- il y a 5 heures
L’inflation est ressortie légèrement au-dessus des attentes, s’établissant à 3,7 % sur un an contre 3,6 % prévu. L’inflation sous-jacente surprend elle aussi de peu à la hausse, atteignant 2,6 % (contre 2,5 % attendu), portée par une accélération mensuelle supérieure de 0,1 point aux prévisions. Cette dynamique s’explique principalement par la composante logement, en hausse de 0,39 % sur le mois. Sans être alarmant, ce rapport confirme une légère tension sur les prix et illustre parfaitement cette « inflation persistante » déjà soulignée par Kevin Warsh lors de son intervention à Jackson Hole.
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00:09Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter
00:12les mouvements de la planète. Marché, Gustavo
00:14Orenstein, responsable de la recherche macro
00:16et allocation d'actifs chez
00:18Dorvala Helm. Bonsoir Gustavo. Bonsoir.
00:20Timothée Pubellier, vous êtes responsable
00:21Expertise Euroaggregate chez
00:24Ostrom Asset Management. Bonsoir Timothée.
00:26Bonsoir. Et Alexandre Tailleb,
00:28gérant, analyste chez
00:29Sycomore AM. Bonsoir Alexandre. Bonsoir Pauline.
00:32Gustavo, commençons avec ce
00:33rapport sur l'inflation américaine.
00:35Un rapport, je le disais en intro,
00:37légèrement supérieur aux attentes.
00:393,7% de hausse
00:42sur un an en version
00:44globale.
00:46Est-ce une surprise ?
00:47Si oui, d'où vient cette surprise ? Sachant que
00:49l'énergie est en hausse de 5%
00:52sur le mois, de plus 20%
00:53sur un an et contribue
00:56pour 1,5 point
00:58au chiffre global.
00:59Hors énergie, je le disais, l'inflation reste
01:01à 2,5%
01:03assez proche
01:03de la cible de la
01:05réserve fédérale.
01:07Oui, effectivement.
01:08Alors, on pourrait bien sûr,
01:09et ça serait
01:10toute une litanie de chiffres
01:11si on commençait à enlever des morceaux
01:12et en rajouter,
01:13regarder quel pourcentage
01:15est au-dessus de 3,
01:15en dessous de 3.
01:16Bon, à la fin,
01:17le point important,
01:18vous l'avez dit,
01:19c'est que dans le fond,
01:20à la fin,
01:21on n'est pas extrêmement loin
01:22de la cible de la Fed.
01:25Peut-être que la Fed ne peut pas
01:26s'en contenter
01:27de ce niveau d'inflation,
01:28mais en tout cas,
01:28il n'est pas évident d'imaginer
01:30qu'elle a vraiment besoin
01:31de créer un énorme ralentissement économique
01:33ou une récession
01:34pour ramener l'inflation
01:35de son niveau actuel,
01:36certes au-dessus de la cible,
01:37à 2%.
01:38On ne peut pas dire
01:39que la politique monétaire,
01:40ce soit un outil
01:40de haute précision.
01:42Donc, pour aller du point
01:43où on est à 2%,
01:45la seule chose
01:46que peut faire la Fed,
01:46si c'est elle
01:47qui doit faire ce mouvement,
01:48c'est de créer
01:49un très gros ralentissement économique.
01:50D'accord.
01:51Donc, ça semble difficile
01:52de justifier.
01:53Donc, à la fin,
01:54le fait que l'inflation
01:55ne soit pas très éloignée,
01:56on reste toujours
01:57dans ce même environnement.
01:58La Fed doit répondre,
01:59elle ne peut pas ne rien faire,
02:00donc elle va effectivement
02:03poursuivre probablement
02:03les mouvements
02:04de taux d'intérêt.
02:05Une partie est déjà
02:06d'ailleurs largement intégrée,
02:08mais ce qu'on a du mal
02:09à imaginer,
02:10c'est un mouvement
02:10extrêmement long
02:13de hausses et taux
02:13dont le but serait
02:15vraiment de ralentir
02:16fortement l'économie.
02:18D'autant plus que là,
02:18on a les chiffres d'inflation,
02:19mais du côté
02:20du marché du travail,
02:21l'autre partie
02:22du mandat de la Fed,
02:23on n'a pas un marché
02:23du travail américain
02:24qui est, on va dire,
02:26inflationniste
02:26ou très déstabilisé.
