- il y a 6 semaines
Bruno Retailleau, candidat LR à la présidentielle, réagit à l'adoption de la loi sur l'aide à mourir
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00:00C'est un événement parlementaire et un texte sociétal important qui vient d'être adopté à l'instant.
00:06La loi sur la fin de vie définitivement adoptée par le Parlement.
00:10Le ministre des Relations au Parlement prend la parole, Laurent Panifousse.
00:13Le Premier ministre est absent de cette séance pour cause d'un engagement à l'étranger.
00:17Vous avez entendu il y a quelques minutes, Yael Brown-Pivet, qui a résumé le vote.
00:22291 voix pour, 241 voix contre. C'était le dernier débat.
00:27Ils se sont perdus en cours de chemin depuis la première fois que le texte était passé à l'Assemblée.
00:31Il faudra qu'on re-regarde le détail. La majorité me semble tout de même assez confortable.
00:36Il y avait quelques craintes ces derniers jours, ces dernières semaines,
00:40parce qu'il y a eu une campagne assez fervente de la part des opposants au texte ces dernières semaines
00:47qui ont exprimé leurs craintes. Des craintes qui ont été prises en compte par le Premier ministre Sébastien Lecornu.
00:52Vous savez que le Premier ministre a annoncé qu'il saisirait le Conseil constitutionnel
00:55sur certains points de cette loi, notamment pour assurer, disait-il,
01:01les sujets de dignité de la personne humaine et les sujets de liberté de conscience des soignants.
01:06C'est donc la fin d'un parcours parlementaire long et sinueux,
01:10mais qui vient donc de se solder par une victoire pour les défenseurs de ce texte.
01:14Cette loi sur la fin de vie qui a été définitivement adoptée.
01:17Il y aura donc des recours au Conseil constitutionnel, ça on le sait,
01:21puisque le Premier ministre, je le disais à l'instant, l'a sollicité, ce Conseil constitutionnel,
01:26tout comme d'ailleurs le président du Sénat, Gérard Larcher.
01:29Le Sénat avait rejeté le texte en dernière lecture du côté du Sénat il y a quelques jours.
01:35291 voix pour, 241 voix contre cette loi qui est donc définitivement adoptée.
01:40Bonsoir Bruno Retailleau.
01:41Bonsoir Marc Pauvel.
01:41Merci de nous rejoindre à présent, président des Républicains, candidat à l'élection présidentielle.
01:46On va d'abord évoquer cette loi, si vous voulez bien que vous combattez,
01:50que vous avez combattu ces derniers mois.
01:51Elle a beaucoup changé, pas assez sans doute à votre goût.
01:55Est-ce que vous considérez malgré tout que cette loi,
01:57qui est souhaitée par une majorité de Français, est une loi de progrès ?
02:01Ah non, ce n'est pas une loi de fraternité, c'est plutôt une loi d'abandon.
02:05Pour plusieurs raisons.
02:07Ma crainte, vous voyez, c'est qu'on fasse peser sur les souffrants,
02:10ceux qui sont au crépuscule de leur vie,
02:14cette question qui est insupportable, inhumaine, qu'ils devront se poser.
02:18Suis-je devenu un poids pour mes proches et pour la société ?
02:22Est-ce qu'il ne faut pas en finir plus vite ?
02:24Ce qui est terrible, vous voyez, c'est qu'en France, on a un énorme déficit.
02:28Le vrai scandale, il est où aujourd'hui ?
02:30Le vrai scandale, c'est qu'il y a à peu près 500 personnes par jour qui meurent
02:34sans pouvoir bénéficier de soins palliatifs.
02:38Donc de soulagement.
02:39Et puis on fait l'objet d'un autre volet dans cette loi.
02:40Oui, mais ce que je veux dire, c'est que vous avez, on nous a présenté cette loi
02:44comme une loi de liberté.
02:46Mais regardez le système de santé, ça craque de partout.
02:49Entre une injection ou une capsule qui ne coûte rien
02:52et des soins palliatifs qui coûtent très cher,
02:55qu'est-ce qui va se passer ?
02:56On va avoir dans notre société une pression financière, économique.
03:00C'est ça qui est difficile.
03:01Est-ce que les personnes vont décider de mettre fin à leur jour,
03:05de demander qu'on les aide à mourir ?
03:07Je pense que c'est les plus vulnérables.
03:09Je pense que quand on est riche, on peut se payer une infirmière, une aide-soignante
03:12pour pouvoir pallier le manque de soins palliatifs.
03:15Et ma crainte, justement, elle est là.
03:17Et quand je dis que ça n'est pas une loi de fraternité, mais d'abandon,
03:20c'est cette crainte qui pousse finalement chacun d'entre nous
03:25au crépuscule de sa vie de se poser la question
03:27« Est-ce qu'il ne faut pas que je débarrasse le plancher
03:28parce que je suis devenu un poids financier ? »
03:31On sait bien d'ailleurs que vis-à-vis de la sécurité sociale,
03:34le coût en réalité des derniers mois,
03:36la dernière année de sa vie est le plus important.
