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  • il y a 14 heures
Un rendez-vous 100% politique présenté par Gauthier Le Bret du lundi au jeudi de 21h à 23h. 

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Transcription
00:00Elysée 2027, le débrief, les rédactions évidemment du groupe sont mobilisées.
00:06Eric Tegner qui représente l'infiltré et les frontières, bonsoir à vous.
00:08Jacques Serret qui représente l'Europe 1.
00:10Johan Uzaï, CNews et évidemment Lara Chekhov et Jules Torres, le journal du dimanche.
00:15Il arrive même à Jules Torres d'être infiltré de temps en temps.
00:18Marine Le Pen a donc répondu aux questions de CNews, d'Europe 1, du JDD pendant 1h45.
00:24Je vais d'abord vous demander, comme on avait fait avec Bruno Rotaillot il y a quelques semaines,
00:27un premier sentiment. Comment vous avez trouvé Marine Le Pen ce soir, Jules Torres ?
00:31Une candidate à l'élection présidentielle qui plus est est favorite.
00:34Il y a un sondage qui est sorti quelques minutes avant que Marine Le Pen prenne la parole dans l
00:38'émission de Laurence Ferrari
00:39et qui la donne à 35% des suffrages, loin devant Jean-Luc Mélenchon qui arrive deuxième.
00:43On voit qu'elle fait une campagne de second tour, qu'elle parle de la France, elle parle aux Français,
00:49elle parle de la France.
00:49Moi j'ai été touché quand elle a parlé de la France, quand elle a dit à quel point elle
00:53aimait la France.
00:53Elle termine en citant Louis-Henri de Laroche-Jacquelin qui était un général vendéen pour dire tout l'amour qu
00:58'elle avait de la France.
00:59Donc encore une fois, une campagne d'ores et déjà de second tour pour montrer en réalité qu'elle fait
01:03une campagne pour les Français,
01:05une campagne pour élargir et pour enfin, après trois élections présidentielles, être candidate et surtout être élu au second tour
01:11de l'élection présidentielle.
01:12Alors toutes les questions ont été abordées ce soir, des retraites avec Agnès Verdier-Molinier,
01:18en passant évidemment par l'immigration, par la situation aujourd'hui des lycéens et des étudiants.
01:24On va évidemment réécouter ce qu'a dit Marine Le Pen, mais c'est un premier sentiment que je vous
01:27demande d'abord.
01:28Éric Legner.
01:28Je l'ai trouvé très sereine, c'est-à-dire que finalement jusqu'au 7 juillet dernier,
01:32elle ne pensait pas être candidate à l'élection présidentielle.
01:36Elle est là, elle est pleinement retournée dans cet habit présidentiel et c'est un point important.
01:40Également, l'autre élément, c'est que je trouvais qu'elle avait le sens de son propre timing,
01:44c'est-à-dire la capacité de dire en effet que la réforme des retraites va être proposée d'ici
01:48quelques semaines.
01:49Elle ne se laisse pas imposer son agenda.
01:51La campagne présidentielle, d'une certaine façon, a l'air finalement assez bien organisée de son côté.
01:56Et le dernier point en effet, c'est qu'elle n'a pas cédé sur les points clés,
02:00c'est-à-dire les points qui ont notamment fait le début de cette campagne, le début du mois de
02:04septembre,
02:04qui ont fait polémique notamment sur la question évidente, et vous lui avez posé là-dessus, du port du voile,
02:09de l'interdiction du port du voile évidemment dans l'espace public.
02:12Là-dessus, elle n'a pas changé d'un iota depuis la polémique du début septembre
02:16qui avait enclenché un peu cette campagne présidentielle.
02:18Vous êtes journaliste au service politique de CNews depuis longtemps, Johan.
02:21Vous suivez le Rassemblement National, vous avez suivi Marine Le Pen dans ses différentes campagnes présidentielles, législatives.
02:27Comment vous l'avez trouvée ce soir alors qu'évidemment, elle se prépare à être potentiellement qualifiée
02:32pour son troisième second tour de sa carrière politique ?
02:35Il y a quelque chose d'important que tous les candidats n'ont pas, elle apparaît sincère.
02:40Il y a peu de candidats qui apparaissent sincères.
02:42J'avais dit la même chose pour Bruno Retailleau parce que c'est le cas pour Bruno Retailleau.
02:46Et ça n'est pas le cas d'Edouard Philippe par exemple, à mon sens, vous voyez.
02:49Donc c'est une qualité extrêmement importante et je crois naturellement que ça touche beaucoup les électeurs.
02:55Donc elle a, me semble-t-il, cette sincérité qui sera un atout considérable.
02:59Et on sent que c'est sa quatrième élection présidentielle.
03:02On sent que c'est sa quatrième candidature.
03:04Il y a effectivement, je rejoins Eric, une forme de sérénité qu'il n'y avait pas précédemment.
03:09Parce qu'elle a survécu à tout aussi.
03:10Oui, mais on a l'impression maintenant que pour elle, mener une campagne présidentielle, c'est une forme de routine.
03:18J'exagère un peu, mais il y avait ce soir du calme, de la détermination
03:22et effectivement une forme de sérénité qui est frappante.
03:28Lara ?
03:28Je suis plutôt d'accord avec vous.
03:30D'ailleurs, les Français disent dans un récent sondage, 38% sont d'accord pour dire
03:34qu'elle est compétente, elle est jugée compétente pour diriger le pays.
03:38Je l'ai trouvée sincère, comme vous.
03:40Je l'ai trouvée ferme, bien sûr sur le régalien, sévère avec Emmanuel Macron.
03:46J'ai trouvé qu'elle assure son autorité politique effectivement au sein du mouvement
03:51en disant que désormais, sur le volet judiciaire, le danger est écarté, du moins pour le moment.
03:57Et elle renouvelle sa confiance à 100% à Jordan Bardella également.
04:03Et elle déclare à nouveau son amour pour la France en disant « je suis combattante pour la France ».
04:07Elle l'a répétée plusieurs fois.
04:09Jacques ?
04:09Moi, j'ai vu la volonté de Marine Le Pen de se présidentialiser.
04:13Cette volonté de rassurer sur Jordan Bardella.
04:16Sa volonté de rassurer les Français sur le fait de pouvoir faire des compromis.
04:20C'est-à-dire que pour la première fois, elle évoque le fait qu'elle n'est pas forcément
04:23une majorité à l'Assemblée nationale, qu'elle puisse faire des compromis
04:26avec les autres partis de droite.
04:28Sans se renier.
04:28Vous expliquez les questions de Louis Dragnel.
04:30Elle ne dit pas « David Lissnard va être mon Premier ministre » ou « Bruno Rotaille » ou «
04:33loin de là ».
04:33C'est toujours Jordan Bardella.
04:34Une volonté d'ouverture, une volonté d'être la présidente de tous les Français.
04:38Elle l'a rappelé à plusieurs reprises.
04:40Et une volonté d'être élue sur son projet et non pas en rejet.
04:45Et justement, l'autre point qui je trouve intéressant, c'est le fait qu'elle exprime son souhait.
04:49Ce serait beaucoup plus simple pour elle de se retrouver au deuxième tour,
04:52selon les sondages face à Jean-Luc Mélenchon.
04:54Elle dit « Non, moi je préfère me retrouver au deuxième tour face à un candidat du centre,
04:58Edouard Philippe ou un autre. »
05:00Et pour le coup, c'est en ça où c'est intéressant.
05:02Parce que pour le coup, ça peut s'annoncer en tant qu'elle des sondages serait un peu plus serrée.
05:06Et là, elle dit « Non, non, elle veut un vote d'adhésion. »
05:09Ça justement, Jacques Serret, est-ce que c'est la réalité ou est-ce que c'est une posture ?
05:12Est-ce qu'elle veut vraiment se retrouver face à Edouard Philippe
05:15ou face à Gabriel Attal ou un autre candidat du Bloc central,
05:18alors qu'elle a perdu deux fois face à Emmanuel Macron
05:21et face justement à un candidat du Bloc central ?
05:23Avec évidemment la gauche qui appellerait à voter pour le candidat du Bloc central
05:27ou qui ferait mine d'appeler à voter pour Jean-Luc Mélenchon
05:30qui n'avait pas appelé il y a cinq ans à voter clairement pour Emmanuel Macron.
05:33Mais enfin, on avait bien compris.
05:34Avec le petit théâtre antifasciste qu'on connaît à chaque fois,
05:37Place de la République, avec tous les artistes qui se mobiliseraient,
05:39avec pourquoi pas des manifestations.
05:41Donc écoutez-la justement là-dessus, sur Jean-Luc Mélenchon,
05:44ce qu'elle en pense.
05:45Et effectivement, elle préférerait se retrouver, dit-elle,
05:49face à un candidat du Bloc central comme Edouard Philippe.
