- il y a 7 heures
- #sudradio
Avec Pascal Perri, journaliste économique, géographe, entrepreneur et chroniqueur / Franck Chaumès, président confédéral national de l'UMIH
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NewsTranscription
00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le face à face.
00:30À apporter l'autre volet, à aborder l'autre volet aussi essentiel, combien cette gabegie, cette démission de la République
00:39va-t-elle nous coûter ?
00:41Et sur le terrain, les dégâts, les prévisions avec Pascal Péry, notre confrère que l'on voit sur LCI, c
00:48'est un journaliste économique et c'est aussi un économiste.
00:52Je fais la distinction, c'est un chef d'entreprise qui connaît la réalité et puis il vient de publier
00:58un bouquin très important qui est un peu en rapport avec l'actualité.
01:01La France a-t-elle besoin d'immigration ? Ce sont des sujets qu'on abordera avec vous, cher Pascal,
01:06pour faire un décryptage économique de cette catastrophe.
01:09Et puis, représentant d'un des corporations qui fait la gloire de la France, l'hôtellerie-restauration, Franck Chomès, qui
01:18a succédé à Thierry Marx, à la tête de l'Union des métiers de l'industrie de l'hôtellerie.
01:24Voilà, et on sait que c'est de profession et on les a vues, il y a eu évidemment des
01:28commerçants qui ont été dévastés, ravagés, dépouillés.
01:33Et puis des hôteliers-restaurateurs qui, alors non seulement ils ont été attaqués, mais surtout alors le chiffre d'affaires
01:38qui en prend un coup,
01:38parce qu'en dehors du fait qu'on n'a peut-être plus envie d'aller dans les restaurants dans
01:42certains quartiers, on sait qu'il y a beaucoup d'étrangers qui ont appelé en disant,
01:46au vu des images d'un hôtel de ville en flamme et des rues de Paris à feu et à
01:51sang, eh bien on ne vient plus en France.
01:53Je connais même, on en parlera, un exemple d'Américains qui voulaient venir en 2023, ils annulent en 2023, ils
02:00se sont ressaisis, ils venaient là en 2026.
02:02Donc ils ont encore annulé, je pense que ceux-là, c'est plus la peine de compter sur eux, on
02:06ne les reverra pas.
02:08Franck Chomès, merci d'être là, Pascal Péry, merci d'être là.
02:11D'abord, est-ce que, je vais vous dire sur un ton d'ironie, on était déjà à l'os,
02:17est-ce que cette petite couille supplémentaire fait que la situation économique va encore plus s'effondrer,
02:22je voyais tout à l'heure, j'ai eu une dépêche, les taux d'intérêt, ça y est, on va
02:26franchir les 5, et ça peut s'aggraver si ça continue comme ça.
02:29Ce qui se passe en France n'est pas la cause, ce qui se passe en ce moment en France
02:33n'est pas la cause de l'augmentation de la prime de risque.
02:37On emprunte parce qu'on emprunte cher aujourd'hui.
02:40C'était déjà en cours, on est d'accord.
02:42Oui, c'est ça, parce qu'il y a une crise internationale de l'énergie, parce que le budget français
02:49est mal géré, parce que nous avons augmenté la dette, parce que nous multiplions les déficits,
02:53et ce que vous évoquez aggrave la situation, c'est-à-dire que l'instabilité politique qui en résulte, il
03:01y a pratiquement même une espèce de lien de causalité,
03:03c'est parce qu'il y a une forme d'instabilité politique dans le pays que de tels événements ont
03:08lieu, un affaiblissement de l'État,
03:09et donc les prêteurs regardent en se disant, est-ce que la France est tout à fait crédible pour redresser
03:15sa trajectoire budgétaire ?
03:17Est-ce qu'il faut croire les promesses, les engagements qui sont pris par le gouvernement, qui n'est pas
03:23capable de faire respecter l'ordre républicain ?
03:25Donc vous pouvez bien imaginer qu'en termes d'image, ce n'est pas bon.
03:28Et puis il y a effectivement, oui, le prix que ça va nous coûter, c'est-à-dire les pertes
03:32de chance, les destructions de stock,
03:34il y a tout ce qui est visible, vous savez, quand on fait un coût, un économiste fait un coût
03:38complet, coût direct, indirect, induit,
03:41le cas là où vous citiez, c'est ces touristes américains qui avaient une première tentative en 2023, qui revenaient
03:48en 2026,
03:49sont perdus pour l'éternité, vraisemblablement, eux, leurs enfants et les enfants de leurs enfants.
03:53On a déjà une fourchette globale, je pense que les calculs sont en train de se faire,
03:56on est sur, évidemment, quelques milliards, des centaines de millions d'euros à coup sûr.
04:03Question très précise, Pascal Péry, la rumeur a couru que le président de la République, lors de son allocution,
04:08devait annoncer une mesure forte, on a pensé à l'état d'urgence,
04:12et que certainement Roland Lescure, enfin quelqu'un responsable des finances de la République,
04:16l'a appelé en disant, on vient de faire le calcul de l'état d'urgence,
04:20il pourrait y avoir une incidence et une aggravation de la lecture de l'économie française à l'étranger.
04:25Est-ce que c'est une thèse plausible ?
04:26C'est une thèse plausible, mais à mon avis c'est une erreur d'analyse, en même temps, pourquoi ?
04:31Parce que l'état d'urgence aurait rassuré sur la capacité du pouvoir à prendre une décision.
04:40Vous êtes confronté à une situation de dérapage en matière d'ordre public,
04:45vous voyez bien ce qui s'est passé, enfin, je veux dire, c'est pas la peine de faire un
04:48dessin.
04:48Vous êtes en train de me dire que si c'est pas vrai, c'est grave, mais que si c
04:52'était vrai, c'est encore plus grave,
04:53c'est-à-dire qu'il avait l'occasion de donner une image de la France solide et qu'il
04:56aurait raté,
04:57alors qu'on sait pas si c'est une théorie ou pas.
04:59Mais en tout cas, voilà, c'est vrai que de prendre une mesure de sécurité forte,
05:02ça donne l'image d'un état fort, donc ça a plutôt tendance à rassurer les marchés.
05:05L'état d'urgence, il faut le rappeler d'ailleurs au passage, c'est une mesure qui est prévue
05:09quand l'équilibre de la République est en cause, quand l'ordre public est menacé,
05:14c'est le résultat d'une menace directe contre l'ordre public, ça dure 15 jours,
05:18et puis ensuite, on se retourne vers le Parlement, on fait voter une loi,
05:21le Parlement la vote ou la vote pas, mais c'est un levier de gouvernance.
05:27Vous êtes dans une tempête, le capitaine reprend la barre, pour utiliser une image simple.
05:34Vous savez, j'ai cité trois fois cette semaine la phrase du général de Gaulle
05:37à propos d'Albert Lebrun en 1940,
05:39comme chef de l'état, il lui manquait deux choses,
05:41qu'il eut un chef et qu'il eut un état.
05:44Je veux préciser à ceux qui nous écoutent que, au départ,
05:47l'invitation que je vous avais faite était pour savoir si,
05:49dans la campagne de la présidentielle,
05:51les promesses électorales pouvaient se passer d'une augmentation de l'impôt.
05:55Parce qu'il y en a qui disent hors de question,
05:56d'autres qui vous disent que c'est impossible de faire autrement.
05:59Voilà, finalement, on va y arriver.
06:01Aujourd'hui, les finances de la République,
06:04je voulais dire, à la dimension de la France,
06:06le trou dans la caisse est gigantesque, béant ou apocalyptique.
06:11Il est très significatif quand même.
06:14C'est-à-dire que chaque année,
06:15chaque année avant même,
06:18prenez le cas d'une famille,
06:20alors évidemment un état,
06:21une proportion gardée n'est ni une famille,
06:25l'état n'est ni une famille, ni une entreprise.
06:27Mais malgré tout, il est astreint à des règles de bonne gestion.
06:30Chaque année, nous commençons l'année avec 150 milliards d'euros de déficit.
06:36Les économistes parlent d'un déficit primaire.
06:38Faites-moi la métaphore sur le découvert bancaire de la famille.
