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  • il y a 14 minutes
Un samedi de mobilisation pour réunir différentes "colères": anciens gilets jaunes, lycéens, étudiants, militants du climat et même agriculteurs se sont donnés rendez-vous pour une journée protéiforme contre la "vie chère" avec des blocages et des manifestations.

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Transcription
00:00La priorité au direct, Laurent Dunez, ministre de l'Intérieur, s'exprime lui aussi.
00:03C'est tout finalement avant ce qui se déroule, ces défilés.
00:05Il y a eu 110 défilés sur l'ensemble du territoire national.
00:08110 défilés qui ont réuni aujourd'hui 550 000 personnes, dont 110 000 appareils.
00:16Une partie d'entre eux a été déclarée d'ailleurs par les organisations syndicales.
00:20En marge de ces défilés, nous avons assisté à une mobilisation importante de la mouvance d'ultra-gauche
00:28ou d'extrême-gauche radicale qui ont fait dégénérer une grande partie de ces actions
00:36en s'en prenant violemment aux forces de l'ordre, en s'en prenant au commerce
00:41et surtout en essayant d'atteindre les bâtiments publics.
00:44Donc en marge de ces défilés, on a vu se constituer des groupes de casseurs,
00:49plusieurs centaines, plusieurs milliers parfois selon les lieux,
00:52à l'instigation très claire de l'ultra-gauche, je le redis, je pèse mes mots,
00:55à l'instigation très claire de l'ultra-gauche et qui ont cherché à s'en prendre aux forces de
01:00sécurité intérieure.
01:00Ce sont les scènes que vous avez vues sur la place de la République
01:03où dès le rassemblement pour le départ du cortège, vous avez vu un certain nombre,
01:08plusieurs milliers de casseurs qui sont s'en pris aux forces de l'ordre,
01:11de sorte que le préfet de police a dû isoler ces casseurs du reste du cortège
01:15qui a pu emprunter ensuite le magenta et pouvoir défiler normalement jusqu'à réunir 110 000 personnes.
01:22Ces casseurs donc étaient extrêmement violents, la plupart caboulés, munis de projectiles, de mortiers,
01:27sont s'en pris aux forces de l'ordre et sont s'en pris, pour la plupart,
01:30à Paris et dans beaucoup de villes, aux bâtiments publics.
01:33Il y avait une volonté manifeste d'aller chercher les bâtiments publics,
01:36les mairies, les préfectures, certains autres bâtiments publics,
01:40on l'a vu à Lyon où l'office de tourisme a été incendié,
01:44où les pompiers d'ailleurs sont arrivés très vite sur place
01:46et ont été empêchés par les casseurs de passer à l'action,
01:49d'intervenir sur cet incendie du fait de nombreux jets de projectiles.
01:56À date, je vous donne quelques exemples seulement,
01:59nous avons eu une intrusion à la mairie de Marseille,
02:02qui a été évidemment médiatisée, des tentatives à Lille, à Calais et à Limoges.
02:07Au moment où je vous parle, il y a eu une intrusion,
02:09et une mise à feu à l'intérieur de la mairie,
02:11qui est en cours, les pompiers sont en cours d'intervention.
02:15La mairie de Limoges est actuellement en feu, donc en feu.
02:18Nous avons eu aussi des actions dirigées contre les préfectures,
02:21à Bordeaux notamment, où la résidence préfectorale a été,
02:25à l'hôtel préfectoral a été une intrusion, à Angers.
02:30Il y a eu l'office de tourisme de Lyon que je viens de citer.
02:32Et puis on a eu de nombreuses attaques de commissariats également.
02:35Je pense notamment au commissariat de Noailles à Marseille.
02:38Vous avez vu ce qui s'est passé au poste de police de la police municipale de Marseille,
02:43ou encore à Brest.
02:45Donc énormément de tentatives d'atteinte au bâtiment public,
02:48et encore une fois, avec des casseurs qui étaient extrêmement déterminés,
02:51avec la patte très claire de l'ultra-gauche et de l'extrême-gauche radical.
