00:00Un débat qui montre plusieurs personnalités politiques, on en parlait notamment Bruno Rotaillot,
00:03sur une interdiction de la France Insoumise.
00:06C'est une proposition choc qui paraît irréelle.
00:10Est-ce que vous rejoignez Bruno Rotaillot sur cette piste-là d'interdiction d'un parti politique
00:14qui est en mesure de se qualifier pour le second tour de la présidentielle ?
00:17Alors une chose déjà, comment dire, dissoudre la France Insoumise,
00:22et je vais vous répondre juste après, ne dissoudra pas les idées qu'il y a derrière.
00:25Donc n'imaginons pas qu'avec une réponse magique, on pourra, comment dire,
00:31échapper, si je peux dire, au grand combat et au grand choix existentiel de la Nouvelle-France
00:34qui, que ce soit Jean-Luc Mélenchon ou sous une autre forme,
00:37de toute façon sera le visage durable de la gauche et que nous devrons dans tous les cas affronter.
00:42Ça c'est une première chose.
00:43Deuxième chose, oui je pense qu'aujourd'hui, il y a un certain nombre, comment dire,
00:47de sujets juridiques qui pourraient légitimer non seulement d'ailleurs la dissolution
00:50d'un certain nombre de groupes, y compris d'ailleurs de certains syndicats étudiants,
00:53après tout ce qui s'est passé d'extrême gauche,
00:55mais sur la France insoumise, ce qui est vrai, c'est que quand on a aujourd'hui des élus
00:59qui disent qu'ils contesteront le résultat des urnes en cas de victoire du corps national,
01:02je pense notamment à Mathilde Panot,
01:04donc ils sont clairement dans une logique insurrectionnelle, antirépublicaine,
01:07qu'on a des élus comme Bali Bagayoko qui disent légitimer,
01:10enfin que la violence peut être légitime.
01:12Je ne reviens pas sur l'affaire Raphaël Arnaud,
01:14je vous l'ai explicité à l'instant,
01:16qu'on a un Jean-Luc Mélenchon qui lui-même explique qu'il faut tout conflictualiser
01:21et qu'on a des élus qui participent à des blocages illégaux.
01:24Ce qui est vrai, c'est qu'il y a des éléments juridiques
01:26pour interroger aujourd'hui cette dissolution.
01:29Maintenant, est-ce que c'est la bonne solution pour lutter contre ces idées ?
01:32Je n'en suis pas absolument certaine.
01:34Mais ce qui est sûr, c'est qu'à un moment donné,
01:36si on continue d'avoir des élus qui portent l'écharpe tricolore
01:39et qui se comportent comme ils se comportent,
01:42ça fait partie des choses qu'ils doivent pouvoir être mises sur la table le moment venu.
01:45On a vu un élu, le maire.