06:41On part avec un découvert le 1er janvier.
06:43Vous partez avec un découvert qui représente, grosso modo, une année de salaire.
06:49Et les remboursements de l'intérêt de cette dette, de la famille, sont magistraux.
06:54Alors, c'est 90 milliards d'euros l'an prochain.
06:57Là, c'est 75 cette année, je crois.
06:5975 cette année, 90 l'an prochain.
07:01Il y en a qui sont plus pessimistes que vous.
07:03Alors, pourquoi ?
07:04Parce que, juste un petit mot d'explication,
07:06c'est jamais tout à fait simple l'économie, le budget.
07:09Mais il y a quand même une explication.
07:11C'est-à-dire qu'on a une dette qui a une certaine maturité.
07:14Alors, vous êtes chez vous,
07:15vous avez acheté votre maison,
07:17vous l'avez acheté avec un emprunt sur 15 ans.
07:19La maturité de votre dette, c'est 15 ans.
07:21Nous, la maturité moyenne de notre dette,
07:23court, moyen, à long terme, c'est autour de 8 ans.
07:26Et il se trouve qu'il y a quelques années,
07:28on a emprunté à 0%.
07:30Là aussi, les ménages vont comprendre.
07:31De nos dettes, Pascal Péry, pas les 3600 milliards.
07:34Les 3600 milliards sont roulants, sont tournants.
07:37Mais on pourrait les rembourser en 8 ans ?
07:39Alors, non, on ne peut pas les rembourser en 8 ans.
07:41Ça veut dire que vous empruntez sur une période de 8 ans.
07:44Ah, de 8 ans.
07:45Pour renouveler le stock de dette
07:48et pour payer les intérêts d'emprunt, les deux.
07:50Mais, cette année,
07:51on va renouveler, et l'année prochaine surtout,
07:54on va renouveler une partie de la dette
07:55que nous avons levée à 0%.
07:57Aujourd'hui, on la paye à 5%.
07:59Vous aviez un emprunt pour acheter votre maison,
08:01votre appartement, il y a 5 ans,
08:03à 0% ou à 1%.
08:05Aujourd'hui, il est à 5%.
08:07Tout le monde comprend que ce n'est plus le même prix.
08:09C'est exactement ce qui nous arrive.
08:11Donc, ce qui nous arrive aujourd'hui,
08:12c'est qu'en renouvelant la dette,
08:14c'est-à-dire en faisant rouler la dette,
08:15la dette française, le principal,
08:17c'est une dette perpétuelle, si vous voulez,
08:19eh bien, nous empruntons à des taux
08:22au prix de l'argent qui est supérieur.
08:24Et donc, ça nous coûte de plus en plus cher.
08:25Et donc, la production de l'État
08:27sert au départ à rembourser uniquement
08:30les intérêts de la dette.
08:30L'an prochain,
08:31c'est même pas le capital.
08:32L'an prochain,
08:33les intérêts d'emprunt,
08:34je ne parle pas du principal.
08:35Vous n'allez toujours pas rembourser la maison.
08:38Vous remboursez les intérêts de la banque.
08:41C'est 90 milliards,
08:42c'est-à-dire le budget de l'éducation nationale.
08:45Franck Chomès,
08:47représentant nos restaurateurs et nos hôteliers,
08:49en première ligne.
08:52Vous vous en êtes pris avec d'autres commerçants, bien sûr.
08:54C'est vrai que les images ont toujours montré
08:55des petits commerces de téléphonie ou des pharmacies.
08:58Il y a des bistrots qui ont été attaqués.
09:01Bien entendu, j'entends d'une marseille,
09:02et surtout, aussi des bars tabac.
09:05On a eu des témoignages qui étaient terrifiants.
09:07Terrifiants de désespoir, de colère, d'indignation.
09:10L'hôtellerie, bien sûr.
09:12Vous pouvez me faire déjà un point aujourd'hui sur la situation.
09:15Il y a eu un énorme...
09:16C'est un gros dégât qu'il y a eu sur la restauration française.
09:19Alors, oui, déjà...
09:20Dans les endroits où il y a eu des conflits.
09:22Déjà, économiquement, c'est sûr que c'est un gros dégât.
09:25Dirons-nous, sur les dégâts matériels, pour l'instant,
09:29on est en train de recenser dans tous nos départements,
09:31par nos présidents départementaux, l'état des lieux.
09:35Mais au-delà de ça, c'est moralement qu'on est attaqués.
09:39Pourquoi ?
09:39Parce que, quand il y a eu les Gilets jaunes en 2018,
09:43aucun de nos établissements n'ont été touchés.
09:46Jamais.
09:46On a toujours été épargnés.
09:48Pourquoi ?
09:48Parce qu'il n'y a rien à voler chez nous.
09:50Quand vous rentrez dans un restaurant, il n'y a rien à voler.
09:52Et là, finalement, ils sont rentrés cassés pour cassés.
09:56Donc là, on pense qu'il y a un...
09:57Vandalisme pur.
09:58Vandalisme pur.
09:59Vandalisme pur.
09:59Et donc, on s'aperçoit qu'on a franchi un palier
10:04qui nous semble incontrôlable.
10:06Alors, vous avez parlé tout à l'heure du manque, dirons-nous,
10:11de force de l'ordre pour nous sécuriser.
10:14C'est une vérité.
10:15Et c'est bien pour ça que nous avons de plus en plus peur
10:18et que certains s'organisent pour éviter que ça se reproduise aux prochaines manifestations.
10:26Vous restez avec nous.
10:27Vous êtes sur Sud Radio.
10:28Anissa, on continue cette émission.
10:29Bien sûr qu'on va continuer.
10:30Qui va payer pour ce chaos ?
10:32Des fermetures, des réparations, des produits perdus,
10:34des clients qui annulent et des factures qui continuent d'arriver et de gonfler.
10:37Nous parlons sous et même gros sous pour les victimes
10:40avec Franck Chomès, président national de l'UMI,
10:42et Pascal Péry, journaliste économique.
10:44Et puis vous aussi, venez témoigner.
10:46On vous attend.
10:47Est-ce que vous êtes un commerçant ou est-ce qu'un membre de votre famille
10:50a été victime de casse ?
10:52Comment faites-vous face au prix des réparations ?
10:55Témoignez au 0826 300 300.
11:04Vous êtes bien sûr Sud Radio.
11:06Il est 13h18.
11:07Après le volet sécurité, nous abordons le volet économique et financier.
11:11Combien va nous coûter cette tragédie ?
11:14Parce qu'on peut parler de tragédie, ce début de guerre civile.
11:17Les policiers que j'ai eus tout à l'heure au téléphone nous parlaient de guerre civile.
11:20Nous avons Pascal Péry, économiste, qui va faire le chiffrage.
11:23Enfin, il va essayer et puis nous dire comment s'en sortir.
11:26Et puis on va parler un petit peu d'immigration
11:27parce qu'il y a aussi un lien avec la situation.
11:30Et puis Franck Chomès qui représente, président de l'UMI,
11:32l'Union des métiers, l'industrie et la restauration
11:34qui va représenter, qui représente la profession
11:37qui est très touchée elle aussi,
11:38déjà par les dégâts gratuits et le vandalisme.
11:43Et puis les conséquences sur le tourisme
11:45puisque les gens qui avaient des doutes
11:47sur le fait qu'il fallait venir en France passer du bon temps.
11:49Nous restons à la première destination touristique au monde.
11:52J'espère qu'on ne va pas en ciblir les conséquences
11:55dans des proportions dramatiques trop longtemps.
11:57Alissa, je voudrais que vous nous expliquiez
12:00combien a été réellement versé jusqu'à présent en aide
12:03à ceux qui sont dans la détresse.
12:04On va faire effectivement référence en tout cas au précédent
12:07qui ressemble un peu à ce que l'on vit en ce moment
12:09qui est évidemment 2023 et les émeutes de 2023.
12:12Donc à ce moment-là, effectivement, après les casses,
12:15il y a eu de l'argent qui a été un petit peu donné.
12:19Pour les commerçants indépendants, une aide exceptionnelle
12:22avait pu atteindre 6 000 euros.
