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  • il y a 7 minutes
Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.

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00:00Europe 1 Soir, 18h-20h, Hélène Roué.
00:04Toujours avec mes débatteurs Vincent Roy et Yvan Riouffol, évoquons la manif de demain.
00:09À quoi s'attendent pour le 17 octobre ?
00:11Les forces de l'ordre pourront finalement recourir aux grenades assourdissantes.
00:14On l'a appris ce matin, le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez,
00:17à la veille d'une manifestation d'ampleur attendue demain, l'a annoncé au micro de France 2.
00:22Le chef de Beauvau a assuré que son utilisation serait conditionnée à la survenue de violences urbaines.
00:27Je les ai suspendues pour un type de grenades assourdissantes.
00:29Il y en a plusieurs, c'est un type qui a été suspendu,
00:31celui qui a été utilisé dans les conditions décrites par le parquet de Béthune à Lens.
00:37Donc j'ai suspendu effectivement cette grenade assourdissante, uniquement pour le mouvement lycéen.
00:41Il faut savoir qu'elles sont très peu utilisées.
00:43Demain, s'il devait y avoir des violences urbaines extrêmement graves en marge d'un cortège ou ailleurs,
00:49évidemment ce type d'armement peut être utilisé.
00:52Les instructions que j'ai passées sont très claires.
00:54Les policiers et les gendarmes doivent pouvoir utiliser l'ensemble des armes intermédiaires
00:59à leur disposition.
01:00Ça va de la grenade lacrymogène aux lanceurs de balles de défense,
01:03dans des conditions qui sont celles d'un contexte d'extrême difficulté,
01:09et notamment quand la situation bascule en violences urbaines ou en émeutes.
01:12Bon, Vincent Roy, comme d'habitude, on n'y comprend pas grand-chose.
01:15Un jour on a le droit, le deuxième on n'a pas le droit.
01:17Est-ce qu'il faut comprendre qu'en sous-texte, Emmanuel Macron a encore changé d'avis ?
01:20Ce qu'il faut comprendre surtout, c'est que, si vous voulez, ce qu'on demande à la police,
01:26qui est là pour faire régner l'ordre, ce qu'on lui demande, c'est d'y aller mollo.
01:31C'est-à-dire qu'on dit, bon, attention, s'il y a violences urbaines, que c'est vraiment identifié,
01:37qu'on est devant des casseurs, etc.
01:39Vous pouvez peut-être y aller dans des cas extrêmement spécifiques.
01:44Dès que vous voyez un étudiant sauvageon sortir du lot, surtout, n'approchez pas.
01:52En fait, nous sommes aux prises avec un État qui manifestement a peur.
01:58C'est ce que j'appelle le syndrome des émeutes.
01:59Depuis les émeutes, l'État a peur d'un accident, surtout, surtout, il ne faut pas y aller.
02:06Ou alors, de loin, vous avez vu, pas de contact.
02:09On ne va pas au contact.
02:11Donc, on dit, dans certains cas, on vous retire une arme dont vous pourriez vous servir.
02:17Là, demain, on dit, vous pouvez utiliser tout le panel d'armes.
02:20Mais vous avez un nombre tel de conditions, si vous voulez,
02:24que si vous êtes CRS ou si vous êtes l'un des responsables du maintien de l'ordre,
02:30vous commencez par vous dire, surtout, j'espère, et à prier,
02:34j'espère que je ne vais pas avoir à en utiliser,
02:37sans quoi je vais devoir rendre des comptes.
02:39Et il est probable que je ne sois pas suivi par ma hiérarchie.
02:41Voilà le tableau clinique.
02:43Alors, Yvan Rufol, demain, on s'attend à des dizaines de milliers,
02:46voire des milliers de manifestants sur tout le territoire.
02:48Yvan Rufol, vous avez écrit « La révolution des oubliés » aux éditions Fayard.
02:52Est-ce que vous avez le sentiment que demain, ça peut être la révolution des oubliés ?
02:56– Certainement pas. Là, on est dans une sorte de mascarade, de révolte.
03:01Alors, naturellement, la révolte française est généralisée,
03:04elle habite singulièrement ceux que j'ai appelés les oubliés,
03:09c'est-à-dire tous ces Français de la périphérie, de la France rurale,
03:11tous ces Français qui sont sommés de disparaître aujourd'hui,
03:14et qui précisément ne veulent pas disparaître.
03:16Mais ce ne sont pas deux dont on parle aujourd'hui.
03:18Là, on assiste à une sorte d'OPA, si je puis dire,
03:21de la France insoumise sur les colères françaises.
03:24Or, ce que l'on va voir apparaître demain,
03:27à travers ce qui est annoncé comme étant une convergence des colères,
03:32est une arnaque.
03:33C'est-à-dire que les gilets jaunes ne seront pas là,
03:36sinon, enfin, les gilets jaunes de la révolte initiale,
03:41cette révolte rurale de 2018.