02:55Et puis on a eu plus tôt, à partir du milieu d'après-midi,
03:00et dans la soirée jusqu'à maintenant,
03:03on a vu se mobiliser des délinquants, des casseurs,
03:05ce qu'on appelle des délinquants d'opportunité,
03:08qui ont profité de ces scènes, de ces manifestations qui dégénéraient,
03:11pour s'en prendre à des commerces et piller des commerces.
03:14Et on a eu de nombreux pillages, ou tentatives de pillages,
03:17qui ont été commises dans de nombreuses villes.
03:19Paris, Marseille, qui a été particulièrement touchée,
03:22mais de nombreuses villes, je pense notamment à Strasbourg,
03:25à Rouen, à Nantes, à Rennes, Toulouse,
03:27Pau, Valence également, dans la Drôme.
03:29On a eu donc des scènes de pillages assez importantes.
03:32Et ce que je voudrais dire, c'est que je veux saluer la réactivité
03:35des forces de sécurité intérieure.
03:37Car pour ce qui est tant des casseurs, de l'ultra-gauche,
03:41qui se sont introduits dans les manifestations,
03:43que des pilleurs délinquants d'opportunité,
03:46ils se sont éclatés en groupes extrêmement mobiles,
03:48en groupes extrêmement mobiles,
03:50de manière à pouvoir provoquer des attaques simultanées,
03:53qui étaient évidemment, pour les forces de sécurité intérieure,
03:55très difficiles à contenir.
03:57Ils se sont éclatés pour disperser évidemment les forces de l'ordre,
04:00qui néanmoins ont fait un travail remarquable,
04:03ont empêché de nombreuses dégradations,
04:05ont procédé à de nombreuses interpellations.
04:07Au moment où je vous parle, nous sommes à à peu près
04:09à 400 interpellations.
04:10Tous les chiffres que je vous donne ne sont que provisoires.
04:12Un, parce qu'ils ne sont pas consolidés par rapport
04:14à ce qui s'est passé précédemment.
04:16Et puis deux, il y a encore des événements en cours.
04:18Donc 400 interpellations.
04:21On vérifiera ça évidemment avec l'autorité judiciaire.
04:23Mais ce que je peux vous dire,
04:24c'est que la très grande majorité d'entre eux sont des majeurs.
04:28Donc on est loin de l'appel à manifester, du mouvement lycéen.
04:32On en est très loin.
04:33La plupart des interpellés sont des majeurs.
04:35Encore une fois, ces données seront confirmées par l'autorité judiciaire.
04:39Mais c'est ce que je tenais à dire.
04:41Donc voilà ce que je peux vous dire ici, à date.
04:44Je voudrais évidemment, évidemment,
04:46remercier aussi les forces de sécurité intérieure,
04:48qui ont été attaquées par M. Jean-Luc Mélenchon,
04:51par un certain nombre de parlementaires de la France insoumise,
04:53qui finalement accusent les forces de sécurité intérieure,
04:56et à travers le ministre de l'Intérieur,
04:58d'avoir fait dégénérer ces cortèges.
05:00Je voudrais évidemment m'inscrire en faux.
05:02Sans les forces de sécurité intérieure aujourd'hui,
05:04il n'y aurait pas eu de cortège.
05:05Il n'y aurait pas eu de défilé.
05:06C'est vrai à Paris, et c'est vrai dans de nombreuses villes.
05:08Car les forces de sécurité intérieure ont pu isoler ces casseurs,
05:12et faire en sorte que les cortèges se déroulent à peu près normalement.
05:15Et ça a été le cas.
05:16Et quand je vois M. Mélenchon qui tweet,
05:19en tweetant des photos de cortèges qui se sont déroulées joyeusement,
05:22il oublie de dire que c'est grâce aux forces de sécurité intérieure,
05:25grâce à leur engagement,
05:26grâce à l'impact qu'elles ont eu pour aller chercher les casseurs,
05:30les pilleurs,
05:31et ces actions continuent au moment où on se parle.