03:40Et malheureusement, c'est une des lois, vous le savez, les plus permissives.
03:43Et quand on voit le Canada, quand on voit les Pays-Bas,
03:47quand on voit la Belgique,
03:48il y a au départ des garde-fous,
03:51mais progressivement, ils sautent les uns après les autres.
03:54Hier, c'était les majeurs.
03:56Aujourd'hui, il y a des mineurs.
03:57Hier, il fallait avoir toute sa tête, comme on dit.
04:00Maintenant, il peut y avoir des gens qui sont en difficulté de discernement,
04:05qui sont éligibles.
04:07Est-ce que ça signifie, Bruno Rotaillot,
04:09que si vous arrivez au pouvoir, vous abrogerez,
04:12vous reviendrez sur cette loi ?
04:13Alors, je vais répondre à votre question,
04:14mais il me semble que tout n'est pas terminé.
04:17Vous allez un peu vite en besogne,
04:18que vous avez dit tout à l'heure qu'il y a trois saisines.
04:21Il y a le Conseil constitutionnel, qui est saisi par Gérard Larcher,
04:23le président du Sénat, qui est à vos côtés dans ce combat,
04:25qui a été saisi aussi,
04:27de manière un peu plus surprenante,
04:29par Sébastien Lecornu, le Premier ministre.
04:31Est-ce que vous considérez, Bruno Rotaillot,
04:34que ça veut dire qu'il a des doutes, lui aussi,
04:36et que finalement, il est de votre côté ?
04:37C'est dû en même temps.
04:38Mais c'est typiquement dû en même temps.
04:41C'est-à-dire qu'il est Premier ministre.
04:43Il a des pouvoirs.
04:44Il aurait pu prolonger la navette pour essayer de trouver une forme de consensus.
04:49Il aurait pu ne pas réunir la commission mixte paritaire.
04:53Donc, il recourt pour donner, il recourt au Conseil constitutionnel,
04:56sur un point qui est très, très politique et moins juridique,
05:00pour se défausser, en réalité.
05:02Ce que je veux dire aujourd'hui,
05:04ce que je dis solennellement, ce soir sur votre antenne,
05:07puisque le Conseil constitutionnel va devoir en délibérer.
05:10Il va être saisi par le président du Sénat, vous l'avez dit,
05:13par le Premier ministre, mais aussi par les parlementaires,
05:16les sénateurs, par exemple, dont je fais partie.
05:19Je demande à ceux qui sont au Conseil constitutionnel,
05:23à certains juges, qui, par le passé,
05:26ont déposé des propositions de loi
05:28pour, justement, favoriser la démourir.
05:31Je pense, par exemple, à Jacques Mézard,
05:33je pense à Laurence Wicheski,
05:34qui a aussi participé aux travaux
05:37qui ont été le préalable de la loi de Falorni.
05:40Je leur demande de se déporter.
05:42Donc, ils ne prennent pas part à cette délibération,
05:45et qu'on laisse les autres.
05:46Exact. On ne peut pas être jugé parti.
05:48Je pense que ça, c'est une règle de l'État de droit
05:51qui est importante.
05:52Je voudrais simplement vous rappeler
05:53que lorsque François Fillon avait introduit une QPC,
05:57pour savoir si c'était très technique,
06:02si le juge était compétent
06:04pour connaître de ces difficultés-là,
06:06il y avait eu trois juges constitutionnels
06:08qui s'étaient déportés.
06:10Ils s'étaient déportés parce qu'ils l'avaient dit,
06:12ils avaient pris fait et cause,
06:14ils avaient soutenu, à l'époque, François Fillon.
06:16Moi, je pense, je demande la même chose.
06:18Donc, vous demandez que deux des membres
06:19du Conseil constitutionnel, en l'occurrence,
06:21ne prennent pas part à la délibération.
06:22En tout cas, celles et ceux
06:24qui, dans leur passé,
06:26ont pris fait et cause,
06:27sur la fin de vie,
06:29et notamment pour l'euthanasie
06:30et le suicide assisté,
06:31se déportent.
06:32Si le Conseil constitutionnel valide la loi,
06:35que ferez-vous si vous arrivez au pouvoir ?
06:36Je ferai un bilan au bout d'un an.
06:38Je ferai un bilan au bout d'un an.
06:39Et en fonction, je verrai si je ne demande pas
06:42aux Français de trancher par eux-mêmes.
06:44Par référendum ?
06:45Par référendum.
06:46Par référendum.
06:47Donc, on laisse la loi s'appliquer.
06:48Elle pourrait entrer en vigueur
06:50avant la fin, d'ailleurs, du quinquennat.
06:51Mais, je vous le dis de vous-même,
06:52la loi va s'appliquer vraisemblablement.
06:54Et au bout d'un an, on fait du bilan
06:56et éventuellement un référendum là-dessus.
06:58Absolument.
06:58Je voudrais vous entendre,
07:00Bruno Retailleau,
07:01sur la suite,
07:02les suites de l'affaire Liana.