03:42– Vous ne pensez pas qu'il y aura des agriculteurs,
03:44qu'il y aura des pêcheurs, peut-être en province ?
03:46– Ces gilets jaunes-là, de la zone rurale et périphique,
03:49ne seront pas là.
03:50Les agriculteurs ne seront pas là, sinon,
03:52hormis la Confédération paysanne, naturellement,
03:54mais qui est affiliée à l'extrême-grauche depuis toujours.
03:57Les lycéens ne seront pas là,
03:59hormis ceux qui sont maintenant cornaqués par l'extrême-gauche,
04:02et qui sont d'ailleurs influencés par des mouvements islamistes,
04:04qui font que ce mouvement lycéen se palestinise,
04:07si je puis dire, de plus en plus,
04:08à travers les drapeaux palestiniens, les kéfiers,
04:11les slogans pro-amas, anti-Israël, etc.
04:14Donc, on voit bien qu'il y a une instrumentalisation
04:16qui devient répulsive, répugnante, me semble-t-il,
04:19auprès de toute cette France oubliée, précisément,
04:21qui ne peut pas se reconnaître.
04:23En tout cas, moi, je ne me reconnais pas
04:24dans cette révolution des oubliés qui existe,
04:26qui est au cœur, effectivement, de la société civile,
04:29mais qui n'est pas dans cette contre-société.
04:31Parce qu'en fait, ce qui apparaît aujourd'hui,
04:33c'est qu'on voit qu'il y a deux Frances, deux jeunesses,
04:36deux colères, dans le fond,
04:37et que cette colère qui apparaît aujourd'hui
04:39est la colère de ce que Mélenchon avait appelé
04:41la Nouvelle-France. Et cette Nouvelle-France
04:43est une France très généralement issue
04:45de l'immigration, et qui est une France
04:48sous influence islamiste.
04:49Encore une fois, j'insiste beaucoup sur cet aspect des choses
04:51qui apparaît maintenant dans les manifestations,
04:54et qui n'est pas prise en compte par les médias,
04:56qui persiste à penser que ce sont des enfants
04:58qui manifestent, qui mériteraient
05:00l'empathie des forces de l'ordre.
05:02Donc, il y a, encore une fois,
05:04nous sommes dans une arnaque, nous sommes dans
05:05des faux-semblants, et c'est pour ça
05:08que je fais le pari que cette manifestation
05:10va s'essouffler, car elle n'a pas de souffle.
05:12Quoi qu'il arrive, c'est vrai que Vincent Rang,
05:13on se dit que ça va être instrumentalisé
05:15par l'extrême gauche. Je voulais vous faire réagir
05:17aussi à cette nouvelle. Donc, on est en veille
05:19de manifestations. On voit déjà des images
05:21un petit peu partout en France, dans les villes de commerce,
05:23justement, qui se barricadent. Vous avez des commerçants
05:25qui, évidemment, hésitent, qui ont peur
05:26pour demain. Et alors, vous avez également
05:28l'enseigne Décathlon.
05:31Pour être tout à fait honnête
05:33avec les auditeurs, c'est à la rédaction
05:34de Journal du dimanche dont on s'est rendu compte de ça.
05:36Aujourd'hui, quand vous allez dans des Décathlons,
05:38on vous explique que vous ne pouvez plus acheter de cagoules,
05:40vous ne pouvez plus acheter de cache-coups, et vous ne pouvez plus
05:42acheter, vous savez, des lunettes de piscine
05:44ou des masques de piscine, pour la simple et bonne raison
05:46que vous en avez énormément qui ont été vandalisés.
05:48C'est-à-dire que les derniers jours, vous avez des manifestants qui se sont rendus
05:50dans les Décathlons, pour ne pas les payer, pour les
05:52vandaliser, pour justement se préparer à
05:54samedi. Vincent Roy, est-ce que vous pensez
05:56que vraiment ça peut dégénérer demain ?
05:58Est-ce que vous pensez que ça peut devenir violent ?
06:00Il faudrait être
06:02grand clair pour le savoir. En tous les cas,
06:04il semble bien que
06:06les services de sécurité
06:09intérieure ont relevé
06:10beaucoup d'appels sur les réseaux.
06:12C'est ce que j'ai entendu dire, que
06:14M. Munez nous explique
06:16qu'il va y avoir
06:17sur tout le territoire,
06:20250 points
06:22d'achoppement, 250 manifestations,
06:25que ce matin,
06:26disait-il, il y en avait 40
06:28qui étaient déclarés, et que les préfectures
06:30s'attendaient cet après-midi,
06:32parce qu'il y en ait évidemment beaucoup plus de déclarés,
06:34il y en aura évidemment
06:36aussi un certain nombre
06:38de sauvages. En tous les cas,
06:40tout à la fois ce que nous dit
06:42le ministre de l'Intérieur, et ce que nous disent
06:44les services de sécurité intérieurs,
06:47c'est que cette journée
06:48est inflammable. Voilà. Je m'en tiens
06:50à ce qu'on m'a expliqué.

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