05:52Il fait là quelque chose qui me paraît éminemment en revanche critiquable,
05:56c'est précisément nourrir cette pulsion de dégradation
06:00et cette pulsion de mort et cette pulsion de contestation de tout
06:05chez une certaine jeunesse.
06:07Il fait de ces jeunes des ennemis de tout.
06:10Il faut qu'ils détestent leurs parents, leurs grands-parents,
06:13la police, l'État, l'école.
06:16Il faut qu'ils détestent tout, l'avenir.
06:19Donc ça, c'est évidemment son portrait de Jean-Luc Mélenchon.
06:22On a revu des archives aussi.
06:23La dernière fois qu'ils ont débattu ensemble,
06:26ça remonte à plus de 10 ans.
06:27Parce qu'elle avait refusé d'ailleurs de débattre réellement
06:30parce qu'elle se faisait régulièrement insulter par Jean-Luc Mélenchon.
06:33Avec cette phrase, ça vous laisse une bonne moitié.
06:37Et donc on a vu cette archive encore dans l'émission de Laurence Ferrari.
06:41Sur Jean-Luc Mélenchon, elle dit qu'elle ne veut pas se retrouver au second tour face à lui.
06:45On y croit ou pas ?
06:46Vous avez raison.
06:47D'ailleurs, vous l'avez très bien questionné sur le sujet.
06:48C'est-à-dire que c'est impensable aujourd'hui quand on regarde l'historique de Marine Le Pen,
06:52quand on regarde la présidentielle de 2017, quand on regarde la présidentielle de 2022,
06:56quand on regarde les sondages.
06:57Encore une fois, le sondage dont je parlais tout à l'heure,
06:59Marine Le Pen est certes donnée dans toutes les configurations vainqueurs
07:02au second tour de l'élection présidentielle,
07:04y compris face au Hédor Philippe.
07:0656% pour Marine Le Pen, 44%.
07:08Mais toute la question est, est-ce que c'est suffisant ?
07:10Parce qu'on sait que le système, il est capable d'avoir un front républicain.
07:14Souvenez-vous, les élections législatives dernières,
07:16le Rassemblement national devait avoir une majorité absolue,
07:19devait avoir quasiment 360 députés.
07:21Et au final, ils sont arrivés en troisième position au législatif.
07:24Donc le système est extrêmement fort.
07:26Le système se ralliera derrière Édouard Philippe, si c'est Édouard Philippe.
07:29Donc, même si Marine Le Pen le pense,
07:31et peut-être qu'elle est sincère derrière cela,
07:33c'est sûr que la meilleure chance de gagner pour Marine Le Pen aujourd'hui,
07:36c'est de se retrouver face à Jean-Luc Mélenchon.
07:37Vous ne la croyez pas, la Rachecoff ?
07:39J'ai vu que vous m'avez fait non de la main.
07:40Il y a un dernier sondage qui est sorti il y a 48 heures,
07:44montrant que Jean-Luc Mélenchon progressait.
07:46Et que désormais, il atteignait 18 à 19% des intentions de vote au premier tour.
07:50Dans cette configuration, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon,
07:54Marine Le Pen obtiendraient 67% de vote au deuxième tour.
07:58En revanche, s'il y a une alliance au niveau du bloc central
08:02entre Édouard Philippe et Gabriel Attal, au deuxième tour,
08:05Marine Le Pen n'est crédité que seulement de 56% des voix.
08:10Donc, elle gagne encore, mais bon, c'est des sondages.
08:12Et on sait très bien ce qui s'est passé à l'entre-deux tours de la dissolution.
08:15On se souvient, Johan, les sondages donnaient un premier ministre
08:19au Rassemblement National, en la personne de Jordan Bardella,
08:21une majorité absolue, ce n'est pas du tout ce qui s'est passé,
08:24parce que justement, Front Républicain, désistement, théâtre antifasciste.
08:28On a tout à chaque fois.
08:29Non, mais je comprends ce que veut dire Marine Le Pen.
08:31À choisir, il est évident qu'elle préférait être élue face à quelqu'un comme Édouard Philippe,
08:37parce que sa légitimité pour appliquer son programme serait beaucoup plus forte,
08:41même si le fait d'être élue présidente de la République lui donnerait une légitimité,
08:45mais qui serait plus grande encore face à Édouard Philippe,
08:48parce que face à Jean-Luc Mélenchon, il est évident qu'on dirait
08:52qu'elle a été élue parce qu'il y a eu un barrage,
08:55ça n'est pas une adhésion à son programme, etc.
08:58Donc, à choisir, elle préférerait évidemment être élue face à Édouard Philippe,
09:03mais je suis convaincu qu'au soir du premier tour,
09:06elle serait soulagée d'être face à Jean-Luc Mélenchon.
09:08Voilà. Jacques ?
09:08Non, mais elle pense à l'après, très clairement lorsqu'elle dit ça,
09:11elle pense déjà à l'après, à l'exercice du pouvoir.
09:14Et en effet, en termes de légitimité, ce serait en tout cas plus simple.
09:20Certainement, il y aurait une forme de légitimité que de l'emporter face à un candidat du centre,
09:24que de l'emporter par rejet face à Jean-Luc Mélenchon.
09:27C'est un vote d'adhésion.
09:28Absolument.
09:29Si elle gagne face à Jean-Luc Mélenchon, c'est un vote de barrage.
09:32Et c'est ce qu'a fait Emmanuel Macron deux fois par le passé.
09:35Et il y a une volonté de revanche.
09:36Et aussi, je pense, cette volonté de retourner le match.
09:40Le bloc central m'a battu deux fois.
09:42Et maintenant, c'est moi qui le mets KO.
09:44Eric ?
09:45Moi, je suis un peu plus sceptique.
09:46Je ne pense pas que Marine Le Pen gagnera à 70 contre 30% Jean-Luc Mélenchon.
09:51Je pense qu'il y aura une capacité, deux semaines ou trois semaines avant le premier tour,
09:55déjà d'avoir un Jean-Luc Mélenchon qui aura été ripolliné.
09:57D'abord parce qu'il est extrêmement efficace d'un point de vue stratégique.
10:00Ensuite, il a des ressorts en termes historiques qui lui permettent également de toucher un public
10:05qui est aujourd'hui peut-être tout à fait au centre.
10:07Enfin, je ne pense pas que dans l'entre-deux-tours, on va se retrouver avec un front républicain.
10:11C'est le 2 mai.
10:12C'est le 2 mai le second tour.
10:13Exactement. Tout peut se jouer finalement à très peu.
10:16C'est-à-dire que rien n'est gagné.
10:18Et si Marine Le Pen pense que face à Jean-Luc Mélenchon, elle gagnera très facilement,
10:22eh bien, ça peut produire l'élection de Jean-Luc Mélenchon.
10:26Il ne faut pas se tromper.
10:27Je crois que tout le système aujourd'hui va défendre Jean-Luc Mélenchon,
10:30y compris s'il est contre Marine Le Pen.
10:33Et donc, il faut se méfier malgré tout.
10:35Il n'a pas complètement tort, Eric.
10:37Déjà, face au bloc central, les sondages ne donnent pas une marge suffisante à Marine Le Pen
10:42pour être sûr de l'emporter.
10:42Et face à Jean-Luc Mélenchon, on le sait déjà, François Hollande appellera à voter Jean-Luc Mélenchon.
10:47Je ne parle même pas.
10:48Il y a des milliers de cruces de l'élection.
10:50Mais Gauthier, regardez sur les lycées.
10:51Il y a beau avoir de la casse, il y a beau avoir de la violence,
10:54eh bien, la majorité du système, des acteurs, des artistes,
10:58en gêlent encore, la chanteuse en gêlent encore aujourd'hui, etc.
11:00En effet, ce disent totalement ce qui se passe.
11:03Et que disent les Français ? Ils ne sont pas du côté de cette pseudo-élite.
11:06Oui, mais dans les sondages, aujourd'hui, il y a à peu près 30% d'indécis.
11:09Et ça peut se jouer comme cela.
11:10Il y a une mobilisation, effectivement, d'une partie des jeunes aujourd'hui.
11:14Il y a tous ceux au centre qui peuvent tout à fait, finalement, rester à la maison
11:17parce qu'ils ne seront pas mobilisés également par les gens du centre.
11:20Moi, je pense que rien n'est...
11:21Vous ne croyez pas ? C'est-à-dire que vous pensez que le match est plié face à Jean
11:23-Luc Mélenchon ?
11:23Je pense qu'une chèvre serait élue face à Jean-Luc Mélenchon.
11:26Je reprends cette expression parce qu'il y a quelques années,
11:28Jean-Luc Mélenchon disait qu'une chèvre serait élue face à Marine Le Pen.
