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  • il y a 2 jours
BFMTV propose un nouveau numéro exceptionnel du FORUM BFMTV: “Pillages, émeutes : la France débordée” présenté par Maxime Switek. La chaîne consacre une soirée spéciale pour permettre à des citoyens, des personnalités politiques et des spécialistes d'échanger après la journée de manifestations du 17 octobre émaillée de violences.

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Transcription
00:00Merci d'être avec nous. Comment vous réagissez quand vous entendez qu'un maire, le maire du centre de Paris,
00:05dit qu'à un moment donné, si les policiers ne sont pas assez nombreux, les policiers ou les gendarmes d
00:09'ailleurs ne sont pas assez nombreux,
00:10ben envoyez l'armée.
00:11Alors, bien entendu, je voudrais dire que j'ai été très touché par les témoignages auxquels nous avons assisté
00:17et ce que nous avons entendu. Je me fais le porte-parole, bien sûr, de l'ensemble des policiers et
00:23de l'ensemble des gendarmes
00:24qui étaient engagés. Je peux vous dire qu'ils ont été extrêmement frustrés de nous pouvoir protéger
00:28et de nous pouvoir intervenir dans les délais raisonnables. Dans notre ADN, c'est la protection des gens.
00:35C'est pour ça qu'on fait ce métier. C'est pour ça qu'on fait ce métier, que ce
00:38soit policiers ou gendarmes.
00:41La journée du 17, le dispositif était clairement sous-dimensionné, M. le maire.
00:45Ça, ça ne fait plus d'ambiguïté, ça ne fait plus débat.
00:48Tout le monde le reconnaît, y compris le ministre de l'Intérieur, le Premier ministre de l'Intérieur.
00:51C'était clairement sous-dimensionné. Il y avait un dispositif qui était calibré pour encadrer le cortège,
00:56mais manifestement pas pour gérer une multiplication, une multiplicité de séquences de violences urbaines.
01:04Parce que là, on n'est plus dans le maintien de l'ordre, on n'est plus dans le rétablissement
01:06de l'ordre,
01:07on est dans les violences urbaines. Donc il faut des dispositifs adaptés.
01:10Mais quand vous entendez le maire qui dit « envoyez l'armée », s'il n'y a pas suffisamment
01:14de policiers, etc.,
01:15pourquoi pour certaines missions ne pas demander aux militaires ?
01:17Tout d'abord, je vais me permettre d'apporter quelques chiffres, si vous le permettez.
01:21La police, c'est 130 000 personnes.
01:24Sur ces 130 000 personnes, il y en a environ 14 000 ou 15 000 qui font partie des CRS.
01:30Nous avons sur Paris aussi des CRS, où vous avez 65 compagnies de CRS,
01:36dont 4 ou 5, je ne sais plus exactement, qui sont dédiées aux violences urbaines,
01:40dont la fameuse CRS 8.
01:41Mais il n'y a pas que les CRS et la CRS 8 qui peuvent gérer des violences urbaines.
01:48Après, vous avez également 116 escadrons de gendarmerie mobile,
01:52116 escadrons de gendarmerie mobile qui interviennent dans Paris, mais aussi en province.
01:57Bien entendu, il n'y a pas de différence entre les zones police et les zones de gendarmerie,
02:01puisqu'il y a le cadre de CORAT, de coopération opérationnelle renforcée entre les agglomérations et les territoires.
02:06Les gendarmes interviennent très souvent en zone police.
02:09D'ailleurs, sur...
02:10Pardon, moi, général, j'entends ce que vous nous dites, mais sur le principe même d'envoyer...
02:15Mais c'est pour mieux comprendre.
02:18Ce n'est pas un problème forcément défectif, puisqu'il y avait au total le 17, 61 unités de forces
02:25mobiles
02:25engagées sur l'ensemble du territoire, CRS et gendarmes,
02:28sans compter, bien entendu, les compagnies d'intervention, les compagnies départementales d'intervention,
02:33parce qu'il y en a une par département.
02:34Pour revenir à votre question, monsieur le maire, pourquoi on n'engage pas l'armée ?
02:38Puisque ce n'est tout simplement pas son métier.
02:40Elle n'est pas formée pour ça.
02:41L'armée est engagée dans le cadre du dispositif Sentinelle pour la lutte contre les attentats,
02:45ou pour dissuader les attentats.
02:47Le jour où on engagera l'armée, c'est qu'on saura arriver à un taux de sédition maximum,
02:53et qu'on envisagera l'usage des armes.
02:55Mais par exemple, en général, quand on reconnaît, au plus haut sommet de l'État,
02:58d'avoir perdu le contrôle d'un certain nombre de villes, est-ce qu'on n'est pas déjà à
03:00ce niveau-là ?
03:01Non, on n'est pas encore à ce niveau-là, puisqu'il a bien été précisé par monsieur Lecornu,
03:06notre Premier ministre, qu'on allait augmenter la présence sur le terrain.
03:09On va changer de portage, notamment de répartition des effectifs,
03:13pour être en capacité d'intervenir plus rapidement au profit de nos concitoyens.
03:17Donc, il faut attendre, parce que c'est vrai, la colère, elle est là,
03:20la tristesse, elle est là, mais il faut penser au coup d'après.
03:23Le coup d'après, ça peut être dès samedi prochain, peut-être même avant.
03:26On verra les autres appels à manifester.

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