00:00C'est ainsi qu'Emmanuel Macron a toujours cherché de s'extraire de l'intégralité des crises qui l'ont touché.
00:05Vous vous rappelez, à la suite des Gilets jaunes par exemple,
00:08il a mis en scène des discussions faussement horizontales,
00:11qui en réalité étaient pleinement centrées autour de sa personne,
00:14et au sujet desquelles il maîtrisait pleinement ce que les médias en retenaient,
00:19en essayant de faire en sorte de stimuler un certain nombre de déclarations
00:22qui pouvaient ensuite intéresser l'espace médiatique.
00:25Et c'est exactement ce qui se passe en l'occurrence,
00:27c'est-à-dire qu'il a probablement une idée assez claire de la direction dans laquelle il veut aller.
00:32Il sait bien que ces consultations,
00:36étant de part et d'autre des enjeux stratégiques particulièrement importants,
00:40n'auront aucun devenir concret et aucune influence véritable ou pertinente sur le devenir des choses.
00:48En revanche, il s'agit de mettre en scène une horizontalité d'un pouvoir en réalité très vertical,
00:53qui écouterait tout le monde et qui serait en consultation et à la recherche sincère
00:58d'une alternative qui n'émanerait pas d'Emmanuel Macron,
01:02vu que c'est ça aussi l'enjeu pour lui,
01:03c'est de parvenir à se départir d'une certaine manière du résultat de ces consultations.
01:08Maintenant, sur Bernard Cazeneuve, il y a, je dirais, une chose qui est extrêmement habile,
01:12qu'il soit ou non le choix en définitive du Président de la République,
01:16et je pense que Thomas Benay avait plutôt une bonne analyse,
01:20c'est qu'il stimule le nom de Bernard Cazeneuve,
01:23stimule les dissensions internes qui existent au Parti socialiste.
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