11:32Je dis cette fois qu'une chèvre serait élue face à lui.
11:34Il est un épouvantail terrible pour la grande majorité des Français.
11:38Alors, je ne crois pas à ce 32% donné à Jean-Luc Mélenchon,
11:42mais je pense qu'il aura du mal à aller au-delà des 38-40%.
11:48C'est moi le plafond de verre que je vois pour Jean-Luc Mélenchon au soir du second tour.
11:52Oui, mais Johan, si jamais vous avez raison, dans ce cas-là, je pense qu'il ne sera pas au
11:55second tour.
11:56Parce que si véritablement c'est un épouvantail, il y aura une logique de vote utile pour un autre candidat.
12:02Mais dans le cas où il est au second tour, c'est qu'une partie de ce plafond de verre
12:06a déjà...
12:06Mais je suis convaincu qu'il ne sera pas au second tour, précisément pour cette raison.
12:09Alors, passons thématique par thématique.
12:10Commençons par l'immigration.
12:12Faut-il une immigration presque zéro ?
12:15Marine Le Pen répondait à cette question.
12:16Je pense qu'il faut, compte tenu de la situation catastrophique dans laquelle nous sommes,
12:22limiter au maximum l'immigration.
12:26Aujourd'hui, nous n'avons pas un besoin d'immigration de travail,
12:29puisque nous avons une grande partie quand même des étrangers qui sont en France,
12:34qui sont déjà au chômage.
12:35Donc, déjà, la première des choses, c'est peut-être de ne pas les laisser au chômage avant d'en
12:40faire venir d'autres.
12:41Je pense que le droit d'asile a été totalement détourné de son objectif premier.
12:46Je pense que le regroupement familial, nous ne pouvons plus en supporter la charge.
12:53Alors, il y a Éric Zemmour qui dit immigration négative.
12:56On l'a entendu récemment.
12:57Il parle même parfois de remigration.
12:59C'est des termes que Marine Le Pen n'utilise pas.
13:01Elle n'utilise même pas l'immigration zéro.
13:03Et elle m'a répondu qu'elle ne savait pas ce qu'était l'immigration presque zéro.
13:06L'immigration la plus minime possible.
13:09Mais après, quand on rentre dans le détail,
13:11effectivement, elle veut réduire, et vous lisez notre bandeau, au maximum l'immigration.
13:16Oui, mais bien sûr, de toute manière, j'ai envie de vous dire,
13:18Marine Le Pen, elle n'est même plus obligée de parler de l'immigration aujourd'hui.
13:20Elle n'est même pas obligée de faire une campagne sur l'immigration.
13:22D'ailleurs, c'est ce qu'on voit.
13:24On a parlé ce soir, et c'est grâce à votre question, à la 58e minute de l'interview.
13:28Donc, vous voyez qu'elle n'est même pas obligée d'aller sur les sujets.
13:31Elle n'est même pas obligée de dérouler tout son programme,
13:35parce que les Français, en réalité, ils le connaissent, son programme sur l'immigration.
13:38Ils lui font confiance.
13:39On parlait tout à l'heure des sondages qui disent
13:41est-ce que les Français ont confiance sur l'économie ?
13:43Est-ce que les Français pensent que Marine Le Pen est capable de diriger le pays sur l'immigration ?
13:48Elle bat à plate couture tous ses adversaires.
13:50Donc, elle n'a pas besoin d'être dans une sorte, non pas de surenchère, mais une sorte de radicalité.
13:54Elle déroule un programme qui, aujourd'hui, est partagé par 75 à 80% des Français.
14:00Alors, certes, elle est peut-être par en adéquation avec un certain nombre de Français qui disent l'immigration zéro.
14:05Parce que l'immigration zéro, moi, je veux bien que les responsables politiques, à part Éric Zemmour, ne savent pas
14:08ce que c'est.
14:09Il y a quand même un Français sur deux.
14:11C'est un sondage CSA qu'on a fait l'année dernière qui dit qu'il est pour l'immigration
14:14zéro.
14:14L'immigration zéro, c'est quoi ?
14:15C'est plus d'entrées, plus de renouvellement des titres de séjour.
14:18Bon, c'est extrêmement clair.
14:19Il y a 4,3 millions.
14:20Un titre à l'immigration zéro, ce n'est pas très compliqué.
14:21Oui, l'immigration zéro, c'est très simple.
14:23Il y a 500 000 entrées chaque année.
14:25Titres de séjour et droits d'asile compris.
14:27On arrête.
14:28On passe de 500 000 à zéro.
14:28On passe de 500 000 à zéro.
14:30Et l'immigration négative, et on en parle souvent dans cette émission avec Éric Tegner,
14:34c'est qu'il y a 4,3 millions de titres de séjour chaque année.
14:37Il y en a quasiment plus d'un million qui sont renouvelés.
14:40Les trois premières nationalités, évidemment, ce sont Algériens, Marocains, Tunisiens.
14:44Eh bien, on dit, on ne renouvelle pas ces titres de séjour et on expulse.
14:47C'est ça, l'immigration négative.
14:48Moi, on peut l'expliquer à tous ceux qui veulent entendre.
14:50C'est vrai qu'il n'a pas été question très longuement d'immigration pendant cette soirée avec Marine Le
14:56Pen.
14:56Parce que, comme le disait Jules, elle n'a même plus besoin d'en parler, Yohann Isay.
14:59Non, mais naturellement, puisque sur l'immigration, précisément, elle n'a jamais changé.
15:04Elle n'a jamais dévié de sa position initiale, qui consiste à dire que désormais,
15:09et depuis un certain temps maintenant, l'immigration n'est plus une chance pour la France.
15:14Voilà, c'est ce discours-là qu'il faut tenir et qu'elle tient.
15:17Après, il y a des questions de sémantique.
15:19Immigration zéro, immigration presque zéro.
15:21La réalité, c'est qu'il faut réduire l'immigration au strict minimum.
15:25Et c'est ce que disent tous les candidats sérieux.
15:27C'est ce que dit Bruno Rotaillot, c'est ce que dit Éric Zemmour, c'est ce que dit Marine
15:30Le Pen.
15:31Édouard Philippe ne le dit pas en ces termes, ça c'est certain.
15:34Mais on voit que lui aussi s'est mis à parler d'immigration contre sa volonté.
15:37Parce que sur ce terrain-là, précisément, je ne le crois pas sincère.
15:41Mais lui aussi, contre son gré, s'est mis à parler des questions d'immigration.
15:46Et Marine Le Pen, effectivement, mais maintenant Marine Le Pen n'a même plus besoin d'en parler.
15:50C'est très très juste parce que précisément, les Français savent que sur ce sujet-là,
15:54elle est crédible et ils connaissent son programme parce qu'il n'a pas changé depuis des années, voire des
15:59décennies.
15:59Vous dites les candidats sérieux, donc qui ont une chance de se qualifier au second tour,
16:03veulent tous réduire l'immigration.
16:04Luc Mélenchon est un candidat sérieux par là.
16:06Je veux dire qu'il a des chances de se qualifier au second tour.
16:08Je parle des candidats capables de l'emporter.
16:10Et lui, c'est tout l'inverse.
16:11Il est pour, je rappelle le programme du nouveau Front populaire il y a deux ans,
16:16ils veulent créer des couloirs d'immigration, faire des couloirs officiels d'immigration.
16:22Régularisation des 1 million de l'instinct.
16:23De tous les sans-papiers, suppression des OQTF.
16:27Et qui le dit également ? Raphaël Glucksmann, qui vient d'être le candidat officiel du Parti Socialiste.
16:31Il a dit qu'il voulait régulariser les sans-papiers.
16:34Eh bien, ils ne seront pas élus.
16:35Je vous annonce qu'ils ne seront pas élus.
16:37Voilà, c'est tout.
16:38Alors, elle veut, vous savez, un référendum sur l'immigration.
16:40Sauf que Richard Ferrand, elle n'est même pas qualifiée au second tour.
16:43Elle n'est même pas présidente de la République que le président du Conseil constitutionnel.
16:46Elle dit déjà, c'est pas possible.
16:47Elle a réagi ce soir.
16:49Monsieur Ferrand a violé son serment.
16:51Il a prêté serment auprès du président de la République.
16:55Et dans son serment, il y a une obligation qui le tient,
16:58qui est de ne pas prendre position publiquement sur un sujet qui pourrait,
17:04soit qui a été, soit qui pourrait être soumis à la décision du Conseil constitutionnel.
17:11Donc vous demandez sa démission ?
17:12Je pense qu'il devrait, dans ces conditions, partir.
17:14Parce qu'il a violé, encore une fois, les exigences d'une loi organique, tout de même.
17:22Et là, on voit que ça va être très compliqué.
