est humain.
21:37De toute façon, c'est clair et net,
21:39puisque derrière une usure répétée,
21:40finalement, ça va être des troubles muscus-colétiques,
21:42ça va être des maladies professionnelles qui vont se déclarer.
21:44Et en fait, un cas sur deux, par exemple, pour des personnes,
21:47ça arrive sur une perte d'impérabilité.
21:48Donc, dit autrement, elle ne peut plus exercer son métier,
21:50ou elle n'a plus le droit.
21:51Et donc, là, il y a un enjeu humain et sociétal, à nouveau, qui se pose.
21:54Merci, Paul Essic, cofondateur et président de Moten Technologies.
21:56Donc, vous alertez l'entreprise, vous pouvez dire, grâce à vos capteurs,
22:01tiens, ce poste-là est le plus à risque que l'autre,
22:03cette gestuelle est compliquée.
22:06Tiens, vous connaissiez Gérard Desprez, vous êtes le patron de l'Oxam.
22:09Quel regard portez-vous sur le pitch, et surtout sur Moten Technologies ?
22:13Alors, les accidents, la sécurité, c'est un point crucial sur lequel on investit beaucoup.
22:20On met beaucoup de capteurs.
22:23Alors, vous avez les vibrations, je vais quand même plaider.
22:26Auparavant, vous avez des gens qui étaient sur des pylonnaises, des marteaux-piqueurs,
22:30ça vous dit quelque chose.
22:31Eh bien, aujourd'hui, ces gens-là, vous ne vous en voyez plus dans la rue,
22:34en tout cas en France, ils sont ainsi dans une mini-pelle
22:37qui est climatisée, chauffée, protégée,
22:40et c'est l'engin qui fait ces vibrations.
22:42Donc, on tend, d'une manière générale, sur des biais multiples et différents
22:47de régler les problèmes.
22:48Vous êtes une solution.
22:49Il y a des solutions par la mécanisation qui interviennent.
22:53Ce n'est pas le même prix de revient, bien entendu.
22:55C'est-à-dire, il y a probablement de l'intérêt.
22:58Je suis en train de vous écouter.
22:59Je me dis aussi, il y a des sportifs qui ont des gestes répétitifs
23:01et que ça pourrait aussi intéresser un monde de l'entreprise et d'autres mondes.
23:06Mais bon, monsieur...
23:07Un nouveau marché.
23:08Oui, tout à fait.
23:08Un marché possible.
23:10Qu'en pense Philippe Sos ?
23:11Philippe Sos nous disait que c'était visionnaire.
23:13On va écouter son point de vue juste après le point sur l'info.
23:17Europe 1.
23:18La France bouge.
23:1920h30, 21h30.
23:21Elisabeth Assayac.
23:22Vous êtes bien, la France bouge jusqu'à 21h30 sur Europe 1.
23:25Ce soir, à l'occasion des trophées de l'avenir Europe 1 LCL,
23:30nous sommes avec une entreprise candidate,
23:31avec l'Oxam et son président Gérard Desprès.
23:36L'Oxam, numéro 1 européen de la location de matériel et d'outillage.
23:40Nous sommes avec Lucie Bache, la cofondatrice de Poppins,
23:44qui est là, moi je disais, c'est le Loxam des particuliers,
23:47puisque Poppins valorise la location ou le prêt entre particuliers.
23:53Notre coach de ce soir, c'est Philippe Sos et la start-up Paul Essig
23:58avec Moten Technologies.
24:00Juste avant, vous nous expliquez que Moten Technologies,
24:01ce sont des capteurs qui permettent de mesurer,
24:04surtout de prévenir la pénibilité et donc les maladies professionnelles.
24:09Philippe trouvait que c'était visionnaire.
24:11Philippe, les points forts.
24:13Les points forts de la start-up, pour moi, c'est la technologie différenciante,
24:17l'innovation qui permet de transformer les données et les usages
24:21en actions concrètes derrière.
24:23Donc, je trouve ça très intéressant.
24:24L'anticipation des risques, parce que Moten ne se comporte pas
24:29de constater les problèmes, mais vous trouvez des solutions derrière.
24:32Vous permettez d'identifier, donc intéressant aussi.
24:35Troisième force pour moi, l'impact mesurable.
24:37Il est évident qu'il est nécessaire d'avoir des données,
24:40une proposition de valeur qui peut être évaluée à travers des indications.
24:45Une réponse à un enjeu stratégique, vous en avez parlé.
24:47Vous avez parlé des 100 milliards.
24:49Bon, on a toujours des chiffres, bien sûr.
24:51100 milliards, c'est ce que coûte.
24:52C'est ce que coûte la santé des collaborateurs.
24:54Donc, la santé des collaborateurs est devenue un enjeu majeur pour les entreprises.
24:58Et également, un potentiel de déploiement à grande échelle.
25:01Donc, plein de ressources, plein d'atouts.
25:04Beaucoup de forces dans cette start-up.
