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  • il y a 19 heures
Biotechnologies, intelligence artificielle, nouvelles matières premières et filières d’approvisionnement responsables transforment en profondeur le secteur de la beauté. Face à la raréfaction des ressources et aux enjeux de préservation du vivant, l’innovation ne se limite plus à la recherche de performance : elle vise également à réduire l’empreinte environnementale des produits et à repenser leur mode de conception.

🔗 La science comme alliée du vivant : https://www.marieclaire.fr/la-science-comme-alliee-du-vivant,1521958.asp

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00:08La question que nous allons aborder est comment innover pour préserver les ressources et pour sécuriser les approvisionnements.
00:15Pour en discuter, je vais demander à Edwige Ranouil, experte scientifique chez Green Tech, de venir nous rejoindre sur scène.
00:22Maude Reboule, responsable filière durable et biodiversité chez Aromazone et Anna Kluig, directrice recherche et innovation L'Oréal For The
00:32Future.
00:33Merci à vous.
00:34Bonjour Edwige, vous êtes responsable pharmacognosie chez Green Tech.
00:39Vous pouvez nous dire ce que c'est ?
00:41Oui, alors on ne fait pas de produits finis sur le marché, on est fournisseur d'ingrédients, ingrédients actifs naturels
00:46à partir de plantes, algues ou micro-organismes,
00:49principalement pour le marché de la cosmétique, mais également pharmacie et compléments alimentaires.
00:53Alors la pharmacognosie, en fait, c'est une science qui va faire appel à plusieurs thématiques.
01:00Donc ça va relier la botanique, donc l'identification de la plante, la phytochimie, identifier les molécules actives au sein
01:07des plantes
01:08et la pharmacologie, démontrer l'activité biologique de ces molécules.
01:12Donc en résumé, la pharmacognosie, c'est faire le lien entre la plante et les propriétés médicinales de ces plantes.
01:19Donc mon métier à moi, c'est d'identifier les plantes d'intérêt sur lesquelles on peut travailler pour développer
01:25de nouveaux ingrédients pour le marché de la cosmétique.
01:27Et des actifs. Parfait, c'est très clair.
01:29Et donc du coup, quel procédé vous développez chez Green Tech pour aider les marques à baisser leur impact environnemental
01:39sur les reformules ?
01:40Oui, alors nous, notre expertise, ce sont les biotechnologies.
01:44Alors au sein du groupe, on a accès à diverses biotechnologies.
01:47Donc comme on l'a dit ce matin, ce sont les technologies associées aux vivants.
01:51Donc on va distinguer plusieurs types de biotechnologies.
01:54On va avoir les biotechnologies vertes en lien avec les végétaux,
01:57les biotechnologies bleues en lien avec le monde marin, les algues,
02:02et les biotechnologies blanches en lien avec les micro-organismes.
02:05Au sein du groupe, on a trois sociétés spécialisées chacune dans ces branches-là.
02:09Et on va travailler ensemble pour développer ces nouveaux ingrédients.
02:13Alors, elles ont chacune une particularité.
02:15On va utiliser l'une ou l'autre selon un objectif différent.
02:20Donc par exemple, dans le cas des biotechnologies bleues,
02:22l'objectif, ça va être de cultiver en réacteur les micro-algues.
02:27Les micro-algues, on va les trouver dans la nature.
02:29Donc ça peut être dans divers milieux aquatiques, salins ou en eau douce.
02:34Donc on va pouvoir prélever cette petite micro-algue.
02:37Mais vous imaginez bien que si on veut utiliser cette biomasse pour faire un ingrédient,
02:42on ne va pas aller récolter plein de petites cellules partout.
02:45Ça sera très compliqué.
02:46Donc il faut qu'on puisse produire cette biomasse-là.
02:49Donc dans le cas des micro-algues, on va les produire en réacteur.
02:53Dans le cas des micro-organismes, c'est exactement la même chose.
02:56On ne va pas pouvoir aller collecter les micro-organismes.
02:58En plus, on ne les voit pas.
02:59Donc ce serait très compliqué.
03:00Donc en fait, une fois qu'on en a collecté un, qu'on l'a étudié, on le met en
03:04collection.
03:04Et puis pareil, on va le mettre en réacteur en condition contrôlée
03:07pour qu'il puisse se reproduire toujours de la même façon.
03:11Et dans le cas des plantes, pareil, on peut faire de la culture cellulaire végétale
03:14ou travailler dans des enceintes climatiques type ferme verticale pour produire la plante.
03:19L'objectif de toutes ces biotechnologies, il est commun,
03:22c'est de travailler en environnement fermé, contrôlé.
03:27Donc il y a plusieurs intérêts, en fait.
03:28C'est qu'on va pouvoir déjà produire à la demande,
03:31donc la quantité désirée, donc ni trop ni moins,
03:35vraiment juste la quantité souhaitée.
03:37Le deuxième intérêt, c'est qu'on va s'affranchir des aléas extérieurs.
03:42Donc on s'affranchit de la saisonnalité.
03:44Donc on va y produire en été ou en hiver.
03:47Il n'y a pas d'importance puisqu'on est dans notre enceinte fermée.
03:50Donc je maîtrise de l'eau, c'est ça, de la ressource.
03:52De la ressource et puis aussi des aléas climatiques.
03:55Donc s'il y a une sécheresse, il n'y a pas d'importance
03:57dans notre milieu contrôlé.
03:59Et puis le troisième avantage, c'est la reproductibilité.
04:02Aujourd'hui, il faut qu'on puisse fournir des ingrédients
04:04qui aient tout le temps la même qualité pour nos clients.
04:06Donc de cette façon-là, dans ce milieu contrôlé,
04:09on va pouvoir tout le temps avoir exactement la même qualité d'ingrédients.
04:13Parce qu'en milieu naturel, en fonction des sécheresses, par exemple,
04:18les propriétés des matières premières sont différentes, c'est ça ?
04:21En cas de sécheresse, on peut avoir carrément une rupture d'approvisionnement.