17:24Conseil d'État, Conseil constitutionnel, on connaît ça par cœur.
17:26Éric Tegner, le nombre de lois qui sont censurées.
17:29Et là, avant même qu'elle ne soit élue, il y a déjà Richard Ferrand,
17:32qui dit la grande mesure de Marine Le Pen, son référendum constitutionnel,
17:35qui doit changer notamment la politique migratoire de la France, c'est non.
17:38Oui, Marine Le Pen a raison.
17:39Il devrait démissionner, mais il ne va pas le faire.
17:41Pourquoi ? Parce que tout ça, c'est une grande mascarade.
17:43C'est-à-dire qu'on essaie de nous expliquer que Richard Ferrand,
17:46ce serait une sorte de sage qui s'y connaît en droit.
17:48Non, Richard Ferrand, c'est le meilleur ami d'Emmanuel Macron.
17:51Il l'a accompagné depuis le début.
17:52C'est un peu comme si Marine Le Pen, élue présidente de la République,
17:55nommait Louis Alliot, président du Conseil constitutionnel.
17:57On est dans cet état d'esprit.
17:59D'ailleurs, c'est ce qu'elle ferait.
18:01Si elle est élue présidente de la République,
18:02elle devra renouveler le président du Conseil constitutionnel.
18:04Et j'imagine que Louis Alliot sera un bon candidat pour essayer de le faire.
18:07Monsieur Ferrand est emploi en 2034.
18:09Mais dans ce cas-là, il faut absolument que Marine Le Pen assume un bras de fer avec Richard Ferrand.
18:13Et le grand avantage de ce qui vient de se passer,
18:15c'est que pour le coup, là-dessus, les jeux sont clairs.
18:18Mais je veux vous dire, tout ce bloc central qui se dit démocrate humaniste,
18:22ils ont notamment soutenu un homme face au Premier ministre Orban,
18:25vous savez, en Hongrie, qui s'appelle Peter Maguiar.
18:27Et qu'est-ce qu'il a fait ?
18:28Leur soi-disant candidat qui, à l'époque, devait lutter contre l'autoritarisme.
18:32Une fois élu, il a coupé la tête du président de la République, de Hongrie,
18:36qui normalement devait rester deux ans de plus.
18:38Il a modifié la constitution, verrouillé tous les partis, etc.
18:41Et ça n'a dérangé personne.
18:43Donc ce qu'il faut comprendre, c'est que ces histoires d'état de droit,
18:46de respect du Conseil constitutionnel, etc.,
18:48c'est le vainqueur qui le décide.
18:50C'est toujours le vainqueur qui dicte la loi.
18:53Et Marine Le Pen, si elle est élue,
18:57Marine Le Pen, si elle est élue, elle doit adopter cette même attitude
19:01que font depuis des années.
19:02Ça va être compliqué pour Marine Le Pen.
19:03Les contre-pouvoirs sont déjà actifs.
19:06Ils sont déjà activés.
19:07Il fait ce pourquoi Emmanuel Macron l'a mis là.
19:09Parce qu'évidemment qu'Emmanuel Macron l'a mis là
19:11pour entraver la route de Marine Le Pen.
19:12Et il a commencé avant même qu'elle ne soit au second tour.
19:15C'est l'enjeu pour Marine Le Pen.
19:17C'est-à-dire qu'on parle, on dit qu'elle parle peu d'immigration.
19:20Parce qu'en fait, le sujet, ce n'est plus le quoi,
19:22c'est le comment pour Marine Le Pen aujourd'hui.
19:24C'est comment elle fait pour appliquer son programme.
19:27Et pour le coup, c'est là, on voit déjà,
19:28c'est un bras de fer institutionnel qui se dessine déjà,
19:32alors qu'elle n'est pas encore élue.
19:33Mais on voit déjà l'après-potentielle élection de Marine Le Pen.
19:38Comment ça se passerait ?
19:39Et on serait face à un duel quasiment,
19:41un face-à-face entre Richard Ferrand et Marine Le Pen.
19:45Au quotidien.
19:46Marine Le Pen a raison de dire que Richard Ferrand
19:48a totalement violé son serment.
19:49On a des gens qui nous parlent en permanence de l'état de droit,
19:52du respect des textes, du respect de la Constitution.
19:53On parle de quelqu'un qui est donc là pour 9 ans
19:56au sein du Conseil constitutionnel.
19:57Et je vais vous lire l'article 7 de l'ordonnance du 7 novembre 1958
20:01qui donc régit le Conseil constitutionnel.
20:04Je cite.
20:05Ces obligations doivent notamment comprendre l'interdiction pour les membres du Conseil constitutionnel
20:09pendant la durée de leur fonction,
20:11de prendre aucune position publique sur les questions ayant faites ou susceptibles de faire l'objet
20:16de la part de décisions du Conseil constitutionnel
20:18ou de consulter sur les mêmes questions.
20:20Autrement dit, Richard Ferrand, président du Conseil constitutionnel,
20:24comme les 8 autres personnes qui sont actuellement au sein du Conseil constitutionnel,
20:27n'ont pas le droit de s'immiscer dans le débat public,
20:30n'ont pas le droit de sortir de leur obligation de réserve pour dire cela.
20:33C'était le même sujet, souvenez-vous de la présidentielle de 2022
20:36quand Laurent Fabius a dit à Éric Zemmour sur une chaîne de télévision
20:39qu'il ne pouvait pas faire de référendum sur l'immigration.
20:42C'était le même sujet.
20:43Mais le système a tellement laissé faire parce que c'était Éric Zemmour
20:46donc il ne fallait certainement pas le défendre.
20:47Mais s'il y a bien quelqu'un qui connaît la constitution,
20:50qui connaît très bien les dérives du gouvernement des juges,
20:52il a écrit un livre en 1997 sur ce sujet,
20:55c'est bien Éric Zemmour.
20:56Mais personne n'est monté au créneau là-dessus.
20:58Donc ça présage quoi ?
20:59Ça présage d'un grand débat.
21:01Et le risque qu'il y a, c'est que Marine Le Pen soit en effet élue,
21:04que ce soit face à Jean-Luc Mélenchon ou face à Édouard Philippe,
21:06qu'elle ait une légitimité totale, notamment à l'Assemblée nationale,
21:09mais qu'il y ait un gouvernement des juges,
21:11un gouvernement dirigé par le Conseil d'État,
21:13par le Conseil Continuel qui lui empêche de mener la politique
21:16pour laquelle les Français vont sans doute élire.
21:18Mais on a bien compris, on le savait.
21:20On le savait que ce sera un bras de fer.
21:21On a compris que ce sera un bras de fer quotidien.
21:24Chaque jour de la présidence Le Pen, si elle est élue,
21:27sera un bras de fer quotidien avec le Conseil constitutionnel.
21:31C'est ce que dit Richard Ferrand.
21:32Il annonce la couleur.
21:33Et lui, il n'a été élu par personne, je le rappelle.
21:35Non, il a même perdu dans les urnes en 2024.
21:37Il a perdu le perchoir dans les urnes
21:38parce qu'il aurait bien continué comme président de l'Assemblée nationale,
21:41effectivement.
21:41Lara, avant d'écouter Yohann.
21:42Mais ça fait des années, en fait,
21:44qu'Emmanuel Macron verrouille le système
21:46en plaçant ses proches à la tête de toutes les institutions
21:49afin que toute réforme qu'ils jugeront un peu trop rupturiste
21:54soit bloquée et ne passe pas.
21:56Richard Ferrand a pris une prise de position publique
22:01contraire à ses obligations de réserve.
22:03Il y a un décret qui date de 1959
22:05qui lui impose un devoir de réserve qu'il n'a pas respecté.
22:08Donc, il se présente ici comme un contre-pouvoir
22:11à part entière de Marine Le Pen
22:13avec une volonté d'entraver toute réforme
22:16qu'il jugerait trop radicale à son bout.
22:18Moi, je discutais avec un ancien constitutionnaliste
22:21l'autre jour qui me disait ceci.
22:22Il me disait qu'il n'a pas de gouvernement des juges.
22:24Le Conseil constitutionnel, gardien de la déclaration des droits de l'homme de 1789
22:28est ce qu'il doit être, soit un rempart contre l'extrême droite
22:31et la droite extrême.
22:33Cela montre bien...
22:34C'est qui cet ancien constitutionnaliste qui votait les filles ?
22:36Je ne vous donnerai pas ce moment.
22:37Mais ça montre bien à quel point ils sont prisonniers, en fait, de leur idéologie.
22:41Sa carte à la France insoumise n'est pas tombée pendant le café,
22:43pendant l'entretien ?
22:44Je garde mes sources.
22:46Yohan ?
22:47Non, mais effectivement, c'est plus qu'un bras de fer.
