00:00Monsieur Poutou, vous dites, je n'appelle pas au calme, mais du coup ça veut dire que vous appelez à
00:03continuer, à piller, à casser, à attaquer les forces de l'ordre.
00:09C'est marrant en fait, ceux qui ne comprennent pas et tout ça. D'abord, les médias, ce serait bien
00:14que les médias, ils prennent un peu de distance par rapport à la parole du pouvoir.
00:19Qu'est-ce qui se passe vraiment ? C'est-à-dire cette colère-là...
00:21Ça veut dire quoi, prendre un peu de distance ? Où est-ce que vous voulez en venir exactement ?
00:23Ça veut dire un peu réfléchir.
00:24Ça veut dire, je ne réfléchis pas ?
00:26Je pense que non. En plus, la question, comme vous l'avez formulée, je n'ai jamais dit qu'on
00:30appelait au pillage, ou en tout cas, je ne laisse pas entendre ça.
00:32Et moi, je me pose une question très simple, Monsieur Poutou, en fait. Je me demande pourquoi vous n'êtes
00:36pas en prison ce soir.
00:37Non, mais ça ne va pas.
00:44Ça continue encore ce soir, dans une moindre mesure, évidemment, mais ça continue encore. Votre réaction ?
00:51Oui, mais c'est normal. Ça va continuer encore et encore.
00:55Après, il y aura des hauts et des bas, des révoltes, peut-être des fois un climat insurrectionnel, mais il
01:00n'y a pas qu'en France que ça se passe.
01:02On le voit en Albanie, on le voit en Espagne ou en Italie. Il y a beaucoup de mobilisation et
01:06ça peut quand même correspondre à la réponse à une crise profonde du monde capitaliste,
01:14avec des inégalités sociales, avec des injustices en permanence. Et puis, à un moment donné, la colère, elle finit par
01:21passer à un endroit.
01:22Et puis là, en France, on est en train de vivre un moment de colère. On a vécu il y
01:25a quelques années le mouvement des Gilets jaunes.
01:28Ça doit faire 7-8 ans, je ne sais pas exactement. On avait la bataille de retraite un peu après.
01:32Un peu avant, on avait le mouvement contre la loi travail. C'était sous Hollande. En fait, on a des
01:38épisodes comme ça où le ras-le-bol, la colère arrivent à avoir un débouché dans la rue.
01:44Et après, c'est là où on voit aussi, c'est ce que vous dites. Vous êtes tous surpris. Vous
01:48ne comprenez pas. Qu'est-ce qui se passe ?
01:50Il y a des méchants, il y a des voyous, il y a des pilleurs et tout ça. Mais c
01:53'est aussi certainement le résultat d'une société qui est profondément injuste,
01:56où il y a une sous-estimation du ras-le-bol, une sous-estimation de la colère, une sous-estimation
02:01même de la misère, de la souffrance sociale.
02:03Et là, ça pète. Et après, ça ne sert à rien. Non, non, mais je finis juste sur cette petite
02:07idée. Ça ne sert à rien, à mon avis, de s'indigner.
02:10Ça ne sert à rien parce qu'en fait, il y a une réalité du monde, une réalité d'un
02:15monde pourri qui nous saute là aujourd'hui à la gueule.
02:18Et c'est ce qui est en train de se passer. Ça pète. Ça pète. Alors après, évidemment, il y
02:23a des magasins cassés.
02:25Donc, ça ne veut pas dire que tout ce qui se passe, c'est bien. Il y a une mairie
02:27qui brûle à Limoges, avec toutes les difficultés que ça voudra dire
02:30pour les salariés de la mairie de Limoges par la suite et tout ça. Donc, on sait très bien qu
02:33'il y a plein de choses qui ne sont pas terribles.
02:35Mais ceci dit, il faut mesurer qu'il y a un monde qui est en train de craquer et qu
02:41'à un moment donné, il y a une envie de relever la tête, de se battre.
02:44Et moi, je suis un des manifestants. Je ne sais pas s'il y a beaucoup de manifestants, peut-être
02:46toi.