04:24Là, ce serait compliqué.
04:26Mais par contre, comme je disais, on joue sur des paramètres qu'on va contrôler.
04:30Donc on va pouvoir jouer sur la température, l'irrigation, l'hygrométrie, le spectre lumineux.
04:36Donc on va maîtriser ça.
04:38Au terme d'irrigation, par exemple, on va amener vraiment la juste quantité d'eau qui est nécessaire.
04:42Donc je ne vais pas gaspiller de l'eau, irriguer tout un champ, parce que je suis en milieu contrôlé.
04:48On combine tout ça ensemble.
04:49Je peux vous expliquer un exemple, si vous voulez ?
04:52Pour que ce soit un petit peu plus parlant.
04:53Par exemple, on a un extrait actif de gentiane qui va combiner à la fois la plante
04:58et puis la fermentation par un micro-organisme.
05:01Donc la gentiane, c'est une plante qu'on va récolter chez nous.
05:04On est basé en Auvergne.
05:06Donc on va utiliser cette plante-là.
05:08Alors cette plante-là, elle a un intérêt parce qu'elle contient des molécules antioxydantes,
05:12donc qui vont avoir des intérêts pour des applications cosmétiques.
05:15On va, par un procédé d'extraction, récupérer ces molécules antioxydantes.
05:20Et puis après, la biomasse qui reste, la racine, après elle serait éliminée.
05:25L'intérêt, c'est de pouvoir, qu'est-ce qu'on peut faire pour valoriser aussi cette biomasse,
05:28ce coproduit, comme on a pu entendre parler.
05:30Dans un second temps, on va fermenter cette biomasse-là en utilisant un micro-organisme.
05:36Et pas à n'importe quel micro-organisme.
05:38On va utiliser une bactérie de l'extrême.
05:41Donc c'est également une bactérie qu'on a collectée dans l'aérobiome volcanique en haut du Puy-de-Dôme.
05:46Pourquoi on s'est intéressé à cette bactérie ?
05:48Parce qu'elle pousse dans une condition extrême.
05:51Donc elle est exposée au froid, à la sécheresse.
05:53Et on s'est dit, si elle survit dans ce milieu-là,
05:55elle doit produire des molécules d'intérêt pour, elle, survivre à ce milieu-là.
06:00Effectivement, elle produit des lipides à surface de sa membrane
06:03qui sont intéressants pour un effet protecteur de la peau lipidien.
06:07Donc on a mis ce petit micro-organisme avec notre biomasse de racine de gentiane.
06:13On a fait fermenter le tout.
06:14Et puis après, on a pu collecter nos lipides polaires qui étaient exprimés au sein du milieu.
06:19Donc à la fin, on a un ingrédient qui contient à la fois
06:22les molécules antioxydantes de la racine de gentiane
06:24et les lipides polaires issus du micro-organisme.
06:27Et appliqués à la peau, on va avoir un effet lipidien
06:29qui va lutter contre la déshydratation de la peau.
06:32Est-ce que ces solutions coûtent plus cher pour justement les marques ?
06:38Et donc du coup pour les consommateurs ?
06:39Forcément, il y a un coût.
06:41Parce que si je cultive dans un champ en ne mettant aucune énergie,
06:45la matière première, elle coûtera moins cher.
06:47Alors on peut voir les choses de deux façons.
06:49Alors les micro-organismes, les micro-elles, comme je disais,
06:51on ne peut pas de toute façon les cultiver autrement.
06:53Donc je serais obligée d'utiliser ces biotechnologies-là.
06:55Dans le cas des plantes, effectivement, on peut se poser la question.
06:58Aujourd'hui, on expérimente le fait d'utiliser justement
07:01les micro-organismes produits par biotechnologie
07:04dans la culture de plantes.
07:05Donc en fait, on peut l'expérimenter dans un milieu fermé
07:10parce qu'au départ, comme ça, les conditions seront bien contrôlées.
07:13Mais l'objectif après, c'est de transposer aussi au champ,
07:15d'utiliser ces micro-organismes au champ.
07:17Pourquoi ? Parce que les micro-organismes,
07:20ils vont avoir plusieurs effets.
07:22Ils peuvent avoir un effet au niveau du sol, justement.
07:24Donc on va restructurer le sol,
07:28aider à ce que la plante ait un bon développement racinaire.
07:31Donc elle va mieux se développer.
07:32Si elle se développe mieux, il y aura un meilleur rendement.
07:35Donc ça veut dire que l'emprise au sol,
07:36elle sera moindre.
07:37Je vais pouvoir avoir plus de plantes
07:38au niveau de la même surface de champ.
07:41Et deuxième effet qu'on souhaite obtenir,
07:43c'est que ces micro-organismes, en fait,
07:45ils sont à l'origine déjà présents dans le sol.
07:47On ne va pas perturber l'équilibre du microbiote du sol.
07:51Mais en boostant, en fait, cet apport-là,
07:53en apportant plus ces micro-organismes,
07:55la plante, on va la stimuler d'une façon...
07:58Alors bien sûr, on choisit les micro-organismes
08:00qu'on souhaite par rapport aux applications qu'on veut.
08:02Et elle va produire encore plus des molécules d'intérêt.
08:06Donc ça veut dire qu'en fait,
08:07je vais avoir encore plus de rendement
08:08de la molécule d'intérêt.
08:10Ça veut dire que je vais avoir,
08:12avec moins de plantes, plus de molécules.
08:14Donc ça va peut-être coûter un peu plus cher
08:16parce qu'il y a une technologie qu'on va apporter.
08:18Mais si j'augmente mon rendement,
08:20au final, ça va s'équilibrer.
08:22Et si j'ai un ingrédient encore plus riche en molécules,
08:25encore plus actif,
08:26il sera peut-être plus cher,
08:27mais on va en mettre moins après dans la formule.
08:29Donc c'est pareil, c'est un équilibre.
08:30Ça revient à ce qu'on disait tout à l'heure
08:32sur toute l'analyse de cycle de vie des produits.