22:48C'est une guerre qui est entamée d'abord avec le Conseil constitutionnel.
22:52M. Ferrand est sorti de son devoir de réserve, ce qui est absolument scandaleux.
22:55Donc Marine Le Pen, à juste titre, réclame sa démission.
22:58J'entendais Jean-Philippe Tanguy réclamer également aujourd'hui la démission d'Emmanuel Moulin,
23:02qui est gouverneur de la Banque de France,
23:03puisque lui aussi est sorti de son devoir de réserve,
23:06en affirmant qu'il était tout à fait possible d'adopter un budget
23:08sans avoir de majorité au Parlement.
23:12Donc toutes ces personnes-là qui ont été nommées à des postes clés par Emmanuel Macron,
23:18avant même l'élection de Marine Le Pen,
23:21sortent de leur devoir de réserve
23:22et sont engagées dans un combat politique contre le Rassemblement National.
23:26Donc ça n'est évidemment pas acceptable.
23:28Et le Rassemblement National commence à faire pression en exigeant leur démission.
23:32Il y a quand même une petite différence entre Emmanuel Moulin et Richard Ferrand.
23:34C'est que Richard Ferrand sortent complètement de son devoir de réserve et annoncent la couleur.
23:38Emmanuel Moulin n'a pas tort quand il dit qu'un budget peut être adopté à l'Assemblée sans majorité.
23:42On l'a fait l'année dernière.
23:43C'est exactement ce qui s'est passé l'année dernière.
23:44C'est très bien par la Constitution.
23:45J'entends bien, mais il n'a a priori pas à s'immiscer dans le débat public.
23:49C'est sûr.
23:50Il a fait le droit de parler.
23:51Il n'est pas du tout tenu par les mêmes arguments.
23:54Généralement, il parle une fois par an dans une interview qui est tout à fait maîtrisée et contrôlée,
23:58mais il n'en dit pas davantage.
23:59Avançons.
24:00Marine Le Pen, interrogée sur la question du voile.
24:04Autant c'était clair que le voile allait être interdit dans la rue par voie référendaire.
24:08Vous allez me dire ce que vous en pensez.
24:09J'ai trouvé ça un peu moins clair ce soir.
24:11Voile interdit à l'université, voile interdit dans les services publics, mais dans la rue.
24:15C'est clair, mais il y a un bouger.
24:17Il y a une petite nuance, on est d'accord.
24:19Il y a la ligne de flottaison à bouger.
24:21Écoutez Marine Le Pen.
24:23Je considère que le voile participe en réalité de cette idéologie totalitaire.
24:29D'ailleurs, il suffit de regarder les pays musulmans où les fondamentalistes islamistes arrivent au pouvoir.
24:34La première des choses qu'ils font, c'est d'imposer le voile.
24:37Mais je le ferai de manière progressive.
24:39C'est-à-dire que je commencerai par l'interdire dans les universités, dans les fédérations sportives, dans les bâtiments
24:47publics.
24:49Et après, je l'ai relancé et je lui ai demandé « et dans la rue ? »
24:51parce qu'elle n'avait pas dit « la rue » au départ.
24:53Et après, elle l'a dit « si, si » de manière progressive.
24:55Mais je trouve ça un peu moins clair qu'il y a un ou deux mois.
24:58Non, justement, c'est tout aussi clair.
24:59C'est qu'elle dit Marine Le Pen que ça sera en deux étapes.
25:02Mais je me souviens d'une interview de Marine Le Pen justement chez Dariusz Rojba
25:05où on avait eu une discussion sur ce sujet-là
25:08parce qu'elle avait dit exactement la même chose.
25:09Elle avait dit les universités, les bâtiments publics.
25:12Mais elle n'avait pas dit « la rue ».
25:13Et c'est vrai que ça pouvait poser une question
25:15sachant qu'on savait quand même que le débat n'était pas tout à fait tranché au sein du Rassemblement
25:18national
25:18que certes Marine Le Pen avait validé
25:20puisque de toute manière c'est dans son programme présidentiel depuis des années
25:23cette interdiction du voile dans l'espace public.
25:25Elle va le porter devant un référendum.
25:27Mais il y a quelques voix au sein du Rassemblement national
25:29qui disaient que non, on n'allait pas chasser les femmes musulmanes et les femmes voilées dans la rue.
25:34Non, la question aujourd'hui c'est de savoir comment ils vont rédiger tout cela.
25:37C'est extrêmement intéressant parce que moi je veux bien
25:39mais si dans un projet de loi, puisque c'est ce que va penser le Rassemblement national
25:43auquel les Français répondront oui ou non
25:45et dedans il y aura donc un article, une proposition de loi sur l'interdiction.
25:49Ça va être quoi ?
25:49C'est-à-dire en 2027 on interdit ça dans les universités et dans les bâtiments publics.
25:54À partir de 2029 ce sera dans la rue.
25:57C'est un petit peu compliqué.
25:58Il y a un bouger visiblement sur cette question-là.
26:01C'est un petit peu moins clair en effet qu'à l'époque
26:04mais en tout cas au moins elle précise Marine Le Pen que ce ne sera pas en 2027
26:07l'interdiction du voile total dans l'espace public.
26:10Voilà, vous abandonnez dans mon sens, c'est un peu moins clair.
26:12Je l'abandonne souvent dans votre sens.
26:13Qu'il y a quelques semaines me semble-t-il Eric Tegner.
26:16Oui vous m'avez convaincu.
26:17C'est-à-dire que si on voit les choses comme ça,
26:18ça veut dire qu'elle n'interdira jamais le voile dans l'espace public.
26:21Parce qu'il y a en général...
26:23C'est pas impossible, excusez-moi, c'est pas impossible.
26:25Il faut comprendre qu'un programme présidentiel,
26:28si vous appliquez 60% c'est déjà énorme.
26:31Donc si vous dites qu'effectivement...
26:32Mais il y a des mesures plus fortes que d'autres et plus symboliques que d'autres.
26:34Oui mais le symbole ça aurait été d'interdire dès le début.
26:37À partir du moment où elle va dire je vais interdire,
26:40imaginons au bout de 5 ans,
26:41théoriquement normalement elle dira qu'au bout de 5 ans
26:44elle aura déjà éradiqué l'islamisme aujourd'hui dans le pays.
26:47Donc de toute façon, elle finira par dire
26:49oui mais on l'a fait à l'université,
26:51on l'a fait dans les écoles,
26:52on a fait un certain nombre de choses,
26:53notamment sur l'immigration, etc.
26:55Et donc on n'a plus besoin d'aller sur une sorte d'extrémité,
26:58d'interdire le port du voile dans l'espace public.
27:00C'est ça la réalité en fait finalement.
27:03Théoriquement au bout de 5 ans,
27:04elle aura déjà envoyé le message suffisant.
27:06Parce qu'encore une fois, c'est de l'ordre du symbolique
27:08qui est finalement de faire comprendre aux musulmans radicaux
27:12qu'ils doivent soit se soumettre aux lois de la République,
27:15soit tout simplement quitter le pays.
27:16Yohann a quitté le pays ?
27:18Oui, quitté le pays.
27:19Elle ne veut pas qu'il quitte le pays.
27:20Non, mais j'ai dit un musulman radical,
27:23c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
27:24il n'est pas forcément le bienvenu aujourd'hui dans le pays tel qu'il est.
27:27Ceux qui ne respectent pas la loi.
27:27Bien sûr, ceux qui ne respectent pas la loi.
27:30Mais on peut avoir une vision rigoriste de l'islam
27:33et respecter la loi.
27:36Ça existe déjà.
27:37Les frères musulmans n'entravent pas la loi de manière précise
27:40parce que sinon ils seraient mis hors d'état de nuire.
27:42Donc aujourd'hui en France,
27:43la loi fait que vous pouvez avoir une vision rigoriste de l'islam.
27:48grappillée des espaces du socle commun,
27:52enfin de l'espace public.
27:53On a vu le sondage.
27:54Et bien voilà, vous me devancez.
27:56Puisque un Français de confession musulmane sur deux
27:59pense à quitter la France si Marine Le Pen est élue.
28:02Et elle a répondu à ce sondage de l'IFO
28:04publié aujourd'hui dans Marianne.
28:07On écoute Marine Le Pen.
28:09Ce qui n'est pas compatible avec la République, c'est la charia.
28:12Ce qui n'est pas compatible avec la République,
28:14c'est le fondamentalisme islamiste.
28:17Voilà.
28:17Ça, ça n'est pas compatible avec la République.
28:19C'est clair.
28:20Et ça a même été rappelé d'ailleurs dans un arrêt
28:22de la Cour européenne des droits de l'homme
28:25qui a dit la charia est incompatible avec la démocratie.
