00:00Caroline, bonjour. Caroline, vous nous appelez d'Italie ?
00:04Oui, on s'est parlé avec M. Retailleau. Bonjour à tout le monde.
00:09Je me souviens, effectivement, vous êtes où en Italie ?
00:12Je suis dans la région, la Vénétie, donc je ne suis pas très loin de Padoue et de Venise, nord
00:18-est.
00:18Ça, vous avez de la chance. J'irais bien à Venise.
00:22J'ai de la chance. Je suis à 20 minutes de train de Venise. Je peux aller quand je veux.
00:26Ah oui, ça c'est formidable. Mais je pense qu'on va tous aller en Italie bientôt. Si ça continue,
00:30on va peut-être, je ne sais pas, ou en Corse.
00:34On me dit que Sanremo est une ville très agréable.
00:38Oui, c'est en Ligurie, c'est à côté de la France.
00:42C'est pour ça, on pourra en venir de temps en temps. Ça jouxte la France, donc pourquoi pas, pourquoi
00:48pas Sanremo ?
00:48Écoutez, vous savez, je suis partie il y a longtemps, je suis partie de la banlieue, comme je l'avais
00:53expliqué la dernière fois.
00:54Moi, je suis partie de ce vent du 93.
00:59Bon, c'était difficile dans les années 80, mais quand je suis arrivée en Italie, j'avais quand même une
01:04nostalgie de la France.
01:06Je me suis dit, mais est-ce que tu as bien fait ?
01:08Et maintenant, quand je vois ce qui se passe en France, en fait, j'avais envie de pleurer, moi, quand
01:12j'ai vu les images de Paris,
01:14et puis de Limoges, surtout de Limoges, et je me suis dit, mais en fait, en fait, tu as fait
01:20le bon choix.
01:21Mais, mais, nous avons eu les mêmes scènes en Italie qu'à Paris.
01:28Milan a été dévasté.
01:30Alors, ça, c'est intéressant, effectivement, parce que je me suis interrogé pour savoir si c'est la même chose.
01:38Est-ce que vraiment, il y a ce degré de violence ?
01:42Parce que ça veut dire qu'il y a des mouvements de jeunes gens dans toute l'Occident, dans toute
01:49l'Europe, qui se ressemblent.
01:51Alors, si vous regardez les images, on peut penser qu'on est à Paris, au moment des dégradations,
01:59via Monté-Napoléon et à côté du Douaumont, à Milan.
02:02Alors, via Monté-Napoléon, et c'est à peu près Avenue Montaigne.
02:05Mais non, mais je connais, moi, je suis allé de nombreuses fois à Milan, évidemment, avec le football.
02:09Mais ça, c'est arrivé quand ? C'est arrivé ce samedi, près du Douaumont ?
02:12Oui, oui, bien sûr, le 17, c'était le...
02:15Oui, c'était vendredi, samedi, c'est la même chose.
02:17Et alors, la différence, c'était encore... Ils étaient encore plus jeunes.
02:21L'Italie est sous le choc, parce que c'est la première fois que ça arrive.
02:24Mais on en a peu parlé, je trouve, ici en France.
02:26Je vais essayer d'en parler quand même ce soir, parce que ces images en Italie, il y a Milan.
02:31Donc, l'Italie est sous le choc, dites-vous ?
02:33Oui, bien sûr. C'est la première fois, parce que nous, on était habitués, la finale du PSG, les émeutes
02:40après Naël, etc.
02:41On était habitués, nous, on avait déjà vécu ça.
02:44Mais là, l'Italie, c'est la première fois.
02:46Mais c'était des saccages dans les magasins de luxe.
02:50Et ils avaient 12-13 ans, parce que 80% des personnes qui ont été arrêtées par la police italienne
02:56sont des mineurs.
02:5780% et des très jeunes, très jeunes.
03:00Alors, Milan, Turin, Bologne, Véron, Brescia, Bari, c'est toute l'Italie qui est en train de s'enflammer.
03:09Qu'est-ce qui se passe ?
03:10C'est que la réponse, Mme Mélanie a envoyé, et envoie là, 500 militaires à Milan.
03:17Parce qu'évidemment, la contagion de ce qui se passe avec la France et l'Italie, il y a quand
03:21même une contagion.
03:22Elle envoie des militaires.
03:24Oui.
03:25Oui, elle envoie les militaires.
03:27Et quelle est la réponse policière en Italie ?
03:30Ben, ils sont un petit peu plus, on va dire, ils sont un petit peu plus durs qu'en France.
03:35Ça, c'est sûr.
03:36Ça, c'est sûr.
03:38Mais je trouve quand même que, bon, ce qui s'est passé, ils ont été débordés.
03:43Ils ne s'attendaient pas à ça.
03:45Alors, la télévision italienne est très politiquement correcte, parce que j'ai encore aujourd'hui entendu les journaux.
03:53Bon, des Italiens de la deuxième génération.
03:57Parce que les profils sont identiques aux profils français.
04:00Si on regarde les images, c'est la même chose.
04:02La même chose.
04:03Bon, ben, merci beaucoup. Il est 17h26. Merci de ce témoignage.
04:07Est-ce que le restaurant près du Duomo, Il Assassino, existe toujours ?
04:12Les assassins.
04:13Écoutez, je ne sais pas, parce que moi, je vais à Milan, quand je vais à mon consulat, pour renouveler
04:19mes papiers.
04:20Moi, je suis plutôt sur l'Orestre.
04:22Les joueurs de football, elle est toujours là.
04:23Après les matchs, les joueurs de football, alors on voyait Paolo Maldini, la famille Maldini.
04:28C'était un restaurant fréquenté par les...
04:31Oui, c'était des potes, mais Il Assassino.
04:3317h27, à tout de suite.
04:34Et comme Caroline, vous pouvez réagir au 01-91-39-21, 16h-18h.
04:39Vous avez la parole avec Pascal Praud.
04:41A tout de suite sur Europe 1.