00:00Le premier bilan que je retiens, et ça c'est important, c'est que les émettiers dont on parle, les
00:05casseurs, ce sont en fait des tueurs.
00:07Ils sont venus en prendre aux flics. Alors c'est très important de parler de ce saccage des mairies, il
00:13faut le souligner.
00:14Ce qui est à relever surtout, c'est qu'ils en sont pris aux forces de l'ordre sans limite.
00:20C'est-à-dire que là aujourd'hui, je reste calme, parce que je suis très en colère, je me
00:25dois de rester calme.
00:26Je me dois de rester pour mes collègues qui ont un sens incroyable de travailler dans ces conditions.
00:31Travailler dans les conditions que vous pouvez imaginer lorsqu'ils voient leurs collègues tomber à terre, lorsqu'on doit les
00:37ramener à l'hôpital.
00:38C'est par centaines de policiers qu'on dénombrera le nombre de blessés dès demain.
00:43Et on y reste debout. Vous avez des rares policiers qui se sont portés volontairement pour aller aider leurs collègues.
00:51Vous comprenez ? Parce que cette solidarité aujourd'hui nous fait qu'on tient debout.
00:56On n'est pas lâché par notre gouvernement.
00:58On voit tout simplement que ce gouvernement est incapable de gérer, à part nous dire,
01:03en tout cas le chef de l'État, qu'on doit être dans l'empathie.
01:05Vous imaginez le paradoxe ? Vous imaginez l'écart qu'il peut y avoir entre l'idéologie et la réalité
01:12du terrain ?
01:12Regardez cette image. La guerre de violence, c'est fait qu'exercer sur des policiers, sur des enseignants, il y
01:19a quelques jours, il y a quelques semaines.
01:21Aujourd'hui, sur des policiers, on vit une catastrophe. On est à genoux. On reste debout de policiers. La République
01:27est à genoux.
01:28On voit ces images. C'était tout à l'heure à Marseille. C'est un déchaînement de violence. Mais c
01:34'est un déchaînement de violence inédit.
01:36Je pense que vous n'avez jamais vécu ça dans votre carrière de flic marseillais. Vous n'avez jamais vu
01:41ça. Sans doute.
01:43Écoutez, ça prend une ampleur à chaque fois. En 2023, les images étaient très violentes. Toute la population marseillaise, on
01:51parle de Marseille, je parle de toute la zone sud, comprend, connaît et soutient sa police.
01:56Voilà. Aujourd'hui, on ne peut pas parler de violence. Nous sommes très à partie. Je peux vous le souligner,
02:03vous vous posez cette question.
02:04C'est de plus en plus violent. Certains mettent des cadres, certains ne mènent pas, c'est qu'ils n
02:08'aiment pas la peine, puisque de toute façon, les gardes admis refouillent la part des personnes qui vont être relâchées,
02:13qui recommenceront les semaines après.
02:15C'est l'intunité la plus totale. La force. On parle de force de l'ordre. Mais parlons de la
02:21force, de l'autorité, de l'État, de la justice.
02:23C'est tous ensemble qu'on voit, à mon point de vue, sanctionner très sévèrement. Je n'ai jamais vu,
02:28effectivement, je suis un peu flic, donc je peux faire des comparaisons d'année en année,
02:33même en 2005, 2006, lorsqu'il y avait les violences dans les banlieues, c'était les véhicules qui brûlaient, alors
02:39qu'on n'était pas non plus dans l'agilisme.
02:41On ne s'en prenait pas ouvertement comme ça aux hommes et aux femmes qui composent une polie nationale, ou
02:47à des commerces qui ne pourront pas réouvrir demain.
02:49Ce qu'on vit, c'est quand même incroyable. C'est presque trop tard, franchement, il faut réagir. Il faut
02:55réagir d'une manière ou d'une autre.
02:56On ne peut pas remercier les forces de l'ordre d'eux-mêmes, d'un communiqué de presse, d'un
03:01gouvernement qui va continuer à se subir.
03:04Et nous, si le gouvernement subit, nous, nous avons des blessés dans nos rangs.
03:08Je tire la sonnette d'alarme, on en a marre, même si on reste debout.
03:11Et nous, d'avoir une autre vidéo !
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