28:29Donc ceux qui sont des adeptes du fondamentalisme islamiste
28:33et qui cherchent à imposer la charia en France
28:35me trouveront sur leur chemin.
28:37Les musulmans, eux, n'ont absolument aucune raison de s'inquiéter.
28:42Ils pourront continuer à exercer leur religion.
28:46Donc là, elle abonde dans votre sens
28:47puisqu'elle fait une différence entre ceux qui sont les adeptes de la charia
28:49et ceux qui pratiquent leur culte de manière absolument normale, Johan.
28:54Mais je note quand même ce sondage.
28:55Un Français de confession musulmane sur deux
28:58pense à quitter la France
28:59si Marine Le Pen est demain présidente de la République.
29:02C'est son agifop pour Marianne du jour.
29:03Oui, mais ça, c'est le résultat de la stratégie de Jean-Luc Mélenchon
29:08qui consiste à faire croire aux musulmans
29:12que l'islam est la même chose que l'islamisme.
29:14Marine Le Pen n'est pas en guerre contre l'islam.
29:16Elle est en guerre et elle a bien raison de l'être
29:18contre l'islamisme qui représente une menace existentielle pour notre pays.
29:23Mais d'une manière absolument scandaleuse,
29:24Jean-Luc Mélenchon a quelque part réussi à faire croire aux musulmans
29:31qu'ils étaient tous dans le viseur de la politique de Marine Le Pen.
29:34Ce qui n'est absolument pas vrai.
29:36C'est Jean-Luc Mélenchon qui assimile l'ensemble des musulmans à des islamistes.
29:41Ce qui est gravissime.
29:43Mais il est évident que, Marine Le Pen l'a rappelé,
29:46l'islam est compatible avec la République.
29:49C'est quelque chose qui est extrêmement clair.
29:51Je crois que sa prise de parole ce soir ne laisse place à aucun doute.
29:55Ce qui est un désaccord avec Eric Zemmour.
29:57Avec Eric Zemmour qui dit sans cesse que l'islam n'est pas compatible avec la République.
30:00Qui dit notamment le contraire.
30:01Mais heureusement que la candidate favorite de l'élection présidentielle
30:05affirme qu'elle mènera une guerre sans merci aux islamistes.
30:08C'est plutôt quelque chose qui, moi, personnellement, me semble extrêmement rassurant.
30:12Sur l'islam, évidemment.
30:13Mais c'est drôle de voir Marine Le Pen dire que la charia est incompatible avec la démocratie.
30:17Mais de dire que l'islam est parfaitement compatible avec la République.
30:20C'est pour ça que le débat sur l'islam qu'elle a avec Eric Zemmour est intéressant.
30:23Puisque la charia, c'est dans l'islam.
30:25L'islam est une religion politique dans laquelle il y a la charia.
30:28Donc dire que la charia n'est pas compatible avec la République tout en disant que l'islam l'est
30:31peut interroger un certain nombre.
30:33Mais ce n'est vraiment pas le sujet.
30:34C'est la loi islamique.
30:34La charia est la loi islamique.
30:35C'est la loi islamique qui régit beaucoup de pays musulmans.
30:38La majorité notamment.
30:39Mais ce qui est intéressant, c'est de savoir si, est-ce qu'ils ont raison en réalité ?
30:44Est-ce qu'ils ont raison ?
30:45Est-ce que les 46% de musulmans qui croient à cela sont...
30:50Qui veulent partir si elle est élue ?
30:51Qui veulent partir si elle est élue.
30:52Est-ce qu'ils ont raison de croire ça ?
30:54Est-ce que dans le discours du Rassemblement national, ils ont des raisons de penser ça ?
30:58Moi, je pense que la réponse est non.
30:59Je pense qu'ils n'ont aucune raison de penser cela.
31:01Je pense que la réponse de Marine Le Pen ce soir, elle est extrêmement claire.
31:04Donc la question c'est pourquoi ils pensent ça ?
31:06D'abord parce qu'en effet, il y a un mensonge dans le débat public
31:09qui tend à considérer que le Rassemblement national serait raciste,
31:13serait antisémite, serait xénophobe,
31:14voudrait le départ de tous les étrangers.
31:16Ce n'est absolument pas ni dans le programme du Rassemblement national,
31:19ni dans les propos de Marine Le Pen ou Jordan Bardella.
31:21Et d'ailleurs, je fais ainsi, j'aimerais bien un sondage IFOP
31:23sur le nombre de Français de confession juive qui voudraient quitter la France
31:26si Jean-Luc Mélenchon...
31:27C'est indiqué 44%.
31:2844% ?
31:2944%.
31:30Et 43%.
31:31Si Jean-Luc Mélenchon...
31:33Ah non, pardon, nos électeurs...
31:35Je parle de Jean-Luc Mélenchon...
31:36Je m'étonnais de ce score extrêmement faible.
31:38Donc je vais refaire ma phrase.
31:40Si demain, Jean-Luc Mélenchon arrive au pouvoir,
31:42j'aimerais bien donc un sondage IFOP pour savoir
31:43combien de Français de confession juive
31:46penserait à quitter la France
31:47si c'est Jean-Luc Mélenchon le Président de la République.
31:49Mais même là, Lara me disait tout à l'heure...
31:51Vous dites quoi ? Vous dites 100% ?
31:53Ah bah oui, très certainement.
31:54Quasiment tout, c'est certain.
31:56Entre envisager et le faire, il y a un gap.
31:58Mais en tout cas, on se poserait tous la question.
32:00Certainement.
32:01Non, Lara me disait que dans le même sondage,
32:02si je ne me trompe pas,
32:03c'est 44% des Français de confession juive.
32:05Et là, pour le coup, c'est vrai qu'on tombe un peu de notre chaise.
32:08C'est-à-dire que moi, je veux bien qu'il y ait une instrumentalisation
32:10depuis trois semaines de Mediapart
32:12et de tous ces proxys d'extrême-gauche
32:13qui tend à dire que Jordan Bardella serait un antisémite
32:16parce qu'on lui attribue des propos qu'il aurait tenus en 2013
32:19sur des réseaux sociaux et sur des boucles.
32:22Je pense qu'aujourd'hui, et Jordan Bardella l'a dit à de nombreuses reprises,
32:25que le Rassemblement National est sans doute le parti
32:27qui est le meilleur bouclier pour les Juifs français,
32:30pour les Français juifs.
32:32Et donc, je ne comprends pas.
32:33Je ne comprends pas ces Juifs.
32:34Ces chiffres, il faut juste dire que
32:36les personnes qui ont une religion dans ce pays
32:38ne sont pas menacées.
32:40S'il y a bien un pays qui respecte des religions
32:41et toutes les religions, c'est bien la France.
32:43Le Rassemblement National peut aussi être un rempart
32:45pour un certain électorat musulman français
32:47parce qu'il y a des petites filles musulmanes à l'école
32:49qui portent des jupes trop courtes
32:51et qui se font harceler parce qu'elles ne font pas le Ramadan.
32:53Elles sont bien contentes de voter pour Marine Le Pen.
32:56Justement, puisque vous y faites référence,
32:57écoutez Marine Le Pen qui répondait sur Jordan Bardella
33:00suite aux accusations d'antisémitisme formulées par Mediapart.
33:03Je n'ai absolument aucune raison de changer d'avis
33:05parce que Jordan Bardella est innocent
33:07de la diffamation commise contre lui
33:10à grand renfort d'ailleurs de proxy
33:12parce que je note que quand Mediapart dit quelque chose,
33:15l'intégralité quasiment,
33:17pas toute, mais heureusement,
33:18mais l'intégralité presque de la presse
33:21considère que c'est paroles d'évangile.
33:24Or, connaissant M. Edouard Plenel,
33:26on devrait savoir pourtant
33:27que le passé parle pour lui
33:30et qu'il n'en est pas à son premier coup fourré,
33:33si je puis me permettre.
33:34Et puis, elle a surangéri sur la rédaction de Mediapart.
33:37Non seulement je le crois quand il me dit
33:39qu'il n'a jamais tenu ses propos,
33:41mais de surcroît, jamais,
33:43je ne l'ai entendu,
33:44ni aucune personne du Rassemblement national
33:46tenir le moindre propos
33:48et il a démontré, je crois,
33:50par son engagement auprès de nos compatriotes juifs,
33:53sa volonté irréductible de les défendre.
33:57Mediapart doit faire une chose,
33:59c'est apporter la preuve
34:00de ce qu'il a écrit
34:05et des accusations que je trouve scandaleuses
34:08qu'il formule.
34:09Donc là, Yohann,
34:10elle reformule son soutien à Jordan Bardella,
34:13elle redit qu'il serait bien son premier ministre
34:14si demain elle arrive à l'Elysée
34:17et elle redemande à Mediapart,
34:20elle dit en fait que les preuves qu'ils ont fournies
34:21ne la convainc absolument pas.