02:47Je suis en doute, même toi. En fait, c'est des super moments. C'est des moments de démocratie directe.
02:54C'est des moments enthousiasmant. On est dans la rue. On exprime notre adresse.
02:57Mais d'accord, ces images-là que je montre, vous n'en voulez pas. Vous appelez au calme.
03:00Non, je n'appelle pas du tout au calme. J'appelle à la lutte, à la mobilisation.
03:03La différence qu'il y a, c'est qu'en fait, nous, ce qu'on aimerait bien, nous, militants révolutionnaires,
03:07nous, militants anticapitalistes,
03:08et avec d'autres militants de la gauche radicale, c'est de faire en sorte que ce mouvement-là s
03:13'organise, que ce mouvement-là s'étende.
03:16Parce qu'en fait, ce n'est pas juste la jeunesse qui devrait être dans la rue.
03:18C'est toute la population, en tout cas le monde, ce qu'on appelle le monde des opprimés ou le
03:22camp des opprimés.
03:23Puisqu'en fait, vous avez entendu hier, le Premier ministre, il a dit qu'il faut choisir son camp.
03:27Mais évidemment, il y a deux camps dans la société.
03:29Oui, il y a le camp du pouvoir, il y a le camp de la brutalité des exploiteurs, des dominants,
03:33de tout ce monde de mépris.
03:35Et de l'autre côté, il y a un monde des opprimés qui subit la crise depuis des années.
03:38Il ne faut pas s'étonner quand ça pète dans la rue, et c'est normal que ça pète.
03:42Maintenant, nous, ce qu'on aimerait bien, c'est que ça s'organise, que ça devienne une véritable puissance,
03:46et qu'on arrive à renverser, oui, à la fois ce gouvernement et ce monde capitaliste d'injustice.
03:51Le message est très clair.
03:52Oui, je pense que ça peut être clair, au moins.
03:54Mais du coup, quand vous dites, non, je n'appelle pas aucun...
03:56C'est hallucinant, je vais quand même dire, mais hallucinant.
03:58Mais bien sûr que c'est hallucinant, mais comme vous, c'est hallucinant.
04:01Entendre dire que c'est normal, entendre parler d'oppresseurs contre des opprimés,
04:06j'aimerais bien savoir, M. Poutou, les commerçants dont ce soir le magasin a été pillé,
04:11les employés du nettoyage de la ville de Paris vont devoir nettoyer,
04:14vous les mettez du côté des oppresseurs, c'est ça, si je vous comprends bien ?
04:17Mais ce qui est intéressant...
04:19Ce n'est pas vous qui allez rembourser les commerçants qui ont été pillés aujourd'hui.
04:22Et hier.
04:23Bon, ce n'est pas vous non plus, mais je suppose qu'il va y avoir du bénévolat et du
04:27volontariat,
04:27vous pouvez le faire.
04:28Et vous associez le cœur, M. Corbière, je ne sais pas si M. Corbière valie tout ce que vous avez
04:31dit.
04:32Non, mais je ne sais pas...
04:32C'est d'accord si vous dites que vous non plus.
04:33C'est plutôt bien trouvé de vous dire que vous non plus, vous n'irez pas nettoyer.
04:37C'est des ouvriers mal payés.
04:38Ne vous prions pas.
04:40Pour le rendre très simple, c'est que moi, je ne dis pas que ce qui s'est passé dans
04:42le rue de Sainte-Dix, c'est normal.
04:43M. Bellamy, j'arrive, mais juste, s'il vous plaît, M. Poutou, vous dites, je n'appelle pas au calme.
04:51Mais du coup, ça veut dire que vous appelez à continuer à piller, à casser, à attaquer les forces de
04:58l'ordre.
04:59C'est marrant, en fait, ceux qui ne comprennent pas et tout ça.
05:02D'abord, les médias, ce serait bien que les médias, ils prennent un peu de distance par rapport à la
05:07parole du pouvoir.
05:08Le pouvoir, il a son job.
05:10On a vu Macron.
05:11On continue.
05:12On se fout du monde royalement.
05:14On opprime, on exploite et on appauvrit les gens depuis des années et des années.