25:06Si vous êtes parmi nous, Polestix, c'est aussi parce que vous avez un besoin.
25:10Votre question au coach.
25:12Oui, en fait, nous, on l'a dit, finalement, on a plusieurs choses à faire valoir.
25:15On a effectivement une dynamique économique, puisqu'on a plus de 200 clients,
25:18surtout des entreprises majeures du 440 avec qui on travaille.
25:21Mais on aide aussi ces entreprises à avoir un impact, finalement, qu'elles ont envie d'aussi valoriser.
25:26Et puis, quelque part, moi, je trouve un enjeu vraiment sociétal derrière ça.
25:29Puisque l'idée, c'est aussi de faire prendre conscience, le travail, ça dépasse l'entreprise.
25:33Et c'est de faire prendre conscience aussi aux gens que, finalement, il y a des personnes
25:35qui s'usent au quotidien pour faire tourner la société, pour nous apporter les services qu'on a.
25:39Et donc, j'ai un peu ces trois piliers que j'ai envie de valoriser.
25:42Et c'est vrai que c'est toujours difficile, quand on parle à un investisseur,
25:44de pouvoir faire passer les trois messages.
25:47Est-ce que je dois faire passer les trois messages ? Est-ce que je dois me concentrer sur un
25:49?
25:50Philippe, doit-il faire passer ? C'est une bonne question.
25:52Les trois messages, parce qu'il y a plein de choses.
25:54Très, très bonne question. Et je me suis vraiment penché dessus.
25:56Ça me déçut vraiment pris la terse.
25:57Pour m'apparaître l'émission, parce que ce n'est pas un exercice simple.
26:00Pour moi, vous ne devez pas choisir entre la performance économique et l'impact social.
26:05Mais pour moi, vous devez clarifier la hiérarchie entre les deux.
26:08vis-à-vis de l'investisseur.
26:10L'investisseur, on va regarder la performance économique, évidemment.
26:13Donc, elle doit être le bénéfice directement démontré.
26:17Il faut vraiment montrer l'impact que vous avez d'un point de vue économique.
26:20Et l'impact social constitue, quant à lui, on va dire que c'est le produit.
26:24C'est la raison concrète qui va articuler la différenciation de motem.
26:28Donc ça, c'est vraiment fondamental.
26:30Est-ce qu'il faut choisir un seul ou les deux axes ?
26:34Non. Pour moi, il y a un axe principal qu'il faut mêler, en fait.
26:37Pour Moten, je recommande de faire de la performance économique, le bénéfice central.
26:41Oui, parce que le patron, même s'il aime l'humain, il va aussi voir quel est son intérêt.
26:46Et ensuite, l'humain entre, évidemment.
26:48Ça dépend. Il y a des patrons et des investisseurs qui valorisent aussi vraiment l'impact sociétal.
26:53Et il y en a de plus en plus.
26:54Bien évidemment, mais je suis complètement d'accord.
26:57Sachant qu'au final, on va quand même regarder la rentabilité, le retour sur investissement et des choses comme ça.
27:03Donc, bien sûr, on s'achète une cause avec l'impact social.
27:07Mais derrière, on va regarder quand même l'impact économique.
27:09C'est pour ça que ce qui est génial, c'est que c'est un produit qui fait les deux
27:11à la fois, en fait.
27:12C'est un produit qui fait les deux à la fois.
27:13Et du coup, la complexité, c'est quand même de clarifier justement le positionnement de valeur.
27:15Mais je pense qu'il faut bien hiérarchiser.
27:17Il faut vraiment hiérarchiser.
27:18La réalité, en fait, ça marche très bien sur l'entreprise, mais face à des investisseurs...
27:21Lucie n'est pas d'accord, mais il y a du caractère, donc je pense que...
27:25Exactement. Il faut tout pour faire un monde.
27:27Je pense qu'il faut les deux.
27:28Et Gérard Despré, vous pensez qu'il faut les deux ?
27:31S'il veut vendre son produit ou pas d'investisseur ?
27:33Vous êtes le patron de l'Oxam.
27:34Les gens n'investissent pas n'importe où, n'importe quoi.
27:36Donc d'abord, l'approche, c'est quoi le bénéfice ?
27:40Mais très vite, on va passer aux questions économiques.
27:44Votre modèle que vous vendez à des gens du CAC 40 est basé comment ?
27:49Pour que les gens comprennent pourquoi ils vont mettre X euros sur votre dossier,
27:55les datas que vous allez apporter et le bénéfice que l'entreprise qui en va trouver.
27:59L'investisseur voudra comprendre le modèle,
28:02puis ensuite de faire comprendre où sont vos besoins économiques.
28:05Donc je pense que c'est juste une démarche structurée que monsieur va largement pouvoir vous expliquer.
28:10Mais oui, d'abord on dit qu'est-ce que tu fais comme métier,
28:13et puis ensuite de comprendre comment ça fonctionne.
28:16Ce que je trouve génial, c'est qu'on revient à l'allocation.
