Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 jours
Un samedi de mobilisation pour réunir différentes "colères": anciens gilets jaunes, lycéens, étudiants, militants du climat et même agriculteurs s'étaient donnés rendez-vous pour une journée protéiforme contre la "vie chère" avec des blocages et manifestations.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Monsieur le Premier ministre, c'est le principal.
00:02Salut, Monsieur le Premier ministre, merci à vous.
00:05Ça va ? Bravo.
00:07Monsieur le Premier ministre.
00:09Commandant.
00:12Vous êtes d'où le GM, là ?
00:13Oui, le GM, 19.5 de Roi.
00:15Ah, très bien, parfait.
00:17Ça va ?
00:18Ça va, mon capitaine ?
00:20Très bien, merci.
00:22Bonsoir.
00:23Monsieur le Premier ministre.
00:24Bonsoir.
00:25Bonsoir.
00:27Elle est où, le BP ?
00:28Elle est là.
00:28Oui, je suis là.
00:28Monsieur le Premier ministre, ça évolue comment, alors ?
00:32Alors, d'abord, je voulais juste signaler et vous souligner, Monsieur le Premier ministre,
00:36l'investissement et l'engagement de l'ensemble des personnels qui est exceptionnel,
00:39puisque depuis 4 semaines, ils sont sur le terrain, ils prennent des pavés.
00:43Le commissaire s'en est pris mardi, il s'en est repris aujourd'hui.
00:47Et là, il vient de me confier que grâce à son casque, il avait échappé belle.
00:50Et donc, on peut vraiment être fiers d'eux et on ne peut que les soutenir.
00:55Merci, Monsieur le Préfet.
00:56La journée est montée crescendo, Monsieur le Premier ministre.
00:59Au début de journée, c'était des petits groupes qu'il fallait réorienter pour essayer
01:03que les gens puissent se manifester de manière libre et pacifique.
01:06Et au fur et à mesure de la journée, on a été confrontés à des groupes de plus en plus
01:10hostiles,
01:11très organisés sur l'ensemble de la capitale, puisqu'on a fait des aides de partout sur des moments
01:17extrêmement durs, Place de la République.
01:19Et ensuite, ici, autour de Châtelet-Léal, on a pu interpeller, il y a encore une heure,
01:22une vingtaine de personnes qui avaient pillé un hôtel, pillé un restaurant,
01:25qui sont en garde à vue actuellement, qu'on vit dans les sites.
01:28Je réitère ce que la police a dit.
01:31Les gars ont tenu, on peut être extrêmement fiers d'eux.
01:32On a des blessés, on a un fonctionnaire qui a le bras cassé, qui est à l'hôpital.
01:37Le matériel a aussi souffert, mais on a quand même tenu le terrain.
01:41Et je crois que c'est l'ensemble des fonctionnaires de la fauteure de police
01:42et nos camarades des UFM qui ont permis que ce ne soit pas trop, trop, trop, trop grave.
01:48Mais c'était très, très dense, encore plus dense que mardi dernier.
01:51C'est clair.
01:52Je pense que je voulais marquer le coup avec les mises à l'intérieur.
01:54Parce qu'au moment où certains introduisent un mauvais procès
01:57sur ce que font les policiers et les gendarmes,
01:59je pense que c'est le moment où il faut choisir son camp.
02:01Donc c'est aussi ce qu'on est venu dire.
02:04Mes gars ont été extrêmement professionnels jusqu'au bout.
02:07Ça a été tenu.
02:09Et on a des bons résultats judiciaires.
02:10Donc on est aussi contents du travail accompli,
02:13même si la journée a été extrêmement longue et éprouvante.
02:16Les gardes de saut donnaient en plus des instructions pour les parcours,
02:21pour avoir une réponse pénale qui se trouve au corps,
02:23notamment la mise en détention provisoire des salisateurs
02:26qui se sont proposés ici aux gendarmes, on l'espère.
02:28On a quelques beaux clients qui ont pillé des magasins
02:31et on a tout le matériel sur eux.
02:32Donc on est sûr que ceux-là, ils sont raccrochés pour l'hiver
02:34à l'administration judiciaire.
02:36Que la justice pourra les habiller très, très fort.
02:38Tout à fait, je suis sûr.
02:39C'est indiscressable.
02:41On a un gros boulot avec les commerçants.
02:44Oui, tout à fait.
02:45Parce que là, il y a un peu de casse.
02:47Mais on a aussi beaucoup de gens qui nous ont remerciés d'être là.
02:50On a eu des gens hostiles,
02:51mais on a eu énormément de gens qui nous ont applaudis,
02:53énormément qui nous ont remerciés d'être là,
02:54d'avoir aidés dans les hôtels, dans les bars, dans les boutiques.
