00:00Ce serait vraiment le minimum, ce serait le minimum.
00:03Laurent Nunez est pour moi à la sécurité, ce que Bruno Le Maire était à l'économie.
00:07Il va condamner avec fermeté, il va se prendre sur place, mais ça c'est plus ce qu'on demande.
00:13C'est vraiment une allégorie de ce sentiment de grande dépossession qu'on connaît tous.
00:20On voit bien que c'est une bataille de communication qui est menée seulement,
00:25alors que là, on n'est quand même pas loin d'une guerre civile.
00:32Et que donc, s'il n'y a pas une réponse réelle, physique, concrète face à la rue, tout va
00:40s'effondrer.
00:40Donc évidemment, il a failli totalement dans sa mission.
00:43L'État, en général, s'il n'est plus capable d'accomplir sa mission élémentaire,
00:48qui est de garantir la sécurité de nos concitoyens, il doit le dire, il doit l'admettre, en tirer les
00:52conséquences
00:53et dire aux citoyens, écoutez, on ne peut pas, donc vous, prenez vos dispositions, débrouillez-vous.
00:58Avec une métaphore que vous employez pour cela, vous dites qu'il faut décongeler la police.
01:02Est-ce que vous pouvez préciser votre pensée ?
01:06C'est-à-dire que notre police, là, elle a une réponse qui est adaptée à la France des années
01:0960.
01:10Quand rien ne se passait, elle n'est plus du tout faite pour lutter contre cette ultra-violence nouvelle.
01:17Et c'est valable surtout pour la justice.
01:19Les policiers sont sur le terrain, ils prennent des coups, ils font leur boulot.
01:22Et derrière, j'ai un seul exemple, les violences aggravées sur des personnes dépositaires de l'autorité publique.
01:28C'est 7 ans de prison.
01:30Allez aux audiences, allez assister à ce qui va se passer et vous verrez que personne ne prendra ce tarif,
01:35qu'on aura du sursis, de la peine aménagée, de l'intérêt général, et cela dans 2 ans peut-être,
01:40dans 2 ou 3 ans.
01:42Donc si on veut briser cet élan de casse et d'émeute, il faut que le code pénal, que la
01:48loi soit appliquée.
01:49On ne demande pas la lune, c'est quelque chose de simple.
01:52Mais on nous a habitués à reculer, l'État s'est habitué à plier le genou et à espérer que
02:00la situation ne s'aggrave pas.
02:01Mais elle va évidemment s'aggraver et ce sera de pire en pire.
02:04Sous-titrage Société Radio-Canada