05:18On va continuer.
05:19Et la défense de l'ordre, c'est fermer vos gueules.
05:21On va vous écraser.
05:22Ça, c'est le discours du pouvoir.
05:24Ce qui serait bien, c'est que les médias, ils prennent un peu de distance.
05:26Et qu'on réfléchisse et qu'on analyse sur qu'est-ce qui se passe vraiment.
05:29C'est-à-dire cette colère-là.
05:30Ça veut dire quoi, prendre un peu de distance ?
05:32Où est-ce que vous voulez en venir exactement ?
05:33Ça veut dire un peu réfléchir.
05:34Ça veut dire, par exemple, je ne réfléchis pas ?
05:36Je pense que non.
05:37En plus, la question, comme vous l'avez formulée, je n'ai jamais dit qu'on appelait au pillage.
05:41Ou en tout cas, je ne laisse pas entendre ça.
05:42Donc ça, vous le condamnez ?
05:44Non, non, mais non, même pas.
05:45Je ne suis même pas en position de condamner ça.
05:47Parce que ce que j'essaie d'expliquer, c'est de dire, voilà, c'est déjà de comprendre ce qui
05:50se passe.
05:51Pourquoi il y a ça aujourd'hui ?
05:53Pourquoi il y a ces images-là, en grand, là comme ça, des pavés partout, des policiers qui courent après
05:58tout le monde, qui insultent tout le monde ?
05:59Mais vous l'avez dit, parce que ça pète de partout, parce que les gens n'en peuvent plus, parce
06:02que les gens sont exacts.
06:04Ça, je l'ai entendu.
06:05Mais je vous parle de la méthode.
06:06C'est important.
06:07On peut être désespéré, on peut être en colère.
06:10Mais pour autant, faut-il tout casser ?
06:11Il faudrait que ce soit propre.
06:12C'est ça, ma question.
06:13Mais à ce moment-là, on pourrait parler du pouvoir aussi.
06:15Pourquoi le pouvoir, il se comporte de cette manière-là ?
06:18Pourquoi les flics, ils insultent les jeunes ?
06:20Pourquoi ils ont frappé ?
06:21Donc, en fait, on pourrait dire, mais pourquoi ça se passe mal dans tous les sens ?
06:25Ce qui est sûr, c'est qu'il y a un système qui est profondément injuste.
06:27Et quand ça pète, ça pète comme ça peut péter.
06:30Monsieur Bellamy, là-dessus.
06:30Mais quand vous voyez l'histoire du 19e siècle, par exemple, qui est une histoire d'insurrection, de révolution et
06:35tout ça.
06:35D'ailleurs, la République s'est construite quand même grâce à des insurrections, grâce à des révolutions.
06:39Parce que vous défendez tous la République.
06:40Mais cette République-là, elle est née grâce à des révoltes sociales.
06:43Et certainement qu'il y avait plus que des vitrines cassées à un courant du 19e siècle ou au début
06:47du 20e siècle.
06:48Jusqu'aux grèves générales de 1936 ou même jusqu'à mai 68.
06:50C'est comme ça qu'elle se construit, la République.
06:51C'est ça qu'on vit, selon vous, le début d'une révolte sociale ?
06:53On ne sait pas, on ne sait pas.
06:54Mais par contre, il faut comprendre que la colère, elle vient de loin et elle est profonde.
07:00Alors après, voilà, il y a une mairie qui brûle.
07:02Il y a des vitrines qui pètent.
07:04Pas une, pas une.
07:04Oui.
07:05Plusieurs.
07:05Plusieurs.
07:06Bon, j'étais au courant que pour celle de Limoges.
07:07Il y a des vitrines de commerçants qui pètent.
07:09Or, souvent, c'est des cibles très politiques.
07:11C'est Vuitton, c'est du commerce de luxe.
07:13Moi, je n'ai pas de souci avec ça.
07:15Non, non, non.
07:15Du tout.
07:15Souvent.
07:16Allez-y, François-Xavier Bellamy.
07:18Je sais que la gauche aime le monopole, mais le monopole de la parole, c'est quand même un peu...