28:18L'allocation, c'est à la fois, en même temps, de la performance économique
28:21et une consommation plus responsable parce qu'elle consomme moins de CO2,
28:26de matériaux lourds, etc.
28:29Et donc en fait, moi, ce que je trouve génial dans l'entrepreneuriat,
28:31c'est quand tu arrives à dire,
28:33en fait mon produit fait les deux à la fois, donc je n'ai pas à choisir.
28:36Et ça, je trouve que c'est encore plus puissant comme pitch
28:38parce que ça te permet de dire que la rentabilité économique
28:41est totalement liée à mon impact sociétal.
28:43Oui, c'est tout à fait ça.
28:44Et puis nous, on a justement encore, même le tri un peu plus loin,
28:47c'est qu'il y a un enjeu vraiment sociétal.
28:49C'est-à-dire que, quelque part, l'assurance maladie,
28:50en fait, nous, quelque part, on oeuvre aussi pour l'assurance maladie
28:53qui est finalement prend le relais pour, finalement,
28:57et donc c'est là aussi où ça m'intéresse de dire
28:59« Mais tiens, comment ça, je le valorise ? »
29:00parce que la démarche, elle touche autre chose même
29:02que les entreprises et les salariés.
29:03Et c'est pour ça qu'il faut réussir à changer les habitudes du quotidien
29:06parce que réussir à réaligner, par exemple, l'allocation,
29:09faire que, en fait, les gens, ils peuvent continuer
29:10à utiliser des objets et à consommer,
29:13mais juste consommer de manière différente de l'achat
29:16en louant les objets dont ils ont besoin, quand ils en ont besoin.
29:18Et donc, économiquement, ils économisent
29:21et, effectivement, on économise tous du CO2 en tant que société.
29:23On n'est pas sur la même notion.
29:26Il y a la notion pour le client,
29:28le bénéfice économique pour le client.
29:30Ce qu'on recherche, monsieur, c'est un investisseur
29:33sur quelque chose.
29:34Donc, on est à l'étape d'après.
29:35Vous avez votre entreprise, le client va s'y trouver,
29:37mais vous-même, vous avez peut-être des salariés,
29:41des développements à faire.
29:42Et l'investisseur qui arrive, il est dans la phase d'après.
29:45Il faut qu'il ait compris.
29:47D'où l'Aïr.
29:49Mais d'où la complexité aussi.
29:51Dans la présentation, c'est un important sujet.
29:55Ça va venir sur la table de plus en plus de start-up,
29:58cette notion de la hiérarchie de ce que je présente
30:01ou pas aux investisseurs.
30:03Gérard Després, vous êtes le président de l'Oxam ce soir
30:05sur Europe 1.
30:06Vous, ça fait 40 ans que vous dirigez l'Oxam.
30:09Vous êtes l'entrepreneur qui a transformé
30:11cette PME française de location
30:13en géant mondial.
30:14Parce que quand vous êtes arrivé,
30:16c'était tout petit le marché.
30:18Le marché était tout petit.
30:20Et après, vous avez des tentacules partout, non ?
30:21Comme mon actionnaire,
30:23je suis arrivé,
30:25j'étais nommé président, effectivement,
30:27il y a 40 ans.
30:27Mon actionnaire était un groupe industriel.
30:29Il en a vu l'intérêt économique
30:31et le potentiel de développement de la location
30:33à travers ce qui se passait dans la voiture.
30:35Il était très emballé par cela.
30:37Donc, lui, il a mis les capitaux
30:39pour le développer,
30:41une volonté de développer.
30:42et moi, jeune manager,
30:44ça m'intéressait de développer.
30:46Il y avait quelque chose d'intéressant à faire.
30:48Donc, il y a eu la conjonction
30:49de quelqu'un qui m'a suivi
30:51ou que, je dirais même,
30:53parfois, il allait même trouver,
30:55je dirais même pas suivre sa cadence
30:56en disant, il faut y aller,
30:57il faut y aller, il faut y aller.
30:58Voilà.
30:59Donc, il y a eu une bonne conjonction
31:00avec ce qu'était l'actionnaire au début.
31:02Donc, une petite entreprise.
31:03Il avait souhaité la développer
31:05et bénéficier de ce filon,
31:08on va dire.
31:09Et ce qui nous a motivés,
31:11en plus,
31:11c'est qu'on était une entreprise
31:12qui n'était qu'en Bretagne à l'époque.
31:14Elle faisait 20 millions d'euros.
31:16Donc, c'était pas la même chose.
31:18On était 20 millions,
31:19on était qu'en Bretagne
31:20et on était quand même considérés
31:21comme numéro 1 en France.
31:23On s'est dit,
31:23ça n'a pas duré longtemps.
31:24Si on veut rester numéro 1 en France,
31:26il va falloir quand même
31:27qu'on se développe en France.
31:28Donc, il y a une volonté
31:29de se développer sur la France.