07:04On se souvient que Gérald Darmanin,
07:05le garde des Sceaux,
07:06avait demandé
07:07à ce que toutes les plaintes
07:08déposées par des mineurs
07:09soient réexaminées
07:10avant le 14 juillet.
07:12Le bilan a été donné aujourd'hui.
07:15Il y avait 70 000 plaintes à examiner.
07:17On apprend aujourd'hui
07:18qu'un millier de dossiers prioritaires
07:19ont été identifiés.
07:20Mais surtout que 675 personnes
07:23ont été incarcérées
07:24depuis l'annonce de ce réexamen.
07:27Est-ce que vous êtes surpris par ces chiffres ?
07:29Est-ce que ça veut dire, finalement,
07:30qu'il y a eu une forme de coup de pression
07:32sur la justice ?
07:33Écoutez, je ne suis pas surpris.
07:34Je voudrais simplement vous dire
07:36que dans un journal parisien,
07:39pour ne pas le nommer,
07:40j'avais demandé à l'époque,
07:42aussitôt qu'il y ait cette mesure-là
07:44et qu'avant l'été,
07:45on puisse réexaminer
07:46l'ensemble des dossiers
07:48pour voir si était passé
07:49à travers les mailles du filet
07:50un certain nombre d'affaires
07:51qui étaient des affaires
07:52où des individus
07:53pouvaient soit récidiver
07:55ou commettre, justement.
07:56Ce qui veut dire que sans Liana,
07:57sans Rosa,
07:58cette petite fille
07:59qui avait porté plainte
07:59contre le meurtrier présumé de Liana
08:02et dont la plainte
08:03n'a pas été traitée
08:04comme il le fallait,
08:05ces 675 personnes
08:08seraient sans doute encore
08:09chez elles
08:09alors qu'elles sont
08:10ce soir en prison.
08:11Marc Fauvel,
08:12c'est ce qui est terrible.
08:13Il y a une forme
08:14de tiers-mondisation
08:15de la France,
08:16y compris de nos services publics,
08:18les services des urgences
08:19qui ne tiennent
08:19que grâce au dévouement
08:21des personnels soignants,
08:23l'école qui est mal en point,
08:25on vient de citer la justice,
08:26il y a une mesure
08:27qu'il faut prendre.
08:28Moi, je l'ai vu même
08:29au ministère de l'Intérieur.
08:30L'État est à l'âge
08:32de pierre du numérique.
08:33Il faut interconnecter
08:35les différents fichiers,
08:36police,
08:37gendarmerie,
08:37cassiopée,
08:38la justice,
08:39il y a l'intelligence artificielle.
08:40Si on faisait
08:41ce que l'on fait,
08:42par exemple,
08:43sur le fichier
08:44pour les personnes radicalisées,
08:46notamment sur les islamistes,
08:48c'est-à-dire que
08:48dès le moment
08:49où le même nom
08:51apparaît deux fois
08:52dans deux affaires différentes,
08:54on recoupe.
08:54On recoupe immédiatement,
08:55mais on recoupe technologiquement,
08:58instantanément,
08:59vous voyez.
08:59Donc, on ne perd pas
09:00même une minute,
09:01même pas un dixième de seconde
09:03et on a une alerte.
09:04Et là,
09:04on règle les problèmes.
09:06Mais est-ce qu'on peut encore dire
09:07et est-ce qu'on peut dire
09:08que c'est une affaire de moyens
09:09quand finalement,
09:10il suffit que le ministre
09:11tape du poing sur la table
09:12pour qu'on découvre
09:13que 675 personnes
09:16sont sans doute davantage
09:17à leur place en prison
09:18qu'à la maison ?
09:19Tout le monde sait
09:19qu'il y a un problème
09:20de clochardisation.
09:22Ce n'est pas moi
09:22qui l'ai employé,
09:23c'est un ancien garde des Sceaux
09:25de gauche
09:25qui avait utilisé cette formule
09:27de la justice,
09:28qu'il n'y a pas suffisamment
09:29de place de privant.
09:29Donc, il y a cet effort à produire.
09:31Mais pardon,
09:32on se défausse trop
09:33sur le manque de moyens.
09:34Il faut d'abord
09:35que la justice soit
09:36beaucoup plus ferme,
09:37qu'elle soit plus rapide.
09:38Sans doute faut-il des moyens,
09:39mais il faut aussi
09:41qu'on ait un certain nombre,
09:43comment dirais-je,
09:44de modus operandi.
09:45Un, le numérique
09:46qu'il faut développer
09:46et deux,
09:47une justice beaucoup plus ferme.
09:50Si, par exemple,
09:51pour la justice des mineurs
09:53ou pour d'autres,
09:54on puisse condamner
09:55des individus
09:56à des peines,
09:57des vraies peines de prison.
09:59Aujourd'hui,
09:59vous avez un énorme écart
10:01qui écœure les Français
10:02entre les peines encourues
10:03dans le code pénal,
10:04les peines prononcées
10:05par le tribunal
10:06et les peines exécutées.
10:08Et en plus,
10:08on a un juge
10:09d'application des peines
10:10qui vient derrière le juge
10:12pour détricoter
10:13ce que le premier juge
10:14au tribunal a donné.