34:23Voilà.
34:23Et ça va se terminer en justice.
34:25Ça va se terminer en justice
34:26après l'élection présidentielle,
34:28mais là, elle affiche un soutien sans faille
34:30à Jordan Bardella
34:31et elle répond à une question
34:32que beaucoup se posaient.
34:34Est-ce qu'elle nommerait Jordan Bardella
34:35à Matignon ?
34:37Est-ce qu'elle conserve cette position
34:38malgré effectivement la polémique lancée
34:41et les accusations lancées par Mediapart ?
34:44Ce soir, elle y répond de manière extrêmement claire.
34:46Oui, Jordan Bardella sera bien,
34:48effectivement, son premier ministre.
34:50Il faut rappeler que Jordan Bardella
34:51va être réélu le week-end prochain,
34:54le 24-25, à Orléans,
34:56président du Rassemblement national,
34:58que dans les sondages,
34:59il conserve exactement la même popularité
35:02auprès des militants,
35:04auprès de l'ensemble des Français.
35:05Donc, lui n'est absolument pas ébranlé politiquement
35:08par les accusations de Mediapart.
35:10Enfin, j'aimerais bien savoir
35:11quand a été fait ce sondage,
35:13mais donc c'est après, évidemment,
35:14la polémique Mediapart.
35:15Effectivement, si on a près d'un Français
35:17de confession juive sur deux
35:18qui pense à quitter le pays,
35:21si Marine Le Pen est élue présidente de la République,
35:23j'imagine que c'est un effet aussi
35:25de la polémique Mediapart
35:26et que ce chiffre...
35:28Non, mais ça ne nuit pas
35:28dans les sondages concernant Marine Le Pen.
35:30Oui, oui, mais un sur deux.
35:32Ils savent qui va être le Premier ministre
35:34et que Jordan Bardella est au pouvoir.
35:35Les sondages...
35:36Je ne pense pas que si ce sondage
35:37avait été fait sans la polémique Mediapart,
35:39qu'on serait à un Français
35:40de confession juive sur deux
35:41qui penserait à quitter la France
35:43si Marine Le Pen est arrêtée.
35:44Mais ça n'impacte pas
35:45le pourcentage de vote pour Marine Le Pen.
35:47Non, ça n'impacte pas.
35:48Mais enfin, c'est quand même un sujet
35:49d'avoir un Français sur deux
35:51de confession juive
35:52qui veut quitter le pays
35:53si Marine Le Pen arrive au pouvoir
35:55selon le sondage de l'IFOP sur Marine,
35:56ce qui est quasiment équivalent
35:57aux Français de confession musulmane.
35:59Jacques, sur le soutien renouvelé
36:00à Jordan Bardella.
36:01Elle garde la même stratégie.
36:04Elle ne lâche pas Jordan Bardella.
36:05Pour quelle raison ?
36:06Tout simplement, vous l'expliquez,
36:07la polémique lancée par Mediapart
36:08n'imprime pas au plus grand désarroi,
36:11je vous l'avoue,
36:12des récents échanges que j'ai pu avoir
36:14avec des responsables du Bloc central.
36:16C'est-à-dire, on se désole
36:17de voir que cette polémique
36:19ne prend pas dans l'opinion.
36:21C'est-à-dire que les Français
36:22regardent ça d'un œil distant.
36:24Il y a même une méfiance.
36:26C'est-à-dire que certains disent
36:26si ça avait été un autre média
36:28que Mediapart,
36:29peut-être que oui,
36:30ça aurait pu imprimer.
36:31Mais là, en l'occurrence,
36:31c'était Mediapart,
36:32donc ça ne prend pas.
36:33Et donc Marine Le Pen,
36:34pour le coup,
36:35a une réaction presque logique
36:37de continuer,
36:38de maintenir sa confiance
36:40à Jordan Bardella.
36:41Lara, sur la confiance renouvelée
36:43à Jordan Bardella ?
36:44Je la trouve constante.
36:47Et surtout,
36:48tant que Jordan Bardella
36:49n'a pas été jugée.
36:51Elle a annoncé, je crois,
36:52une nouvelle procédure
36:53à l'encontre de Mediapart
36:54ce soir.
36:55Il est présumé innocent.
36:56Si c'est avéré,
36:57évidemment,
36:58il devra prouver
36:59sa bonne foi.
37:01Et en tout cas,
37:02la vigilance restera entière.
37:03Mais en attendant,
37:04Jordan Bardella est innocent.
37:06les preuves de Mediapart
37:07ne sont pas vraiment convaincantes.
37:11Et l'argumentaire du RN
37:12est très solide dans ce sens.
37:13Mais de toute façon,
37:14Marine Le Pen a besoin
37:15de Jordan Bardella,
37:16politiquement.
37:17Elle ne peut pas se passer
37:18politiquement de Jordan Bardella
37:20qui lui apporte
37:21une partie de l'électorat.
37:22Donc,
37:23elle ne bénéficierait pas,
37:24sans doute,
37:24si elle était seule,
37:26entre guillemets,
37:26s'il n'y avait pas ce ticket.
37:27C'était une défense parfaite
37:29et totale.
37:30Vous avez noté
37:31une petite subtilité ?
37:33Quand Laurence Ferrari lui dit
37:36vous avez exclu votre père,
37:37Marine Le Pen,
37:38vous avez exclu votre père,
37:39est-ce que si c'était démontré
37:40par A plus B
37:42que Jordan Bardella
37:42était coupable,
37:43est-ce que vous auriez pris
37:44la même décision ?
37:44Et elle répond probablement.
37:46C'est une petite...
37:48Allez,
37:48la défense est parfaite,
37:49mais il y a un petit grain de sable
37:50dans la mécanique de la défense.
37:52C'est-à-dire que si c'était avéré
37:53par A plus B,
37:54est-ce que vous auriez...
37:55En gros,
37:55vous avez exclu le père,
37:56est-ce que vous allez exclure le fils ?
37:57Je reconnais bien là
37:58votre ton polémique,
37:59cher Gauthier.
38:00Et c'est vrai que oui,
38:01la défense de Marine Le Pen
38:02était extrêmement claire.
38:03Elle a redit ce qu'elle dit
38:04depuis toujours,
38:04c'est-à-dire qu'elle vend un ticket.
38:05C'est le cas depuis
38:07les universités d'été,
38:08je crois,
38:09d'Avignon en 2023
38:11entre Marine Le Pen
38:12à l'Élysée
38:12et Jordan Bardella
38:13à Matignon.
38:15Il n'en reste pas moins
38:15que les propos de Jordan Bardella
38:18sont évidemment
38:18pas ceux de Jean-Marie Le Pen.
38:20Elle l'a dit.
38:21Oui, bien sûr qu'elle l'a dit,
38:22mais les propos
38:23de Jordan Bardella
38:25auraient été tenus
38:26qui lui sont attribués
38:29quand il avait 16 ou 17 ans.
38:31On remonte à 2013.
38:32Donc évidemment
38:32qu'on n'est pas du tout là-dessus.
38:34Et évidemment que Marine Le Pen
38:35fait ça parce que...
38:36Jean-Marie Le Pen,
38:37personne ne se pose la question
38:38de savoir s'il a dit
38:39ces propos-là.
38:40Oui, bien sûr.
38:41Il les a dit face caméra.
38:42Mais bon,
38:42on voit bien que la confiance
38:43n'est certainement pas rompue
38:44et qu'elle vient battre en brèche
38:46une petite musique quand même
38:47qu'on entend depuis quelques jours,
38:49notamment dans le tout
38:50Paris médiatique et politique.
38:51C'est-à-dire,
38:52il y a beaucoup de gens,
38:53notamment du Bloc Central
38:54et Jacques l'a dit,
38:55qui vous disent
38:55il y a de la friture sur la ligne.
38:57Elle ne mettra pas
38:58Jordan Bardella.
38:59Donc c'est pour ça que moi
38:59je pense que le sujet
39:00ne se pose même pas,
39:01que Marine Le Pen,
39:02ça fait 15 ans
39:03qu'elle essaye de glaner le pouvoir,
39:04qu'elle est à sa 4e élection présidentielle.
39:06Ce n'est pas pour mettre
39:07quelqu'un qui vient de l'UMP.
39:08Ce n'est pas pour mettre
39:09quelqu'un qui était ministre
39:10de Nicolas Sarkozy en 2010,
39:12qu'elle ne peut pas se voir en peinture,
39:13qu'il a insulté pendant 15 ans.
39:14Bien sûr que non.
39:15Elle mettra Jordan Bardella
39:17à Matignon
39:17si elle est élue présidente
39:18de la République.
39:19Je pense qu'il n'y a aucun sujet.
39:20Le sujet est clos ce soir.