05:34Évidemment, je déplore et je condamne très fermement ces violences.
05:37Je ne peux pas m'empêcher d'y voir un appel du pied
05:42qui était très directement lié aux appels à manifester pour aujourd'hui.
05:48Vous aviez un certain nombre de formations d'extrême-gauche
05:50qui appelaient très clairement à la révolte.
05:52Je pense notamment à la NPA,
05:53qui appelait à ces manifestations et participait,
05:55et qui appelait à la révolte.
05:57Et on avait des appels à manifestations ces jours derniers
06:00qui étaient vraiment des appels et des incitations à la violence.
06:03Et donc il faut que chacun assume ses responsabilités.
06:06Moi, comme ministre de l'Intérieur, j'assume les miennes,
06:08celles d'être à la tête des forces de sécurité intérieure
06:11qui ont fait un travail remarquable,
06:13qui ont pu, chaque fois qu'elles ont pu, évidemment,
06:14éviter des exactions.
06:16Évidemment, je déplore et je condamne fermement
06:18les nombreuses atteintes au bâtiment public qu'il y a eu,
06:20les nombreux pillages qu'il y a eu,
06:22car malheureusement, ils ont été trop nombreux.
06:24Évidemment, je le condamne fermement.
06:26Et je peux vous dire que nous ferons tout pour retrouver les auteurs.
06:30On a énormément de vidéos.
06:32On va travailler en judiciaire pour retrouver les auteurs de ces pillages.
06:35Vous savez que très souvent, nos interventions,
06:38elles se font en flagrance.
06:39C'est le cas des un peu moins de 400 interpellations
06:41que nous avons à date.
06:42Et puis, il y aura d'autres interpellations dans les jours qui viennent.
06:45Sous l'autorité des procureurs,
06:46les forces de sécurité intérieure vont mener des travails
06:48d'investigation extrêmement forts
06:49pour confondre les auteurs
06:51et les rendre responsables pénalement et civilement de leurs actes.
06:54Voilà ce que je voulais vous dire.
06:55Encore une fois, la journée n'est pas terminée.
06:57Je vais me rejoindre le Premier ministre
06:59pour participer à la cellule interministérielle de crise.
07:02Et j'accompagnerai évidemment les forces de l'ordre et les préfets
07:05comme je l'ai fait tout au long de cette journée.
07:07Je veux saluer évidemment également l'engagement des préfets
07:09avec lesquels j'étais en contact tout au long de la journée
07:11et qui ont dirigé dans leur département
07:14l'encadrement de ces manifestations
07:16et la lutte contre les exactions des casseurs et des pires.
07:19Monsieur le ministre, vous avez évoqué des intrusions
07:21dans des bâtiments publics à Marseille, à Limoges.
07:23Comment cela a-t-il pu avoir lieu ?
07:25Est-ce que vous avez sous-dimensionné le dispositif des forces de l'ordre ?
07:28Est-ce que vous avez peut-être minimisé les conséquences de cette journée ?
07:31Non, le dispositif n'était pas sous-dimensionné.
07:35A Marseille, par exemple, vous avez eu effectivement
07:36une attaque sur la cannebière d'un certain nombre de commerces
07:38et du poste de police.
07:40A Marseille, le maire dit que ce n'était pas à la hauteur.
07:41Je vais vous répondre, je vais répondre au maire.
07:44On avait mobilisé trois forces mobiles à Marseille pour cette journée
07:47et puis une force mobile supplémentaire, ce qu'on appelle des UPR
07:50et nous avons déployé les Centaures.
07:52Mais ce matin, 2000 casseurs sont arrivés sur la cannebière
07:55depuis les réformés, très tôt.
07:57Et nous avions une force mobile qui était employée à ce moment sur la cannebière
08:00et j'ai pu m'entretenir avec le maire, avec le Premier ministre d'ailleurs.