08:35C'est un peu ça sur version performance.
08:38Oui.
08:38Merci beaucoup Edwige.
08:39Je me tourne vers vous, Maude.
08:42Bonjour, vous êtes responsable filière durable
08:44et biodiversité de la marque Aromazone.
08:46Justement, comment vous voyez l'innovation
08:49sur la transition durable ?
08:51Comment vous la pilotez ?
08:53Moi, j'ai un métier un peu différent, en fait,
08:55de celui d'Edwige.
08:56Moi, j'interviens plutôt sur la chaîne de valeur très amont.
09:00Je travaille avec des producteurs,
09:02des agriculteurs, des transformateurs.
09:04Et donc, c'est vrai que nous, l'innovation,
09:07elle est plutôt portée sur le vivant
09:10et sur l'humain, finalement.
09:13Le terrain.
09:13Au terrain, exactement.
09:15Et ça n'empêche pas qu'on travaille, bien sûr,
09:17sur des procédés d'éco-extraction,
09:20de chimie verte ou de biotechnologie.
09:22Mais c'est plus le métier, en fait,
09:24finalement, de mes collègues de la R&D.
09:26Pouvez-vous nous donner des exemples
09:27qu'on prie, justement, sur le terrain ?
09:28Sur la science appliquée aux vivants, en fait,
09:32sur la chaîne de valeur,
09:33c'est assez simple,
09:34c'est beaucoup de bon sens.
09:36C'est revenir, finalement,
09:37à des choses qu'on faisait des années en arrière,
09:41des principes d'agroécologie,
09:43comme t'en as parlé, Jean-Charles,
09:45d'agriculture régénératrice.
09:47Donc là, en fait,
09:47on va accompagner les producteurs,
09:50les agriculteurs,
09:51à retrouver des sols vivants,
09:54à augmenter, en fait,
09:55les espaces de biodiversité dans les champs,
09:59s'occuper aussi de tout ce qui est stress hydrique,
10:01de design thinking de la parcelle aussi,
10:03ça, c'est des choses très importantes.
10:05C'est quoi, ça, design thinking ?
10:06C'est comment installer, en fait,
10:09les cultures au mieux
10:10pour qu'on puisse bénéficier à la fois
10:12des aires de biodiversité autour
10:14et des échanges entre les écosystèmes,
10:17et aussi s'occuper de tout ce qui est ressources en eau.
10:22Donc forcément, il y a des placements de parcelles
10:24qui sont assez stratégiques
10:26pour aller capter l'eau
10:28ou bien, en fait,
10:30pour séquestrer le carbone, par exemple.
10:32Enfin, voilà, il y a pas mal de techniques
10:34et nous, on s'appuie beaucoup
10:37sur un accompagnement, donc, agronomique
10:40de nos producteurs
10:43pour les accompagner, je pense,
10:44vers cette transition écologique.
10:48Enfin, ils subissent aujourd'hui
10:49plein d'aléas climatiques,
10:51des phénomènes très extrêmes,
10:53et donc, cette rareté de la ressource,
10:55je pense qu'on l'a tous en tête,
10:56je pense qu'on est tous responsables de ça,
10:58et que plus on va les accompagner,
11:00et plus, finalement, nous,
11:01on pourra bénéficier de cette ressource,
11:03et plus, eux, ils vont pouvoir aussi pérenniser
11:05leur ferme, en fait, tout simplement.
11:07Et on a vu tout à l'heure, en effet,
11:09que les espèces souffrent
11:11de la sécheresse, par exemple.
11:12Est-ce que, justement,
11:13en préparant la table ronde,
11:15vous me parliez de sélection génétique
11:17sur les plantes ?
11:18Oui.
11:19Exactement, de la sélection génétique en labo.
11:21C'est plutôt de la sélection végétale,
11:23comment est-ce qu'on peut mieux étudier
11:25les plantes, en fait,
11:26et leurs biotopes,
11:28pour sélectionner celles
11:29qui sont les plus résistantes,
11:31celles qui vont le moins souffrir
11:33de phénomènes extrêmes.
11:34Chez Aromazone,
11:35nous, on vient de l'aromathérapie,
11:36à la base.
11:37Donc, on a beaucoup d'huile essentielle,
11:39on a beaucoup d'huile végétale,
11:41et c'est des matières, en fait,
11:43qui, de toute façon,
11:44sont assez, pour les produire,
11:46qui sont assez consommatrices
11:47de biomasse.
11:49Ça, c'est quelque chose
11:49d'assez important.
11:51Donc, en fait...
11:51Il faut beaucoup de matières premières
11:53pour produire...
11:53Il faut de la matière
11:54pour produire, en effet,
11:56une huile essentielle.
11:58Parfois, il faut une tonne de végétale
11:59pour produire un kilo d'huile essentielle,
12:01ou parfois, il faut plusieurs noyaux,
12:04en fait, plusieurs amandons
12:06pour produire un litre d'huile.
12:09Donc, ça, c'est une réalité
12:11sur laquelle il y a des procédés,
12:14en effet, qui peuvent être plus durables,
12:17les procédés d'éco-extraction,
12:19notamment, qui vont améliorer,
12:22en fait, la durabilité.
12:23La solution, elle est plutôt dans les champs.
12:25Ça, c'est certain.
12:26Sur cette famille-là,
12:27elle est plutôt dans les champs.
12:29Et, en fait, depuis 5 ans,
12:32je pense que la société
12:33a bien pris conscience
12:34qu'on ne pouvait plus continuer,
12:37en fait, seulement
12:39de produire ce type de matière
12:41et de continuer à formuler
12:43avec ce type de matière.
12:44On a beaucoup travaillé
12:46sur les biotech,
12:47sur la biofermentation,
12:49sur la chimie verte,
12:50pour avoir plus de produits
12:52formulés, en fait, chez nous.
12:54L'upcycling, je pense que ça a toujours été aussi
12:56l'ADN de la marque,
12:58de travailler sur des matières premières
13:02issues de déchets, en fait,
13:06et donc de les valoriser.