31:30Puis, une fois que ça a marché,
31:32qu'on était numéro 1 en France,
31:33mais cette fois-ci bien établi
31:34avec une couverture géographique,
31:35on s'est dit,
31:35pourquoi on ne va pas continuer ?
31:37Moi, je suis fondamentalement
31:39un manager.
31:40Ce que je cherche à développer,
31:41j'ai fait une école de commerce,
31:42j'ai fait des études
31:42pour développer.
31:43Voilà.
31:44Donc, je me lève le matin,
31:44c'est pour développer.
31:45Et donc, vous avez le drapeau de l'Oxem
31:48flotte en Angleterre, au Maroc,
31:50jusqu'au Moyen-Orient
31:51et plus récemment,
31:52même au Brésil.
31:53Vous avez racheté...
31:55Alors, nous sommes au Brésil,
31:57nous sommes en voie d'acquisition
31:58parce que,
32:00comme dans tous les pays
32:01il y a des administrations,
32:02les autorités de la concurrence
32:03vont vérifier
32:04qu'il n'y a pas de marché
32:07trop important,
32:08ce qui ne sera pas le cas,
32:09mais c'est le temps nécessaire,
32:10il faut 4-5 mois,
32:12on devrait pouvoir
32:13refaire l'acquisition
32:14vers le mois de novembre
32:15de cette année
32:16et donc en plan de possession
32:19et donc mettre un plan
32:20de développement aussi
32:21sur cette activité.
32:22Et là, j'ai une question,
32:23est-ce que dans tous ces pays-là,
32:25ce sont les mêmes réflexes ?
32:27Est-ce qu'au Brésil,
32:27ils ont le réflexe
32:28de l'allocation ?
32:30Oui.
32:31Au Brésil, oui.
32:33Oui, il reste,
32:34il y a des pays
32:34qui sont culturellement
32:36un peu en retard,
32:37vous allez comprendre
32:38pourquoi assez vite,
32:39c'est des pays
32:40qui ont des gros constructeurs
32:41et donc des gros réseaux
32:42qui ont été des freins
32:43au développement de l'allocation,
32:45je vais citer clairement,
32:46c'est l'Allemagne,
32:47où là,
32:49il y a des gros distributeurs,
32:51mais ils ne l'ont pas protégé,
32:52c'est naturel,
32:53ils n'ont pas fait exprès
32:54de le protéger,
32:55ils avaient beaucoup d'industrie,
32:56beaucoup de constructeurs,
32:57ils avaient donc
32:58des réseaux captifs
32:59et les réseaux captifs
33:00sont là pour vendre
33:01et donc ça a été
33:02un frein
33:03au développement de l'allocation.
33:04C'est pour ça que nous-mêmes
33:05nous sommes en retard
33:05sur le fait
33:06parce qu'on a préféré aller
33:06là où il y avait
33:08des potentiels de développement.
33:09Maintenant,
33:09quelque chose
33:10qui a favorisé aussi
33:11pour aller,
33:11c'est les pays
33:12qui ont connu
33:13un fort développement.
33:14Ça a été,
33:14on va dire,
33:15l'Allemagne de l'Est
33:16quand elle est intégrée,
33:17l'Espagne
33:18qui aujourd'hui
33:19est en plein développement,
33:21quand il y a un développement,
33:21il y a besoin de matériel,
33:22quand il y a besoin de matériel,
33:23ils vont à l'allocation.
33:24Donc je bénéficie aussi
33:26sur des marchés
33:27quand elles rentrent
33:27dans une phase
33:28de développement
33:29et de croissance.
33:30Et donc,
33:31le Brésil
33:31est un pays
33:34magnifique,
33:35vous avez quand même
33:3516 villes
33:36de plus d'un million d'habitants
33:37et donc il y a un potentiel.
33:39C'est bien pour ça
33:40que moi je cherche
33:41à aller
33:42là où il y a de la croissance.
33:43Complètement.
33:44On voit très bien
33:45comment.
33:45Voilà, je cherche.
33:46C'est très clair.
33:47Il y a un petit quiz
33:48dans la France Bouge,
33:49Gérard Desprez.
33:50Donc quelques questions,
33:51vous répondez rapidement
33:52et puis après on va écouter
33:54Lucie Bache pour Poppins.
33:56On y va pour le quiz.
33:57Tiens, Gérard Desprez,
33:58êtes-vous bricoleur
33:59ou vous préférez laisser
34:00les professionnels
34:01s'en charger ?
34:02Alors,
34:03je laisse les professionnels
34:05faire leur travail
34:05qu'ils soient dans l'informatique,
34:07dans le droit.
34:09Je pilote
34:09mais je prends des professionnels
34:11pour travailler
34:12dans tous les domaines.
34:13J'essaye d'entourer des meilleurs
34:14et donc je les laisse faire.
34:16Maintenant,
34:17il faut une coordination,
34:18il faut donner une orientation.
34:19Et donc vous,
34:19vous êtes plutôt chantier
34:20très organisé
34:21ou chaos créatif ?
