00:00Loïc Besson, on a entendu le message du Premier ministre adressé à LFI.
00:04Entre les casseurs et les forces de l'ordre, il faut choisir.
00:07On sent qu'il y a une autre séquence politique qui s'ouvre.
00:10Les réactions politiques sont nombreuses.
00:12Et derrière les condamnations, il y a des questions en suspens.
00:14Oui, bien qu'il y ait eu un message somme toute très classique du Président de la République.
00:18Aucune place pour la violence dans notre République.
00:20Alors qu'un nouveau cap a été franchi encore dans la violence.
00:23Ce qu'aucun responsable politique ne vous dira publiquement,
00:27c'est cette crainte finalement d'une forme de perméabilité désormais
00:30d'une partie de la population avec cette violence.
00:33Parce que ces scènes, elles sont aussi à mettre en perspective
00:35avec le nombre de manifestants et de villes concernées où il y a eu de la casse.
00:39Et à ce niveau-là, la question qui vient, c'est est-ce que l'origine des violences
00:43se cantonne uniquement aux casseurs ?
00:45Pointé d'ailleurs par le Premier ministre.
00:47Regardez ce qu'il dit.
00:48Les groupes d'ultra-gauche ont organisé la violence dans plusieurs villes de France.
00:51Des délinquants s'y sont mêlés aussi pour piller et détruire.
00:54La question finalement sous-jacente, c'est est-ce qu'il n'y a pas une part aussi non négligeable
00:59des manifestants qui s'en accommodent de cette violence ?
01:02Voir peut-être qu'ils la privilégieraient au processus démocratique.
01:06On rappelle qu'on est à six mois de la présidentielle.
01:09Et c'est étonnant de voir tant de monde dans la rue.
01:11On ne manifeste pas avant d'aller voter en général.
01:13On participe plutôt à une campagne, à un débat pour essayer justement de préparer l'avenir.
01:18Donc il y a quelque chose de pas très rationnel, mais qu'il faut noter et qu'il faut prendre
01:21en compte.
01:22D'ailleurs, c'est aussi finalement ce qu'a voulu dire Raphaël Glucksmann dans sa réaction hier soir.
01:26Cette spirale de la violence finira par tous nous engloutir.
01:29Ce qu'il faut pour notre pays, c'est un grand sursaut républicain.
01:32Qu'est-ce que tout ça nous dit ?
01:33Qu'une partie du pays n'est clairement pas à la table de la présidentielle.
01:36Les jeunes en particulier, parce qu'ils ne sont pas touchés par les discours politiques.
01:41Ils n'en parviennent pas sur le fond.
01:43Qu'ils sont plus touchés par l'émotion.
01:45La faute aux réseaux sociaux, à son algorithme.
01:47Il est certain que tous les lycéens ont vu les images de policiers parfois violents avec eux, les malmenés.
01:53En revanche, voir des discours et des propositions de fond, c'est plus compliqué.
01:57La faute aussi aux politiques, qu'ils ne leur parlent pas forcément.
02:00Et puis, les sondages qui donnent Marine Le Pen gagnant dans tous les cas de figure,
02:03ça laisse un goût amer pour une partie de la gauche qui a l'impression que ça ne passera pas
02:06par le système habituel démocratique.
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