00:00Mais on va d'abord avoir Thomas Ménager qui est en ligne avec nous, qui est député du Loiret et
00:05porte-parole du groupe Rassemblement National à qui je vais poser la question suivante.
00:09Ce week-end là, le Rassemblement National va tenir son premier parti, son premier meeting sur la route de la
00:14présidentielle à Orléans.
00:16Samedi, 5 000 personnes sont attendues. Dimanche, 10 000 personnes sont attendues.
00:20Et pourtant, plusieurs syndicats, plusieurs politiques ont appelé à venir perturber le meeting Bali Bagayoko-Sophie Binet.
00:30Que comprendre Thomas Ménager ? On en est là pour la démocratie aujourd'hui ?
00:34Alors nous, qu'on soit clair, on n'est aujourd'hui pas inquiets puisqu'on a eu un certain nombre
00:38d'éléments de la part du gouvernement, de la préfecture.
00:42Il y aura un dispositif très très important qui permettra que notre congrès se déroule dans les bonnes conditions.
00:47Mais ça pose vraiment une question sur la situation de notre pays, de voir des mouvements, des mouvements politisés, des
00:53fois qui touchent des subventions.
00:55C'est le cas de la CGT qui a prêté, je crois, 40 bus, prendre position en pleine période électorale,
01:02entraver la vie démocratique du premier parti de France.
01:06Et donc voilà, c'est malheureusement...
01:08Et de la présidentielle.
01:09Voilà, on est en pleine présidentielle. Alors déjà, il y a des fonds publics et des fonds privés,
01:13alors même qui devraient être pris en compte dans le cadre des dépenses électorales qui viennent en fait s'immiscer
01:19et attaquer le premier parti de France.
01:20Jamais vous n'auriez vu le Rassemblement National aller perturber une réunion syndicale de la CGT ou même un meeting
01:26de M. Mélenchon.
01:28Voilà, l'extrême gauche pourrit tout.
01:30La gauche et l'extrême gauche main dans la main, à la fois partie d'une partie des syndicats, une
01:35partie des partis politiques et des personnalités politiques que vous avez citées,
01:37cherchent en fait à mettre à mal notre démocratie, l'exercice démocratique qui est celui d'une élection présidentielle,
01:44de la liberté de se réunir, de débattre dans le cadre de ce meeting.
01:48Thomas Ménager en direct sur Europe 1, certains journalistes, j'ai entendu sur différents médias,
01:53appellent justement le Rassemblement National à ne pas tenir son meeting. Comment réagissez-vous ?
01:58Non mais alors que des personnes puissent avoir une telle position, quel aveu d'échec, quelle tristesse d'en arriver
02:03là.
02:03Alors je pense que c'est dans leur opposition frontale au Rassemblement National qu'ils sont prêts à mettre fin
02:09à notre démocratie.
02:10C'est-à-dire que si le premier parti politique de la sixième puissance mondiale ne peut pas mener campagne,
02:15ne peut pas se réunir,
02:17mais nous ne sommes plus en démocratie, nous ne serions plus en démocratie.
02:20Thomas Ménager, je vais encore plus loin. Est-ce que ça, ce n'est pas la théorie, effectivement, et la
02:24théorie démocratique à laquelle tout le monde aspire ?
02:26Et concrètement, lorsque peut-être en sortant des bus, des métros, je ne sais pas, des transports en commun sur
02:32place à Orléans,
02:33les militants du Rassemblement National vont croiser les militants de la CGT, de la CFDT et peut-être d'autres.
02:41Comment ? Qu'est-ce qui peut bien se passer ?
02:43Non mais il ne se passera rien parce que tant dans les différents trains qui arriveront de Paris ou d
02:48'autres villes de France
02:49que dans l'ensemble des transports en commun de la ville, il y a des effectifs et un dispositif exceptionnel
02:55qui est mis en place.
02:56C'est-à-dire qu'il n'y aura jamais de mélange de flux et quand il y a éventuellement
03:01des mélanges de flux sur ce genre de transports en commun,
03:04il y aura des forces de l'ordre partout.
03:05Mais c'est quand même triste d'en arriver au point qu'on ne peut rien faire sans mettre dans
03:09chaque rame, dans chaque bus,
03:11un policier ou plusieurs policiers ou plusieurs forces de sécurité pour être certain que des militants d'ultra-gauche
03:17ne viennent pas attaquer de simples citoyens, d'honnêtes citoyens français qui veulent se rassembler,
03:22défendre des idées, des valeurs et porter leur voix à l'élection présidentielle.
03:25Et sur la route de la présidentielle.
03:27Merci beaucoup Thomas Ménager d'avoir été en direct avec nous.
03:29Je donnais la parole à Gabriel Cusel, à Gilbert Collard pour réagir sur le sujet.
03:33On marque une pause, on revient sur Europe 1.
03:35Et avec vous aussi, vous réagissez, vous posez vos questions au 01 80 20 39 21
03:40pour contacter Christine Killy.
03:42Le numéro du standard d'Europe 1 est non surtaxé sur WhatsApp.
03:46Nombreux et nombreuses à réagir au 01 80 20 39 21.
03:49A tout de suite sur Europe 1.
03:50Point final.
03:52Europe 1.
03:54Christine Killy et vous.
03:54Et nombreux et nombreuses à réagir au standard d'Europe 1.
03:57Un seul numéro pour appeler Christine Killy, le 01 80 20 30 21.
04:01Sur WhatsApp aussi, vous envoyez vos réactions et vos témoignages.
04:04Philippe nous a appelé d'Orléans.
04:06Bonjour Philippe.