08:03On a fait un call à Troyes
08:04et nous avons anticipé la prise de service de deux nouvelles CRS
08:08qui étaient prévues.
08:09Elles étaient prévues.
08:09Simplement, on a anticipé l'heure de prise de service
08:11et nous avons déployé par ailleurs des Centaures
08:14comme il y en a d'ailleurs dans toutes les zones.
08:15Donc on n'a pas sous-dimensionné le dispositif.
08:17On a eu affaire à une arrivée massive de casseurs et de pileurs
08:21qui, encore une fois, ont agi par groupe, se sont dispersés, disséminés.
08:25Au moment où je vous parle, dans Paris,
08:27vous avez des groupes, des cortèges sauvages
08:29qui se dirigent vers les lieux de pouvoir,
08:31qui se dirigent vers la Concorde notamment,
08:33qui sont contenus par les effectifs de la préfecture de police.
08:36Et donc évidemment, c'est beaucoup plus compliqué à contenir
08:38quand vous avez des groupes éparses.
08:39Et je ne veux pas entendre dire que c'est la doctrine du maintien de l'ordre
08:42qui est en cause.
08:42On ne parle pas de maintien de l'ordre quand on est dans ce genre d'action.
08:44On lutte contre des émeutiers, des casseurs, des violences urbaines.
08:48Et c'est un tout autre dispositif
08:49qui amène beaucoup, beaucoup de réactivité, de mobilité
08:52et surtout, et je le redis, l'usage de tout l'armement intermédiaire.
08:56On n'a pas le choix.
08:57On est confronté à des individus qui utilisent des projectiles,
08:59des mortiers, et donc qui sont extrêmement dangereux.
09:02Et les policiers, les gendarmes doivent pouvoir se protéger,
09:04se défendre quand ils passent à l'action.
09:05J'ai, au moment où je vous parle seulement,
09:0760 forces de sécurité intérieure, 60 membres qui sont blessés,
09:11dont deux qui ont été transportés inconscients à l'hôpital.
09:13Donc je veux le dire, c'est dire la violence des assaillants.
09:16Vu ce que vous décrivez, M. le ministre,
09:18est-ce que le gouvernement est en train de réfléchir
09:19à déclencher l'état d'urgence ?
09:21Non, pas du tout.
09:22Ça avait été le cas en Nouvelle-Calédonie avec des émeutes violentes ?
09:25Non, absolument pas.
09:26Là, on a eu un...
09:28Ce type de...
09:29La journée d'aujourd'hui ne ressemble pas à ce que nous avons connu dans le passé.
09:32Il faut le dire.
09:33C'était un appel à manifester
09:34qui était essentiellement porté par l'extrême-gauche,
09:38l'ultra-gauche.
09:39Il faut savoir le nommer.
09:40Donc ça ne ressemble pas au mouvement qu'on avait eu précédemment.
09:42Et donc, on a eu effectivement des débordements très graves,
09:45je vous le dis, très graves.
09:46Une grande partie d'entre nous ont pu être contenus,
09:48mais il y a des dommages qui seront extrêmement importants.
09:51Le maire de Marseille s'est exprimé.
09:53Le maire de Paris vient de s'exprimer également.
09:55Et donc, non, on ne déclenchera pas l'état d'urgence.
09:57On continuera à faire le travail qui est fait,
09:59qui est à la fois un travail, évidemment, de maintien de l'ordre
10:01quand il y a les cortèges qui se passent bien et qui sont encadrés,
10:04mais surtout un travail de lutte contre des émeutes et des violences urbaines,
10:07et avec la détermination qui est la mienne et qui est celle des forces de sécurité intérieure.
10:11Mais je vais avoir une pensée pour elle,
10:12parce que la journée a été très longue et elle n'est pas terminée.
10:15Elle n'est pas terminée.
10:16Est-ce que les 60 forces de sécurité intérieure blessées,
10:18c'est seulement à Paris ?