13:07Parce qu'en fait, on a quand même la chance,
13:09dans notre industrie cosmétique,
13:11d'avoir des copains
13:13avec l'alimentaire
13:14qui ont beaucoup de choses,
13:16finalement, nous laissent aussi
13:17une part à aller prendre
13:20pour valoriser ce que eux ne font pas.
13:22Comme quoi, par exemple ?
13:23Par exemple, la tomate.
13:25Nous, on est basé dans le Vaucluse
13:27et on a fait une rencontre super
13:30de producteurs, en fait,
13:31de tomates,
13:32dont toutes les tomates bio
13:35partaient sur l'industrie alimentaire
13:37pour des purées de tomates,
13:38tout simplement.
13:40Et en fait, on est tombé sur un fournisseur
13:44qui, avec les pépins de tomates,
13:46va produire, grâce au CO2 Supercritic,
13:50une super huile vraiment d'excellence
13:54que nous, on a valorisé, en fait,
13:57comme une huile de soin
13:58qu'on se met directement sur la peau
13:59pour un effet bonne mine.
14:00Donc voilà, ça, c'est Provence,
14:03circuit direct,
14:05et avec de l'upcycling.
14:07Donc c'est vraiment...
14:08Je trouve une boucle circulaire
14:10extrêmement importante.
14:12Et puis, je pense qu'on n'en a pas assez parlé aussi.
14:15C'est un équilibre assez difficile à trouver.
14:17Bien sûr, il y a la régénération
14:18dont je viens de parler,
14:19la régénération des sols, etc.
14:21Mais la base, c'est aussi l'agriculture biologique.
14:25Moi, c'est quelque chose que je défends beaucoup.
14:27Sur cette famille d'ingrédients bruts,
14:30aujourd'hui, nous, chez Aromazone,
14:31on a à peu près 70% de nos ingrédients
14:34qui sont bio.
14:35Donc la strate suivante, c'est la régénération.
14:38Et puis, bien sûr,
14:39on nommait pas tout ce qui est science
14:42en termes de formulation,
14:44d'éco-extraction, etc.,
14:46qui, elle, a cette vertu
14:47par rapport à ce que je viens d'expliquer.
14:49C'est un peu l'effet miroir, peut-être, inverse.
14:51Cette vertu de produire mieux avec moins.
14:55C'est aussi un avenir plus durable.
14:58Nous, on essaye encore de travailler les deux.
15:00Voilà.
15:00On a vraiment deux jambes
15:01au niveau des matières premières.
15:03On a cette jambe actif
15:04qu'on essaye de consolider au maximum
15:06avec de la chimie verte
15:09et en effet avec des procédés
15:10qui n'utilisent pas de solvants,
15:13qui n'utilisent pas de pétrochimie.
15:14Enfin, vraiment dans ce côté très, très nature.
15:17Et puis encore cette branche très agricole, finalement.
15:21Une essence pure comme une huile essentielle
15:24ou une huile végétale,
15:26ça reste aussi intéressant pour nous.
15:28Et donc, justement,
15:29si vous êtes aussi proche de, comment dire,
15:31les fournisseurs,
15:32comment vous contrôlez,
15:34vous tracez tous les produits ?
15:36Comment ça se passe ?
15:36C'est une très bonne question,
15:38l'enjeu de la traçabilité
15:40et de la transparence de la chaîne de valeur.
15:42Nous, on a cartographié tous nos risques
15:44et donc, en fait, il y a certaines filières,
15:47certaines chaînes de valeur
15:48où il a fallu se retrousser les manches,
15:50en effet, pour remonter sur des fournisseurs...
15:54Ah oui, ça aussi, il faut que je le précise,
15:56sur des fournisseurs de rang 1, 2, 3, 4.
15:58C'est quoi des fournisseurs de rang 1, 2, 3, 4 ?
16:01C'est, en fait, votre chaîne d'approvisionnement.
16:03Parfois, vous avez votre fournisseur
16:05qui vous vend un extrait,
16:07par exemple Green Tech.
16:08Puis derrière Green Tech,
16:09il y a le fournisseur de rang 2
16:10puisque, en fait, lui, il va devoir passer
16:14par d'autres procédés.
16:16Et puis, il y a le fournisseur de rang 3
16:17qui est peut-être au champ.
16:18Donc, voilà.
16:19Ça, cet enjeu de la traçabilité,
16:22c'est vraiment le socle, je pense,
16:26du travail qu'on doit réaliser aujourd'hui et demain.
16:28On n'a pas toutes les clés.
16:30On y travaille, on y met beaucoup de moyens.
16:33Et du coup, en fait, nous, on est dans un projet...
16:35Comme vous le savez, je pense qu'à Romazon,
16:37en fait, on a une philosophie de pédagogie,
16:41d'accompagnement, en fait, du client,
16:43de grande transparence
16:45et aussi ce lien facile, hyper accessible
16:48à la fois en termes de produits,
16:50mais aussi à la fois en termes de promesses.
16:55On ne survend pas quelque chose.
16:57Chez nous, on ne viendra pas chercher
16:58du plaisir, de la sensorialité.
17:01Ce n'est pas quelque chose qu'on vend.
17:03On va apporter un vrai rapport qualité-prix.
17:06Et donc, en fait, cette transparence,
17:09on va la travailler avec un outil de blockchain.
17:12La blockchain, en fait, c'est remonter
17:14toute l'origine de la chaîne de valeur
17:16et donc proposer à nos consommateurs
17:19via un flash, comme vous pouvez flasher
17:23aujourd'hui vos produits Yuka, avec Yuka.
17:26Demain, on proposera, en fait, à nos consommateurs
17:28d'avoir beaucoup d'informations
17:30sur l'origine de nos produits,
17:32sur là où le produit a été conditionné,
17:35fabriqué, etc.
17:36D'où il vient jusqu'au champ
17:38quand on aura l'information,
17:39puis sinon, on ira la chercher.