02:27Il s'est redressé
02:28un petit peu,
02:29les chiffres sont
02:29tout à fait corrects,
02:30le chômage est relativement bas,
02:32mais ce n'est pas
02:33un marché du travail
02:34qui est en surchauffe
02:35ou les salaires accélèrent
02:36ou des choses comme ça.
02:37Donc, ce mélange
02:38donne l'impression
02:39que la Fed doit effectivement
02:41resserrer,
02:41mais que ça s'est déjà
02:42largement anticipé aujourd'hui
02:44et donc, effectivement,
02:45il y a quelques conséquences
02:46dont on va discuter
02:47sur le marché obligataire.
02:48Oui, c'est sûr.
02:48Christopher,
02:50non, pardon,
02:50Kevin Warch,
02:51n'importe quoi,
02:51avait remis l'inflation
02:53au centre,
02:53mais le mandat
02:54de la Réserve fédérale
02:55est bicéphale
02:56avec cette double
02:58l'emploi et l'inflation.
03:00Donc, elle doit regarder
03:01les deux
03:01pour ajuster
03:03sa politique monétaire.
03:05Timothée,
03:06vos commentaires,
03:06est-ce qu'on craint
03:08une inflation
03:09qui s'installe durablement
03:11aux États-Unis ?
03:12Et puis, peut-être
03:13un mot des prix du pétrole
03:14qui reste au-dessus
03:15de ce seuil
03:15de 100 dollars
03:16depuis des semaines
03:18maintenant ?
03:19Alors, pour une inflation
03:20durable,
03:21il faudrait qu'on ait
03:21des effets de second tour.
03:22Pour l'instant,
03:23on ne les voit pas vraiment.
03:23Avec un corps à 2,6%,
03:25c'est vrai que c'est
03:26plutôt rassurant
03:26pour l'instant.
03:27Mais 3,7%
03:28sur le headline,
03:30ça pourrait causer problème
03:31si ça venait à rester
03:32plus longtemps.
03:33Donc, pour savoir
03:33si ça venait à rester
03:34plus longtemps,
03:35je me suis intéressé
03:35cette semaine
03:36au flux de pétrole
03:38dans le détroit d'Hormuz.
03:39Et la façon intéressante
03:40de les regarder,
03:41c'est d'un côté
03:41ce qui se passe en Iran
03:42et d'un côté
03:43les États-Unis
03:43et ses alliés.
03:45La consommation mondiale
03:46de barils par jour,
03:48c'est 100 millions.
03:48Le détroit d'Hormuz,
03:49c'était 20 millions
03:50au début de l'année.
03:51Donc, on parle de 20%
03:52quand même
03:52du pétrole mondial.
03:54L'Iran exportait
03:55au début de l'année
03:562,5 millions
03:57de barils par jour.
03:58Aujourd'hui,
03:59depuis le mois de juillet
04:00avec le blocus américain,
04:01ils sont tombés à zéro.
04:02Donc, ça va faire
04:02zéro baril par jour
04:03sur tout le mois de septembre
04:05et pareil pour le mois d'octobre.
04:07Donc, à 2,5 millions par jour,
04:09à 100 dollars le baril,
04:10on pouvait se dire
04:10qu'ils avaient entre
04:12250 millions
04:13de rentrées et de cash.
04:14Ça, c'est un cash
04:17qui n'existe plus
04:18parce que beaucoup de gens disent
04:19oui, mais ils ont l'habitude
04:20de vivre sous embargo.
04:21Donc, la situation
04:22pourrait rester longtemps.
04:24Cet embargo,
04:24il dure depuis longtemps.
04:25Ça a commencé
04:26dans les années 50.
04:27Ensuite, on a eu Reagan
04:28et Carter dans les années 80.
04:29Clinton dans les années 90.
04:31L'Union européenne
04:32dans les années 2010.
04:34Mais pendant tous ces embargos,
04:3590% du pétrole
04:36était vendu à la Chine
04:37et 10% restant à l'Inde.
04:39Donc, en fait,
04:40ça ne leur a jamais fait
04:40ni chaud ni froid,
04:41cet embargo.
04:42Ils ont toujours eu
04:42leur rentrée de cash
04:43grâce à ça.
04:44Aujourd'hui, ils sont à zéro.