12:23Le bilan établi en septembre 2023 recensait
12:26141 aides accordées pour un total de 600 000 euros.
12:30Ce chiffre concerne ce dispositif d'urgence précis.
12:34Ensuite, pour les collectivités, on peut suivre les paiements
12:37dans les comptes de l'État.
12:38Il y a un fonds de 100 millions d'euros
12:40qui avait été annoncé pour aider à réparer les dégâts.
12:42Un montant effectivement payé, 1,3 million en 2023,
12:476,6 millions en 2024 et 18,8 millions en 2025.
12:52Et en additionnant, si vous voulez, ces trois années,
12:55on arrive donc environ à 27 millions d'euros
12:57versés à la fin 2025 pour les épreuves des émeutes de 2023.
13:02Ce fonds intervient après les assurances.
13:05L'attente de leurs indemnisations a retardé certains dossiers
13:08et des paiements restés à effectuer encore en 2026.
13:11Les aides régionales et les remboursements des assureurs
13:13relèvent, eux, d'autres comptes.
13:14Ben oui.
13:15Alors, la facture des dégâts entre 2023 et aujourd'hui,
13:18pour les assureurs, les émeutes de 2023
13:21ont représenté près de 800 millions d'euros.
13:25Alors maintenant, pour les violences du 17 octobre,
13:27les estimations sont un petit peu différentes.
13:29La charge devrait rester sous 1,2 milliard d'euros
13:35à condition qu'il n'y ait pas de nouvelles violences.
13:38Alors voilà, si on compare déjà les dégâts,
13:41on voit qu'on a explosé tous les records.
13:44Merci Anissa.
13:45Donc, je vous rappelle à ceux qui nous écoutent,
13:47si vous êtes confrontés à cette réalité,
13:49si vous avez été vitisme de cette barbarie,
13:52parce que c'est de la barbarie,
13:53si vous avez été vandalisé,
13:54n'hésitez pas à nous appeler au 0 826 300 300.
13:57On écoutera votre témoignage.
13:58Et puis, quelle que soit votre profession,
14:01que ce soit Franck Chomès,
14:02Pascal Péry,
14:03essaierons de décrypter avec vous
14:04quelle est la manière que l'on peut s'en sortir.
14:06Pascal Péry, je vous pose la question,
14:08où trouver l'argent qu'on n'a pas ?
14:10Alors d'abord, il y a l'argent des assurances.
14:12Oui, mais ça, M. le Président pourra en parler.
14:15Alors, il y a dans le projet de budget 2027,
14:17un fonds assuranciel additionnel,
14:19qui s'appelle le fonds EMEUT,
14:21qui représentera,
14:23c'est là où il y a une espèce de mutualisation.
14:25Il y a, comment dire,
14:27privatisation des profits,
14:28mutualisation des coûts.
14:29Oui.
14:29C'est souvent comme ça, malheureusement.
14:31C'est-à-dire qu'on va tous payer,
14:32pour dire les choses encore plus simplement.
14:340,8% des contrats d'assurance
14:37seront fléchés vers ce fonds EMEUT.
14:41Un peu comme il y a eu un fonds
14:43catastrophe naturelle, inondation, etc.
14:44Alors justement, il y a des gens qui ont rouspété
14:46en disant, je veux bien payer,
14:47mais je paye pour des inondations
14:49que je n'ai pas subies.
14:49Ma prime augmente.
14:50Moi, je ne suis pas inondé.
14:52Oui, mais enfin, solidarité.
14:53Et là, il y a des gens qui vont dire,
14:55on va payer, alors qu'on n'a pas été payé,
14:57on n'a pas été cassé.
14:58En fait, il y a une forme de solidarité nationale.
15:00Alors, il y a une forme de solidarité.
15:01Il y a tout ce qu'on évoquait,
15:03c'est-à-dire, il y a la destruction des stocks.
15:06Alors, il faut les renouveler.
15:08Avec l'assurance qui va avec,
15:09si on tire le fil de la réflexion,
15:11tous les commerçants ne sont pas assurés pour...
15:14Pour le matériel, si.
15:15Mais pas pour l'intégralité du stock.
15:17Pas pour l'intégralité du stock.
15:18Vous avez un, d'abord,
15:19parce que l'assurance vole sur le stock,
15:21la prime vole sur le stock,
15:23elle coûte très cher.
15:24Ça, c'est le premier point.
15:25Le deuxième point, il ne faut pas se le cacher.
15:29J'ai 300 000 euros de stock,
15:30je vais m'assurer sur la moitié.
15:32C'est souvent ce qui se produit.
15:34Alors, je m'assurerais sur la totalité,
15:37sur un certain nombre de risques,
15:38mais sur le vol,
15:39là où la prime est élevée,
15:41peut-être que le commerçant,
15:42il va faire un choix,
15:44parce qu'il n'a pas la trésorerie disponible.
15:46Donc, vous avez ça.
15:48Vous avez...
15:49Il n'a échappé à personne qu'on ait fait en octobre.
15:51On est dans la deuxième partie du mois d'octobre.
15:53C'est-à-dire qu'on va rentrer dans les deux mois et demi décisifs
15:55pour un certain nombre de commerces,
15:56M. le Président,
15:57y compris la consommation d'ailleurs de produits de restauration.
16:01On va plus au restaurant à la fin de l'année
16:03parce que c'est les fêtes.
16:05Les cadeaux.
16:05Donc, vous avez des gens qui,
16:06un, des commerçants qui, un, vont manquer de stock,
16:10deux, peuvent rater des ventes.
16:11Donc, vous ajoutez tous ces éléments.
16:13Plus ceux qui seront fermés
16:14parce que leur boutique ne sera pas réparée.
16:16Plus ceux qui sont fermés
16:17parce qu'il faudra des vitriers,
16:19il faudra des installateurs,
16:22une boutique d'optique,
16:25comme j'ai à l'esprit, là, quelques images.
16:28Vous avez des commerces qui ont été ravagés.
16:30Vêtements, boutiques, produits de luxe,
16:34les présentoirs, etc.
16:35Ce n'est pas des choses qu'on fabrique dans la semaine.
16:39Ça prend du temps.
16:40Donc, vous avez tous ces éléments.
16:41Vous savez, il faut les mettre.
16:42C'est compliqué, hein,
16:43parce qu'il faut faire un recensement complet
16:45des dégâts directs et indirects.
16:47Et puis, il y a tout le reste.
16:51Alors, le chiffre d'affaires, lui, par contre,
16:53il n'est pas pris en compte par l'assurance.
16:55Au sauve-ci, il y a une clause spéciale
16:57qui, parait-il, est hors de prix.
16:58Mais c'est très cher.
17:00C'est très cher.
17:00S'assurer parfaitement à multi-risques
17:04ou à tout risque,
17:06c'est tellement cher
17:07que c'est dissuasif pour beaucoup de commerçants.
17:10Il faut rappeler que c'est des gens
17:11qui ont créé leur propre emploi.
17:12C'est des gens qui sont mandataires sociaux.
17:14Ils ne sont pas éligibles au chômage.
17:17Ils sont mal protégés.
17:19Ils sont mal protégés sur le terrain
17:21de la protection sociale.
17:22Sociale et économique.
17:23Et, en plus, ils sont exposés
17:25aux risques de la société.
17:27Donc, il faut quand même faire un petit truc
17:29si on veut qu'il y ait encore des magasins
17:31autres que les grandes chaînes
17:32dans les centres-villes
17:33dans les années qui viennent.
17:34Je comprends qu'il y en ait qui déçont matre
17:36et les témoignages qu'on a eus vraiment
17:37de gens qui sont en pleurs,
17:39qui sont brisés, effondrés,
17:41à la fois révoltés contre l'impuissance de l'État
17:43qui ne les a pas protégés
17:44et confrontés à une situation.
17:46Alors voilà.
17:46Mais vous l'avez dit, ça, Perico,
17:48j'imagine.
17:48Je n'étais pas là.
17:48Je ne vous ai pas écouté entre 12 et 13h.