17:41Donc, c'est vraiment un travail
17:42d'amélioration continue.
17:44Et puis, ce qui est hyper important aussi,
17:46c'est le mot santé.
17:47C'est que sur cette plateforme de transparence,
17:49il y aura aussi beaucoup d'informations
17:51sur ce qu'on met sur le marché.
17:52Et beaucoup de, je l'espère,
17:55de réassurance, en fait,
17:56sur les matières premières,
17:59quel chemin elles ont...
18:02Par où elles sont passées,
18:03mais par comment elles ont été extraites,
18:06par quel sol vent.
18:07Voilà, je pense que c'est des choses
18:09qu'on doit beaucoup à nos consommateurs.
18:10On a une vraie responsabilité
18:12sur ce qu'on met en marché.
18:13besoin d'informations.
18:14Merci beaucoup.
18:15Merci, Maud.
18:16Anna, je vous laisse la parole.
18:18Je voyais vouloir intervenir
18:20et acquiescer sur la vision un peu globale
18:24de l'innovation durable.
18:27Comment vous pilotez, justement,
18:29l'innovation chez L'Oréal for the Future ?
18:32Je suis très contente d'être ici aujourd'hui.
18:35Et je suis très alignée, en fait,
18:37avec beaucoup de choses qui étaient dites aujourd'hui.
18:39C'est très intéressant et on se retrouve,
18:42chez L'Oréal, on se retrouve dans beaucoup de choses.
18:45Vous le savez ou pas,
18:46mais L'Oréal était fondée par un scientifique,
18:50un chimiste, d'être exact.
18:52Et donc, science est vraiment au cœur
18:54de tout ce que nous faisons.
18:56Quand on souhaite attaquer un nouvel problème,
19:00un nouvel projet, on commence avec la science.
19:02Et pour la science verte et la durabilité,
19:05en fait, développement durable,
19:06on s'appuie sur la science d'analyse du cycle de vie.
19:10Ça, c'était le point de départ.
19:12Et c'était parlé ce matin,
19:14c'était expliqué très bien par Stéphanie.
19:16En fait, on regarde l'impact de produits
19:19depuis le sourcing de matière première,
19:23la transformation pour un ingrédient de cosmétiques,
19:26la production de nos usines,
19:28le transport, l'utilisation,
19:30chez vous, chez moi,
19:32et fin de vie.
19:33Et en fait, on sait, grâce à ces études,
19:36qu'on fait, en fait, pour tout produit chez L'Oréal.
19:40Parce qu'il y a dix ans, on a développé,
19:42surtout avec Cantis,
19:44on a développé un outil qui nous permet,
19:46chez L'Oréal,
19:47de faire l'analyse du cycle de vie
19:49pour tous nos produits L'Oréal.
19:51Et donc, on sait,
19:52il y a une étape à la fin de vie,
19:55mais aussi, on sait que l'approvisionnement
19:57de matières premières,
19:58c'est super important.
19:59Et donc, pour cela, pour adresser cela,
20:02on a le programme de science vert.
20:05Le science vert, c'est basé sur quatre piliers.
20:08Le premier pilier, c'est l'agriculture durable,
20:11comme Maud vient d'expliquer.
20:12C'est très important comment on source
20:14les plantes et les matières renouvelables.
20:17Le deuxième pilier de science vert,
20:20c'est la biotechnologie,
20:22le nouvel processus de biotechnologie,
20:24fermentation,
20:25qui nous permettent d'utiliser la vivante
20:28comme une usine pour produire
20:30une nouvelle matière première.
20:32En plus, il y a aussi
20:33comment vous transformer cette matière première.
20:36Il y a l'éco-conception,
20:38un processus avec un impact très, très bas
20:41sur le développement de la matière première.
20:44Et il y a, bien sûr, le chimie vert.
20:47Mais en fait, on peut se demander
20:49c'est quoi le rôle,
20:50le rôle réel dans tout ça.
20:52Et en fait, notre rôle,
20:53parce qu'on est une grande entreprise,
20:55on a une responsabilité additionnelle
20:59et on a aussi les moyens
21:01en fait de faire tout l'écosystème
21:03travailler ensemble.
21:05Nous, on travaille bien sûr
21:06avec nos fournisseurs classiques,
21:09DSM par exemple,
21:10Green Tech,
21:11pour développer la matière première
21:13issue, source illimitée.
21:16Mais on aussi travaille beaucoup
21:19avec les novels acteurs,
21:20les startups qui sont très innovantes,
21:22mais eux, ils ont besoin de soutien.
21:25Soit soutien au niveau des expertises
21:28que nous, on peut porter
21:29dans le monde cosmétique,
21:31soit le soutien financier.
21:34Et pour cela,
21:36on a le mécanisme différent.
21:38On a complètement transformé
21:40la manière de travailler.
21:41On a un incubateur
21:42qui nous permet d'identifier
21:45les technologies très upstream.
21:47On a un Accelerator
21:49qui nous aide à mettre en échelle
21:51un produit avec une startup.
21:54Et on a aussi Bold,
21:56notre fonds d'investissement
21:58qui peut aider au développement
22:01d'une startup aussi.
22:03Mais en plus de ça,
22:04en fait, on aussi
22:05essaie de travailler
22:07avec plusieurs acteurs.
22:09Donc, on peut travailler
22:10avec une startup
22:11qui a une innovation
22:12super intéressante,
22:14mais qui est petite,
22:15et avec une fournisseur classique
22:17qui a le moyen
22:19de mettre ça à l'échelle.
22:20Et enfin,
22:21on peut travailler aussi
22:23avec nos concurrentes.
22:24On fait l'investissement
22:26dans une startup
22:26ensemble avec nos concurrentes.
22:29Donc, en fait,
22:30c'est tout ça
22:30qui est la force de l'Oréal
22:32et notre responsabilité
22:34de nous mettre ensemble.
22:36Et pourquoi,
22:37si je veux juste dire
22:38pourquoi c'est important,
22:39on a parlé beaucoup ce matin
22:41d'ingrédients différents.