04:45Et à l'inverse,
04:47si on regarde les États-Unis
04:47et ses alliés,
04:49on est revenu
04:50au flux de pétrole
04:51pré-guerre.
04:53Donc, le niveau de baril
04:54qui passe par le détroit d'Hormuz,
04:56c'est comme avant ?
04:57Sur le brut.
04:58Sur le brut,
04:59c'est comme avant.
05:00Donc, là,
05:00la question que je me suis posée,
05:01c'est pourquoi le prix du pétrole
05:02ne s'écroule pas
05:03si on est revenu
05:04à des niveaux comme avant ?
05:06Oui, pourquoi ?
05:06En fait, déjà,
05:07il y a cinq facteurs.
05:08Il y a la peur.
05:08Pour l'instant,
05:09ça circule comme avant.
05:10Mais si la situation
05:11venait à se détériorer,
05:12peut-être que ce ne sera pas le cas.
05:13Donc, les gens ont peur
05:14et ils demandent un premium.
05:15Ensuite, il y a
05:16les coûts de transit.
05:17Avant, au début de l'année,
05:18pour envoyer un super tanker
05:20des US vers la Chine,
05:21c'était 7 millions de dollars.
05:23Aujourd'hui,
05:23c'est 70 millions de dollars.
05:25Donc, sur un super tanker,
05:26il y a 2 millions de barils
05:27qui peuvent transporter
05:28chacun 159 litres de pétrole.
05:29Donc, c'est lissé.
05:30Mais ça peut faire quand même
05:3130 dollars d'augmentation
05:32par baril.
05:34Ensuite, il y a
05:34les coûts de hedging.
05:36Les gens ont peur
05:36de l'inflation.
05:37Donc, une bonne idée,
05:38c'est d'acheter des futurs
05:39sur le pétrole.
05:40Comme ça, si le pétrole monte,
05:41on est protégé.
05:42Et ça, ça vient augmenter
05:43la demande
05:44et ça vient pousser
05:45le prix du pétrole
05:46à la hausse.
05:47Ensuite, il y a
05:48les produits raffinés
05:49qui, eux, ne passent plus
05:50dans le détroit d'Hormouth.
05:51C'est pour ça que j'ai insisté
05:51sur le brut.
05:52Parce que les produits raffinés
05:54comme le diesel
05:54où Donald Trump
05:55insiste dessus,
05:56ça ne passe presque plus du tout.
05:58On était à 4 millions
05:58de barils jour
05:59au début de l'année.
06:00Maintenant, on est
06:00en dessous des 500 000
06:02barils jour.
06:02Donc, là-dessus,
06:03il y a un vrai problème.
06:06Et enfin, les stocks
06:07qui sont au plus bas.
06:07Tout le monde essaye
06:08de reconstituer ses stocks
06:09en ce moment.
06:10Et donc, ça augmente
06:10la demande.
06:11Donc, on a vraiment
06:11deux forces qui s'équilibrent
06:14où, d'un côté,
06:15les flux sont revenus
06:16mais de l'autre,
06:17il y a ces cinq facteurs
06:17qui viennent peser.
06:18Oui, et qui font que, du coup,
06:20le prix du pétrole
06:20reste au-dessus
06:21de ce seuil de 100 dollars
06:23et qui alimente
06:24les pressions inflationnistes
06:26sur, justement,
06:27les chiffres
06:28qu'on a vus
06:29cet après-midi.
06:31Alexandre,
06:32vos commentaires.
06:32Déjà, pas mal de choses
06:33viennent d'être dites
06:34sur ce rapport
06:36sur l'emploi.
06:37Peut-être un mot
06:37de la réserve fédérale américaine.
06:40Je vous disais en intro
06:41de 20%.
06:42On passe à 50% de chance
06:44d'une hausse des taux
06:44le 28 octobre.
06:46Juste avant les mid-terms,
06:48une hausse des taux
06:49dès octobre.
06:50Peut-être une hausse
06:51aussi en décembre.
06:53Qu'est-ce qu'on peut attendre
06:54de cette réunion
06:55de la réserve fédérale ?
06:56Et puis, qu'est-ce que
06:57vous avez regardé
06:57de ce rapport
06:58sur l'emploi ?
07:00Alors, sur la Fed,
07:01je pense qu'on peut
07:02féliciter Kevin Warch,
07:04même avant la réunion.
07:05Il a complètement fait
07:07gagner la Fed
07:08en crédibilité.
