00:00Nous avons en ligne Bruno Bartosetti qui est secrétaire national chargé de la zone sud pour le syndicat de police
00:06unité
00:07qui nous a fait part de son écœurement, de sa colère.
00:10Il explique que les policiers avaient face à eux pas des émeutiers, des tueurs.
00:15Il dit on s'est fait vraiment braquer à balles réelles et on n'a pas les moyens de riposter.
00:22Gabriel Kuzel a une question pour vous Bruno Bartosetti en direct sur Europe 1.
00:26Oui alors je vais vous reposer la question, peut-être que j'ai posé à Julien, à cet auditeur tout
00:32à l'heure
00:33qui n'étant pas lui, comme vous, responsable syndical, n'était peut-être pas en mesure de nous répondre,
00:38n'avait pas le droit de nous répondre, mais qu'auriez-vous attendu du gouvernement ?
00:43Quel ordre auriez-vous entendu qui aurait permis, quelle disposition peut-être,
00:48qui aurait permis d'éviter ce désastre, ce fiasco, je ne sais pas quel mot trouver,
00:55ce drame, disons-le, pour beaucoup de commerçants qui est arrivé ce week-end ?
01:00Alors, ce n'est pas un ordre qu'on attend, ce qu'on attendait c'était de l'anticipation,
01:06c'est-à-dire qu'il fallait mettre beaucoup plus de moyens, mais pas ce week-end-là,
01:11parce qu'on a fait revenir nos collègues sur leurs jours de repos,
01:14donc on ne pouvait pas aller plus loin encore en matière d'effectifs.
01:18Nous ce qu'on attendait, les ordres peuvent être donnés,
01:20mais maintenant ils ont été donnés aussi de manière ponctuelle,
01:23ça à la limite, ça peut échapper aux ministres de l'Intérieur.
01:27Pourquoi je dis de manière ponctuelle ?
01:28Parce que les voyous se sont déplacés avec les réseaux sociaux,
01:33donc il y a eu beaucoup de mobilité,
01:35et nous, nous n'étions plus dans l'action, nous étions dans la réaction.
01:38Donc il n'y a pas un ordre particulier à donner,
01:40sinon que oui, on peut intervenir,
01:42alors je n'ai pas le profil de toutes les stratégies qui ont été mises en place,
01:46c'est-à-dire toutes les circonscriptions de France,
01:47mais bien sûr qu'il fallait intervenir beaucoup plus,
01:50mais pour cela, on n'en avait pas les moyens,
01:52même avec l'ordre donné,
01:53on n'avait pas les moyens d'être partout, au bon endroit, au bon moment.
01:56C'est ça qui était important.
01:58Quel est votre dernier mot,
02:00vous qui nous avez expliqué en direct sur Europe 1,
02:03ce sentiment d'écœurement, de colère,
02:05et le fait que vous aviez devant vous des tueurs ?
02:08Quel est votre dernier mot ce matin en direct sur Europe 1 ?
02:11Je vais le dire très très clairement,
02:13que ça nous serve de leçon une bonne fois pour toutes,
02:15et j'espère que cette fois-ci, on sera entendu nous syndicalistes
02:18quand on demande des moyens pour travailler en sécurité
02:21et sécuriser la population.
02:23C'est, on est à genoux, il faut qu'on se relève.
02:26Merci à beaucoup.
02:28On est à genoux, il faut qu'on se relève,
02:30on demande des moyens.
02:31Rappelle Bruno Bartosetti,
02:33qui était en direct sur Europe 1,
02:35secrétaire national chargé de la zone sud
02:37pour le syndicat police unitaire.