22:43On a parlé des actifs,
22:45mais on a parlé aussi
22:46d'ingrédients fonctionnels.
22:49Les ingrédients actifs
22:51sont les ingrédients
22:52qui sont utilisés
22:55souvent à quantité limitée
22:57parce qu'ils sont très puissantes,
22:59comme vitamine C,
23:01comme hyaluronic acid.
23:02Ils sont très bien valorisés.
23:04Ils sont les matières premières
23:05qui parlent à la consommatrice.
23:07Mais derrière ça,
23:09il y a tous les ingrédients
23:11fonctionnels dans nos produits.
23:13les tensioactifs,
23:14les préservatifs,
23:16les humectantes,
23:19les épaississantes.
23:21Et tous ces matières premières
23:23ajoutent pour la qualité
23:24et pour la performance.
23:26Et aujourd'hui,
23:28ils ne coûtent pas trop cher
23:30et ils sont présents
23:31dans un volume énorme.
23:33Donc, si on souhaite vraiment
23:35rendre notre produit durable,
23:37plus durable et sustainable,
23:39en fait, il faut travailler
23:40toutes ces matières premières.
23:42Et pour ça,
23:43c'est important d'avoir
23:44un écosystème parmi nous tous
23:46pour aller plus vite
23:48et plus loin.
23:49Et pour revenir
23:50sur les filières
23:51et l'approvisionnement,
23:52comment vous, justement,
23:53la traçabilité,
23:54on a vu que c'était
23:55une question importante.
23:57Est-ce que vous travaillez
23:57précisément sur ça ?
23:59Bien sûr.
23:59Donc, moi,
24:00je suis dans le recherche
24:01et l'innovation,
24:02mais j'ai un collègue
24:03comme Maud
24:03qui travaille,
24:04on a un collègue
24:05dans le développement durable
24:06qui travaille exactement ça.
24:08la traçabilité,
24:10le sustainable sourcing,
24:12les filières
24:13avec nos fournisseurs
24:14et avec le producteur.
24:17Et nous,
24:17chez Recherche,
24:18on travaille plutôt
24:19dans le développement
24:20de nouvelles molécules
24:22avec les fournisseurs
24:23comme Green Tech
24:24ou DSM
24:25ou l'autre.
24:26Avant,
24:26la vitamine C
24:27était produite
24:28par Petrochimie.
24:30Aujourd'hui,
24:31si vous voulez avoir
24:32une vitamine C naturelle,
24:35pour un kilogramme
24:36de vitamine C,
24:37il vous faut
24:384 tonnes
24:39d'orange.
24:40Bien sûr,
24:41ça,
24:41ce n'est pas
24:42sustainable.
24:43Donc,
24:44en fait,
24:44on a développé
24:45le processus
24:46biotechnique
24:47qui utilise
24:49seulement
24:493 kg
24:50de blé
24:51pour produire
24:52un amidone
24:53et après,
24:54cet amidone
24:54est transformé
24:55par chimie vert
24:56dans une vitamine C
24:57issue
24:58d'origine naturelle.
24:59Parfait,
25:00très clair.
25:01Merci beaucoup,
25:01Anna.
25:02Merci.
25:02Avec plaisir.
25:03Est-ce que vous avez
25:04des questions ?
25:05Merci,
25:06bonjour.
25:06Comment vous interprétez
25:08les discours marketing
25:09qui indiquent
25:10dans un produit
25:11de grande marque
25:12qu'il y a 95%
25:14de produits naturels ?
25:16Le produit,
25:16il est 95% naturel,
25:18alors que quand on regarde
25:19la liste des actifs,
25:21ce n'est pas vraiment le cas.
25:23Donc,
25:23comment vous vous positionnez
25:25par rapport à ça ?
25:26Oui,
25:26en fait,
25:26la naturalité,
25:28alors,
25:28il y a des guides
25:29pour calculer
25:30cette naturalité.
25:31Alors,
25:31il y aura des différences
25:32entre vraiment 100% naturelle
25:34et origines naturelles.
25:36Par exemple,
25:36on a des solvants
25:37avec lesquels on va travailler,
25:39ils vont être origines naturelles.
25:41Ils vont être transformés
25:42après derrière,
25:43mais il y a une base
25:44d'origine naturelle.
25:45Donc,
25:45par exemple,
25:46on va avoir,
25:47je ne sais pas moi,
25:48un propanediol
25:49qui va être sourcé
25:51avec une huile
25:53et après,
25:54il va y avoir
25:54une transformation chimique.
25:56Donc,
25:56en fait,
25:56ce n'est pas 100% naturel
25:57parce que la molécule,
25:58elle n'est pas présente
25:58initialement dans la plante,
26:00mais on va utiliser
26:02cette ressource.
26:03par exemple,
26:04il va y avoir
26:04un potentiel
26:04comme de l'amidon
26:05et il va y avoir
26:06une transformation
26:07après chimique derrière.
26:08Mais donc,
26:09il y a bien
26:09une origine naturelle.
26:11Moi,
26:11juste pour répondre
26:12à cette question client
26:14en tant que consommatrice,
26:16c'est aussi
26:16les certifications,
26:17en fait.
26:18C'est des garanties,
26:19moi,
26:20je trouve quand même
26:20et donc,
26:22aller vers des produits
26:24certifiés
26:24quand on a des logos
26:25comme Cosmos,
26:26comme EcoCert,
26:28c'est aussi des garanties
26:30de la naturalité
26:31et de la composition,
26:33mais ça,
26:33c'est personnel.
26:34Bonjour,
26:35merci pour votre présentation.
26:36Je m'appelle Farah Roussias
26:37et je suis étudiante
26:38et donc,
26:39j'avais une question
26:40par rapport aux fournisseurs
26:41pour Maud et Anna.
26:43Quels sont vos critères
26:43pour choisir des fournisseurs
26:45pour allier la durabilité
26:47mais le prix aussi
26:49parce que pour Aromazon,
26:50les prix sont très bas.