10:15Vous faites quoi ?
10:16Vous enlevez le juge
10:17d'application des peines ?
10:17Je propose,
10:18je propose,
10:19ça fait plusieurs années
10:19que je le propose,
10:20d'enlever,
10:21justement,
10:21de supprimer
10:22le juge d'application
10:23des peines.
10:24Il y a un juge,
10:25il est au tribunal,
10:26lui seul connaît bien
10:27l'affaire,
10:28il a donné sa sentence,
10:30et bien,
10:30à ce moment-là,
10:31elle doit s'appliquer.
10:32On est les seuls,
10:33je crois,
10:34en Europe,
10:35et notamment sur l'Union Européenne,
10:36avec l'Italie,
10:37à avoir un juge
10:38d'application des peines.
10:39Je voudrais entendre
10:40l'ancien ministre
10:41de l'Intérieur
10:42et le candidat à l'Élysée
10:43sur la polémique
10:44qui monte ces derniers jours
10:46entre la France insoumise
10:47et Gabriel Attal
10:48au sujet des incendies.
10:49C'est Raphaël Grabli
10:50qui va nous rejoindre à présent.
10:51Des incendies
10:52et des canadaires
10:53dont dispose la France
10:54puisque Jean-Luc Mélenchon,
10:55bonsoir Raphaël,
10:56Jean-Luc Mélenchon
10:57accuse Gabriel Attal
10:58lorsqu'il était Premier ministre
10:59d'avoir annulé
11:01des commandes
11:02de canadaires
11:03et le ton monte un peu
11:04entre les deux hommes.
11:05Exactement,
11:05c'était hier,
11:06le 14 juillet,
11:07à Pimpon,
11:08en Bretagne.
11:08Jean-Luc Mélenchon
11:09qui s'attaque donc
11:11Premier ministre Gabriel Attal
11:13qui lui a répondu
11:14dans la foulée
11:14au micro de BFM TV.
11:16Écoutez.
11:19Il y a aussi monsieur Attal.
11:22Alors lui,
11:22il a encore fait mieux.
11:24Comme il ne savait pas
11:24où économiser,
11:25il a dit les canadaires,
11:26tout le monde s'en fout.
11:27En tout cas,
11:27lui s'en fout.
11:28Quid !
11:28Il a coupé.
11:30On voit que Jean-Luc Mélenchon
11:31ne sait plus quoi faire
11:32pour faire parler de lui
11:33et donc il fait du trumpisme
11:34et il raconte absolument
11:36n'importe quoi
11:37et on le voit
11:37depuis plusieurs jours.
11:39Citez-moi,
11:41le gouvernement
11:41qui depuis 20 ans
11:42a commandé
11:43des nouveaux canadaires
11:44pour la France.
11:45Il y en a eu un,
11:46c'est le gouvernement
11:47que j'ai eu l'honneur
11:48de diriger.
11:50Bon,
11:50les deux hommes
11:50ne sont pas d'accord.
11:51Qui dit vrai ?
11:52Est-ce qu'il y a eu
11:52ou non des commandes annulées ?
11:53Alors je vais vous faire
11:54une réponse de Normand.
11:55Un peu des deux en fait
11:56pour comprendre,
11:57il faut remonter dans le temps.
11:58Été,
11:59notamment l'été 2022
12:00avec les incendies
12:01en Gironde,
12:02notamment à la test de bus.
12:03Dans la foulée,
12:04Emmanuel Macron
12:05fait une promesse,
12:06acheter 16 nouveaux canadaires
12:09d'ici 2027
12:10pour remplacer
12:11les 12 vieux canadaires
12:12qu'on a depuis des années
12:14et des années
12:14et qu'on a encore aujourd'hui.
12:16Alors les négociations
12:19avec le constructeur canadien,
12:21elles débutent aussitôt,
12:22elles se poursuivent
12:23en 2023,
12:24donc avant l'arrivée
12:25de Gabriel Attal
12:26à Matignon.
12:27Mais l'ambition,
12:28elle est quand même revue
12:28à la baisse
12:29avec une commande
12:30finalement de 4 appareils
12:31pour une livraison prévue
12:32en 2028,
12:34sachant,
12:34et c'est important
12:35de le préciser,
12:35parmi ces 4 appareils,
12:37il y en a 2 qui sont financés
12:38en fonds propres
12:38par la France
12:39et il y en a 2 qui sont
12:40largement financés
12:41par l'Union Européenne.
12:42Exactement,
12:43par l'Union Européenne.
12:44En janvier 2024,
12:45Gabriel Attal arrive à Matignon.
12:46Dans la foulée,
12:47il annonce un grand plan d'économie
12:49de 10 milliards d'euros.
12:51Résultat,
12:5150 millions d'euros
12:52en moins pour la sécurité civile
12:55qui ne peut plus se payer
12:56les 2 canadaires
12:57qui sont financés
12:58par la France.
12:59En revanche,
12:59la commande des 2 canadaires
13:00financés par l'Union Européenne,
13:02c'est un peu plus facile.