17:50Mais le choix français,
17:52c'est arbitrage entre la sûreté des personnes
17:55et la sécurité des biens.
17:57C'est tout sacrifier à la sécurité des biens
17:59parce qu'on veut absolument éviter
18:00un mort ou un blessé grave.
18:01Il y a de grands dirigeants politiques
18:03qui nous ont dit
18:03je préfère un policier mort
18:04entre guillemets
18:05qu'un manifestant blessé.
18:07Donc on est sur cette logique.
18:09Le contraire de ce qui se passe en Italie
18:11et le général Galtier m'a dit
18:12il y a un appareil législatif
18:14dans la République française
18:15qui permet à la puissance publique
18:16quand elle est confrontée
18:17à une situation hallucinante, inédite
18:20de faire preuve de force.
18:23Voilà.
18:23Alors on parle bien d'armes.
18:24On n'est pas obligé de tuer.
18:26Mais en tout cas,
18:26la police française aujourd'hui
18:27n'utilise que 30-35%
18:30de ces moyens de rétablissement
18:31de l'ordre en conformité avec la loi.
18:34Parce qu'on est une classe politique
18:35qui a peur.
18:36L'effet Manicou-Séquine.
18:37Voilà.
18:38Donc à partir de là...
18:39Et en plus, les autres le savent.
18:41Là, en plus, les manifestants ont compris
18:42que l'État était débordé,
18:44qu'il n'avait pas les ressources,
18:45qu'il n'a pas les moyens.
18:45Quand vous avez un maire de Limoges
18:47qui vous dit à la télévision
18:48j'ai eu le préfet qui m'a dit
18:49votre mairie brûle, je ne peux rien faire.
18:51Je n'ai plus de munitions
18:52et je n'ai plus de policiers.
18:54Vous vous rendez compte
18:54le bonheur pour les casseurs ?
18:55Mais on va y aller.
18:56C'est pour ça que la semaine prochaine,
18:58j'espère que le gouvernement
18:58a pris des dispositions
19:00qui s'imposent.
19:00Franck Chomès,
19:03les hôteliers-restaurateurs
19:04qui sont confrontés
19:06à cette situation,
19:07on a vu à Marseille,
19:09il y a des artisans,
19:10des commerçants
19:11qui se sont habillés,
19:12ils se sont mis un petit blouson,
19:13ils se sont mis un casque,
19:14ils n'ont pas de barre de fer,
19:15mais ils ont fait
19:16leur petite milice privée
19:19sans vouloir en découdre.
19:20Mais au moins que ça soit dissuasif
19:22autour de commerce.
19:23Est-ce que certains,
19:25chez vous,
19:25hôteliers-restaurateurs
19:26se disent à un moment donné,
19:27et en région,
19:28un plus fort de raison,
19:29et j'en connais
19:29qui sont chasseurs en plus,
19:31qui m'ont dit ce matin
19:32et hier,
19:33si ça se reproduit,
19:34moi je ne vais pas me laisser
19:34brûler mon restaurant.
19:35On est au niveau d'exaspération ?
19:37Oui, bien sûr.
19:38Alors comme a très bien dit
19:40Pascal Péry,
19:41c'est que dans les contrats
19:42d'assurance,
19:43on arbitre,
19:45faute, dirons-nous,
19:46de trésorerie
19:47ou de budget
19:48ou de l'argent
19:49dans nos établissements.
19:50Aujourd'hui,
19:51on a eu,
19:52par le président national
19:54des assureurs,
19:55une confirmation
19:56qu'il faut avoir coché
19:58attentat et meute
19:58dans le contrat.
20:00Un, attentat et meute.
20:01Et deux,
20:02perte d'exploitation.
20:03Donc si vous n'avez
20:04ni l'un ni l'autre,
20:05vous n'êtes pas remboursé.
20:07Alors,
20:07il y a déjà
20:08ce cas de figure
20:09qui peut,
20:10dirons-nous,
20:12faire peur
20:12à nos ressortissants
20:14qui ont regardé
20:15leur contrat
20:15et qui n'ont pas
20:18coché
20:19ces deux cases.
20:20Cela,
20:20c'est pour la pomme.
20:21Cela,
20:21c'est pour la pomme.
20:22Ah, mais oui.
20:22Alors,
20:23nous avons bien évidemment
20:27tous poussé
20:28notre ministre
20:28Serge Papin
20:31à prendre le relais
20:33avec l'État.
20:33Je crois attentif
20:34de par sa profession.
20:36Oui, oui, tout à fait.
20:36Donc,
20:37on lui a demandé
20:38de prendre le relais
20:38pour ceux qui n'étaient pas assurés
20:40dans ce cas de figure.
20:42Et après,
20:42on a quand même
20:43des établissements
20:43qui font la richesse
20:45de notre patrimoine
20:47de la gastronomie.
20:48Bien sûr.
20:48Et qui ont un siècle,
20:49un siècle et demi d'histoire
20:50et toutes ces vieilles brasseries
20:52que vous avez ici à Paris,
20:54qu'on a à Bordeaux
20:55parce que je suis bordelais,
20:56qu'il y a à Lyon,
20:57on retrouvera Pulum
20:58parce que l'assureur,
20:59il va vous demander
21:00les factures.
21:01Et les factures d'un bronze
21:02ou les factures
21:03de toute cette richesse
21:07de décoration
21:08qu'il y a dans les brasseries,
21:09vous ne le retrouverez pas
21:10et vous ne serez pas remboursés.
21:11Il peut y avoir
21:12une estimation
21:12par un expert éventuellement
21:13ou difficile.
21:15Enfin, je...
21:15Vous savez,
21:16les assureurs...
21:16C'est surtout une profession.
21:18Les assureurs,
21:19ils vous l'annoncent maintenant
21:20pour se donner bonne image.
21:22C'est surtout...
21:22Quand on va être au moment
21:23de payer
21:23et de faire nos déclarations,
21:25je doute fort
21:26que les bronzes
21:27que vous trouvez
21:28et tous les objets décoratifs
21:30que vous avez à Lyon
21:31dans ces belles brasseries,
21:33qui font...
21:33Et pour lesquels
21:34les étrangers
21:35viennent dans notre pays.
21:37C'est bien pour ça
21:37qu'on est
21:37à la première destination.
21:39Ce sont des œuvres d'art.
21:40Vous ne les aurez pas.
21:41Quelqu'un qui l'a chiné
21:43ou alors qui a acheté
21:44la brasserie
21:46et où il y a eu
21:47deux, trois transactions
21:48de fait depuis un siècle.
21:50On en connaît.
21:50On en connaît.
21:50Et on en connaît.
21:51Et c'est ce qui fait
21:52la beauté de nos établissements.
21:53Donc là, je crains
21:54qu'il y ait une perte.
21:54Une profession
21:55qui était déjà confrontée
21:57à des difficultés économiques,
21:58j'allais dire,
21:59depuis les Gilets jaunes.
22:00Ensuite, le Covid,
22:01quelques grèves
22:02et je connais certains
22:03de vos collègues
22:03qui sont vraiment à bout.
22:05Vous restez avec nous.
22:06Il est 13h29
22:07sur Sud Radio.
22:07Vous nous appelez, bien entendu,
22:09au 0826 300 300.
22:11On continue.
22:11Bien sûr, on poursuit
22:12avec cette question.
22:13Qui va payer pour ce chaos ?
22:14Quels espoirs ?
22:15Quelles possibilités
22:16pour les commerçants ?
22:17Nous faisons le bilan économique
22:18avec nos invités.
22:19Pascal Péry,
22:20journaliste, économiste
22:21et Franck Chomès,
22:21président national de l'UMI.
22:23Et vous, pensez-vous
22:24que les commerces, peut-être,
22:26devraient fermer
22:26par précaution ?
22:28Et si vous êtes commerçant,
22:29appelez-nous aussi
22:30pour nous dire
22:30ce que vous traversez
22:31ou quel retour
22:31vous avez des assurances
22:32pour le moment.
22:33Vous pouvez nous appeler
22:34au 0826 300 300.
22:37Sud Radio.
22:39Parlons vrai.
22:43Midi 14h, Sud Radio.