10:19Est-ce qu'on a un bilan approximatif dans les années ?
10:21C'est dans toute la France.
10:22Écoutez, là, on va aller en cellule intermédiaire de la crise.
10:25Je pense qu'on aura une communication, à priori,
10:27notamment à postériori par écrit,
10:29et on donnera un bilan plus précis.
10:31Mais la soixantaine, c'est ce qui m'est remonté à date.
10:34Je pense qu'il y en a plus.
10:36Malheureusement, il y en aura plus.
10:38Mais en tout cas, sachez bien, je le revis,
10:40deux ont été transportés inconscients à l'hôpital,
10:43dont un qui a été touché par un pavé de manière extrêmement violente.
10:46En manifestant eu la main arrachée à Saint-Etienne,
10:48qu'est-ce qu'on sait de cette situation, de ce manifestant
10:50qui a eu la main arrachée à Saint-Etienne ?
10:52Je vous confirme l'information.
10:54Il y a une enquête qui est en cours.
10:55On nous dit que ce serait une grenade de la gendarmerie.
10:57Moi, je ne peux pas le confirmer.
10:58Il y aura évidemment une enquête, comme d'habitude.
11:00Mais c'est un usage d'armement intermédiaire,
11:02très probablement, comme toujours,
11:04dans un contexte d'extrême violence.
11:06D'extrême violence.
11:07Je tiens à dire que vraiment, les forces de sécurité intérieure
11:09ont été prises à partie de manière extrêmement violente,
11:13comme trop souvent, en marge d'un certain nombre de cortèges.
11:16Et la violence n'est jamais, jamais un mode d'expression.
11:19Et je veux vraiment que les élus,
11:20qui ont pu avoir des paroles ambiguës,
11:22quand elles n'étaient pas très claires, d'ailleurs,
11:23mais qui ont pu avoir des paroles ambiguës,
11:25les appelaient à leur responsabilité.
11:27Moi, quand j'entends Mme Tondelier,
11:28qui se présente au début du cortège,
11:30et qui commence par dire
11:31que le dispositif de maintien de l'ordre n'est pas à la hauteur,
11:34et qui n'a pas un mot pour condamner les casseurs,
11:36alors qu'à quelques dizaines de mètres d'aile,
11:38vous avez des casseurs qui s'en prennent
11:39aux forces de sécurité intérieure,
11:40je trouve que c'est un problème.
11:41Et est-ce qu'à présent,
11:42vous redoutez une nouvelle nuit de pillage, de violence ?
11:46Nous sommes mobilisés,
11:47les forces de l'ordre sont mobilisées,
11:49il y a un certain nombre de villes
11:49où la tension est retombée,
11:50pas dans d'autres,
11:51on a des groupes éparses
11:53qui essaient de piller des commerces,
11:54qui essaient de s'en prendre à des bâtiments publics,
11:56et donc on va rester mobilisés
11:57le temps qu'il le faudra.
11:58Donc c'est une possibilité ?
12:00En tout cas, actuellement,
12:02sur l'espace public,
12:02on a un certain nombre de casseurs
12:04qui continuent à être présents,
12:05c'est vrai à Paris et dans d'autres villes,
12:06et je vous redis,
12:07au moment où je vous parle,
12:07vous avez la mairie de Limoges
12:09qui est en feu.
12:11Et vous dites qu'à l'image
12:13du mouvement des Gilets jaunes,
12:15que toutes ces manifestations
12:16deviennent un peu comme des actes
12:17chaque week-end, chaque famille.
12:21Ce n'est pas du tout
12:22le mouvement des Gilets jaunes.
12:23Vous savez, moi,
12:23le mouvement des Gilets jaunes,
12:24j'étais secrétaire d'État
12:25ici aux côtés du ministre de l'Intérieur,
12:27Christophe Castaner.
12:28Donc j'ai bien vécu les choses
12:29dès le début.