26:51Donc,
26:51je voulais savoir
26:52quels sont les critères.
26:53C'est une supériation
26:54parce qu'en plus,
26:54moi,
26:54j'ai monté les achats durables
26:56chez Aromazon,
26:57donc c'est un sujet
26:58que je connais plutôt bien.
26:59C'est un peu comme une fusée.
27:00Si tu veux,
27:01il y a plusieurs strates.
27:02La première strate,
27:03c'est vraiment
27:05de prendre de façon
27:06un peu macro
27:07quand on travaille
27:07avec beaucoup de fournisseurs,
27:09de regarder leur maturité
27:11en termes de RSE.
27:13Et ça,
27:13il y a des outils
27:14assez pratiques
27:15comme des plateformes.
27:17Je pense qu'on a
27:17un peu tous en tête
27:19la plateforme EcoVadis.
27:20Vous screnez
27:21de façon très facile
27:22en fait
27:22ceux qui sont plus à risque
27:24et puis ceux qui sont
27:25beaucoup moins à risque
27:26ou ceux qui sont très avancés
27:28en termes de RSE.
27:29Ça, c'est un peu
27:30ce qu'on appelle chez nous
27:31l'assurance vie.
27:32Il y a aussi
27:33mettre en place
27:34beaucoup de politiques.
27:35Les embarquer dans ces politiques,
27:37on a des chartes
27:38achats durables,
27:39par exemple,
27:40avec tout ce qui est autorisé
27:41et tout ce qui est interdit.
27:43Ils s'engagent à la signer.
27:44Il y a un code éthique aussi
27:46dont on discute
27:46avec les fournisseurs.
27:48Donc ça,
27:49c'est vraiment en fait
27:49finalement la base.
27:51Une fois qu'on a fait ce travail,
27:53il y a un travail d'audit,
27:55il y a un travail d'accompagnement
27:56selon la maturité du fournisseur.
27:58Quand on voit
27:59qu'on est dans un pays à risque,
28:01forcément,
28:02on va faire plus attention
28:04que lorsqu'on est sur un fournisseur
28:06qui peut être local
28:08ou en France.
28:10Donc on va mettre en place
28:11des audits environnementaux,
28:13des audits sociaux
28:14qui sont délégués
28:16à des tiers,
28:18des auditeurs,
28:19pour le faire.
28:20et puis par rapport
28:21à votre sujet du prix,
28:23c'est une super question
28:24parce que ça revient souvent
28:25en fait par rapport
28:27à l'accessibilité prix
28:28d'Aromazone.
28:29On essaie de travailler
28:30sur des chaînes de valeur
28:31les plus courtes possibles.
28:33C'est aussi faire preuve
28:34de bon sens
28:35et finalement aller chercher
28:36des économies
28:37que de ne pas trop...
28:40Je sais qu'il en faut,
28:41notamment pour des sources,
28:43des deuxièmes sources
28:44ou des troisièmes sources,
28:45si la source une
28:46ne peut pas nous approvisionner
28:49dans la quantité qu'on souhaite.
28:51Je sais qu'il faut
28:52des distributeurs,
28:53mais par exemple
28:54les distributeurs,
28:55c'est des choses
28:55où justement,
28:56en fait,
28:56plus vous allez vers
28:57des distributeurs
28:57et moins vous avez
28:59de transparence,
29:00moins vous pouvez avoir
29:00toute cette chaîne de valeur.
29:02Donc plus on aura
29:03des chaînes de valeur courtes,
29:05finalement,
29:06on pèse sur les volumes.
29:07Je peux vous assurer
29:08que par exemple,
29:09sur le marché
29:09de l'acide hyaluronique,
29:11Aromazone pèse énormément
29:13ou sur certaines huiles
29:16végétales,
29:16on apporte beaucoup
29:17de volume au marché.
29:18Donc en fait,
29:19après,
29:19c'est aussi un alignement
29:21de valeur
29:23qu'on a avec le fournisseur.
29:24Mais je pense que la clé,
29:26c'est encore une fois
29:27la traçabilité
29:28et les chaînes de valeur courtes.
29:30On est en plein dedans
29:32sur le commerce équitable.
29:34Moi,
29:34je l'ai fait
29:35pour d'autres entreprises.
29:36Le commerce équitable
29:37appliqué à la chaîne
29:38de valeur d'Aromazone,
29:39c'est vraiment des sujets
29:39dont on s'empare aujourd'hui
29:41pour justement avoir
29:42cette transparence
29:43de décomposition des prix
29:44et dire qu'aujourd'hui,
29:45un carité,
29:46quand vous l'achetez chez nous,
29:46ou une huile d'argan,
29:49on peut avoir vraiment
29:50cette sécurité-là aussi
29:52que les droits humains
29:53et la rémunération
29:54des producteurs,
29:54elle est respectée.
29:55La réponse est parfaite.
29:56On est parfaitement alignés
29:58avec ça.
29:58Peut-être juste pour ajouter,
29:59pour encourager
30:01notre fournisseur
30:02aussi d'aller plus loin
30:03dans la transparence,
30:05mais aussi dans
30:06le développement durable,
30:07on travaille avec eux aussi.
30:08On encourage
30:09de participer
30:10dans le Carbon Disclosure Project,
30:12par exemple,
30:13pour avoir un rating
30:14pour l'eau,
30:15forêt et le climat,
30:17aussi avec
30:18Essence-Based Target Initiative.
30:20En fait,
30:21tout ce travail-là
30:22les aide
30:23pour comprendre
30:23plus leur impact
30:25et comment
30:25ils peuvent progresser.
30:27Merci.
30:28Bonjour, merci
30:29pour vos interventions.
30:30C'est hyper intéressant
30:31et j'ai une question
30:32assez concrète
30:33par rapport
30:34à ce qui s'est passé
30:35cet été.
30:36Et moi,
30:36je voudrais comprendre
30:38comment vous soutenez
30:39les agriculteurs
30:40avec qui vous travaillez
30:41dans ces moments
30:42qui probablement
30:43auront un impact
30:44sur leur culture
30:46à cause
30:47de toute cette sécheresse.
