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  • il y a 22 minutes
Selon l'entourage du ministre de l'Intérieur, 250 actions sont envisagées et une soixantaine de manifestations sont en cours de structuration en France pour la journée de mobilisation du 17 octobre.

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Transcription
00:00Près de 8000 personnes ont été placées en garde à vue depuis le début du mouvement lycéen,
00:04dont une très très large majorité de mineurs.
00:07Et je voudrais qu'on écoute ce qu'a dit tout à l'heure, le mot utilisé,
00:10vraiment prêter attention à ce mot, utilisé par le ministre de l'Éducation nationale.
00:13Quand il parle là, j'insiste, des casseurs, des émeutiers et des destructeurs.
00:18Voici ce qu'il a dit.
00:20Le dialogue, il existe.
00:22Il a déjà débouché, c'est un acte, il a débouché sur d'autres dans les jours à venir.
00:26Mais les gens qui font ça, ça s'appellent les criminels.
00:28Ceux qui ont incendié les bureaux hier et qui ont incendié les bâtiments,
00:31qui ici ont privé des jeunes en incendiant leurs bâtiments d'une formation,
00:37ça s'appelle un crime, c'est du pénal.
00:39Mais un état de scolaire, je suis désolé, mais il y a quand même des limites.
00:45Donc, tenez bon.
00:48Ceux qui ont fait ça, ce sont des criminels, Béatrice Brugger.
00:51Et pour certains, et même pour la très grande majorité, ce sont des mineurs.
00:55Et pour certains même, il y a des profils, d'après ce que disent les forces de l'ordre,
01:00que l'on n'avait jamais vus.
01:01Il y a même des casiers vierges.
01:03Aujourd'hui, que vous inspirent ces profils ?
01:06Alors, juste avant d'essayer de répondre sur les profils,
01:10moi, c'est la phrase du ministre qui m'inspire, c'est « le dialogue, il existe ».
01:16Cette phrase, elle est assez intéressante, parce que quand un bon dialogue existe,
01:21en général, il n'y a pas de manifestation ni de violence.
01:25Je dis ça parce que, alors là, pour le coup, je prends ma casquette de syndicaliste
01:29depuis plusieurs années, et je me rends compte que finalement,
01:32ce qu'on appelle largement le dialogue social,
01:35ne suffit pas à se résumer à une rencontre.
01:39On vous a écouté, merci, au revoir.
01:41C'est pas ça le dialogue.
01:43Le dialogue, c'est la capacité, bien sûr, à rencontrer, bien sûr, à écouter,
01:48mais à prendre en compte aussi ce que l'autre vous dit.
01:51Et c'est là où, parfois, cette troisième partie, elle n'existe pas.
01:54Et je dis ça parce que, moi-même, je trouve que le dialogue social est très pauvre.
02:00Je parle pour, évidemment, mon ministère.
02:03On est reçu, on ne peut pas dire qu'on n'est pas reçu.
02:05On est écouté, on ne peut pas dire qu'on n'est pas écouté.
02:07Mais il n'y a rien après.
02:08Mais il ne se passe pas grand-chose en vrai après.
02:10Là, ça veut dire qu'il ne faut pas être étonné aussi de voir les conséquences dans la rue.
02:14Et c'est pour ça que je pense qu'il faut avoir un petit peu d'honnêteté sur ce qui
02:19se passe aujourd'hui.
02:21Pas pour dire qui a raison, qui a tort, parce que je ne suis pas là pour ça.
02:25Mais peut-être pour expliquer aussi pourquoi on en arrive là.
02:28Cette violence, aujourd'hui, évidemment, elle est extrêmement importante.
02:32Mais j'allais dire presque qu'elle n'est pas étonnante.
02:37Elle n'est pas tellement étonnante.
02:38Tout le monde sait, depuis longtemps, qu'on est sur un terreau qui monte de violence,
02:47de, je ne dirais pas d'un mépris, mais en tout cas d'une non-écoute des revendications.
02:52Alors après, je ne connais pas précisément les revendications des lycéens.
02:58D'ailleurs, je ne sais pas qui les connaît précisément dans ce brouhaha, au passage.
03:03Mais si quelqu'un les connaît, je voudrais bien les savoir.
03:05Ce qui est sûr, c'est qu'il y a quand même des difficultés et que ça fonctionne mal.
03:11Là-dessus, je parle pour votre question sur les profils.
03:16Évidemment, ces profils ne sont pas du tout homogènes.
03:18Parce que vous avez, je pense, des gens qui sont extrêmement sincères en disant
03:22« Écoutez, nous, on en a assez, Parcoursup, ça ne marche pas, les profs ne sont pas là. »
03:26Moi, je suis maman, j'ai quatre enfants.
03:28Je suis basée par Parcoursup.
03:30Donc, je vois très bien à quoi ça correspond.
03:33Et je vois très bien ce que ça peut faire aussi comme dégâts.
03:36Je vois très bien aussi quand les profs ne sont pas là, etc.
03:40Donc, il y a une réalité aussi d'un délabrement des services publics qu'on ne peut pas ignorer.
03:45Et ce n'est pas parce qu'on dit « Oui, je vous ai entendu » que ça va fonctionner.
03:50Mais deuxièmement, là-dessus, vous avez évidemment, et on a l'habitude, une occurrence pour des délinquants,
03:56ce qu'on appelle classiquement des casseurs, les bas de bloc, etc.,
04:00qui viennent se greffer pour, entre guillemets, changer le sort de la manifestation.
04:06Je ne sais pas si vous ne...

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