13:03Elle,
13:03elle est bien confirmée
13:04en août 2024
13:06avec une date de livraison,
13:07donc je le rappelle,
13:08en 2028.
13:09Donc en 2028,
13:10on aura 14 canadaires
13:12et une dernière précision,
13:13le gouvernement,
13:14c'était le 4 juin dernier,
13:15vient d'annoncer,
13:15il y a un mois,
13:16une commande supplémentaire
13:18de 2 autres canadaires
13:19qui seront livrés
13:20en 2032
13:21voire 2033.
13:23Bruno Ottaïa,
13:23est-ce que vous croyez
13:24Gabriel Attal
13:25quand il dit
13:25« je n'ai rien annulé »
13:26mais c'est simplement
13:27que de toute façon,
13:28ce n'était en quelque sorte
13:29des commandes fantômes
13:30parce que l'usine
13:31ne pouvait pas les produire ?
13:32Il y avait un problème
13:33de production.
13:33Il y a un problème
13:34de production de canadaires
13:35puisque l'usine,
13:37qui n'est malheureusement
13:38pas une usine française,
13:39c'est là aussi le problème.
13:40Alors que nous,
13:41on a une industrie aéronautique
13:42et quand j'étais ministre
13:43de l'Intérieur,
13:44j'avais demandé
13:44à ce qu'on étudie
13:45des solutions souveraines
13:47où on pourrait fabriquer
13:48des bombardiers d'eau,
13:49justement,
13:50sur le territoire français.
13:51Qu'est-ce qu'on vous avait répondu ?
13:52Et c'est très compliqué.
13:53C'est compliqué parce que
13:53aujourd'hui,
13:54tout le monde dit
13:55qu'il faut construire
13:56des canadaires en France.
13:57Vous avez entendu
13:57Gabriel Attal et Jean-Philippe.
13:59Tant mieux,
13:59tant mieux parce que
14:00comme l'usine intérieure,
14:02j'avais aussi étudié
14:03ce dossier-là.
14:04Mais le problème
14:05des canadaires aujourd'hui,
14:06c'est un problème,
14:06c'était un problème,
14:07vous l'avez dit
14:07il y a quelques instants,
14:09budgétaire,
14:09mais c'est aussi un problème
14:10de souveraineté de la production
14:12et d'usines
14:13qui ne produisaient plus
14:14de canadaires.
14:15On le voit bien
14:16qu'il nous faut des canadaires.
14:17Je veux rebondir,
14:18il y a aussi des hélicoptères
14:20bombardiers d'eau
14:20que nous avions aussi commandés.
14:23Qu'on loue actuellement.
14:24Pardon ?
14:24Qu'on loue actuellement.
14:26Et qu'on loue.
14:26Mais ça,
14:28louer, acheter,
14:29parfois il faut se poser la question
14:31comme un chef d'entreprise.
14:32Parfois,
14:33quand ça sert simplement
14:34deux mois ou trois mois,
14:35il faut parfois mieux
14:36louer qu'acheter
14:37à la condition
14:38d'être sûr
14:39de la disponibilité
14:40de l'appareil.
14:41Simplement,
14:41on parlait du numérique là.
14:43J'ai été mise intérieure
14:45et donc en charge
14:46de la sécurité civile.
14:47J'avais demandé
14:48à ce qu'on accélère
14:49l'intelligence artificielle,
14:51notamment pour la détection
14:52des feux.
14:52Pourquoi ?
14:53Parce qu'aujourd'hui,
14:54souvent,
14:55vous avez des guetteurs,
14:56des sapeurs-pompiers
14:57avec des jumelles
14:58qui guettent
14:59un départ de feu.
15:00Demain,
15:00vous mettrez
15:01des caméras
15:02qui savent parfaitement
15:03distinguer
15:03et faire la différence
15:04entre une poussière
15:06ou entre une fumée.
15:08Et l'important
15:09pour les feux,
15:10c'est qu'on les détecte
15:11immédiatement
15:11et qu'on puisse
15:12les attaquer
15:13dans les 5 à 10
15:15premières minutes.
15:16C'est là qu'on a
15:16justement
15:17le maximum de chance
15:19et vous voyez
15:19qu'avec l'intelligence
15:20artificielle
15:21qui permettra
15:22de détecter,
15:22mais qui fera
15:23beaucoup plus
15:23parce que certains
15:24modèles de détection
15:25permettront de dire
15:26aux sapeurs-pompiers
15:27en fonction de l'hydrométrie,
15:29de la température,
15:30du vent
15:31et aussi
15:32broussailles
15:33ou telle ou telle
15:34végétation,
15:35voilà la modélisation
15:36du feu.
15:36Et ça,
15:37pour moi,
15:37c'est l'avenir.
15:39Quelques départements,
15:403 ou 4 départements
15:41se sont équipés
15:42très partiellement,
15:43mais je pense
15:43qu'il faudrait
15:44un plan d'équipement
15:45et on voit bien
15:46qu'il n'y a plus
15:47qu'il n'y a pas
15:48les départements du Sud
15:49qui sont concernés
15:49aujourd'hui,
15:50puisque regardez
15:51Fontainebleau.