12:30Le mouvement des Gilets jaunes
12:31n'était pas un mouvement
12:32qui était structuré, organisé.
12:33Il n'y avait pas de déclaration,
12:34il n'y avait pas de manifestation
12:36intersyndicale sur lesquelles
12:37les casseurs pouvaient venir se greffer.
12:39Aujourd'hui, c'était le cas.
12:40Vous aviez des déclarations.
12:42Ces casseurs, ils ne sont pas arrivés,
12:43ils ne sont pas sortis de nulle part.
12:44Ils sont venus en marge de cortège,
12:46à la périphérie de cortège,
12:48parfois même au sein des cortèges
12:49qu'ils ont essayé de faire dégénérer.
12:50Donc ça n'est pas la même chose.
12:51Donc je ne le crains pas.
12:52Mais j'en appelle à la responsabilité
12:54des organisateurs
12:55à travailler en amont
12:56avec les forces de sécurité intérieure
12:58pour mieux préparer les dispositifs
12:59et à intégrer cette dimension.
13:01Eh bien oui,
13:01leur manifestation peut entraîner,
13:03peut faire venir
13:03un certain nombre de casseurs
13:04qui en profitent pour piller
13:05et s'en prendre aux forces
13:06de sécurité intérieure.
13:07Vous avez évoqué le profil
13:08de certains interpellés.
13:09Est-ce que vous pouvez peut-être
13:10nous donner plus de détails ?
13:11Il s'agit toujours de personnes
13:12venant de l'ultra-gauche.
13:14Est-ce qu'il y a parfois
13:14des très jeunes,
13:15des lycéens peut-être ?
13:16Oui, il n'y a pas.
13:17Je vous redis ce que je vous dis.
13:18À date, il est compliqué pour moi,
13:21quelques heures après,
13:22il y a encore même
13:22des interpellations en ce moment,
13:23quelques minutes après
13:24certaines interpellations,
13:25de vous donner un profil.
13:27Ce qui est certain,
13:28c'est qu'on a repéré
13:29partout sur le territoire national
13:31énormément de militants
13:32de l'ultra-gauche
13:33qui étaient présents,
13:33qui se constituent
13:34en black bloc en fait
13:35et qui entraînent avec eux
13:36un certain nombre
13:37de jeunes radicalisés
13:38et qui s'en prennent
13:39aux forces de l'ordre.
13:39On a identifié la présence
13:40de mouvements de l'ultra-gauche.
13:41Il y avait des anarcho-autonomes,
13:43il y avait des antifas,
13:44il y avait des mouvements
13:45de l'extrême-gauche radical,
13:46des syndicats étudiants
13:48qui n'hésitent pas
13:48à parfois faire le coup de poing.
13:50Je pense que le point levé,
13:51ça vous parle,
13:51révolution permanente,
13:52ça vous parle.
13:53Ces structures-là
13:53étaient présentes.
13:54Et puis, on a eu,
14:01pour piller un certain nombre
14:02de commerces.
14:03Voilà, on a eu ces deux profilés.
14:04Ce que je peux vous dire,
14:05c'est qu'encore une fois,
14:06l'autorité judiciaire
14:07le confirmera ou pas.
14:08Mais moi, ce qu'il me remonte,
14:09c'est que la très grande majorité
14:10des interpellés
14:11sont des majeurs.
14:13Voilà, que les choses sont claires,
14:13ce sont des majeurs.
14:14On n'est pas sur le mouvement
14:15des lycéens,
14:16sur ce qu'on a pu connaître
14:17les jours précédents.
14:19Habituellement, les casseurs,
14:19en fait, cassent après la manifestation,
14:22mais pas avant.
14:23Et là, ce qu'il peut le faire,
14:24c'est qu'ils se sont
14:25eu beaucoup de casse
14:27en début de la manifestation,
14:28même avant.
14:29Comment expliquer ça ?
14:30Non, mais vous avez raison
14:31de souligner.
