00:00Ce qui est frappant aussi évidemment ce soir Marie-Chanteret, c'est à quel point cette journée a pris une
00:05dimension de crise politique.
00:07Je veux dire en l'espace de 20 minutes, le ministre de l'Intérieur, le Premier ministre et le Président
00:12de la République ont dû prendre la parole chacun à leur manière.
00:15Oui absolument, Laurent Nunez via une prise de parole qui a été annoncée à la toute dernière minute.
00:21En ce moment même, Alice se tient une cellule de crise au ministère de l'Intérieur, présidée par le Premier
00:27ministre lui-même.
00:29De ce que l'on comprend, de ce qui se passe dans cette cellule de crise, ils font en première
00:34intention un tour en visioconférence avec tous les préfets de région concernés par des violences urbaines
00:42pour des remontées d'informations qu'ils ont déjà en leur possession. Laurent Nunez parlait des interpellations.
00:48Il s'agit maintenant de travailler sur les profils et de la nature de ces violences urbaines. Voilà ce qui
00:53nous est remonté de cette cellule de crise.
00:56Et sur le plan politique, en effet, passé, et c'est toujours en cours, mais on est sidéré, on est
01:03scotché par ces images.
01:05Dans un premier temps, des conseillers gouvernementaux nous disaient « Non, non, non, ça n'a rien à voir avec
01:10les gilets jaunes en 2018, c'est beaucoup moins violent ».
01:13Quelques heures se sont passées, Alice, et ce soir, aux environs de 19h30, on m'a rappelé et on m
01:19'a dit « En fait, on est très très proche des plus grandes violences
01:23auxquelles on a assisté au moment des gilets jaunes en 2018 ». On est proche de ces violences-là, on
01:28est même à ce niveau-là.
01:30Et donc, il s'agit bien d'entrevoir une réponse politique. Et la réponse politique, ou en tout cas la
01:35séquence politique qui s'entrouvre,
01:37s'annonce particulièrement virulente, à l'image de cet échange de messages postés sur les réseaux sociaux
01:43entre le Premier ministre et Jean-Luc Mélenchon ce soir. C'est d'une extrême virulence.
01:49Je n'irai pas et je ne pourrai pas tout lire parce que c'est extrêmement long.
01:52Mais c'est allé loin.
01:53Mais c'est allé très loin. Sébastien Lecornu, en première intention, qui accuse Jean-Luc Mélenchon de faire porter au
01:59chef de la police
02:00la responsabilité des violences. « C'est une inversion dangereuse et cynique des responsabilités », écrit-il ce soir.
02:06« C'est votre, en lettres majuscules, votre responsabilité politique. Réponse dans l'heure du leader insoumis.
02:13Monsieur Lecornu, vous avez joué avec le feu en comptant sur le pourrissement, en vous enfermé dans une polémique politicienne
02:20avec moi.
02:21Vous montrez que vous n'êtes pas un homme d'État. » Voilà le niveau de la parole politique ce
02:25soir entre le Premier ministre
02:27et le leader insoumis qui accuse encore une fois le maintien de l'ordre, ou en tout cas ce qui,
02:33de son point de vue,
02:34n'a pas été un maintien de l'ordre, avec notamment les images que l'on a vues toute la
02:39journée, Place de la République.
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