07:22Oh, ben là, vous êtes bien placé.
07:23Moi, je suis invité une fois tous les...
07:24Bon, merci pour l'invitation quand même.
07:25Pas une fois tous les...
07:26On vous invite régulièrement.
07:27Sauf que vous habitez à Bordeaux, donc c'est compliqué.
07:30Mais ce n'est pas ça qui prend le plus de place quand même.
07:31François-Xavier Bellamy.
07:32Non, mais moi, je crois que ce qui est fascinant, c'est d'entendre avec une telle décontraction
07:37une gauche qui, en effet, a totalement perdu sa boussole.
07:39Parce que l'histoire de la gauche, c'est la lutte contre les injustices.
07:42Et ce qu'on est en train de vivre aujourd'hui, aujourd'hui, c'est la réalité de l'injustice
07:46que subissent les Français.
07:47Et je le répète encore une fois, les Français les plus vulnérables.
07:50Parce que les gens qui ont vu leur vitrine cassée, M. Poutou, les gens qui ont vu leur
07:53magasin dévalisé, le travail de toute leur vie détruit en quelques minutes,
07:56ces gens-là, ils ne sont pas en train de souffrir parce que la justice progresse.
08:00Ils sont en train de souffrir parce que vous incitez à la violence et au chaos.
08:04Et moi, je me pose une question très simple, M. Poutou, en fait.
08:06Je me demande pourquoi vous n'êtes pas en prison ce soir.
08:09Quand vous dites aujourd'hui, vous avez publié un message qui dit
08:12« Je choisis mon camp. Entre le camp des émeutiers et le camp du désordre
08:16et le camp des nantis affolés, je choisis mon camp. »
08:20Vous avez le mérite de la clarpé.
08:21Mais vous devriez en répondre.
08:22Vous devriez en répondre parce que les nantis affolés, en réalité,
08:25c'est ces gens de peu qui travaillent dur.
08:30et qui n'ont pas grand-chose et qui viennent de tout perdre aujourd'hui.
08:33Parce qu'aller voler des magasins de chaussures de sport,
08:35ça n'a rien à voir avec une guerre pour la justice sociale, M. Poutou.
08:37La réponse de M. Poutou, s'il vous plaît, François-Xavier Bellamy.
08:40Je termine juste parce que M. Poutou, c'est d'abord un récidiviste.
08:41Le 7 octobre 2023, il félicitait le Hamas
08:43pour le plus grand pogrom antisémite de l'histoire du XXIe siècle.
08:47Donc c'est une succession, le NPA.
08:49Vous voyez, c'est de ça que la France crève aujourd'hui.
08:50Elle crève pas seulement à cause des images qu'on voit.
08:52Elle crève à cause de tous ceux qui les ont préparés,
08:54à cause de tous ceux qui ont armé ces gens,
08:56de tous ceux qui ont préparé le chemin vers cette violence.
08:59Et tant qu'on restera dans cette espèce d'impunité
09:01où on peut appeler à la violence, au saccage, au pillage, à l'incendie,
09:04où on peut appeler à détruire des mairies
09:05sans avoir aucune conséquence à subir,
09:08oui, c'est vrai, la démocratie dans notre pays sera vraiment en danger.
09:11J'aimerais entendre la réponse de M. Poutou.
09:13C'est là où c'est toujours très difficile.
09:15On dit quelque chose et c'est vite déformé.
09:18Donc on n'appelle pas au pillage.
09:20De la même manière, là, par contre, autant j'assume le tweet dont vous parliez.
09:23Par contre, j'aimerais bien entendre ces réponses.
09:24Autant j'assume le tweet dont vous parlez sur la question de...
09:27Parce qu'en plus, hier, j'ai entendu,
09:29quand il s'appelle le Premier ministre, il a dit, il faut choisir son camp.
09:32Je dis, ouais, en tout cas, ce qui est sûr,
09:33c'est que moi, je ne suis pas du camp du pouvoir.
09:34Donc si je ne suis pas du camp du pouvoir,
09:35visiblement, il n'y en a que deux.