07:09Complètement.
07:09Si bien que le marché
07:10maintenant a,
07:12entre guillemets,
07:13peur du moindre mouvement
07:15dès qu'il y a
07:15un chiffre qui sort.
07:16Donc là, l'inflation
07:17zéro 1 au-dessus.
07:17Tout de suite,
07:18les anticipations
07:19s'ajustent.
07:20Sachant que le marché
07:21préissait déjà
07:22quand même de nombreuses
07:23hausses de taux
07:23juste avant
07:25sur l'année
07:26qui arrive,
07:28donc 3 à 4
07:28hausses de taux
07:30pour la Fed,
07:31le marché déroule
07:32un peu le tapis rouge
07:32à Warch.
07:33Ce qui fait que
07:34c'est plutôt,
07:35j'essaye de mettre
07:36une note positive
07:37à tout ça,
07:40en fait,
07:41Kevin Warch
07:41ne peut que surprendre
07:43le marché
07:44de façon accommodante
07:45aujourd'hui.
07:46D'accord.
07:47Donc soit en temporisant,
07:49en ne faisant pas
07:50sa hausse de taux
07:51lors de la prochaine réunion
07:53ou au contraire
07:54en s'arrêtant
07:55purement et simplement
07:55parce que ça a été dit,
07:57il y a plusieurs mandats
07:59à la Fed,
08:00il y a l'inflation,
08:00il a tout de suite
08:01tapé très fort
08:01sur l'inflation.
08:02Oui, à Jackson Hole.
08:03Mais il regarde
08:04la croissance aussi
08:04et ça a été très bien dit.
08:06L'économie américaine
08:07est résiliente,
08:08mais elle n'est pas
08:08non plus booming,
08:09elle n'est pas en surchauffe.
08:10On a 4,20 de taux de chômage,
08:13on a une croissance
08:14qui devrait être,
08:16qui devrait atterrir
08:16autour de 2,5 cette année.
08:19Donc il n'y a pas d'urgence,
08:22en fait,
08:22à arrêter cette marche
08:23en avant
08:24de l'économie américaine.
08:25Maintenant,
08:26sur l'inflation,
08:28il faut regarder aussi
08:29ce qu'il y a à l'intérieur.
08:30Oui.
08:31Cette inflation
08:32est aussi un témoignage
08:33de la bonne tenue
08:34de l'économie américaine.
08:35La demande de consommation
08:37en attend qu'elle faiblisse
08:38parce qu'on parle
08:39de la reprise en cas,
08:40donc avec les 10%
08:40les plus riches
08:41qui tiennent la reprise
08:42de la consommation
08:42depuis un certain nombre
08:43de mois maintenant,
08:44ça tient.
08:46Quand on regarde
08:47les résultats des banques,
08:48on voit que les dépenses
08:49avec les cartes de crédit,
08:50les cartes de débit
08:52sont en augmentation
08:54cette année
08:54d'une dizaine de pourcents.
08:56Donc,
08:57globalement,
08:58ça va.
09:00L'immobilier
09:01est un gros pan
09:02de l'inflation américaine.
09:03Je parle de l'inflation
09:05nominale.
09:05La demande tient bien
09:06malgré des taux élevés.
09:08Donc,
09:08Warch,
09:09il a un peu
09:09les mains libres
09:11et il ne risque pas,
09:13à mon avis,
09:14de surprendre le marché.
09:15Enfin,
09:16vraiment,
09:16un gros drawdown
09:17de marché
09:18suite à un mouvement
09:19de la Fed.
09:20Et sur les taux,
09:21de façon plus générale,
09:23je m'arrêterai là,
09:24finalement,
09:25les niveaux de taux,
09:26oui,
09:26sont importants.
09:27On les regarde.
09:28Ça peut même être intéressant
09:29aujourd'hui
09:30sur la partie courte.
09:31En tout cas,
09:31c'est quelque chose
09:32qu'on regarde.
09:32mais finalement,
09:33ce qui va faire bouger
09:35le marché,
09:35action très fort,
09:38là-dessus,
09:39ce n'est pas tellement
09:40le niveau,
09:40c'est la vitesse.
09:41C'est ce que j'allais dire.
09:42C'est que les taux
09:43ont monté vite
09:44et fort.