34:24On devine la réponse.
34:26L'entreprise est très organisée,
34:28elle est très processée.
34:29Nous sommes ISO,
34:31beaucoup d'ISO,
34:329000,
34:3314000,
34:3427000,
34:34j'aime bien
34:35parce que ça nous donne
34:36des guidelines pour progresser,
34:37ça nous donne
34:38des points de contrôle
34:38pour progresser
34:39mais juste à titre personnel,
34:43j'ai besoin de cette créativité,
34:45je ne suis pas organisé.
34:46Si vous n'aviez pas dirigé
34:48une très grande entreprise
34:49de location de matériel
34:49comme Luxam,
34:50qu'auriez-vous fait
34:51ou aimé faire ?
34:53Eh bien,
34:54diriger une entreprise.
34:55Une autre ?
34:55Oui,
34:56je pense que ce n'est pas forcément
34:58le métier,
34:58c'était ma vocation,
35:00mon métier,
35:01j'étais fait pour ça,
35:02j'ai fait une école pour ça,
35:03c'était diriger une entreprise.
35:04Votre plus grande erreur
35:05de dirigeant,
35:06parce qu'on sait que
35:07quand on a des succès,
35:07on a eu aussi des erreurs,
35:09des échecs,
35:09et surtout,
35:11que vous a-t-elle appris
35:12de ces erreurs ?
35:13Je n'ai pas eu de grandes erreurs,
35:15je suis assez prudent,
35:17j'ai eu de nombreuses séries
35:19de petits échecs à faire face,
35:21de la vie,
35:22il y a beaucoup de choses
35:23à changer,
35:23un jour,
35:23une attaque cyber,
35:25un jour,
35:25vous avez un dirigeant
35:26qui quitte,
35:26un jour,
35:27dans un pays étranger,
35:28vous avez beaucoup de choses
35:29à passer,
35:30beaucoup d'êtres à passer,
35:31beaucoup de plafonds de verre
35:32à passer,
35:32quand vous passez
35:33d'une entreprise
35:34de 40 personnes,
35:36vous ne montez pas comme ça
35:37les échelles,
35:38vous ne passez pas comme ça,
35:39j'ai eu beaucoup de choses
35:40à affronter,
35:41j'en ai presque tous les jours
35:42mais plusieurs par an,
35:44il n'y a plus souvent
35:44des phénomènes importants
35:46aujourd'hui,
35:46mais de grands échecs,
35:48non,
35:48je n'en ai pas eu,
35:50je suis désolé.
35:51Non,
35:51au contraire,
35:52enfin,
35:52les grands chantiers
35:53comme les JO,
35:54les Jeux Olympiques
35:54créent de forts besoins
35:55en matériel,
35:56donc ces événements
35:58accélèrent aussi
35:59la location,
35:59le besoin de location ?
36:02Accélèrent,
36:02c'est des chantiers
36:03qui ont été essentiels
36:04pour nous,
36:05parce que ça nous a obligés
36:06à reconcevoir
36:07un peu nos métiers,
36:08ça nous a obligés
36:09à s'intéresser
36:09à d'autres matériels,
36:11ça nous a obligés
36:11à faire plus d'insertions,
36:13ça nous a obligés
36:13à mettre plus de technologies
36:14et notre façon
36:16de travailler en projet
36:17pour une entreprise
36:17qui est très processée,
36:19je vous le disais
36:19quand nous c'est
36:20pas tant l'aventure,
36:21on est obligés
36:22de travailler
36:22en mode projet,
36:23en mode avancé,
36:24donc on a beaucoup appris
36:27pour nous personnellement
36:28en héritage des jeux
36:29dans notre fonctionnement
36:31interne,
36:31en même titre
36:32qu'on a acheté
36:33des groupes électrogènes
36:34et hydrogènes,
36:36qu'on a mis
36:38des panneaux solaires,
36:39là où les JO
36:40sur l'aviron
36:43et sur le golf,
36:45on a mis
36:45d'autres matériels,
36:46ça nous a appris
36:46d'autres technologies
36:47et ça nous a appris
36:48à mieux travailler
36:49aussi le temporaire,
36:50quand même on s'aperçoit
36:51par l'allocation
36:52qu'on est des rois
36:53de temporaire,
36:53on peut monter des choses
36:54que ceux qui travaillent
36:55dans le durable
36:56ne savent pas faire
36:57mais dans le temporaire
36:57on peut faire,
36:58donc c'était un grand bénéfice
36:59pour nous.
36:59Gérard Desprez,
37:00président de l'Oxam.
37:01Allez,
37:02notre prochaine invitée,
37:03vous l'avez déjà entendu
37:04depuis l'émission,
37:05elle a lancé l'appli
37:06qui a révolutionné
37:07notre rapport
37:07aux invendus alimentaires
37:09et depuis,
37:09elle s'est attaquée
37:10à l'accumulation d'objets
37:12avec Poppins.
