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  • il y a 3 jours
La journée d'hier marquée par une forte mobilisation contre la "vie chère" avec plusieurs centaines de milliers de personnes dans les rues, a aussi été émaillée de nombreux incidents à Paris et ailleurs en France, avec notamment des commerces vandalisés et pillés.

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Transcription
00:00Loïc Besson, évidemment, c'est une séquence politique qui s'ouvre.
00:04Les condamnations de ces violences pleuvent, mais il y a des questions qui restent en suspens.
00:08Oui, il y a eu un message, somme toute, très classique du président de la République
00:11pour dire qu'aucune place pour la violence existe dans notre République.
00:16Bon, alors quand même qu'un nouveau cap de violence a été franchi.
00:19Ce qu'aucun responsable politique, en revanche, ne vous dira publiquement,
00:23c'est cette crainte face à une perméabilité de la violence dans la société
00:28parce que ces scènes, elles sont aussi à mettre en perspective
00:31avec la très forte mobilisation qu'il y a eu au vu du nombre de manifestants,
00:35au vu du nombre aussi de villes touchées.
00:37Et à ce niveau-là, la question qui vient, c'est est-ce que l'origine des violences
00:40se cantonne uniquement aux casseurs ?
00:42Regardez ce que dit le Premier ministre.
00:44Les groupes d'ultra-gauche ont organisé la violence dans plusieurs villes de France.
00:48Des délinquants s'y sont ensuite mêlés pour piller et détruire.
00:52Est-ce qu'il n'y a pas aussi, il faut se le demander, une part non négligeable
00:56de la population qui s'en accommode désormais,
00:59voire qui pourrait avoir tendance à la préférer au processus démocratique
01:03parce qu'on est quand même à six mois d'une présidentielle.
01:05C'est rare de voir une manifestation dans ce contexte-là,
01:10une manifestation contre le pouvoir, alors que même, on le sait, c'est une certitude,
01:13le pouvoir va s'en aller pour le coup, Emmanuel Macron ne peut pas se représenter.
01:17Donc il y a franchement quelque chose d'irrationnel,
01:19mais qu'il faut entendre.
01:20Une partie des manifestants préfère passer par d'autres voies
01:25que celles du système institutionnel et de la démocratie,
01:28pour dire les choses clairement.
01:29Il y a une partie des Français qui n'est clairement pas à la table de la présidentielle
01:32et ça, il faut le noter pour comprendre et peut-être pour le corriger aussi.
01:35D'ailleurs, c'est ce que dit Raphaël Glucksmann,
01:37ces spirales de la violence finira par tous nous engloutir.
01:39Est-ce que ce qui s'est passé va avoir lieu avec un impact politique ?
01:41Dans tous les cas, c'est un événement de campagne qui dira où on en est.
01:45Il y a le choc des images, ça pour le coup, ça atteint tout le monde,
01:47les jeunes sur les réseaux sociaux, mais aussi les plus âgés.
01:51À qui s'est imputée cette violence ?
01:52C'est ça la réponse qu'il va falloir scruter dans les prochains jours.
01:55Le maire de Paris, socialiste, disait hier soir,
01:58il y aura un temps pour s'interroger sur les responsabilités politiques.
02:02Clairement, c'est Jean-Luc Mélenchon qui est dans le viseur.
02:05D'ailleurs, il a réagi lui-même.
02:06Ceux qui partagent notre combat n'ont rien à faire dans le pillage, le saccage.
02:09Nous devons refuser de participer à des actions politiques
02:13et contraires à nos méthodes.
02:14Le simple fait que Jean-Luc Mélenchon se sente obligé de préciser
02:16qu'il ne faut pas prendre part aux violences, ni les tolérer,
02:18c'est bien qu'il sent qu'il y a quelque chose,
02:21après avoir dit le matin même, finalement, que ces violences,
02:24elles n'étaient que fictives.
02:25Ça fait aussi beaucoup réagir au gouvernement.
02:28Une source gouvernementale qui m'écrit ce matin,
02:31en nous regardant et en prenant conscience aussi des conséquences
02:33que ça peut avoir dans le débat public,
02:35me dit que LFI n'est pas un parti comme les autres.
02:39Depuis des années, nous alertons sur la culture de la conflictualité
02:42et ses alliances avec des mouvements radicaux,
02:44il va être temps de prendre ce débat au sérieux,
02:47aussi agacé au gouvernement par les débats qu'il peut y avoir
02:49sur le dispositif de sécurité pour la journée d'hier.
02:52Il ne s'agit plus seulement d'une question de maintien de l'ordre,
02:55me dit-on, mais notre rapport collectif à la violence politique.
02:58Sébastien Lecornu aussi, qui s'est rendu aux côtés des forces de l'ordre cette nuit,
03:01qui disait qu'il fallait choisir entre les casseurs et les forces de l'ordre
03:04et qui visait clairement Jean-Luc Mélenchon.

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