15:52Effectivement,
15:52et on a vu
15:53que le combat des pompiers
15:53en ce moment
15:54à Fontainebleau,
15:54c'est d'aller éteindre
15:55chacune des petites fumeroles
15:57qui redémarrent
15:58ces dernières heures.
15:58Je voudrais qu'on parle,
15:59Bruno Rotaillot,
16:00de vos adversaires
16:01à l'élection présidentielle.
16:03Lesquels ?
16:03Il y en a beaucoup.
16:04Il y en a plusieurs.
16:05Vous avez changé
16:06d'adversaire au RN.
16:08L'hypothèse,
16:08Jordan Bardella,
16:09c'est fini.
16:10C'est Marine Le Pen
16:10qui va y aller finalement
16:12malgré sa condamnation
16:13et grâce à son pourvoir
16:14en cassation,
16:16au risque pour elle
16:16de devoir porter
16:17un bracelet électronique
16:18pendant la fin
16:19de sa campagne.
16:20Est-ce qu'elle sera
16:21plus difficile à battre
16:22que Jordan Bardella ?
16:24Écoutez,
16:25en tout cas,
16:25un,
16:26elle a été condamnée.
16:27Elle a été condamnée.
16:29La cassation,
16:30ce n'est pas
16:31l'effacement des faits.
16:32C'est de savoir
16:33si la procédure de droit,
16:34etc.,
16:35a été respectée.
16:35Même si techniquement,
16:36elle est à nouveau
16:37présumée innocente ?
16:38Pas exactement.
16:40Pas exactement
16:40en matière de droit
16:42et d'instance,
16:43justement,
16:43qui est la cassation.
16:44On ne va pas faire
16:45du droit ce soir.
16:46Ça n'intéresse pas du tout
16:47les téléspectateurs.
16:48Moi, je vais vous dire,
16:49mais jamais Marine Le Pen
16:51ne redressera la France.
16:52Marine Le Pen,
16:53elle est la continuatrice
16:55de tout ce qui a enfoncé
16:57la France.
16:57Elle se présente
16:58comme une candidate
16:59anti-système,
17:00mais elle est le système
17:01même.
17:02Marine Le Pen,
17:02c'est l'héritage
17:03d'Emmanuel Macron ?
17:04Non.
17:04Ce que je veux dire par là,
17:06qu'est-ce qui a coulé
17:06la France ?
17:07C'est l'assistanat.
17:08Et elle veut prolonger
17:10l'assistanat.
17:11La preuve,
17:11elle n'a pas voté
17:12la réforme des retraites,
17:13la réforme de l'assurance maladie
17:14et les 15 heures
17:15de contrepartie du RSA.
17:16Elle veut l'assistanat.
17:18C'est ce qui a coulé
17:19la France.
17:20Ceux qui nous regardent,
17:21je leur pose la question
17:22d'ailleurs.
17:22Qu'est-ce qu'on veut demain ?
17:24Taxer toujours plus
17:25ceux qui bossent,
17:26ceux qui travaillent
17:27et subventionner
17:28ceux qui abusent ?
17:29Non.
17:30Moi, je veux que le travail
17:30paye demain.
17:31On ne se relèvera pas
17:32sans le travail.
17:34Et je veux aussi
17:35taper l'assistanat
17:36parce que c'est la source
17:38justement
17:38de nos problèmes économiques.
17:39Donc, la France,
17:41je pense,
17:42s'enfoncerait avec elle
17:43et moi,
17:43je dénoncerais
17:44ce que j'appelle
17:45son gauchisme d'asmosphère.
17:46Vous voyez ?
17:47C'est en ça
17:48que c'est plutôt
17:48une bonne nouvelle pour vous.
17:49Jean-Denis Bardella,
17:49il avait une ligne,
17:50il a une ligne
17:51un peu plus libérale
17:51qui empiète peut-être
17:53un peu plus
17:53sur l'électorat de droite
17:55alors que Marine Le Pen,
17:56c'est ni droite
17:57ni gauche.
17:58Vous allez pouvoir
17:59pendant toute la campagne
18:00dire en quelque sorte
18:00qu'elle a un programme
18:03socialiste.
18:04Pardon,
18:04je donne peut-être
18:05vos éléments
18:05de langage de la campagne
18:06mais ça vous offre
18:07un petit espace politique supplémentaire ?
18:09Le fait que ce ne soit pas
18:10Jordan Bardella ?
18:11Je ne crois pas vraiment.
18:13Je pense en tout cas,
18:14vous parlez de Jordan Bardella
18:16ou d'elle.
18:17Ce qui caractérise
18:18le Rassemblement national,
18:19c'est d'avoir changé de pied
18:20sur quasiment tous les sujets.
18:22Regardez,
18:22là,
18:23il se dispute
18:23sur le port du voile.
18:25Faut-il interdire
18:26dans l'espace public
18:26le port du voile ?