09:45Le 10 ans américain
09:46à 5,30,
09:47c'est arrivé en quelques jours
09:48seulement,
09:49par exemple.
09:49Mais beaucoup moins vite
09:50que 2022.
09:51Ah.
09:512022,
09:52vous entrez dans un cycle
09:53de taux un peu dogmatique
09:54de toutes les banques centrales.
09:56Alors là,
09:56on a l'impression
09:56que c'est le cas,
09:57mais elles temporisent
09:57beaucoup plus.
09:58D'accord.
09:58On a fait finalement
09:59qu'une seule hausse de taux,
10:01que ce soit la BCE
10:01ou la Fed.
10:03Donc,
10:03quand on regarde
10:03l'évolution sur les taux longs,
10:06la montée,
10:06oui,
10:07elle est quand même rapide,
10:08mais elle est progressive.
10:09Donc,
10:09l'impact sur le marché action
10:11est quand même bien moindre
10:12qu'en 2022.
10:14On n'est pas,
10:15en tout cas,
10:16à mon avis,
10:17on n'est pas dans ce cadre-là.
10:20Et puis,
10:21Warch n'a pas le dogmatisme
10:22de la BCE,
10:23c'est-à-dire qu'à un moment donné,
10:24il se rend compte aussi
10:26qu'il y a une partie
10:27de l'inflation
10:27qui ne peut pas gérer.
10:29Si l'inflation européenne
10:31est due
10:31en grande partie
10:32aux matières premières,
10:34Christine Lagarde
10:34continue d'envoyer
10:36des messages alarmistes
10:36sur l'inflation
10:37et intervient
10:38parce que c'est son seul mandat.
10:40Malheureusement,
10:41je ne suis pas sûr
10:41que c'est à coup
10:42de 25 points de base
10:42sur les taux directeurs
10:43qu'elle va maîtriser
10:45l'inflation du pétrole,
10:46du gaz,
10:47demain,
10:47des matières premières agricoles
10:48suite à l'igno,
10:49etc.
10:50Donc,
10:51oui,
10:52je suis plutôt
10:54agréablement surpris
10:55de la réaction de marché
10:56et de ce qu'a créé
10:58Kevin Warch
10:59vis-à-vis des anticipations.
11:00Bon,
11:01revenons sur ces taux,
11:03mais peut-être un peu plus
11:03au global,
11:04Gustavo.
11:05Les taux montent
11:06dans différents pays,
11:08même au Japon,
11:08un peu partout dans le monde.
11:09C'est une tendance
11:11assez globale
11:12et il y a un pays,
11:13le nôtre,
11:13la France,
11:15pour lequel les taux montent,
11:16mais pour des raisons
11:17un petit peu différentes.
11:18C'est des raisons
11:18vraiment politiques,
11:20des incertitudes budgétaires
11:22en France.
11:22Le rendement français
11:23à 10 ans
11:24évolue à 4,90%
11:26au moment où on parle,
11:27a même dépassé
11:28ce seuil
11:29et s'est envolé
11:30de 13 points de base
11:31quand même dans l'après-midi.
11:32Il est assez volatil finalement
11:34ce rendement français
11:35à 10 ans
11:36et le spread
11:37avec l'Allemagne,
11:39l'écart des taux
11:40s'établit
11:41à 140 points de base,
11:42assez stable
11:42depuis plusieurs jours,
11:43après quand même
11:44avoir touché
11:45quasiment 160
11:46en fin de semaine dernière.
11:48Est-ce que
11:49c'est une situation
11:50qui inquiète
11:51le marché
11:52et est-ce que
11:53cette situation
11:54doit inquiéter également
11:55la Banque Centrale Européenne
11:56selon vous ?
11:58Le mouvement
11:59de hausse des taux
11:59il est effectivement
12:00général
12:02dans tous les pays
12:03au minimum
12:03les pays industrialisés
12:04et certains de pays émergents
12:06mais certains de l'entre eux
12:06vont dans l'autre sens.
12:07La Banque du Brésil
12:08c'est tout.
12:09Globalement
12:10dans le monde industrialisé
12:11il y a une hausse
12:12des taux général
12:12et donc la France
12:14subit en partie
12:15la même chose.