22:45La France dans tous ses états.
22:47Péricault-Légas.
22:48Vous êtes bien sur Sud Radio.
22:50Il est 13h33.
22:51Nous sommes avec Pascal Péry,
22:53économiste, journaliste à LCI
22:55et auteur de La France
22:56a-t-elle besoin d'immigration
22:57avec lequel nous essayons
22:58de chiffrer sur le présent
23:00et à l'avenir
23:01les conséquences
23:02de cette actualité tragique.
23:04Et puis Franck Chomès,
23:05président de l'UMI,
23:05de l'Union des métiers
23:07de l'industrie
23:08et de l'hôtellerie
23:10qui essaient avec nous
23:11de voir comment
23:13face aux assurances
23:14est-ce que les restaurateurs,
23:16est-ce que ces artisans,
23:17ces gens qui représentent,
23:18qui sont une vitrine
23:19de la France
23:20et on sait qu'on vient aussi
23:21en France
23:21parce qu'on a envie
23:23de passer des bons instants
23:24à la table.
23:24Ils sont confrontés
23:25à une situation inédite
23:27et certains sont prêts
23:29à lâcher prise.
23:30Franck Chomès,
23:31je reste avec vous un instant.
23:32Vous sentez chez vos confrères
23:33quelquefois
23:34des tentations
23:35de jeter l'éponge
23:37après déjà
23:37les épreuves vécues
23:38économiques.
23:39Là, maintenant,
23:40on se fait attaquer
23:41dans la rue chez nous.
23:43Je ferme.
23:44Oui, je crois que le moral,
23:45comme je vous l'ai dit,
23:46Pierrico,
23:46est au plus bas.
23:49nos trésoreries
23:50sont au plus bas
23:52et se sentir attaqué
23:54maintenant
23:55dans nos établissements
23:56alors que nous ne l'avons
23:57jamais été,
23:59effectivement,
24:00c'est une barrière
24:01qui est un peu compliquée
24:03et je crains
24:04qu'il y ait vraiment
24:05des dégâts
24:05parce que tout le monde
24:06ne pourra pas affronter,
24:08dirons-nous,
24:10cette dure période économique
24:11que l'on va rencontrer
24:14parce que Pascal Péry
24:16l'a très bien dit.
24:16On arrive aux fêtes
24:18de fin d'année.
24:19D'abord,
24:20nous avons besoin aussi
24:22de nos commerces
24:24de proximité.
24:24C'est-à-dire que
24:25vous ne venez pas en ville
24:26uniquement pour manger
24:27ou pour dormir.
24:28Il faut que vous alliez
24:30dans ces magasins
24:31de proximité
24:31acheter des vêtements
24:32et qu'on me dit
24:33ici,
24:33si ces gens-là
24:34n'ont pas de stock
24:34et que les gens
24:35ne fréquentent pas
24:36les centres-villes,
24:36ça sera catastrophique
24:37pour notre secteur d'activité.
24:39C'est curieux.
24:40On aurait pu voir,
24:41ça arrive dans d'autres pays,
24:43des grandes surfaces attaquées.
24:45Là, ça a été
24:46du commerce
24:46de proximité
24:48en ville.
24:48Vous me direz,
24:49les manifestations
24:49n'ont pas lieu
24:50dans les zones...
24:52C'est ça, voilà.
24:53Mais il y aurait une manif...
24:54Voilà, donc les grandes enseignes
24:55pourraient être...
24:56C'est un phénomène très urbain.
24:57Très urbain.
24:59C'est un phénomène
25:00de centre-ville.
25:01Oui, c'est un phénomène
25:02de centre-ville
25:03qui dément d'ailleurs
25:04une des leçons
25:05que les historiens tirent.
25:07Vous savez,
25:07on dit en général
25:08les révolutions se font
25:10dans les villes,
25:10les émeutes se font
25:11à la campagne.
25:12C'était un peu le...
25:14Comment dire ?
25:14Oui, le modèle
25:16d'analyse
25:17des grands phénomènes
25:18sociaux
25:19par les historiens.
25:20Là, il y a quand même
25:21des émeutes
25:22dans les centres-villes.
25:23C'est-à-dire que...
25:24Pourquoi ?
25:24Parce qu'il y a
25:25concentration de la richesse.
25:26Il y a d'abord
25:27concentration des symboles.
25:28Parce que
25:29dans les publics
25:31qui sont dans la rue,
25:32il y a au moins
25:34trois catégories de personnes.
25:35Vous avez un,
25:35les étudiants,
25:36les jeunes, etc.,
25:37qui manifestent.
25:38Ils ont peut-être
25:38parfaitement raison
25:39parce qu'ils considèrent
25:40que l'État
25:41ne met pas la priorité
25:42sur l'éducation.
25:43Bon, premier point,
25:44vous avez des black blocs
25:45qui sont opposés à l'État,
25:46donc qui s'en prennent
25:47au service de l'État
25:49et aux symboles de l'État
25:50qui sont anticapitalistes,
25:52si je puis dire.
25:53Et puis,
25:53vous avez une troisième catégorie,
25:54les voleurs et meutiers,
25:56qui, eux,
25:56veulent participer
25:57au capitalisme.
25:58Oui, bien sûr.
25:59Parce que, eux,
26:01ils vont se servir
26:01dans les magasins.
26:02Donc,
26:04on est face
26:04à un phénomène
26:05qui est quand même
26:06un phénomène
26:06extrêmement diversifié.
26:09Et il n'y a pas...
26:10Il y a une grille
26:11de lecture multiple.
26:12C'est une espèce
26:13de calidéoscope,
26:14si vous voulez,
26:14la situation
26:15qui nous montre
26:16qu'il y a des populations
26:17avec des stratégies,
26:19d'abord des profils différents
26:20et des stratégies
26:21complètement différentes aussi.
26:22Alors,
26:23un élu,
26:23un élu de la région parisienne
26:26me faisait remarquer
26:27puisqu'à un moment donné,
26:28on avait envisagé
26:29que le narcotrafic
26:30se soit un peu mêlé
26:31vu la précision
26:33de l'organisation
26:33des groupuscules
26:34qui interviennent,
26:35qui restent des minutes
26:36à un endroit dans une ville,
26:37qui se déplacent
26:38le temps que la police arrive
26:39ils ne sont plus là,
26:40ils repartent.
26:42Et cet élu
26:43de la région parisienne
26:45me disait
26:46non,
26:46je ne pense pas
26:47que le narcotrafic
26:48soit organisateur,
26:49lui il n'aime pas le désordre.
26:50En revanche,
26:51il me dit
26:51qu'il y a un phénomène
26:52lié au narcotrafic
26:53qui peut être
26:54à l'origine
26:55de cette massification
26:56du mouvement,
26:57l'ubérisation
26:58du commerce de la drogue
26:59est en train de ruiner
27:00les petits dealers
27:01qui étaient au coin de la rue
27:02puisque la distribution
27:03se fait de façon
27:04presque en ligne.
27:05Vous voyez ?
