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Transcription
00:00Écoutez en tout cas cet échange, Mélenchon ou Philippe.
00:03Ce que je veux, c'est gagner avec des gens qui vont voter pour ce que je leur propose,
00:09pour le projet de renaissance de la France.
00:13Pas contre.
00:14Donc je l'ai dit, je le répète et je le pense,
00:17je préférerais gagner l'élection présidentielle face à un candidat du centre
00:23que face à Jean-Luc Mélenchon.
00:26Maïe Hélène, ce qu'elle dit là, et c'est aussi intéressant,
00:29elle dit, elle veut que les gens adhèrent.
00:31Elle veut que les gens adhèrent, oui, à son projet.
00:33C'est ce qu'elle disait hier, d'ailleurs.
00:34Elle disait quand on votait contre le Rassemblement National,
00:37ça n'est pas un programme.
00:38Et elle a raison, elle a une carte à jouer.
00:40C'est pour l'instant, le Rassemblement National n'a pas été testé.
00:43C'est ce que vous disiez, on a un programme, il est toujours le même.
00:45C'est les mêmes personnes.
00:46Donc maintenant, les cartes sont dans les mains des Français.
00:48S'ils veulent y aller, qu'ils y aillent.
00:50Mais elle joue, en fait, c'est le pragmatisme de cette interview qui m'a marquée.
00:53C'est la sincérité totale de A à Z sur une candidate qui n'est pas là pour séduire.
00:58Je pense à Edouard Philippe, notamment, qui dit prendre ses distances pendant l'été,
01:01justement, ne pas s'installer à l'Elysée, etc.
01:03Là, on a une candidate qui arrive avec un programme qui n'est pas forcément là
01:06pour une opération de séduction.
01:08Et qui donc dit maintenant, adhérer ou non, c'est vous qui voyez.
01:11Mais les sondages montrent qu'il y a une adhérence, en ce moment en tout cas,
01:15que l'adhésion...
01:15Mais parce que c'est toujours pareil, c'est vrai aussi pour un présentateur de télé,
01:20c'est vrai pour un artiste, c'est vrai pour tous les gens qui vont au public,
01:23un avocat, etc.
01:24La sincérité d'être raccord, que le public perçoive que tu es raccord
01:29avec ce que tu dis, c'est essentiel et aligné.
01:34Et effectivement, le problème d'Edouard Philippe, c'est qu'aujourd'hui,
01:37tu sens qu'il dit les choses telles qu'il pense que les gens voudraient les entendre.
01:43Sur l'Elysée, c'est frappant.
01:44Il pense que les gens, au fond, ne veulent pas que le président habite à l'Elysée
01:49parce que l'Elysée est un symbole, sans doute, du pouvoir, etc.
01:54Il se trompe.
01:55Il devrait se faire confiance à lui.
01:57Il devrait se faire confiance à lui.
01:59À Matignon, il n'habitait pas non plus à Matignon.
01:59Comment ?
02:00À Matignon, il n'habitait pas non plus à Matignon, je crois.
02:01Donc c'était aussi le premier rogement.
02:03Oui, il n'habitait pas à Matignon.
02:03Mais je vais vous dire, en plus, c'est...
02:05C'est sa sincérité.
02:06Non, mais en plus, à sécuriser, pardonnez-moi, ça doit être un enfer d'aller.
02:10Si tu habites chez toi, tu dois sécuriser toute la rue.
02:13Alors, tu peux passer ce que faisait François Mitterrand.
02:15C'était une autre époque.
02:16Il habitait rue de Bièvre.
02:17La rue était fermée.
02:18Il habitait Kébranlis aussi.
02:19Il habitait Kébranlis aussi, oui.
02:21Il était comme Cadet Roussel, François Mitterrand.
02:25Il avait trois maisons.
02:26Il avait trois maisons comme Cadet Roussel.
02:29Mais il faut toujours...
02:31Il faut se rattacher aussi à l'apparence de la fonction, à la prestance,
02:34au lieu, au symbole.
02:36On est encore un peu monarchiste, quelque part.
02:37Mais là, surtout la sincérité, Georges.
02:40Vous, par exemple, qui changez parfois d'avis au cours de l'émission,
02:43ça surprend parfois les gens.
02:45Ils se disent, mais quel est le Georges Félec ?
02:47Non, mais pas du tout.
02:48Il n'y en a qu'un, vous savez bien.
02:50Bon, il n'y en a qu'un.

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