14:35Traditionnellement,
14:36les casseurs rentrent
14:37dans un cortège
14:38et profitent d'un moment
14:39d'opportunité
14:39pour passer à l'action.
14:40Ils se détachent du cortège
14:42ou pas, d'ailleurs.
14:43Là, effectivement,
14:44les incidents ont pu commencer
14:45avant même que les cortèges partent.
14:48Effectivement.
14:48Mais ça, c'est toujours greffé
14:50sur un cortège intersyndical.
14:51Toujours.
14:52Et c'est ce qui s'est passé
14:53à Paris.
14:54Vous avez raison de le souligner.
14:55Les incidents ont commencé
14:56dès le début.
14:57Ce qui a conduit
14:58le préfet de police,
14:59évidemment,
14:59à isoler ces casseurs
15:01pour permettre
15:02à la manifestation intersyndicale
15:03de se dérouler.
15:04Sinon, elles ne se seraient pas déroulées.
15:05Ça n'aurait pas été possible.
15:07Et donc, encore une fois,
15:08je veux saluer le travail
15:09qui a été fait
15:10par le préfet de police,
15:10par ses équipes,
15:11mais comme partout en France.
15:12S'il y a pu y avoir
15:13des cortèges qui se déroulent
15:14normalement,
15:14des cortèges intersyndicaux
15:16qui se déroulent normalement,
15:17c'est parce que les forces de l'ordre
15:18ont pu isoler les casseurs.
15:19Mais vous avez raison de souligner
15:21que ce passage à l'acte
15:26révélateur de leur détermination
15:28et du niveau de violence
15:30qui était le leur.
15:31Justement, que font les forces de l'ordre
15:32contre les pillages
15:32qui sont en cours en ce moment
15:34dans Paris ?
15:34Les forces de l'ordre
15:35se patrouillent,
15:37quadrillent le terrain
15:37pour essayer d'interpeller
15:39les casseurs et les pilleurs
15:40à éviter qu'ils passent à l'action.
15:42Et au moment où on se parle,
15:43ces actions sont en cours
15:44à Paris et dans, j'insiste,
15:46dans d'autres grandes
15:46méropoles régionales.
15:47Comme Sébastien Lecornu,
15:49vous dites à Jean-Luc Mélenchon
15:50que c'est votre responsabilité politique.
15:52Mais à partir du moment,
15:54un organisateur,
15:55un organisateur,
15:56il est toujours responsable
15:58quelque part
15:59des dégradations
16:00qu'il peut y avoir
16:01en marge de cortège.
16:02Ces gens-là,
16:03ils sont venus
16:03sur un appel d'ordre
16:04qui a été formulé
16:05par un certain nombre
16:06d'organisations.
16:07Donc évidemment
16:08qu'il y a une responsabilité
16:09a fortiori
16:10quand ces responsables politiques
16:11ont un rapport
16:13à la violence,
16:14à la notion d'insurrection,
16:16à la notion de révolte,
16:17un rapport qui est quand même
16:18assez ambigu,
16:20assez ambigu, évidemment.
16:21Après, moi,
16:22j'assume mes responsabilités
16:23qui demandent de faire l'ordre.
16:24Et les forces de sécurité intérieure
16:25sont là évidemment
16:26pour rétablir
16:27et maintenir l'ordre.
16:27Mais parfois,
16:28il y a des contextes
16:29qui sont un peu plus compliqués
16:30que d'autres.
16:30Et aujourd'hui,
16:31c'était le cas.
16:32Le parcours de cette manifestation
16:33a été décidé assez tardivement.
16:35Est-ce que pour vous,
16:35ça peut être aussi la raison
16:36de certaines violences
16:38auxquelles on a pu assister
16:40cette hésitation
16:41sur ce parcours ?
16:43Non, je ne pense pas
16:44parce que vous avez raison
16:45d'abord souligner
16:45qu'il a été décidé
16:46un peu tardivement.
16:48Nous souhaitions,
16:48et c'est ce que nous avions obtenu,
16:50un parcours unique.
