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«La France est à terre, avec des policiers prêts à partir», s'est exclamé Bruno Bartocetti, secrétaire national zone-sud Unité police.

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Transcription
00:00Oui, bonsoir, merci de m'avoir invité.
00:01Au-delà des pillages, on a des tueurs en série qui tentent de tuer.
00:06Il faut employer les termes.
00:07Quand on jette des projectiles, des barres de fer,
00:09quand on tape des policiers, ça va au-delà du pillage.
00:12Et bien sûr, il y a les voleurs.
00:13Et puis il y a ceux qui sont sans limite dans la violence.
00:16Et aujourd'hui, on voit bien encore une fois que la France est à terre
00:19avec des policiers qui sont faits à partie.
00:21Et ça devient catastrophique.
00:22On a des policiers qui travaillent 7 jours sur 7, 12 heures par jour,
00:26qui sont en permanence victimes.
00:27On reste debout parce que ce serait encore catastrophique pour la population.
00:31Une population qui a peur des policiers qui restent debout.
00:34Et des familles des policiers qui ont peur.
00:36On comptabilise chez nous des centaines de policiers blessés
00:40et qui frôlent à la mort.
00:41Alors j'entends parler de pillages.
00:42C'est quelque chose à souligner.
00:44Et c'est très grave ce qui se passe, bien évidemment.
00:47Et l'ensemble des syndicats, l'ensemble des lycéens
00:49doivent dénoncer ces violences qui sont faites à l'endroit des frics.
00:52C'est des enseignants qui ont été blessés,
00:54des journalistes qui ont été blessés,
00:55des policiers qui sont blessés.
00:57Maintenant, il faut savoir où, quand, la peur va changer de camp.
01:01Et aujourd'hui, même si nous restons debout,
01:04ça ne va pas durer très longtemps, je vous le dis.
01:06Parce que ce n'est plus possible.
01:07Et lorsqu'on parle de centaines de gardes à vue à l'issue,
01:10qu'est-ce qui se passe ?
01:11Ils sont en liberté.
01:12Et nous, les blessures que nous avons,
01:15nous allons les garder à vide.
01:16Vous comprenez ?
01:16Voilà ce qui se passe aujourd'hui dans notre pays.
01:18Il y a des irresponsables derrière qui poussent.
01:21Des payeurs, il n'en faut pas beaucoup d'ailleurs pour les pousser.
01:23Dans les messages sur les réseaux sociaux où on appelle à la violence,
01:26ils y vont de suite.
01:27Et nous en prenons, nous en prenons plein la gueule,
01:30que ce soit à Marseille, à Perpignan, à Nîmes, à Montpellier.
01:32Ça devient très, très, très difficile.
01:34En zone de sud, comme la France, en Ciro, comme à Bordeaux,
01:36comme à Paris, bien évidemment.

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