30:48C'est un point crucial.
30:49La ressource en eau,
30:50c'est vraiment
30:51notre bien commun
30:52à tous
30:53et particulièrement
30:54pour les agriculteurs.
30:56Sur les matières premières
30:57dont je suis en charge,
30:59on n'a pas eu
30:59à souffrir
31:00en fait
31:01directement
31:02cette année
31:02de rupture
31:03à cause
31:04de ces problématiques.
31:06Mais je sais très bien
31:07que les producteurs
31:08de lavande,
31:08par exemple,
31:09ont été
31:09assez durement frappés.
31:11Ce qui s'est passé
31:12cette année
31:13va forcément avoir
31:14des répercussions
31:15peut-être pas qu'à court terme
31:16mais à plus long terme.
31:18C'est pour ça
31:19que plus on les embarquera
31:20dans des projets
31:21d'agriculture régénérative,
31:23plus on les embarquera
31:25dans de l'agroécologie,
31:27c'est à nous
31:27d'aller chercher aussi
31:28des plantes
31:28très extrémophiles
31:29en fait,
31:30des variétés
31:30qui résistent.
31:32La recherche variétale,
31:33je pense,
31:34l'Occitane le fait,
31:35moi je le fais aussi,
31:36travaille beaucoup
31:37en fait
31:37avec des conservatoires,
31:39des instituts de recherche
31:41pour aller chercher
31:42les variétés
31:43qui résisteront le mieux
31:44et c'est aussi
31:45une prise de conscience
31:45des agriculteurs.
31:46C'est hyper dur,
31:47c'est-à-dire qu'ils sont victimes
31:49et à la fois
31:50ils vont devoir être acteurs
31:51aussi de leur futur,
31:53c'est-à-dire qu'il va falloir
31:54aussi se poser
31:55beaucoup de questions.
31:56Donc je pense
31:56qu'on a une grande part
31:57de responsabilité
31:59pour leur permettre
32:01de trouver des solutions
32:02et puis qu'il y a
32:02une grande remise en question
32:04aussi de ce qu'on doit faire
32:06chez nous.
32:07Alors moi j'habite
32:07dans le sud de la France
32:08et on était particulièrement
32:09touchés,
32:10mais qu'est-ce qu'on doit
32:12relocaliser
32:12en bassin méditerranéen ?
32:14C'est une vraie,
32:15vraie question.
32:16Je me perds
32:16parce que le sujet
32:17m'intéresse beaucoup aussi.
32:18Je suis agronome,
32:19je suis agriculteur.
32:20Pour moi,
32:20il y a trois sujets
32:21énormes
32:22qui permettent
32:23de travailler là-dessus
32:23puisqu'un agriculteur,
32:24lui,
32:25il ne va pas se déplacer.
32:26Donc il va rester
32:26à l'endroit globalement,
32:27c'est sa famille
32:28qui est là
32:29pour plusieurs générations.
32:31Donc l'agroécologie,
32:32typiquement,
32:32on peut diviser
32:33les besoins en eau
32:34par deux.
32:35Nous, on l'a vu
32:35sur le terrain,
32:36on l'a mesuré.
32:37Donc deux fois moins d'eau,
32:38forcément,
32:38ça aide à être
32:39beaucoup plus résilient.
32:40Et ça,
32:40c'est vraiment juste
32:41avec des systèmes agricoles
32:42qui sont hyper intéressants
32:44pour plein de choses,
32:45mais notamment pour l'eau.
32:46Le commerce équitable,
32:47on essaie de certifier
32:48au maximum
32:49et toutes nos filières françaises
32:50aujourd'hui,
32:50elles sont certifiées.
32:51En fait,
32:52l'avantage du commerce équitable,
32:53c'est que vous vous basez
32:54sur les coûts de production.
32:55Donc quand le rendement baisse
32:56et que le coût de production augmente,
32:57on s'engage
32:58à pouvoir accompagner
32:59les agriculteurs
33:00et le risque.
33:01Et troisième point,
33:01c'est financer
33:02l'innovation,
33:03l'adaptation.
33:04Et donc nous,
33:04on le fait effectivement
33:05sur la lavande,
33:06on le fait aussi
33:07sur l'amande,
33:08etc.
33:08C'est comment en fait
33:08on va travailler
33:09à trouver des solutions.
33:11Alors ça peut être
33:11la sélection variétale.
33:12C'est aussi,
33:13quand on fait de l'innovation
33:14et qu'on se trompe,
33:15on paye les pots cassés.
33:16C'est ce qu'on fait
33:17par des producteurs d'amandes.
33:18Donc c'est ces trois sujets-là
33:19qui vont permettre
33:20de travailler.
33:22Et effectivement,
33:22le sujet le plus extrême,
33:23c'est on va changer de zone,
33:25on va remonter.
33:26Aujourd'hui,
33:26il y a de la lavande
33:26en Vendée,
33:27dans le bassin parisien.
33:28Ça prend en compte
33:29nos besoins,
33:30ça ne prend pas en compte
33:30les besoins du territoire.
33:32Et quand on est une marque
33:33comme l'Occité en Provence,
33:33la Provence,
33:34c'est notre berceau,
33:35c'est notre maison.
33:36Et donc si on continue
33:36à avoir la beauté
33:37de ce paysage,
33:38il faut qu'on puisse travailler
33:39sur ces trois sujets-là
33:40de manière très active.
33:41Et si on peut le faire
33:42en plus avec des acteurs locaux
33:45en Provence
33:46ou même en France,
33:47c'est aussi comme ça
33:48qu'on aura plus de travail.
33:49Donc le travail en commun
33:50en coalition
33:51doit nous permettre aussi
33:52d'être beaucoup plus proches
33:53de nos partenaires,
33:54notamment les agriculteurs.
33:55La coopération.
33:56Merci beaucoup.
33:57Merci à vous trois.
33:58Merci.

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