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  • il y a 15 heures
Le candidat Les Républicains à l'élection présidentielle, Bruno Retailleau, réitère son appel à "déclarer l'état d'urgence." "Ma crainte, c'est que l'on tape trop peu et trop tard (...) ces hésitations peuvent créer non pas un appel d'air mais envoyer des signaux de faiblesse de l'État." Pour le patron de LR, "l'état d'urgence permet de réagir très vite."

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Transcription
00:00Circulation. Moi, ma crainte, c'est la raison pour laquelle, depuis hier, j'ai proposé l'instauration d'un état
00:06d'urgence.
00:07Ma crainte, c'est qu'on tape trop peu et trop tard. Et plus on mobilisera des moyens puissants pour
00:17rédablir l'ordre public,
00:18plus il faudra monter, justement, dans la force de ces moyens.
00:23Ces hésitations-là, je pense, peuvent créer, non pas un appel d'air, mais en tout cas, elles peuvent envoyer
00:29des signaux de faiblesse de l'État.
00:31Je pense que l'état d'urgence, c'est aujourd'hui qu'il faut le prendre, d'autant plus qu
00:35'on a bien vu hier que les troubles se poursuivaient dans l'après-midi.
00:40Et surtout, on est avertis, on sait qu'il y aura au moins un acte 2. Et d'ailleurs, une
00:45autre date a été annoncée le 5 novembre.
00:48Donc, il faut un état d'urgence, je l'ai dit. L'état d'urgence permet de réagir très vite,
00:53donne aux préfets des moyens importants,
00:55en termes de perquisition administrative, en termes d'assignation, en termes de circulation, en termes d'interdiction de manifestation.
01:03Et je pense qu'il faut le faire dès maintenant et, dans un autre temps, faire entrer dans la loi
01:08ce que j'ai indiqué tout à l'heure,
01:11pour faire en sorte, par exemple, en matière de déchéance de nationalité, quand on a des binationaux, pays qui sont
01:18des violents,
01:18qui agressent les gendarmes ou des policiers, quand on est un binational, on doit pouvoir, autre exemple, être déchu de
01:25la nationalité française.
01:26On n'a pas le droit de créer des apatrides, mais quand on a deux nationalités, on ne crée pas
01:30d'apatrides.
01:31— Bonjour, M. Retailleau et Edgar Becket pour BFMTV. Vous l'avez dit, la coordination des Gilets jaunes annonce un
01:38acte 2 samedi prochain.
01:40Vous, qui avez été ministre de l'Intérieur, qu'est-ce que vous demandez à l'État pour faire face
01:44à d'éventuelles nouvelles violences ?
01:45Et est-ce que vous demandez, par exemple, des interdictions de rassemblement samedi prochain ?
01:50— Bien sûr. Mais vous voyez, les interdictions... Là, on n'est plus... En plus, on est sur une scène
01:58qui n'est pas seulement parisienne, qui est nationale.
02:00Souvent, ce sont les préfets qui les prennent par arrêté. Très fréquemment, elles sont contestées devant la juridiction administrative.
02:08Mais là où il y a une très grande différence, c'est que quand vous avez un État d'urgence
02:13qui est décrété, il est décrété sur une base légale que donne la loi d'avril 1955.
02:21Et du coup, il est beaucoup plus difficile à un tribunal administratif de défaire ce qu'un préfet aura fait.
02:27Vous voyez ?
02:28— Donc là encore, tout se tient. Et je pense très franchement qu'en matière de ordre public, quand on
02:35laisse les choses dériver, quand on essaie d'y aller graduellement,
02:40au bout du compte, on risque d'encourager la violence. Il vaut beaucoup mieux prendre tout de suite un certain
02:46nombre de moyens les plus puissants possibles.
02:49Bloquons tout. J'avais mobilisé à l'époque 89 000 policiers. J'ai appris hier. Je les avais d'ailleurs
02:55annoncés avant. J'avais annoncé qu'au sortie de métro, il y aurait des fouilles.
02:58J'avais demandé à la gendarmerie nationale de mettre ces blindés bien en vue. Et j'avais même d'ailleurs
03:03fait le matin même une conférence de presse devant un de ces centaures.
03:08Donc voilà. C'est un rapport de force. C'est un rapport de force. Et j'ai le sentiment qu
03:14'aujourd'hui... C'est d'ailleurs sans doute ce qui a émené le président de la République à parler d
03:19'empathie.
03:19J'ai le sentiment qu'en réalité, l'État hésite à s'emparer de la force légitime. Et à chaque
03:28fois qu'il y a hésitation, vous donnez du terrain d'avance aux délinquants.

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