09:36Donc je suis du côté des manifestants et des émeutiers.
09:39Oui, effectivement.
09:39Mais ça ne veut pas dire qu'on n'a aucun problème
09:42avec la façon dont les choses se passent
09:44ou que tout ce qui se passe, c'est super bien.
09:46Justement, quand la colère...
09:47Vous avez aussi condamné les pillages.
09:48Mais oui, mais bien sûr, je ne condamne pas les pillages.
09:50Bien sûr, je ne les condamne pas parce que je n'ai pas envie de les condamner
09:52parce que le problème, il est plus compliqué que ça.
09:54Ce n'est pas A ou B dans la vie.
09:55Parce que vous pensez que ça doit passer par ça.
09:57Ce n'est pas noir ou blanc.
09:57Il y a peut-être, à un moment donné...
09:58Est-ce que c'est justifié ?
09:59Non, mais moi, ce que je dis, c'est pourquoi on ne réfléchit pas
10:01sur les causes de la colère ?
10:02Pourquoi on fait...
10:03Parce qu'en fait, et puis même, il y a des sociologues
10:05comme, je ne sais plus comment il s'appelle, Sébastien Rocher,
10:08qui expliquent...
10:09Alors, lui, c'est ce qu'il explique.
10:11C'est qu'en fait, on en est là aujourd'hui
10:13parce que le gouvernement a hyper mal géré
10:16la gestion du début du mouvement des lycéens.
10:18Il a fait n'importe quoi.
10:19Il a maltraité les lycéens.
10:20Et ça se paye aujourd'hui parce que c'est vrai que,
10:22en fait, la répression...
10:23On peut penser que la répression immédiate du mouvement des lycéens
10:26n'a fait qu'amplifier le mouvement.
10:27En fait, ils sont plantés.
10:28Ils ont pensé écraser le mouvement dans l'œuf
10:29et faire taire les jeunes.
10:31Et en fait, ça s'est embrasé.
10:33Maintenant que ça s'est embrasé,
10:35maintenant que la police a montré qu'elle pouvait être violente
10:37et qui justifie même leur propre violence,
10:39comment se plaindre qu'en face,
10:40il va y avoir aussi une réponse violente ?
10:42Est-ce que c'est juste dans son biais des mairies ?
10:44C'est juste dans son biais des mairies.
10:46Nous, ce qu'on aimerait bien...
10:47S'il vous plaît, monsieur, c'est fini.
10:49Nous, on pense que c'est pas terrible,
10:49que c'est pas bon de brûler une mairie.
10:52Donc vous comprenez ?
10:52Mais non, ce que je dis, c'est que ça arrive.
10:55Il vaut mieux comprendre pourquoi ça arrive.
10:57Et après, derrière, la question qu'on peut se poser,
10:59parce que vous avez vu qu'il y a des policiers
11:02qui sont des casseurs, qui jettent...
11:05Non, mais...
11:06Et en l'occurrence, s'il vous plaît, monsieur,
11:08le Premier ministre, s'il vous plaît,
11:10il y a même des policiers qui vont piquer
11:12dans les magasins qui sont cassés.
11:13On marque une pause.
11:14Donc on pourrait penser que des incendies
11:16derrière le pouvoir, il n'y a pas quelque chose.
11:17Monsieur Boutou, merci.
11:19Merci d'être venu.
11:20En l'occurrence, le Premier ministre
11:21a appelé à choisir son compte
11:22entre les casseurs et les forces de l'ordre.
11:25C'est un peu simpliste.
11:26Et c'est ce qu'il a dit.
11:27Je rétablis les faits.
11:27La commission d'enquête peut-être voir
11:29que peut-être les forces de l'ordre
11:30n'ont pas été bien mis en situation.
11:31C'est simpliste et c'est plus compliqué que ça.
11:33C'est simpliste et c'est con comme la Lune.
11:35Merci, mais ce sont vos mots.
11:38Philippe Boutou, on marque une pause.
11:40On accueille Sébastien Chenu.
11:42Dans un instant, à tout de suite.
11:43Super.