18:28Ils sont changés d'avis
18:29comme sur le Frexit,
18:31sur l'euro,
18:31sur l'Europe,
18:32comme sur l'immigration
18:33puisque c'était
18:33l'immigration zéro.
18:35Donc,
18:35il n'y a pas vraiment de ligne.
18:36Comme ils sont,
18:37si j'ose dire,
18:38démagogues,
18:39on va dans le sens du vent.
18:41Alors,
18:41si le sens du vent
18:42vous commande
18:42d'aller comme la girouette
18:44dans une direction,
18:44ils y vont.
18:45Et puis,
18:45le lendemain,
18:46ils peuvent inverser.
18:47Et ce n'est pas bon
18:48pour la France.
18:48Je pense,
18:49justement,
18:50le en même temps
18:51d'Emmanuel Macron
18:52a fait beaucoup de mal
18:53à la France.
18:53Et je pense que,
18:54demain,
18:55si on veut remettre
18:56la France à l'endroit,
18:57c'est ce que je souhaite,
18:58il va falloir une ligne
18:59qu'on s'y tienne,
19:00de la constance,
19:01de la cohérence.
19:02Je ne sais pas
19:03si vous avez vu
19:03l'un des derniers messages
19:05du jour d'Elon Musk,
19:06le patron d'X
19:07et de Tesla,
19:08qui aujourd'hui apporte
19:09officiellement son soutien
19:10à Marine Le Pen.
19:11Elle est,
19:11dit-il,
19:12le dernier espoir
19:13de la France.
19:15Est-ce que,
19:15pour vous,
19:16c'est de l'ingérence ?
19:17Monsieur Musk
19:18peut faire ce qu'il souhaite.
19:20Simplement,
19:20ce que j'observe,
19:21je me souviens très bien
19:22que,
19:22quand M. Trump,
19:23pour la première fois,
19:24avait été élu,
19:25Mme Le Pen
19:26s'était précipitée
19:27sur la Trump Tower
19:28pour essayer
19:29d'avoir un rendez-vous.
19:29Je crois qu'elle
19:30ne l'avait pas obtenue.
19:31elle était assez proche
19:33de M. Poutine.
19:34Moi,
19:35je suis patriote,
19:35vous voyez,
19:36et je ne vais pas chercher
19:37mes consignes
19:38ici ou là.
19:39Je suis profondément français.
19:41Voilà.
19:42Et je souhaite
19:43qu'aucun étranger
19:45puisse dire,
19:46voilà,
19:46Bruno Retailleau,
19:47c'est le meilleur candidat.
19:47Mais vous considérez
19:48que ça en aide
19:49l'ingérence, ça ?
19:50Non,
19:50peu importe.
19:51Ce n'est pas
19:52une ingérence particulière.
19:53Moi,
19:53je suis pour la liberté
19:54d'expression.
19:55Je suis pour moi-même
19:57pour être libre
19:58dans mon expression
19:59et donc,
19:59je la reconnais.
20:00à chacun,
20:01qu'il soit français
20:02ou qu'il ne le soit pas.
20:03Mais ça veut bien dire
20:04que Mme Le Pen
20:06est soutenue
20:06par l'étranger,
20:07donc.
20:08Il y a un homme
20:09aujourd'hui,
20:09Bruno Retailleau,
20:10qui vous tend les bras,
20:11un homme que vous connaissez bien.
20:12C'est votre prédécesseur
20:14à la tête des Républicains.
20:15Il s'appelle Éric Ciotti.
20:15Il est aujourd'hui allié
20:16à Marine Le Pen.
20:17Voici ce qu'il a dit
20:18dimanche dernier
20:19sur BFM TV.
20:21Je dis à Bruno Retailleau
20:23qu'il va être contraint
20:24de se retirer.
20:26Je connais,
20:27je sais par avance
20:28les pressions
20:29qu'il va subir
20:30de M. Larcher,
20:31de Mme Pécresse.
20:33Et donc,
20:33avant de subir
20:34cette humiliation,
20:35il ne peut pas gagner.
20:37Il ne peut pas gagner.
20:38C'est impossible,
20:39aujourd'hui.
20:40Et donc,
20:40je l'appelle
20:41à rejoindre
20:42cette grande alliance
20:43des droites.
20:44C'est le seul moyen
20:46d'enrayer le déclin,
20:47aujourd'hui.
20:48Je lui dis en conscience.
20:50Il ne peut pas gagner,
20:51je lui dis.
20:52Rejoignez-moi.
20:53Rejoignez-moi.
20:54Rejoignez l'alliance des droites.
20:56Qu'est-ce que vous lui répondez ?
20:57Je vais lui répondre d'abord
20:58que Mme Le Pen
21:00ne se dit pas de droite.
21:02Elle se dit
21:02ni de droite
21:03ni de gauche.
21:04Un peu comme
21:05en même temps
21:05d'Emmanuel Macron.
21:07Je lui dis aussi
21:08que je viens de vous le dire
21:10et je le confirme.
21:11C'est que jamais
21:12Marine Le Pen
21:12pourra relever la France,
21:14la remettre à l'endroit.