37:14Comment relier
37:15ceux qui ont trop
37:15à ceux qui n'ont pas assez ?
37:17Réponse avec Lucie Bach.
37:24Et bienvenue dans cette
37:25quatrième et dernière
37:26partie de la France bouge
37:28ce soir
37:28à l'occasion
37:29des trophées de l'avenir
37:30Europe 1 et le CL.
37:31Nous avons la joie
37:32d'être avec Gérard Desprez,
37:33le président de l'Oxam.
37:35Nous sommes avec Paul Essig,
37:36le cofondateur
37:37et président de Moten Technologies.
37:39C'est l'une des start-up
37:40de ce soir.
37:40Philippe Sose,
37:41le coach.
37:42Ça se passe bien,
37:42Philippe ?
37:43Ce soir,
37:43vous le disiez,
37:44c'est très riche.
37:45Oui, c'est intense
37:46et je pense que l'auditeur
37:47va se régaler.
37:50On se régale.
37:51Et puis,
37:51nous sommes avec une entrepreneur
37:52que nous connaissons bien
37:53puisqu'elle est souvent venue
37:54dans la France bouge
37:55nous parler de Togo Togo,
37:57l'application qui permet
37:58de sauver les invendus alimentaires.
38:00Elle était venue aussi
38:01nous parler de Poppins
38:02quand elle a lancé Poppins.
38:04Poppins,
38:04c'est le propriétaire
38:05de l'objet
38:06qui décide du prix
38:06ou même de le prêter
38:07gratuitement s'il en a envie.
38:09Pas de minimum,
38:10pas de maximum.
38:11Alors,
38:11est-ce que ça marche ?
38:13La France bouge.
38:15Que sont-ils devenus ?
38:18Lui-ci,
38:18je crois que ça marche très fort.
38:19Oui,
38:20on est super content.
38:20Ça entre dans les mentalités.
38:22Oui,
38:22c'est vraiment tout ce dont on parlait.
38:24Toutes les vertus de la location,
38:25c'est comment est-ce que Poppins
38:26les rend accessibles
38:27à chacun d'entre nous.
38:28Et de se dire
38:29quand j'ai besoin de quelque chose,
38:30je vais sur mon appli
38:31et très rapidement,
38:32je vois autour de moi
38:33quels sont les objets disponibles
38:34soit auprès de mes voisins de quartier,
38:36soit auprès de mes commerçants de quartier.
38:38Et effectivement,
38:38d'ailleurs,
38:38c'est un partenariat
38:39qu'on est en train de construire
38:40avec l'Oxam.
38:40Alors,
38:41c'est une coïncidence,
38:42je tiens à dire.
38:43Il y a un partenariat
38:44avec l'Oxam qui est en cours.
38:45Oui,
38:46parce que l'idée,
38:46c'est de se dire
38:47comment est-ce que ces objets,
38:49typiquement,
38:50moi,
38:50j'ai déménagé ce week-end,
38:51je me suis rendu compte
38:52que ça allait être beaucoup trop lourd
38:52pour mon petit dos,
38:53j'avais besoin d'un diable.
38:54Et en fait,
38:55j'ai pris mon appli
38:55et j'ai regardé autour de moi.
38:56Il y avait trois personnes
38:58qui avaient un diable.
38:59Et effectivement,
38:59c'est le genre de choses
39:00qu'on a acheté une fois dans sa vie.
39:01Et en fait,
39:02on le garde dans nos placards,
39:03ça prend de la place,
39:04ça coûte cher.
39:05Et bien,
39:05je suis allée le louer
39:06à mon voisin Jérôme
39:07et il m'a dit
39:08mais c'est génial,
39:09en fait,
39:09je l'ai déjà loué trois fois
39:10cette semaine.
39:11Donc en fait,
39:11il est en train de se rembourser
39:12son diable,
39:13il rencontre les gens du quartier
39:14et moi,
39:15j'ai pu pour le coup
39:16faire mon déménagement
39:17en toute liberté.
39:18Qui voulait louer
39:19le diable de Jérôme ?
39:20J'ai loué le diable de Jérôme
39:2112 euros.
39:2212 euros
39:23et vous pouvez le garder
39:23tant que vous voulez ?
39:24Là,
39:25je l'avais besoin pour une journée.
39:27Donc je l'ai ramené le soir
39:28à la fin de mon déménagement
39:29et c'était assez parfait.
39:30Et on s'est dit,
39:31en fait,
39:31comment est-ce qu'on va même
39:33au-delà des voisins du quartier
39:35en faisant que la location
39:36ça devienne aussi simple
39:37que de faire ses courses.
39:38Et donc,
39:39on s'est dit,
39:39bon ben,
39:39on va aller dans nos supermarchés,
39:42typiquement Leclerc,
39:42Carrefour.
39:43Aujourd'hui,
39:43ils ont mis en place
39:44des offres de location
39:45qui sont louables
39:47sur Popins directement.
39:48D'accord,
39:48ce sont ces partenariats.