02:59Il faut toujours faire confiance à la majorité silencieuse, vous savez.
03:02Parce que certains gueulent fort en racontant n'importe quoi
03:04qu'il faut se laisser impressionner par ça.
03:07Ça fait quand même chaud au cœur
03:09et ça nous rassure sur notre engagement.
03:10De toute façon, on voit bien qu'on a affaire quand même à une ultra-gauche
03:14qui a clairement envie de s'en prendre à la république.
03:16En tout cas, on a des gens très, très organisés.
03:18Très déterminés.
03:19Très déterminés.
03:20Il faut qu'on le soit autant.
03:21Et quelques étrangers aussi, M. Prémis.
03:23Il y avait des Italiens, il y avait des Suisses qu'on a.
03:25C'est la grande convergence de tous les violents des ultra-gauches en Europe.
03:31Voilà.
03:31Donc c'est en tout cas l'engagement le plus dur qu'on ait fait depuis longtemps.
03:35Mardi, c'était déjà très dur.
03:36Et là, aujourd'hui, c'était encore plus dur.
03:38Donc voilà.
03:39Mais on tient.
03:40Il n'y a pas d'inquiétude là-dessus.
03:41Je ne suis pas inquiet.
03:43Je suis venu aussi vous dire que nous vous soutenons.
03:45Merci, M. Prémis.
03:46Bon, on vous laisse bosser.
03:47Merci.
03:47On va finir le travail pour ce soir.
03:49Ouais, on peut y avoir un repos bien mérité.
03:53On va essayer.
03:54Merci à vous.
03:54Bon, oui, ça.
03:55Merci infiniment.
03:56Merci.
03:56Ouais, merci.
03:57Commandant, merci beaucoup.
03:59Merci bien.
04:00Monsieur le commissaire.
04:00Merci beaucoup.
04:01Chef.
04:02Merci.
04:05Merci major.
04:06Ouais.
04:07Merci les gars.
04:08Merci lieutenant.
04:10Merci aux gendarmes.
04:11Merci infiniment.
04:11Ouais.
04:12Merci beaucoup.
04:13C'est bon.
04:14Merci beaucoup.
04:15Merci.
04:18Merci beaucoup.
04:19Merci beaucoup.
04:21Bonsoir à tous.
04:22Bonsoir.
04:23Bonsoir, commande.
04:25Bonsoir.
04:26Bonsoir.
04:26Bonsoir.
04:27Merci.
04:27Ça va ?
04:33Je vais juste faire quelques mots là à la presse.
04:38Donc, rapide, parce que je ne peux pas tenir les efforts de l'ordre qui sont ici depuis maintenant de
04:45nombreuses heures.
04:46Bonsoir, c'est important avec le ministre de l'Intérieur et le préfet de l'Intérieur et le préfet de
04:48police de Paris de se tenir aux côtés des forces de l'ordre parce qu'il faut bien que nos
04:52concitoyens comprennent que le degré de violence inacceptable auquel ils ont été confrontés aujourd'hui a été vraiment épouvantable.
04:59Et que c'est un miracle que le bilan ne soit pas beaucoup plus lourd ce soir.
05:02Je pèse mes mots en le disant.
05:05Toute la journée, ils ont dû faire face à une ultra-gauche particulièrement violente avec une nébuleuse très organisée qui
05:11méthodiquement ont voulu s'en prendre aux biens, aux personnes, mais aussi aux institutions de la République.
05:17On l'a vu avec ces images absolument épouvantables de la mairie de Limoges.
05:21On a vu ce qui s'était passé à Marseille, ce qui s'est passé à la préfecture de Bordeaux.
05:25Clairement, les centres de pouvoir à Paris ont été visés, Élysée, Matignon, Assemblée Nationale.
05:31Donc, clairement, c'est une manœuvre politique qui accepte la violence et pour lequel, je l'ai dit tout à
05:38l'heure et je le redis, nous ne laisserons pas intimider.
05:41Deuxième mouvement, hélas, la délinquance, les pilleurs, les casseurs.
05:45Le bilan va être lourd partout dans le pays, je veux le dire assez solennellement.
05:51Et j'ai déjà donné des instructions aux différents ministres pour qu'on puisse se tenir aux côtés de celles
05:56et ceux qui ont perdu leur outil économique,
05:59qui ont vu des commerces qui sont particulièrement saccagés ou en tout cas dont les stocks ont été pillés.
06:04C'est vrai à Paris, c'est vrai dans la plupart évidemment des villes de province.
06:09Dire aussi que la justice passera.
06:11Alors, tout à l'heure, le ministre de l'Intérieur a communiqué sur un premier bilan, plus de 400 interpellations.
06:16Les chiffres remontent progressivement pour la synthèse.