21:15Parce qu'on ne peut pas
21:17relever un pays,
21:18redresser un pays
21:18en le ruinant.
21:20Ce sera ça,
21:21Mme Le Pen.
21:22Moi, je me présente
21:22devant les Français
21:23et je suis persuadé,
21:25absolument persuadé
21:25que le choix
21:26que je vais leur offrir,
21:27le choix que je leur offre,
21:28ce n'est pas le choix
21:29justement du chaos.
21:31Parce qu'à un second tour,
21:33Marine Le Pen,
21:34M. Mélenchon,
21:35ça pourrait risquer
21:36de se terminer dans la rue.
21:37Et là,
21:38chienlis,
21:38les Français n'en veulent pas.
21:40Je ne suis pas sûr
21:40qu'ils veulent aussi
21:41d'une troisième saison
21:43du macronisme.
21:44Ça, c'est pour l'éloir, Philippe ?
21:45À travers les deux anciens
21:47premiers ministres.
21:48Vous avez été son ministre.
21:49Ah, pas du tout.
21:49J'étais un ministre
21:50de cohabitation.
21:52Oui, mais vous avez été
21:53le ministre.
21:53Moi, j'ai choisi
21:55d'entrer le gouvernement
21:55avec Michel Barnier
21:57et sur l'Algérie,
21:59sur la Corse,
22:01sur l'immigration,
22:02c'était de notoriété publique
22:03que nous avions
22:04des oppositions
22:05avec Emmanuel Macron.
22:07Donc, j'ai été
22:07le premier ministre,
22:08évidemment,
22:09de Michel Barnier,
22:10de M. Bayrou,
22:10mais pas de M. Emmanuel Macron.
22:13Nous étions
22:13en temps de cohabitation.
22:14Quand vous avez lu
22:15la déclaration
22:17de Laurent Wauquiez,
22:18Bruno Retailleau
22:19qui a dit
22:19« Je crois qu'Édouard Philippe
22:20peut incarner l'ordre
22:21et le sérieux
22:22permettant de redresser
22:22la France »,
22:23il l'a dit dans les colonnes
22:24du Parisien.
22:25Très honnêtement,
22:26quelle a été
22:26votre première réaction ?
22:28J'ai souri.
22:29J'ai même rigolé.
22:31J'ai rigolé parce que
22:32j'avais en tête
22:33ce qu'il avait dit
22:34quelques mots auparavant
22:35qui correspondait
22:37exactement à l'inverse.
22:38Donc, quand vous avez
22:40un tête-à-queu pareil,
22:42alors, j'aurais pas dû rire
22:44parce que je pense
22:44que ça fait mal
22:45à la politique.
22:46Je pense que
22:46si tant de Françaises
22:48et tant de Français
22:48se sont détournés,
22:50c'est à cause
22:51de ce retournement
22:52justement de veste.
22:53Qu'est-ce que vous dites
22:54à ceux qui,
22:56en particulier
22:57Jordan Bardella,
22:58mais pas seulement disent
22:58à la fin,
23:00Bruno Retailleau
23:02rejoindra
23:03Édouard Philippe ?
23:03Est-ce que vous prenez
23:04l'engagement
23:04que ce ne sera jamais le cas ?
23:06L'engagement que je prends
23:07c'est de gagner.
23:07L'engagement que je prends
23:08c'est d'aller jusqu'au bout.
23:09Vous me connaissez mal,
23:10je suis un combattant.
23:12J'aime mon pays,
23:13je veux le redresser,
23:14je veux remettre
23:15la France à l'endroit
23:16et comme je viens
23:17de vous l'expliquer,
23:18je vais proposer
23:19un choix aux Français.
23:20Ce ne sera ni
23:22le choc
23:23justement
23:23des ailes radicales,
23:25Mélenchon, Le Pen
23:25et ce ne sera pas non plus
23:27la continuité
23:28du macronisme.
23:29Il faut bien comprendre
23:30une chose,
23:30c'est que l'élection
23:31de 2027,
23:33ce sera l'élection
23:34de la dernière chance
23:35ou ce sera
23:36le sursaut
23:37ou ce sera la chute.
23:39J'en suis absolument
23:40persuadé
23:41et on ne peut plus
23:42continuer comme
23:42on continue aujourd'hui.
23:44Les solutions démagogiques
23:46entraîneront la France
23:47dans le mur.
23:47C'est une évidence,
23:48vous vous rendez compte
23:49que chaque mois
23:50on emprunte quasiment
23:5130 milliards,
23:52c'est plus de deux fois
23:53on parlait de la justice,
23:54deux fois le budget
23:55de la justice.
23:56Vous croyez que
23:57soit Mme Le Pen
23:57ou M. Mélenchon
23:58seraient crédibles
23:59et je pense
24:00qu'il faut autre chose
24:01que la continuité
24:02du macronisme
24:03par procuration
24:04avec d'autres visages.
24:06Merci Bruno.
24:07C'est moi qui vous remercie.
24:08C'est le président des Républicains
24:08candidat à l'Élysée.
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