39:49Et là,
39:49par exemple,
39:49avec l'Oxam,
39:50qu'est-ce que vous allez faire
39:51comme partenariat ?
39:51On s'est dit,
39:52en fait,
39:52il nous faut un professionnel
39:53de la location
39:54parce que Carrefour,
39:55ce n'est pas leur métier
39:55de louer des objets.
39:57Et donc,
39:57en fait,
39:58on a fait un partenariat
39:59avec l'Oxam et Carrefour
40:00en se disant,
40:01on va utiliser l'expertise
40:02de l'Oxam
40:03de nous mettre
40:05un perforateur,
40:06une champouineuse,
40:07un karcher,
40:08un diable,
40:09une perceuse visseuse
40:10à disposition
40:11chez Carrefour.
40:12Et donc,
40:13tous ensemble,
40:13en fait,
40:13on fait que
40:14ça devienne un réflexe
40:15du quotidien
40:16pour chacun d'entre nous
40:17de louer nos objets
40:18au moment où on en a besoin
40:19plutôt que d'entasser nos placards
40:21parce qu'en moyenne,
40:22on a tous 2,5 tonnes
40:23d'objets chez nous
40:24qu'on n'utilise pas.
40:25Qui est complètement fou.
40:26c'est fou.
40:26Et en fait,
40:27on a besoin de sortir
40:28de ces habitudes
40:29qui sont et chères
40:30pour nos portefeuilles
40:31et chères pour la société
40:32puisqu'elles consomment
40:33énormément
40:33et de passer à des modèles
40:35beaucoup plus évidents
40:36qui sont ceux
40:37Ce n'est pas forcément
40:38des diables ou des karchers.
40:39Ça peut même être
40:40une boule disco,
40:41une machine à fumer,
40:42la boule à facettes.
40:43Exactement.
40:44C'est ça qui est génial.
40:44C'est qu'en fait,
40:45quand on commence
40:46à goûter à l'univers Poppins,
40:48dès qu'on organise
40:49quelque chose
40:50qui sort de l'ordinaire,
40:51que ce soit un événement
40:52où on peut louer
40:52effectivement la grosse enceinte,
40:54vous savez,
40:55dont on rêve tous
40:55quand on fait la fête
40:56et qu'on n'a pas envie
40:57d'aller acheter,
40:57ou que ce soit
40:58quand on part en camping
41:00et qu'on a besoin
41:00du chac de couchage,
41:02du réchaud, etc.
41:03Au lieu de se ruiner
41:04pour des choses
41:04alors qu'on fait
41:05un week-end camping par an,
41:06on peut aller sur Poppins.
41:07C'est génial.
41:07Et cet été, c'était génial.
41:08Il y a plein de gens
41:09qui ont loué leur coffre de toit
41:10par exemple sur Poppins.
41:11Enfin voilà,
41:11tous ces objets
41:12qui nous encombrent,
41:13qui pèsent lourd
41:14dans notre budget
41:14et qui peuvent en fait
41:16être beaucoup plus accessibles.
41:17Comment vous vous rémunérez-vous ?
41:19Tout ce qu'il nous faut
41:20est déjà là.
41:21Et je pense que c'est vrai,
41:22on s'en rend bien compte
41:22en allant faire un tour
41:23sur l'appli.
41:24Nous, on prend tout simplement
41:25une commission
41:26sur toutes les transactions
41:28qui ont lieu.
41:29Alors, c'est 20%
41:30entre particuliers
41:31et c'est 15%
41:32quand c'est les commerçants
41:33de quartier
41:33qui mettent leur inventaire
41:34sur l'application Poppins
41:36pour la rendre accessible à tous.
41:37Gérard Després,
41:38vous êtes le président de l'Oxam.
41:40Votre regard sur Poppins ?
41:42Il y a un partenariat.
41:43Oui, alors on se rapproche.
41:45On se rapproche.
41:46On ne pourra pas tout mettre.
41:48Bien sûr.
41:48Mais il y a des produits
41:49plus demandés.
41:49Mais c'est quoi ?
41:50Ce sera quoi
41:50les produits d'Oxam ?
41:51Il y a des saisonnalités.
41:52Il y a beaucoup de points
41:54à répondre aussi pour ça.
41:56Mais le marché va trouver
41:57son chemin tout seul,
42:00d'autant plus
42:00que ce soit un partenariat.
42:01Donc, chacun va trouver
42:02le juste équilibre de tout ça.
42:04Nous-mêmes,
42:04nous avons ouvert
42:05à peu près 1000 corners
42:08alors je vais citer Carrefour
42:10qui est encore autre chose
42:11mais nous plutôt
42:12dans des Laurent Merlin
42:13ou d'autres sociétés
42:14de bricolage
42:14où on a un matériel
42:16qui est un peu plus centré
42:17autour de l'activité
42:18de ce magasin
42:19où on met 50-60 produits
42:22qui sont les plus demandés
42:23de ce côté-là.
42:24Mais donc,
42:24le marché va se trouver.
