00:00Il y a d'abord ce qui a été expliqué par nos liciens, il y a plusieurs demandes très concrètes
00:03sur les bâtiments d'une part,
00:07sur les questions d'horaire et de remplacement d'autre part, sur leur orientation et les dispositifs en place.
00:14Enfin, ne lançons pas les choses comme ça, il faudra un dispositif pour orienter une classe d'âge qui est
00:21la plus élevée depuis de nombreuses années.
00:24Et Parcoursup, il y a beaucoup de choses qui sont à améliorer.
00:27Après, néanmoins, je me souviens, moi, il y a 10 ans, d'un autre système qui était APB, où il
00:31y avait plus de jeunes qui étaient laissés sur le carreau qu'aujourd'hui,
00:34qui marchaient beaucoup moins bien. Et donc Parcoursup, il faut sans doute lui donner plus de transparence, il faut réussir
00:41à aménager sur certains parcours les choses,
00:42il faut donner plus d'orientation en amont. Je pense qu'il faut entendre ce qui est dit sur l
00:46'angoisse qui existe.
00:47Je pense qu'il faut constater que c'est devenu une forme de symptôme, d'une inquiétude.
00:52Et moi, je comprends très bien cette jeunesse aussi, et je m'arrêterai là. Donc il y a des réponses
00:56concrètes qui sont en ce moment en train d'être préparées par le gouvernement,
01:00qui travaille, ils m'en rendront compte demain, et les réunions se feront à partir du début de semaine prochaine,
01:05il y aura tout un travail.
01:07Mais il faut avoir aussi nos jeunes qui sont au lycée aujourd'hui, il faut comprendre ce qu'ils ont
01:12vécu.
01:13C'est des jeunes qui ont été en classe primaire au moment des attentats, qui, au moment où ils finissaient
01:20leur primaire et rentraient au collège, ont connu le Covid.
01:22On leur a expliqué pendant deux ans qu'il fallait tout fermer, renoncer à leurs copains, parfois faire les cours
01:27à la maison pour protéger les plus âgés.
01:30qui, ensuite, ont vu le retour de la guerre en Europe, et là, les désormais, et qui, aujourd'hui, quand
01:35ils arrivent dans ces moments qu'on a tous vécu,
01:37qui sont quand même des moments inquiétants, où il faut s'orienter, il faut penser à son avenir, ils voient
01:42le déferlement technologique arriver,
01:44et des gens qui leur disent « moi, j'ai plus de métier ». Et on leur dit « vous
01:47étiez bon en mathématiques », de tout temps on nous avait dit « si on est bon en maths, on
01:50aura quelque chose »,
01:51et on leur dit « ben non, l'IA va vous remplacer ». Si cette jeunesse, et évidemment, il y
01:56a aussi une inquiétude climatique depuis plusieurs années,
01:59que cette jeunesse ait des inquiétudes sur son avenir, et qu'elle ait le sentiment qu'elle a été collectivement,
02:06quand même, bousculée par tous les événements,
02:09c'est légitime. Et ça, il faut l'entendre, il faut l'accompagner, il faut essayer de faire de notre
02:14mieux, j'ai essayé de faire de mon mieux ces dernières années,
02:16peut-être que j'ai essayé de faire des choses bien, peut-être qu'il y en a que je
02:18n'ai pas assez bien fait, et donc cette jeunesse, on lui doit beaucoup.
02:23Et donc ça, je pense qu'au-delà des violences qu'on va régler, on ne doit pas lâcher cette
02:28affaire.