04:07Par rapport au Rassemblement National, on a entendu Thomas Ménager,
04:10député RN, porte-parole du Rassemblement National,
04:13qui est très inquiet par rapport à cette réaction de partis politiques et de syndicats.
04:21Bali Bengayoko ou encore Sophie Binet ou encore la CFDT seront sur place
04:24pour manifester contre la tenue du premier meeting du Premier Parti de France.
04:29Comment réagissez-vous Philippe ?
04:31Oui, tout d'abord, bonjour à toute l'équipe.
04:33Bonjour Philippe.
04:34Et je vous aime.
04:35Voilà.
04:36Moi qui vous aime !
04:39Je suis complètement d'accord avec lui.
04:44Oui, avec lui, parce qu'il ne faut pas oublier qu'on est à Orléans.
04:48Il y a 597 ans, une fermière est venue de Lorraine pour nous sauver.
04:56On ne va pas s'écraser devant des mouvements extrémistes, pour moi fascistes.
05:01Ils nous l'ont montré, ils nous le montrent tous les week-ends.
05:04Tout ce que vous allez voir ce week-end, c'est la réunion de ce que nous avons vu le
05:09week-end dernier.
05:10Les vrais coupables du chaos dans notre pays, ils sont là.
05:14Donc vous Philippe, vous êtes à Orléans, vous irez par exemple au premier meeting de campagne à Orléans ?
05:21Complètement.
05:22Malgré les menaces, malgré.
05:23Dites-moi pourquoi.
05:24Oui, oui, oui, oui.
05:25J'ai entendu Pascal Praud, même si je comprends sa réaction, mais il faut arrêter d'être lâche.
05:32Je n'ai pas entendu, qu'est-ce qu'il a dit ?
05:34Il a simplement dit qu'il ne comprenait pas que le meeting serait...
05:40Ah oui, il m'a tenu, mais il y en a plusieurs qui ont dit la même chose.
05:44Oui, mais...
05:45Annulé.
05:45En France, on a un souci, vous savez, sur les frontons des mairies, il y a une devise.
05:52La liberté, fraternité, égalité.
05:56Et la liberté, c'est ce qui prône en premier, et notre pays, les gens se sont battus pour la
06:03liberté.
06:04Et ça, personne ne pourra nous l'enlever.
06:06La France, c'est ça, la liberté.
06:09Merci, mon cher Philippe.
06:09Donc, le dit à tous les Français, il ne faut pas avoir peur.
06:14Merci. Merci beaucoup, mon cher Philippe, d'avoir appelé au Standard d'Europe 1 pour ce message de liberté.
06:20Magnifique message, merci infiniment, vous qui êtes à Oléon, et vous irez à ce meeting, ce premier meeting du Rassemblement
06:25National.
06:27Gilbert Collard, le mot de la fin, et Gabriel Cusel, le mot de la fin pour réagir à cette émission
06:31très dense que nous avons vécu ensemble.
06:34Gilbert Collard, en direct sur Europe.
06:35Oui, mais écoutez, c'est un comportement fasciste, parce que vouloir empêcher un parti politique de s'exprimer, c'est
06:43ce que faisait le fascisme.
06:45Et c'est en même temps une violation de l'article 4 de la Constitution, qui, je le rappelle, dit
06:53que les partis politiques concourent à l'expression du suffrage universel,
06:58et qu'ils agissent librement. Voilà. Et en voulant empêcher un parti politique d'agir librement, non seulement on viole
07:06la Constitution,
07:07mais on entre dans un comportement cher à M. Bali Bagayoko, la violence, et c'est absolument caractéristique des mouvements
07:17fascisants.
07:17Merci infiniment, Gilbert Collard, d'avoir été en direct avec nous. Il nous reste une minute. Géraldine Hamon et Gabriel
07:24Cusel.
07:24Oui, rapidement, des messages WhatsApp. En France, en 2026, on doit se poser la question de quel dispositif de défense
07:30est légal pour pouvoir se protéger à l'extérieur ou à l'intérieur de chez soi ?
07:33C'est tout simplement terrifiant. Et une question, je ne sais pas si on aura le temps d'y répondre,
07:37question pour M. Collard, si j'ai un fusil de chasse détenu légalement chez moi,
07:40et que je tire en l'air pour dissuader, ai-je le droit et quelles conséquences ?
07:44Voilà ma question.
07:44Gilbert Collard, est-ce qu'on peut tirer en l'air ?
07:46Si vous avez un fusil de chasse déclaré et que vous avez un permis de chasse et que vous tirez
07:52en l'air, vous ne faites de mal qu'aux moineaux.
07:55Très bien.
07:56Merci.
07:57On n'en pourra rien.
07:59Bon, ben, attendez, attendez, attendez.
08:01Peut-être que l'agresseur dira que vous l'avez percé le tympan.
08:05Ah oui, c'est vrai aussi.
08:06Alors, Gabriel Cusel, le mot de la fin. Merci Gilbert Collard.
08:08Non, mais si l'on rassemble tous les sujets qui nous ont occupés ce matin, nous sommes face à un
08:13état failli,
08:15qui finalement forcent les citoyens français à rester chez eux, s'ils ne veulent pas le d'ennui,
08:20que s'il s'agisse de fameux meetings de campagne ou des manifs de ce week-end.
08:24Et même chez eux, ils ne sont pas en sécurité et ils doivent s'organiser.
08:28Moi, je trouve ça terrifiant.
08:29Je pense qu'on est revenu peut-être à une époque avant le système féodal,
08:33où les gens se sont organisés pour se défendre ensemble.
08:36Vous savez, rendez-vous compte de ce qui se passe.
08:38Je ne suis pas sûre que tout le monde s'en rende compte.
08:40C'est terrifiant.