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  • il y a 1 semaine
Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, a reconnu ce lundi 19 octobre, "une perte de contrôle" des forces de l'ordre dans "certaines grandes villes" ce samedi lors de la journée de mobilisation contre la vie chère, émaillée de violences et de pillages.

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Transcription
00:00Je suis ministre de l'Intérieur, je suis responsable de tout ce qui se passe, bien évidemment, sur le terrain.
00:04Vous avez vu ce qui s'est passé samedi, on a eu plusieurs centaines, d'ailleurs le bilan est en
00:09cours en fait,
00:10de nombre de commerces pillés, avec l'accueil des casseurs, nombreux.
00:15On a eu des prévisions sur cette manifestation de participation, sur ces manifestations,
00:22parce qu'il y en a eu sur tout le territoire national, de participation qui...
00:26On a terminé à 550 000, alors qu'on avait des prévisions qui n'étaient pas de 100 000, comme
00:30je l'ai entendu tout à l'heure,
00:31mais c'était un peu plus de 200 000, donc il y avait deux fois et demi plus de personnes,
00:34et ça s'est passé un peu partout sur le territoire national, vous savez, on avait au-delà de 30
00:38000 personnes dans Montpellier,
00:38Et donc, on va en parler en une, mais cette émission que vous remettez, ça veut dire que vous reconnaissez
00:43avoir failli ?
00:43Ça veut dire que non, ça veut dire que le dispositif que nous avons mis en place s'est trouvé
00:48dans certains endroits en asymétrie
00:49par rapport au volume de participants et de manifestants pour les cortèges normaux,
00:52mais aussi de casseurs, de pilleurs et de militants d'ultra-gauche qui ont fait dégénérer évidemment les cortèges.
00:58Laurent Munez, asymétrie, pardon, mais ça c'est des termes un peu savants pour dire qu'il y a eu
01:02des défaillances, vous le reconnaissez ?
01:03La défaillance, elle résulte dans le fait que ça a été en partie un manque d'anticipation sur les forces
01:08disponibles,
01:09sachant, et je tiens quand même à corriger un certain nombre de choses,
01:11on a déployé l'ensemble des forces mobiles qui étaient disponibles sur le territoire,
01:16et beaucoup, beaucoup de policiers de gendarme se sont engagés sur ce mouvement.
01:19Est-ce que c'est ce matin une défaillance personnelle ? Est-ce que c'est ce qui vous a
01:22conduit à remettre votre démission au Président de la République ?
01:23Je remets ma démission parce que je suis responsable de tout ce qui se passe.
01:26Voilà, j'ai remis ma démission au Président de la République pour ces raisons,
01:28moi j'ai été haut fonctionnaire, j'ai un sens de l'intérêt général,
01:31et vu les dégâts qu'il y a eu, il était normal que je remette ma démission.
01:34Maintenant, le sujet qui se pose, effectivement, c'est que ça ne se reproduise pas,
01:39c'est ce que le Président de la République a dit hier,
01:41c'est qu'il faut être évidemment meilleur dans l'anticipation de la mobilisation telle qu'elle se produit,
01:47et puis évidemment, face aux hordes de casseurs, de pilleurs,
01:51qu'il y a eu de la mobilisation importante de militants d'ultra-gauche aussi,
01:54partout dans de nombreuses villes qui ont sans doute été incitées par les discours
01:58qui ont pu être nus dans les jours précédents,
02:00impliquent sans doute que nous...
02:02Sous-titrage Société Radio-Canada

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