27:06ces gens-là
27:07parce qu'on les a arrêtés
27:08et certains ont témoigné
27:10au moment devant les policiers
27:11mais nous on crève la faim
27:12on n'a plus d'argent
27:13avant on se faisait
27:143, 4, 5 000 euros par mois
27:16là le deal est devenu
27:18très rare,
27:18très peu cher
27:19et on leur posait la question
27:21parce qu'ils n'avaient pas
27:23pillé une bijouterie
27:24ou un magasin de téléphone
27:25ils avaient pillé
27:27des magasins d'alimentation
27:28et ils disaient
27:29mais on a faim
27:29on a besoin de bouffer
27:31alors voilà
27:31on en est là
27:32vous voyez
27:33une évolution
27:34du marché
27:34de la drogue
27:35qui se modernise
27:37lui aussi
27:37qui se mondialise
27:38qui se numérise
27:38digitalise
27:40et donc
27:41les petits artisans
27:42j'allais dire
27:42le deal de proximité
27:43le petit dealer de quartier
27:45il est en train
27:46de fermer la fin
27:47l'épicier du coin
27:48est en train de fermer
27:49donc il descend
27:50c'est quand même
27:51c'est quand même un paradoxe
27:54Pascal Péry
27:55il va falloir
27:56à un moment donné
27:57à un moment donné
27:58il va falloir
27:58tout le monde dit
27:59on n'augmente pas les impôts
28:00à part Jean-Luc Mélenchon
28:02cette facture là
28:03il va falloir la payer
28:04par la fiscalité
28:04ça en fait une de plus
28:05la planche de billet
28:06n'existe plus
28:06puisque c'est pas nous
28:07qui la manipulons
28:08c'est la banque centrale européenne
28:10est-ce qu'à un moment donné
28:11si la faillite va trop loin
28:13l'état de faillite
28:14on n'y est pas encore
28:15même si un jour
28:16François Fillon nous avait dit
28:17nous sommes dans un pays
28:18qui si était une entreprise
28:19serait un état de faillite
28:20est-ce qu'on risque
28:21Pascal Péry
28:22ce qui a été envisagé
28:23par certains de vos confrères
28:24et par certains hommes politiques
28:27si ça va trop loin
28:28si notre système budgétaire
28:30est en train de s'effondrer
28:30il ne faudrait pas écarter
28:32que la BCE
28:32vienne jeter un petit coup d'oeil
28:34pousser un petit coup de sifflet
28:35en disant
28:36on va vous aider
28:36à reprendre les choses en main
28:37parce que là visiblement
28:38vous n'êtes pas capable
28:39de le faire
28:39nos amis européens
28:41doivent être déjà
28:42dans l'antichambre
28:43si je puis dire
28:44en tout cas
28:44à surveiller la situation
28:46parce que
28:46l'économie française
28:48n'est pas l'économie grecque
28:49c'est la deuxième économie
28:50de la zone euro
28:51avec donc un poids relatif
28:53qui pourrait déstabiliser
28:56l'ensemble des 26
28:58alors qu'on est sous surveillance
29:01aujourd'hui
29:02avec une grande inquiétude
29:04alors on n'est pas les seuls
29:05vous savez il y aura des élections
29:07en Italie
29:07vous voyez bien
29:08qu'il y a des mouvements sociaux
29:09un peu partout en Europe
29:10j'ai le sentiment
29:11qu'on est au bout d'un modèle
29:12qui était celui de l'état Providence
29:14mais on en parlera
29:15une autre fois
29:16si vous le voulez bien
29:19mais là effectivement
29:21compte tenu du poids
29:23de l'économie française
29:24et de la trajectoire
29:26qui est donnée
29:26vous voyez
29:27cette semaine
29:28la semaine précédente
29:29on n'a pas été foutu
29:30de trouver suffisamment
29:31de députés
29:31à l'Assemblée Nationale
29:32pour voter un petit milliard
29:34d'euros d'économie
29:35sur les 10% des retraités
29:36j'ai vu ça
29:37j'avais vu ça
29:38c'est quand même
29:38on a des parlementaires
29:41qui massivement
29:42ont voté
29:43des deux mains
29:44toutes les dépenses
29:45supplémentaires
29:46et se sont opposées
29:47de la même façon
29:48à toutes les micro-économies
29:51sur les 10% des retraités
29:53loin de moi
29:54l'envie de déposséder
29:55les retraités
29:55mais enfin
29:56soyons sérieux
29:57tout le monde devra faire
29:58un effort
29:58y compris ceux-là
29:59incohérence absolue
30:00bien sûr
30:001 milliard
30:01vous savez combien
30:01on distribue de retraites
30:02chaque année
30:03420 milliards
30:04422
30:05vous faites la part
30:07relative
30:071 milliard sur 422
30:09dont 70 milliards
30:10rien que pour la retraite
30:11de la fonction publique
30:13c'est ça
30:15on va en reparler
30:18et donc
30:19ça justifie
30:20qu'on soit un peu
30:20sous surveillance
30:21nous avons Romain
30:23qui nous appelle
30:24de Le Hayan
30:25bonjour Romain
30:26oui bonjour
30:27c'est Radio
30:27merci d'être avec nous
30:29vous êtes touché
30:30personnellement
30:31vous connaissez
30:32des commerçants
30:33autour de vous
30:33qui ont été frappés
30:34par ces violences
30:36alors j'en connais
30:37mais aussi
30:37je voudrais juste rappeler
30:38que moi
30:39au Hayan
30:39on a été évacué
30:41au fin juillet
30:42suite aux incendies
30:43et qu'on a eu
30:44beaucoup de promesses
30:45justement
30:45sur des aides
30:46sur des chômages
30:47parcelles
30:48tout ça
30:48mais moi
30:49je n'ai rien touché
30:50on est 5 dans l'entreprise
30:52Le Hayan
30:52on rappelle
30:55entre Bordeaux
30:56et l'océan
30:56c'est sur la partie
30:57ouest de Bordeaux
30:59donc on a été évacué
31:00par arrêté préfectoral
31:02on a rempli des dossiers
31:04c'est en instruction
31:05visiblement
31:06mais aujourd'hui
31:06donc là
31:0721 octobre
31:08on n'a toujours rien reçu
31:09donc aujourd'hui
31:10moi heureusement
31:10j'ai pu conserver
31:11mon outil de travail
31:12j'ai juste été empêché
31:13on va dire
31:13de travailler
31:14pendant plusieurs jours
31:15mais sauf que moi
31:16mes cotisations
31:17sont les mêmes
31:17je recueille toujours
31:19le TVA
31:19pour l'état français
31:21vous continuez
31:22à faire le percepteur
31:23pour l'état
31:23c'est ça
31:23voilà
31:24comment ?
31:25vous continuez
31:26à faire le percepteur
31:27pour l'état
31:27bien sûr
31:28mais vous vous attendez
31:30les subsides
31:30qui vous ont promis
31:31vous êtes en train
31:32de m'expliquer
31:32Romain
31:33que les commerçants
31:34qui ont été frappés là
31:35il faut mieux
31:36qu'ils s'arment de patience
31:37avant de toucher
31:38qu'ils se servent les dents
31:39parce qu'ils ne sont pas
31:40prêts d'être aidés
31:41voire l'état
31:42parce que de toute façon
31:42l'état distribue de l'argent
31:44qu'il n'a pas
31:44et le seul argent
31:46qu'il peut avoir
31:46encore un petit peu
31:47est le prendre
31:47dans la poche
31:48des entreprises
31:48et aujourd'hui
31:49même pour aider
31:50le peu de gens
31:51qui produisent de la richesse
31:53dans ce pays
31:53il n'y a plus rien
31:56Franck Chomès
31:57vous entendez
31:58vous n'allez pas
31:59vous laisser faire
32:00non non
32:01mais on est là
32:02pour les accompagner
32:03je sais de quoi
32:03parle Romain
32:04puisque pendant les feux
32:06j'étais également
32:07vous êtes
32:08vous êtes
32:09alors
32:09depuis que je suis élu
32:10à la tête du confédéral
32:12j'ai été obligé
32:13de démissionner avant-hier
32:14mais j'étais
32:15jusqu'à avant-hier
32:16président
32:17de l'Union Gironde
32:19et je sais
32:19de quoi il parle
32:20donc nous sommes
32:21montés au créneau
32:22mais surtout
32:23il ne faut pas hésiter
32:26à revenir vers nous
32:27si jamais
32:28bien évidemment
32:29il y a des problématiques
32:30parce que c'est notre job
32:32à nous
32:32d'accompagner
32:33chaque adhérent
32:35pour toutes les aides
32:36dirons-nous
32:37qui ont été annoncées
32:37mais il n'a pas tort
32:38de dire
32:39qu'il faut prendre son mal
32:40en patience
32:40parce que
32:41c'est assez long
32:42du tracas
32:43et de la paperasse
32:44en perspective
32:44Anissa
32:45on continue cette émission
32:45bien sûr
32:46on continue
32:47de parler
32:47des conséquences économiques
32:49des violences
32:49et du chaos
32:50qui a frappé
32:52le pays
32:52le week-end dernier
32:53et du risque
32:54qui continue
32:56de planer
32:56pour la suite
32:57des mobilisations
32:58prévues
32:58nous aurons
32:59dans quelques instants
33:00l'avis d'Alain Fontaine
33:01chef et propriétaire
33:02du restaurant
33:02Le Mesturet
33:03à Paris
33:04et président
33:05de l'association
33:05Bistro et Café de France
33:07et puis est-ce que
33:07ces violences
33:08vont changer
33:09vos habitudes
33:10samedi prochain
33:11ouvrir votre boutique
33:12prendre les transports
33:13aller en centre-ville
33:14est-ce que vous hésitez
33:15désormais
33:16nous attendons
33:17vos témoignages
33:17et vos suggestions
33:190826-300-300
33:21Sud Radio
33:23La France dans tous ses états
33:25Péricault-Légas
33:26Vous êtes bien sur Sud Radio
33:28il est 13h46
33:29je suis avec Pascal Péry
33:31et nous sommes
33:32parce qu'Anissa est à côté de moi
33:33et Franck Chomès
33:34Franck Chomès représente
33:35l'industrie de l'hôtellerie
33:36et Pascal Péry
33:37notre confrère de LCI
33:39nous fait un décryptage
33:41pas trop pessimiste
33:43mais pas si rassurant
33:44que ça non plus
33:45du montant de la facture
33:47que tout ça peut supposer
33:49aujourd'hui et à venir
33:50nous avons Alain Fontaine
33:52en ligne
33:53bonjour Alain Fontaine
33:55bonjour
33:55bon Alain Fontaine
33:56vous êtes président
33:58des maîtres restaurateurs
33:59vous avez le Mesturet à Paris
34:00donc vous êtes aussi
34:01sur le terrain
34:02pour faire juste un point
34:03sur la situation parisienne
34:05il y a eu de la casse ou non
34:06aussi chez les bistrots
34:07et les restaurateurs parisiens ?