39:21Eric ?
39:22Oui, je pense qu'en plus
39:23la seule chance
39:24qui ferait que Jordan Bardella
39:26ne serait pas
39:26Premier ministre de Marine Le Pen
39:28aurait eu lieu
39:29de toute façon
39:29peu importe cette polémique.
39:30C'est si Marine Le Pen
39:31finalement est à deux doigts
39:32de gagner l'élection présidentielle
39:34et que dans l'entre-deux-tours
39:35elle est obligée
39:35de faire un deal
39:36avec finalement des LR
39:37et donc de promettre Matignon.
39:39Et ça, polémique
39:40de Mediapart ou pas,
39:41si à un moment
39:41on se retrouve
39:42dans cette configuration,
39:43c'est le seul modèle
39:44qui peut fragiliser
39:45Jordan Bardella
39:46et lui-même le comprendre.
39:47Alors, vous savez
39:48qu'il y a beaucoup d'inquiétudes
39:49pour la journée de samedi
39:50le fameux 17 octobre
39:52et donc justement
39:52Marine Le Pen est revenue
39:53sur les violences
39:54qui ravagent la France
39:56il faut le dire
39:56depuis plus de deux semaines.
39:58Elles ne sont pas admissibles
40:00mais elles sont encouragées.
40:01Elles ont d'abord été encouragées
40:03tout au long des années
40:03par le laxisme du gouvernement
40:06qui n'a jamais véritablement
40:08rien fait
40:09pour faire comprendre
40:11à ces casseurs
40:13que ce qu'ils faisaient
40:15était inadmissible,
40:16inacceptable.
40:17Deuxièmement,
40:18en continuant
40:19à faire payer
40:20pendant des années
40:20et des années
40:21toutes les dégradations
40:22aux Français
40:23en disant aux Français
40:24écoutez,
40:25vous avez déjà payé
40:25les abribus,
40:26vous avez déjà payé
40:27les lycées,
40:28vous avez déjà payé
40:30les poubelles,
40:31vous allez les repayer
40:32une deuxième fois
40:33et puis une troisième fois
40:34et puis une quatrième fois.
40:36Cette situation
40:36évidemment
40:37n'est pas tolérable.
40:39C'est l'exemple
40:40parfait de Chambéry
40:41où on avait repayé
40:42le bâtiment municipal
40:44après les émeutes
40:45qui a été redétruit
40:47il y a quelques jours.
40:48Donc les Français
40:48ne font que payer.
40:50Maintenant,
40:50on se réveille
40:50avec une loi
40:51casseur-payeur au Sénat
40:52que Marine Le Pen
40:53a proposée
40:53il y a 4 ans.
40:54Voilà,
40:54vous me devancez
40:55comme souvent,
40:55cher Jules.
40:56Alors je vous propose
40:56d'écouter Marine Le Pen
40:58justement sur Emmanuel Macron
40:59et la police.
41:00Vous savez,
41:00la police doit faire
41:01preuve d'empathie,
41:01nous a dit Emmanuel Macron
41:02face aux émeutiers.
41:03Il y aurait pu y avoir
41:05une manifestation
41:06sans violence.
41:08Il y aurait pu y avoir
41:09des pancartes,
41:11des banderoles,
41:12toutes ne sont pas acceptables,
41:14enfin,
41:14beaucoup le sont,
41:16des cortèges
41:17sans qu'il y ait de violence.
41:19C'est la violence
41:20qui, en réalité,
41:22cherche l'affrontement
41:23avec la police
41:24et la police se sent
41:25aujourd'hui découragée,
41:28démotivée
41:28et objectivement
41:30abandonnée par le pouvoir.
41:31C'est vrai que c'est insupportable.
41:33Alors après,
41:33certains vont dire
41:34les policiers
41:35à votre rassemblement national,
41:36mais vous voulez qu'ils votent
41:37pour Jean-Luc Mélenchon
41:38qui dit la police tue,
41:39vous voulez qu'ils votent
41:40pour Emmanuel Macron
41:41qui dit un jour sur deux
41:42il y a des violences policières
41:43et qu'il les lâche
41:45au premier drame,
41:46qu'il les lâche
41:47et ensuite qu'il dit
41:48qu'il faut qu'il fasse
41:49preuve d'empathie
41:50à plusieurs reprises
41:52face aux émeutiers.
41:53Vous voulez qu'ils votent
41:53pour ces gens-là ?
41:55Bah non,
41:55vous êtes policier,
41:56vous ne votez pas
41:56pour ces gens-là,
41:57effectivement.
41:57Vous avez cinq couloirs de nage.
41:58Il y a celui de Jean-Luc Mélenchon
42:00qui passe sa vie
42:00à insulter les policiers
42:01dans les manifestations,
42:02qui participe à des manifestations
42:04où les policiers sont insultés,
42:06où il y a tous les flics
42:06qui sont des bâtards en slogan.
42:08Vous avez Laurent Nunez,
42:09qui est plutôt
42:10d'une obédience de gauche,
42:11on ne va pas se mentir,
42:12qui...
42:13Proche des policiers,
42:13préfet de police,
42:15patron du renseignement.
42:16Fut proche des policiers.
42:17Vous parlez aujourd'hui
42:18au syndicat Alliance,
42:19vous avez Redavelage
42:20sur le plateau,
42:21vous avez Jean-Christophe Couvi,
42:24il n'y a aucun syndicaliste
42:25policier aujourd'hui
42:26qui vous dit
42:26qu'il est content
42:27de Laurent Nunez.
42:28Donc le préfet de police,
42:29il est très loin de tout ça
42:30et j'ai même envie de vous dire
42:31l'adjoint de Gérald Darmanin
42:32quand il était au ministère
42:33de l'Intérieur,
42:34il est loin de tout ça là.
42:34Laurent Nunez,
42:35il est complètement décrié.
42:36Vous avez 3ème Emmanuel Macron
42:38qui vous dit
42:39que la police manque d'empathie
42:41et manque d'humanité
42:42dans le maintien de l'ordre
42:44et puis vous avez en effet
42:45Marine Le Pen
42:45qui est en soutien total
42:47tout temps aux policiers,
42:48qui n'a jamais varié là-dessus
42:49et puis vous avez
42:49la 5ème colonne,
42:50si je puis dire,
42:51ceux qui ne disent rien,
42:52ceux qui n'apparaissent pas
42:52dans cette séquence.
42:53Les lâchent.
42:54Les lâchent,
42:54les plus hauts,
42:55je ne sais pas comment
42:55vous les appelez.
42:56Éric Tegner,
42:57il y a ceux qui lynchent
42:58les policiers
42:59et ceux qui les lâchent.
43:00Marine Le Pen
43:01n'est ni de ceux
43:02qui les lynchent
43:02ni de ceux qui les lâchent.
43:03Oui et la majorité des gens
43:04les lâchent tout simplement.
43:06C'est-à-dire que la vérité
43:07c'est quoi ?
43:08Non, pas les Français bien sûr
43:09mais à chaque fois
43:09les Français sont au rendez-vous
43:10de toute façon
43:11pour soutenir la police
43:12mais l'énorme problème
43:13qu'on a
43:13il faut le comprendre
43:14c'est pour ça que je parlais
43:14au début du fait
43:15que Jean-Luc Mélenchon
43:16peut quand même gagner
43:17au second tour
43:17c'est que nos élites
43:18aujourd'hui
43:19elles sont de gauche
43:20c'est-à-dire que
43:20moi j'ai échangé récemment
43:22avec un ministre
43:22qui est un modéré
43:23il vient de LR
43:24mais c'est vraiment un modéré
43:25et bien son équipe
43:26me disait qu'en fait
43:27ils avaient l'impression
43:28d'être des fascistes
43:29c'est-à-dire que face
43:30aux fonctionnaires
43:31qui étaient dans les ministères
43:33face finalement
43:34à une intelligentsia
43:35qui est totalement à gauche
43:36un ministre modéré
43:37qui se dit humaniste
43:38pour eux
43:39c'est déjà l'extrême droite
43:40donc il faut comprendre
43:41le système dans lequel on est
43:42c'est-à-dire que
43:43Laurent Nunez
43:44aujourd'hui
43:44il a déjà l'impression
43:45de faire le maximum
43:46donc c'est ça
43:47l'énorme problème
43:48Voilà pour cet objectif
43:49Félizé 2027
43:50cette grande soirée spéciale
43:52présentée par Laurence Ferrari
43:54dont on vient
43:54de faire le débrief
43:56ça revient très prochainement
43:58avec un troisième candidat
43:59à l'élection présidentielle
44:00après Bruno Rotaillot
44:02et Marine Le Pen
44:03la suite de vos programmes
44:04avec Mickaël Dorian
44:05à lundi
44:05très bon week-end sur CNews

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