42:26Vous dites,
42:26il y a des cabines de toit.
42:29Là, je comprends certaines choses.
42:31Il y a d'autres.
42:32C'est des idées
42:33qui n'y arriveront pas
42:34mais il faut avancer.
42:36Il faut avancer,
42:36il faut avancer,
42:37il faut analyser.
42:38Il y a des données.
42:38Il y a toujours un temps d'avance
42:38Lucie Bache
42:39dans ces idées d'entreprise.
42:40Oui, je vois.
42:40Ce qui est très intéressant
42:41c'est qu'on voit bien
42:42qu'effectivement
42:43quand on est en ville
42:44on n'a pas besoin
42:45du même matériel.
42:47Donc là, par exemple,
42:47on va être sur la percevice visseuse,
42:49la shampooineuse
42:49pour nettoyer ses tapis,
42:50ses canapés.
42:51Alors qu'effectivement
42:53quand on habite en Bretagne,
42:54il y a la campagne aussi,
42:56on va plutôt privilégier
42:58le nettoyeur haute pression,
43:00on a le perforateur burineur
43:01aussi que beaucoup de gens utilisent.
43:03C'est des produits
43:05qu'on a trouvés effectivement
43:06sur l'Oxam
43:06et qui deviennent accessibles
43:08aux particuliers.
43:09Et c'est ça qui est chouette,
43:10c'est de se dire en fait
43:11la fête,
43:12elle n'est pas finie
43:12quand on veut être écolo
43:14et quand on a de moins en moins
43:15de pouvoir d'achat.
43:16Elle va juste être différente
43:17et donc c'est comment
43:18est-ce qu'on réorganise
43:18cette fête
43:19pour faire qu'on continue
43:20à avoir accès
43:21à un maximum d'objets
43:22mais de manière plus durable.
43:23Philippe ?
43:24Comme dans beaucoup de secteurs
43:25dans le digital,
43:26c'est l'acquisition
43:27donc comment faites-vous
43:28pour augmenter votre base ?
43:29C'est une très bonne question.
43:31On a un vrai sujet
43:31de changer les habitudes des gens
43:34et donc c'est déjà
43:36de leur donner envie.
43:38Et en fait,
43:38typiquement,
43:39c'est ce sujet de se dire
43:39vous pouvez organiser
43:41une super soirée chez vous
43:42et effectivement,
43:44sans pop-ins,
43:44il y aurait eu
43:46de la musique moins fort
43:47et voilà.
43:47Là, vous pouvez louer
43:4940 flûtes à champagne,
43:50votre boule disco
43:51effectivement.
43:51Tout est possible,
43:52tout peut être loué.
43:52Et donc,
43:53je pense que raconter
43:54des histoires
43:54qui donnent envie,
43:56c'est fondamental
43:57pour changer les habitudes
43:58des gens.
43:58Et après,
43:58on a toutes les techniques
44:00classiques aussi
44:00de il faut aller les chercher
44:01partout,
44:02que ce soit sur les réseaux sociaux,
44:04que ce soit via la presse,
44:06que ce soit...
44:06Pour l'instant,
44:07c'est 100% français,
44:08Lucie ?
44:09Oui, tout à fait.
44:09Et ça va faire des petits bébés
44:11aller à l'étranger ?
44:12Oui, bien sûr.
44:13De la même manière
44:13que Tougou Tougou,
44:14l'idée,
44:14c'est de changer les habitudes
44:15au niveau mondial.
44:17Mais voilà,
44:18on va chercher les gens
44:18là où ils sont.
44:19On s'émisse partout
44:22et on développe le réflexe
44:24d'aller prendre son appli Pop-ins.
44:25C'est déjà la fin
44:26de la France Bouge,
44:26Gérard Despré,
44:28président de l'Oxam.
44:29Ça vous est passé
44:29un bon moment ?
44:30J'ai passé un excellent moment.
44:32J'ai découvert
44:33des entreprises
44:34qui ne sont pas
44:35dans mon univers.
44:36Donc,
44:37c'est très intéressant.
44:38Un petit peu quand même,
44:39de près ou de loin.
44:40Oui, de près ou de loin.
44:41On va s'en rapprocher.
44:42On n'est pas dans le quotidien.
44:44Merci d'être venu ce soir
44:45dans la France Bouge,
44:46Gérard Despré,
44:47président de l'Oxam.
44:48Merci Polessic
44:49au fondateur président
44:49de Moten Technologies.
44:51Merci Lucie Bache.
44:52J'ai hâte de connaître
44:53la prochaine boîte.
44:54On va sur Pop-ins pour le moment.
44:55Co-fondatrice de Pop-ins
44:57et merci Philippe Sose.
44:58Avec plaisir.
44:59Excellente soirée
44:59à toutes et à tous.
45:00Valérie Darmont
45:01dans un instant
45:01pour la libre antenne.
45:03Bonsoir Valérie.
45:04Bonsoir Elisabeth.

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