34:10Ah oui oui
34:10on a eu pas mal de casse
34:12sur les bistrots parisiens
34:14dans les bars tabac
34:16surtout autour de République
34:18vous avez des bistrots
34:20qui ont été dévalisés complètement
34:23c'est des moments difficiles
34:25et c'est des moments
34:26en même temps récurrents
34:27parce que nous avons
34:29nous avons eu
34:30les réformes des retraites
34:32les manifestations
34:32qui ont eu lieu avec cela
34:34nous avons eu aussi
34:35les gilets jaunes
34:35donc c'est des choses
34:36malheureusement
34:37et c'est ça qui est difficile
34:38à dire là maintenant
34:39à l'heure où je vous parle
34:40nous avons l'habitude
34:41de ce genre de situation
34:43et c'est complètement fou
34:44ce que je suis en train
34:45de vous dire
34:45nous avons l'habitude
34:46de ce genre de situation
34:48Vous pensez qu'il y aurait
34:49une conséquence
34:50inévitablement
34:51sur le tourisme
34:52les étrangers qui viennent
34:53à Paris
34:53qui ont vu des images
34:54en plus comptez sur nos collègues
34:56des médias européens
34:58et surtout aux Etats-Unis
34:59pour montrer que la France
35:00était devenue à peu près Gaza
35:02est-ce que vous avez eu
35:03vous, peut-être pas chez vous
35:05mais déjà
35:05vous savez que dans l'hôtellerie
35:07parisienne
35:07il y a des annulations
35:09Non, non
35:10chez moi
35:11il y a des annulations
35:11c'est fait
35:13effectivement des annulations
35:14très sympathiques
35:15mais ils nous disent
35:16effectivement
35:17à cause des conflits
35:19c'est des conflits
35:20mais à cause des conflits
35:21nous ne pourrons pas nous rendre
35:23et vous avez certains hôtels
35:24qui ont perdu à peu près
35:2545% d'annulations
35:27qui ont eu 45% d'annulations
35:29le sujet suivant
35:30c'est qu'effectivement
35:31et vous avez besoin
35:32de le préciser
35:33vos confrères étrangers
35:35se régalent
35:36de mettre la France
35:37au cul-de-l'hôtre
35:38alors pourquoi ?
35:39parce qu'on est la première
35:41le premier pays visité
35:42dans le monde
35:42et bien entendu
35:44ils voudraient récupérer
35:44des parts de marché
35:46et ils ont un petit peu
35:47un côté un petit peu charognard
35:49c'est-à-dire qu'ils se disent
35:50pourquoi pas
35:51et on envoie des images
35:53de guerre, de guerre civile
35:54c'est pas la première fois
35:55quand on avait refusé
35:57d'aller les suivre
35:58sur la guerre d'Irak
35:59ils avaient jeté l'anathème
36:00sur le Beaujolais
36:01et le Champagne
36:01et la France
36:02c'est pour M. Bush
36:03et là on recommande
36:04et là ils se réjouissent
36:05de voir qu'on est habitué
36:07à voir les belles images
36:08de Versailles
36:08du Mont-Saint-Michel
36:09de Vézelay
36:10et les beaux paysages
36:12Disneyland
36:12et là on montre
36:13un pays à feu et à sang
36:14alors je dois dire
36:15que les images
36:16qu'ils ont vues
36:16n'étaient pas des images
36:17trafiquées
36:18c'était pas l'intelligence
36:19artificielle
36:20c'était la connerie naturelle
36:21d'une partie
36:24y compris en France
36:25Alain Fontaine
36:26en deux mots
36:26vous attendez de la part
36:27de l'Etat
36:28une réponse sérieuse
36:30solide et sincère ?
36:32La réponse sérieuse
36:34solide et sincère
36:35c'est de nous dire
36:36que ça n'arrivera plus
36:37parce que bon
36:38les assurances vont le faire
36:42nos confrères
36:43et vous en avez un
36:46au côté
36:47Franck Chomest
36:47qui ont fait le nécessaire
36:48pour alerter
36:50pour les rembourses
36:51pour tout ça
36:52les organisations patronales
36:54sont à la manœuvre
36:55mais par contre
36:56nous de l'Etat
36:57ce qu'on attend
36:58c'est une réponse
36:59très claire
37:00que ça n'arrive plus
37:00ce n'est pas normal
37:02en 2026
37:02d'avoir ces résultats-là
37:04parce que
37:05d'un côté
37:06vous avez des revendications
37:07légitimes
37:09nous avons des enfants
37:10dans les lycées
37:10nous savons très bien
37:12il y a des problèmes
37:13et de l'autre côté
37:14on autorise
37:16des gens
37:17qui n'ont rien à voir
37:17à cela
37:18à rentrer
37:19des fois sur notre territoire
37:20ou à venir
37:21d'une autre ville
37:22ce n'est pas possible
37:23il faut qu'aujourd'hui
37:25les forces
37:25de la préfecture
37:26et autres
37:27soient en place
37:28pour que ça n'arrive plus jamais
37:29on doit pouvoir faire
37:30nos négoces
37:31et nos commerces
37:32dans la tranquillité
37:33et à la limite
37:34moi je me rappelle
37:34d'une époque
37:35où on recevait
37:35les manifestants
37:36et qu'ils buvaient
37:37un coup au comptoir
37:37aujourd'hui
37:38on ferme nos établissements
37:39parce qu'il y a
37:40une manifestation
37:41la manifestation
37:42c'est une expression
37:43je dirais presque joyeuse
37:45de la revendication populaire
37:47est-ce que vous croyez
37:48qu'on a vu ça
37:49samedi
37:50une revendication joyeuse
37:51de la revendication populaire
37:52je ne crois pas
37:53j'ai été manifestant
37:54et je me suis fait recevoir
37:55par un restaurateur
37:56qui m'a donné des années
37:57et finalement
37:59on est parti
37:59on s'est tapé sur l'épaule
38:00merci
38:01merci à la fontaine
38:02pour votre témoignage
38:03président des maîtres restaurateurs
38:05qui est
38:05voilà
38:05une des expressions
38:06de l'hôtellerie française
38:08avant de vous donner la parole
38:09à vous deux
38:10Pascal et Franck
38:11pour conclure cette émission
38:12je voudrais entendre
38:12le témoignage
38:13de Muriel
38:14qui nous appelle de Bézier
38:15bonjour Muriel
38:16bonjour M. Perricot
38:17bon
38:18à Bézier
38:19comment ça s'est passé
38:20il y a eu aussi
38:20il y a eu des manifestations
38:22mais il n'y a pas eu de casse
38:25le lycéen
38:26on fait un peu
38:27les kékés
38:28mais ça a été vite
38:29enfin ça a été
38:30c'est Montpellier
38:32qui était un peu plus chaud
38:34mais par contre
38:35moi là
38:35je vais profiter
38:36votre antenne
38:37pour l'ancien message
38:38il y a la mairie
38:40je vais en pleurer tellement
38:41parce que j'ai mes amis
38:42qui travaillent
38:43à la mairie
38:44de Limoges
38:46et la mairie de Limoges
38:47elle a été complètement
38:50image épouvantable
38:51de cette mairie de Limoges
38:53Muriel je comprends
