00:00Avec Mickaël, je ne sais pas si Mickaël nous entend, Mickaël est commerçant à Paris.
00:04Est-ce que vous m'entendez Mickaël ?
00:05Oui, très bien.
00:06Merci de nous prendre en direct ce soir.
00:10Vous, vous êtes commerçant et vous avez choisi de rester et de vous barricader dans votre commerce ?
00:16Moi, je travaille dans une société et tout simplement, j'ai voulu rester pour sauver mon outil de travail.
00:23Parce qu'il y a aussi des salariés dans les sociétés.
00:27Il n'y a pas que des patrons.
00:28Et nous, salariés, on veut aussi sauver notre outil de travail pour pouvoir gagner notre vie et payer nos factures.
00:34Moi, ce que j'ai vu samedi, c'était déjà, en premièrement, je voudrais remercier les forces de l'ordre,
00:39avec le peu de moyens qu'ils avaient entre leurs mains.
00:44C'est eux qui ont sauvé la République samedi.
00:46Parce que je considère que samedi, la République a été attaquée de l'intérieur.
00:52C'est pour moi, comme d'ailleurs le demandaient certains proxys de Jean-Luc Mélenchon,
00:57c'est l'intifada en France qu'on a eue.
01:00Bon, alors ça, effectivement, on y reviendra juste après.
01:03Mais ces mots-là, je ne suis pas sûr.
01:04Je ne suis pas sûr, Mickaël, mais allez-y.
01:06Moi, j'étais au cœur du problème.
01:10C'était organisé.
01:11Ces jeunes qui étaient là n'avaient strictement rien à voir avec les étudiants.
01:15Donc, je respecte les étudiants qui manifestent parce qu'ils ont des demandes.
01:19Il faut les écouter.
01:21Mais ces jeunes qui étaient là, ils étaient là, organisés, pour casser, plier.
01:26Certains, pour les contrôler, je parlais avec eux.
01:29Et ils avaient des propos de haine envers la France.
01:33Mais alors, vous, ce soir-là, Mickaël, vous êtes dans votre société.
01:38Et vous allez passer la nuit là ?
01:40Vous êtes tout seul ? Vous êtes avec d'autres salariés ?
01:41Non, non, non, avec d'autres commerçants, tous, on reste tous ensemble pour se protéger.
01:48Parce que malheureusement, on ne se sent plus en protection.
01:51Vous vous sentez abandonné ?
01:53On a été abandonné, mais on ne peut pas en vouloir aux policiers.
01:58Parce qu'ils ont fait avec le peu de moyens qu'ils avaient.
02:01Très sincèrement, hier soir, quand j'ai entendu notre président de la République parler,
02:05je pense qu'en premier, il aurait dû présenter ses excuses
02:08pour comment les citoyens français ont été abandonnés
02:13pendant cette période-là de samedi et dimanche.