06:19Au moment où je vous parle, c'est 1200 interpellations qui ont été faites avec évidemment des instructions qui ont
06:25été données par le garde des Sceaux aux différents parquets.
06:27Il réunira demain d'ailleurs les procureurs généraux et avec des consignes de politique pénale générale qui vont être données,
06:34notamment en matière de détention provisoire parce qu'on est sur des profils particulièrement violents et dangereux.
06:41J'indique aussi que désormais, on ne peut plus continuer comme ça.
06:44On ne peut pas avoir une minorité qui casse et toujours les mêmes qui paient.
06:49Parce qu'au fond, c'est quand même ce qui est en train de se passer.
06:50C'est les assurances, les assurances et les polices d'assurance des Françaises et des Français,
06:54celles et ceux qui sont propriétaires de leur promesse, pour accessoirement les contribuables.
06:57On ne peut pas avoir de grands débats sur la question des finances publiques, des déficits,
07:02un budget difficile à faire passer pour justement défendre la souveraineté du pays.
07:07Et en même temps, voir une violence s'installer, non suffisamment condamnée d'ailleurs par certains,
07:13et sur lequel on voit bien qu'on ne va pas taper là où il faut, c'est-à-dire
07:15au portefeuille.
07:16Et donc c'est pour ça que le texte que nous défendons, qu'on appelle médiatiquement « Casseur-payeur »,
07:22qui est un texte qui permet justement d'aller recouvrer un certain nombre de sommes
07:26chez celles et ceux qui ont cassé, y compris d'ailleurs en allant toucher
07:30à un certain nombre d'allocations sociales s'il le faut,
07:32est un texte que je souhaite vraiment désormais mener à son terme très rapidement au Parlement
07:38et donc qui sera inscrit au Sénat à la fin du mois d'octobre.
07:40Mais on le voit bien, désormais, il faut pivoter d'une réponse non seulement pénale, mais aussi civile.
07:44On ne peut pas demander aux forces de l'ordre de s'engager aussi courageusement
07:48et de ne pas être beaucoup plus durs avec celles et ceux qui ont décidé de faire de cette violence.
07:53Après derrière, il y a un combat politique évidemment à mener, je le dis là aussi,
07:57on voit bien le débat tel qu'il s'est installé depuis maintenant trois semaines,
08:01en inversant les choses, en donnant l'impression au fond que c'est la police qui serait source de désordre,
08:07que c'est la police qui serait source de violence,
08:09avec d'ailleurs une part de notre jeunesse qui a fini par y croire,
08:11parce qu'à répéter un mensonge toute la journée, malheureusement ça finit parfois par prospérer.
08:16Sauf que ce soir, c'est malheureusement un premier bilan qui va malheureusement à mon avis augmenter demain,
08:22mais c'est 150 policiers et gendarmes qui ont été blessés encore aujourd'hui.
08:25Donc moi je le dis aussi avec beaucoup de solennité,
08:28c'est désormais le moment aussi de choisir son camp.
08:30Soit on est dans le camp de la République, et donc des forces de l'ordre,
08:34et celles et ceux qui protègent les biens et les personnes et qui appliquent les lois,
08:38soit on est du côté des casseurs, soit on est du côté de celles et ceux
08:41qui ont un projet violent pour la République et contre la République.
08:43Mais maintenant, l'ambiguïté, les changements de position,
08:47attiser la violence le lundi pour mieux la condamner le vendredi,
08:50tout en disant au milieu de la semaine que ce sont les policiers
08:53ou le préfet de police de Paris qui aura organisé lui-même le chaos,
08:56je pense que là on est désormais sur un point de non-retour.
08:58Donc moi je le dis avec beaucoup de gravité,
09:00les Françaises et les Français peuvent compter sur l'engagement des policiers,
09:02des gendarmes, du gouvernement aussi.
09:04Il se trouve que je n'ai jamais fait de maintien de l'ordre comme gendarme,
09:07mais j'ai porté l'uniforme comme officier de réserve dans la gendarmerie,
09:10donc je vois bien aussi ce qu'ils vivent.
09:11Et donc moi je voulais aussi redire ces choses avec beaucoup de simplicité.
09:16Dans les heures qui vont venir, les ministres vont aussi se déployer
09:19avec les assurances, avec les maires,
09:21parce que celles et ceux qui ont perdu leur commerce,
09:22il faut qu'on arrive à trouver des réponses très très très rapides
09:25et je veux leur dire qu'on ne va pas les abandonner.
09:26Monsieur le ministre, est-ce que vous pensez que le dispositif de sécurité
09:29était suffisamment adapté ?
09:30Est-ce que vous aviez suffisamment anticipé ?
09:32Je pense évidemment à Paris, on a vu des scènes de violence,
09:35vous l'avez dit, qui sont inacceptables,
09:37des pillages, à Marseille également,
09:38où la mairie a été vandalisée.