16:51Un parcours unique
16:52parce que c'est plus simple
16:53à organiser.
16:53On a vu il y a quelques jours
16:54ce qui s'est passé à Paris
16:56quand il y a deux cortèges.
16:57Et notamment quand vous avez
16:58un cortège
16:59où vous avez une majorité
17:00de militants
17:01de l'extrême-gauche radicale,
17:02du NPA et autres.
17:03On a vu qu'il y a eu
17:04des incidents
17:05lors d'un deuxième cortège
17:06il y a quelques jours à Paris.
17:07Donc nous souhaitions
17:09qu'il y ait un seul cortège.
17:10C'est ce que le préfet de police
17:11avait réussi à obtenir.
17:13Et donc cet itinéraire,
17:14d'ailleurs il est allé à son terme finalement,
17:16il était très clair,
17:17il était simple.
17:17Je pense que le fait
17:18qu'il ait été arrêté seulement
17:20hier ou avant-hier
17:21ne change rien au problème.
17:22Vous aviez des gens
17:23qui étaient déterminés,
17:24qui voulaient casser
17:24et qui voulaient faire dégénérer
17:26cette marche.
17:27Et monsieur le ministre,
17:28est-ce que les prochaines manifestations
17:29seront interdites ?
17:30Non, tout ça on va regarder,
17:32on va regarder quelle a été
17:33la nature des troubles
17:34à l'ordre public.
17:37pour qu'un préfet
17:37interdise une manifestation,
17:39il faut qu'il y ait des troubles
17:40à l'ordre public.
17:40C'était le cas aujourd'hui.
17:41Et qu'il ne soit pas en mesure
17:42de les contenir par ailleurs.
17:43Donc tout ça, on verra,
17:44on regardera les choses.
17:46Mais évidemment que,
17:47compte tenu des exactions
17:48et ce qu'on a assisté aujourd'hui,
17:50ces choses doivent être étudiées.
17:51Pour le 5 novembre notamment ?
17:53Non, le 5 novembre
17:53c'est une manifestation intersyndicale.
17:55Là c'est autre chose,
17:57c'est une manifestation intersyndicale.
17:58On n'a pas l'habitude
17:59d'interdire les manifestations intersyndicales.
18:01Il y a parfois
18:02des itinéraires qui ne nous conviennent pas,
18:03on peut interdire partiellement
18:04et autoriser un autre itinéraire.
18:07Là c'est autre chose.
18:08Après, sur des manifestations
18:09plus spontanées
18:11qui ne viseraient qu'à casser
18:13et qu'à piller,
18:14effectivement la question
18:14se posera très clairement.
18:15Est-ce qu'in fine on peut parler
18:16d'une situation insurrectionnelle ?
18:18Non, on a eu des émeutiers,
18:21on a eu des casseurs.
18:21Vous avez eu deux temps.
18:22Vous avez eu des cortèges
18:23d'intersyndicales
18:24qui se sont déroulés
18:25et vous avez eu par ailleurs
18:26une situation où des émeutiers,
18:28des casseurs sont passés à l'action
18:29de manière massive,
18:31extrêmement éclatée
18:31pour éclater le dispositif
18:33des forces de l'ordre,
18:34ce qui a rendu possible
18:35un certain nombre de pillages.
18:37Vous savez, à Marseille,
18:38à un moment dans la journée,
18:39vous aviez plusieurs points d'attaque,
18:41une multitude de points d'attaque.
18:42Évidemment, c'est plus compliqué
18:43à gérer.
18:43Mais voilà, on avait des émeutiers,
18:45des casseurs
18:45et on saura répondre
18:46avec la fermeté qu'il faut
18:47à la fois sur l'instant,
18:49sur le terrain
18:49et dans les investigations judiciaires
18:51que nous mènerons.
18:51Voilà, merci beaucoup.
18:52Merci à vous.
18:53Merci.
18:53Sous-titrage Société Radio-Canada
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