38:53votre chagrin
38:54votre émotion
38:54vous savez à quoi j'ai pensé
38:55à Notre-Dame
38:56qui brûlait
38:57c'était pas un édifice religieux
38:59c'était un édifice républicain
39:01il était en flamme
39:02je comprends vos larmes
39:03mais je pense que
39:03tous les français ont pleuré
39:04mais elles travaillent là-bas
39:05elles sont
39:07elles sont
39:07bon là
39:07elles sont
39:08elles travaillent
39:09et
39:10donc ça va
39:11ils ont lancé une cagnotte
39:12il y a le patrimoine
39:14la fondation
39:15du patrimoine
39:16donc
39:17il faut que
39:18les grosses entreprises
39:19etc
39:20c'est un peu d'argent
39:22Muriel
39:22vous vous souvenez
39:23du président de la république
39:24lançant son défi
39:25devant Notre-Dame
39:26en flamme
39:265 ans
39:27bon
39:28laissons-le de côté
39:29mais en tout cas
39:30je suis persuadé
39:32qu'il y aura
39:32la même énergie
39:33et la même ferveur
39:34pour reconstruire
39:35l'hôtel de ville
39:36de Limoges
39:37c'est la capitale
39:38de Limoges
39:39voilà
39:41voilà
39:42soyez rassurés
39:43que les moyens seront mis
39:44et qu'il y aura
39:44les donations suffisantes
39:45vous êtes vous-même
39:46vous êtes vous-même
39:48originaire de Limoges
39:49non
39:50j'ai ma meilleure amie
39:51qui est là-bas
39:52qui habite là-bas
39:54qui est née là-bas
39:55et qui travaille
39:55à la mairie de Limoges
39:57voilà
39:57à Béziers
39:58vous avez vu
39:58le maire Robert Ménard
39:59est sorti dans la rue
40:00parler aux manifestants
40:01il les a interpellés
40:02directement
40:03ça aussi il y a du courage
40:04oui mais bon
40:05Béziers
40:05c'est jamais très méchant
40:08voilà
40:08on est des gens
40:09assez raisonnables
40:10comme quoi
40:11comme quoi
40:12le soleil peut attendir
40:14quelques fois
40:14les mœurs
40:15merci Muriel
40:16pour votre témoignage
40:17émouvant
40:18on partage votre chagrin
40:20vous et tous ceux
40:21qui nous écoutons
40:22et une mairie
40:22de la République
40:23qui brûle
40:23c'est un peu
40:24la France
40:24qui part en fumée
40:25les symboles
40:26étaient absolument bouleversants
40:28mais je pense
40:28qu'il y aura un sursaut
40:29et un redressement
40:30parce qu'on reste
40:31un peuple fier et digne
40:33et on se laissera pas
40:34emmerder
40:34par les petits salopards
40:36qui veulent mettre
40:36la République par terre
40:37Pascal Péry
40:39on va payer la facture
40:40ça c'est clair
40:42oui
40:42oui bien sûr
40:44il y a une facture à payer
40:45alors il ne faut pas
40:45la surestimer
40:47mais elle est quand même
40:48significative
40:48j'allais dire que
40:49plus que son volume
40:52pour moi
40:53elle est douloureuse
40:53elle est douloureuse
40:54parce que c'est typiquement
40:56le type de coût collectif
40:58qu'on devrait pouvoir
40:59éviter
41:00on est dans une situation
41:01où on ne peut plus
41:02se permettre
41:04de tels écarts
41:05d'abord on ne peut pas
41:06se permettre des écarts
41:06en termes de sécurité
41:07de mise en danger
41:08de la vie d'autrui
41:09des biens d'autrui
41:10etc
41:10mais la situation du pays
41:12effectivement est fragile
41:13je suis un peu inquiet
41:14Péricault
41:14j'imagine qu'on se reverra
41:15d'ici à l'élection présidentielle
41:17je suis un petit peu inquiet
41:18parce qu'on a six mois
41:19devant nous
41:21je vois qu'on appelle
41:22à un épisode 2
41:24ce samedi
41:24je ne voudrais pas
41:25que ça feuilletonne
41:26à nouveau
41:26qu'on soit dans une espèce
41:28de chapitrage
41:28tous les samedis
41:30des zones de non-droit
41:32des pillages
41:32des violences
41:33etc
41:33et que
41:35on puisse consacrer
41:37quand même
41:37une énergie positive
41:38à l'élection présidentielle
41:39c'est-à-dire aux échanges
41:40nécessaires
41:40qui doivent exister
41:42entre citoyens
41:43partis politiques
41:44pour savoir
41:44quel choix collectif
41:46nous faisons
41:47celle de 2017
41:47avait été phagocytée
41:49par l'affaire Fillon
41:50celle de 2022
41:51par le Covid
41:51et par la guerre en Ukraine
41:52on voudrait bien avoir
41:53une vraie campagne présidentielle
41:55avec les enjeux
41:55qui concernent le pays
41:56voilà
41:57espérons que ça ne sera pas pollué
41:58pour parler d'or
41:59vous allez bien sûr
42:00venir me voir
42:01Pascal Péry
42:02parce que vous avez publié
42:03la France a tel besoin
42:04d'immigration
42:05vous prenez une position
42:06très paradoxale
42:07et très courageuse
42:08en expliquant que
42:09voilà
42:09sans immigration
42:10la France serait réunée
42:11Dieu sait si on accuse
42:12l'immigration
42:13d'être à l'origine
42:13des troubles
42:14mais il ne faut pas
42:15une immigration de travail
42:15il faut une immigration
42:16au travail
42:17ce qui n'est pas la même chose
42:18Franck Chomès
42:20on continue à
42:21on continue à venir
42:22dans les hôtels
42:23et les restaurants français
42:24on va faire appel
42:25à nos amis étrangers
42:27pour qu'ils viennent nous soutenir
42:28et puis nous nous allons
42:29redoubler d'efforts
42:30pour que cette belle profession
42:31puisse faire face à l'adversité
42:32à laquelle elle est confrontée
42:33tout au moins on l'espère
42:35ça c'est une chose
42:36et puis on est quand même
42:38je crois qu'Alain Fontaine l'a dit
42:39on est une profession
42:41qui fait preuve de résilience
42:43on a quand même
42:44résilience et résistance
42:45oui on a subi
42:46on a subi pas mal de choses
42:47ce que je déplore
42:49c'est que maintenant
42:49on soit attaqué
42:50et ça c'est bien
42:51c'est bien le plus
42:53plus difficile à admettre
42:55que d'être attaqué
42:56par les manifestants
42:56alors qu'on a toujours été
42:57comme on vous l'avait très bien dit
42:58tout à l'heure
42:59plutôt des
43:00dirons-nous
43:01des gens qui reçoivent
43:02ces manifestants
43:03plutôt que
43:05plutôt que de les
43:05de les chasser
43:06merci à tous les deux
43:07pour votre présence
43:08et merci à l'impôt
43:09Anissa
43:09bien sûr on va remercier
43:10également David Galtier
43:11général d'armée 2S
43:13on va également
43:14remercier Lucie
43:15pour son témoignage
43:16Sébastien Greneron
43:18à suivre Brigitte La Haye
43:20et pour le reste
43:20on se retrouve
43:21demain