09:40Est-ce qu'il y a un moment où vous n'aviez pas suffisamment anticipé
09:44l'ampleur de cette journée de mobilisation ?
09:47On n'a rien à cacher déjà.
09:49Quand on explique comment fonctionne le maintien de l'ordre,
09:51et aussi comment celles et ceux qui ont fait preuve de violence
09:55se sont comportés et organisés,
09:58on comprend très vite ce qui s'est passé.
10:00Et donc, le ministre de l'Intérieur reviendra,
10:03je pense qu'il sera amené d'ailleurs à se rendre à Marseille
10:05dans les heures ou jours qui viennent,
10:07évidemment en fonction de l'évolution de la situation.
10:09Mais moi je veux le dire, transparence totale.
10:12La deuxième des choses, il faut bien comprendre que cette journée
10:14en matière de mode opératoire ne ressemble pas aux précédentes.
10:17et quel que soit le travail remarquable des services de renseignement,
10:21il y avait une volonté très organisée et très méthodique
10:26de frapper fort et de faire usage de cette violence.
10:30Ça arrive très rarement la violence dès le matin.
10:32On a l'habitude de voir des cortèges
10:34et malheureusement des individus violents
10:36qui s'insèrent dans ces cortèges ou dans les fins de cortège.
10:39Regardez ce qui s'est passé à Marseille dès la matinée.
10:42Et c'est pour ça que je sonne un tout petit peu aussi l'alarme.
10:44L'alerte, c'est que si c'était qu'un problème de nombre
10:46ou d'escadrons de gendarmes mobiles ou de compagnies de CRS,
10:50quelque part, ça serait simple.
10:52Le problème est différent.
10:53On a désormais des gens qui sont plus déterminés que j'aimerais.
10:56Je vois sur certains réseaux sociaux ou dans les médias,
10:58on veut essayer de faire croire que c'est un nouveau mouvement des gilets jaunes.
11:01Non, non.
11:02Là, c'est l'ultra-gauche avec un mode opératoire
11:06qui vise à faire des dégâts et à installer la violence.
11:09Et je vais le dire encore plus clairement,
11:10à organiser un tour de chauffe entre maintenant et l'élection présidentielle.
11:14Parce que derrière, il y a un projet politique.
11:15Il ne faut pas se raconter de l'histoire.
11:16Après, pour les moyens, on n'a rien à cacher.
11:19Après, on ne va pas non plus raconter n'importe quoi aux Françaises et aux Français.
11:21Plus ces jours et plus ces journées et ces nuits s'enchaînent,
11:25plus c'est dur aussi de tenir pour les policiers et les gendarmes
11:27qui aussi ont le droit au repos,
11:28qui ont aussi le droit pour justement qu'il n'y ait pas d'incident,
11:31que le matériau d'ordre puisse se faire avec beaucoup de professionnalisme.
11:35Ça veut dire aussi qu'il faut qu'il y ait des temps de repos physiologiques.
11:37Enfin, on ne fera pas non plus n'importe quoi.
11:39Mais une fois plus, rien à cacher.
11:41Est-ce que vous ne craignez pas qu'il y a une violence dans les échanges
11:43que vous avez eues avec M. Mélenchon aujourd'hui ?
11:45Il vous a traité de commis, il a parlé de crise de régime
11:49et vous avez répliqué très rapidement sur X.
11:51Est-ce que vous ne craignez pas que cette violence,
11:53finalement sur les réseaux sociaux,
11:54alimente aussi une sorte de violence politique encore plus dans le débat ?
11:58Je ne pense pas que ce soit mes tweets qui soient source de violence.
12:00Enfin, après, le problème aussi, c'est qu'on s'habitue à tout
12:03et une forme de routine et de banalisation se fait,
12:05je l'ai dit à l'Assemblée nationale,
12:06qu'un député comme Raphaël Arnaud,
12:09qui a fondé un mouvement qui s'appelle la Jeune Garde,
12:11qui a été dissous,
12:12dont les assistants parlementaires sont en détention provisoire
12:15et mis en examen pour meurtre.
12:17Que ce député soit encore mort du groupe de la France Insoumise,
12:20ça pose quand même question.
12:22Et pardon, ça pose aussi la question
12:23de pourquoi on ne pose pas plus cette question.
12:26La réalité, c'est qu'il y a une nébuleuse d'extrême-gauche
12:29dans laquelle la France Insoumise occupe une place importante
12:31et dans laquelle il y a des gens,
12:33il y a des groupuscules
12:34qui clairement sont sur un agenda de violence.
12:37Moi, je suis dans la clarté.
12:39Je viens de le dire, il faut choisir son corps maintenant.

Recommandations

  1. BFM
    il y a 4 jours