12:16Le problème
12:17c'est que
12:18cette hausse des taux
12:19a des effets plus ou moins délétères
12:20selon les situations
12:21des différentes économies
12:22et surtout des finances publiques
12:24et le cas français
12:25il y a cette hausse des taux
12:26mais qui vient
12:27sur des finances publiques
12:30qui sont fragilisées
12:31et sur une incertitude politique
12:33importante
12:33à quelques mois
12:35de l'élection présidentielle
12:36l'année prochaine.
12:38Donc c'est ça
12:38qui fait que
12:39la hausse de taux générale
12:40que tout le monde subit
12:41dont une partie d'ailleurs
12:42est tout à fait positive
12:43elle vient de la résilience
12:44elle-même
12:44dont on a déjà parlé
12:45cette résilience économique
12:47justifie en partie
12:48des taux plus élevés
12:49c'est-à-dire
12:49ce sont les taux réels
12:50qui montent
12:51plus que les compensations
12:53pour l'inflation
12:53donc c'est bien un message
12:54quelque part
12:55sur la résilience
12:56de l'économie
12:56simplement
12:57quand on est un peu plus fragile
12:59on subit
12:59la hausse de tout le monde
13:00mais sans avoir
13:02de quoi
13:03le côté positif
13:04en fait
13:05on a la hausse des taux
13:06sans avoir la croissance
13:07qui la justifie
13:08et c'est ça
13:09qui explique en partie
13:09les difficultés
13:12françaises
13:12et donc le spread
13:13effectivement
13:13exprime ça
13:14après il faut voir
13:16quelque chose
13:16c'est que
13:17même si on est très négatif
13:18sur les finances publiques
13:19françaises
13:21aujourd'hui
13:22les niveaux des spreads
13:22on a du mal à les justifier
13:24uniquement sur les fondamentaux
13:25de la qualité
13:27globale
13:28des finances publiques
13:28françaises
13:29je ne dis pas
13:29qu'elles sont bonnes
13:30ce n'est pas le cas
13:31peut-être que la France
13:32ne mérite pas
13:33sa note actuelle
13:34par les principales agences
13:35d'ailleurs
13:36probablement
13:36on sera encore dégradée
13:37dans les prochains mois
13:39mais même avec une dégradation
13:40raisonnable
13:40on reste quand même
13:41avec des spreads
13:43vraiment très élevés
13:44donc il y a
13:45dans le cas français
13:46beaucoup de choses
13:47liées
13:48effectivement
13:48à l'incertitude
13:50et tout un tas
13:50de primes de risque
13:51mais également
13:52quelque chose
13:53qui est lié au statut
13:54particulier
13:55des OAT
13:56qui était
13:57hors dehors
13:59de l'Allemagne
13:59je dirais
14:00le seul
14:02marché obligataire
14:03européen
14:03qui était vraiment
14:04massivement
14:04dans les réserves
14:05de change
14:05de toutes les autres
14:06banques centrales
14:07le Japon par exemple
14:08donc quand le Japon
14:09a des réserves de change
14:10en euros
14:11c'est placé essentiellement
14:12en Bound allemand
14:13et en OAT
14:14c'était pas du tout
14:15l'usage de mettre
14:16du BTP
14:17ou des taux espagnols
14:18donc l'OAT avait
14:19ce statut là
14:21et comme on dit souvent
14:22en bourse
14:22plus on est haut
14:23plus on tombe de haut
14:25ce mouvement
14:25je pense provoque aussi
14:26des flux vendeurs
14:28un peu exagérés
14:29et probablement
14:30que les spreads
14:31sont aujourd'hui
14:32vraiment très très très large
14:33après évidemment
14:35les gérants
14:36que nous sommes
14:36regardent le rendement
14:38le rendement donne envie
14:39mais on regarde aussi
14:39la volatilité
14:40et elle donne moins envie
14:41et ça c'est ce qui fait
14:44que tout le monde
14:44ne se précipite pas
14:45forcément pour acheter
14:47massivement
14:47des taux français
14:48c'est compliqué d'arbitrer
14:49dans ce contexte au final
14:50ça qu'on ne regarde pas
14:52en tout cas
14:52si vous l'achetez
14:54si vous achetez
14:55une obligation
14:55et vous l'apportez
14:56à son échéance
14:57sans regarder
14:58la volatilité intermédiaire
14:59c'est pas un problème
15:00mais aujourd'hui
15:01il y a beaucoup de
15:02beaucoup de gérants
15:03qui achètent ça
15:03des fonds d'investissement
15:04et eux
15:05ils ont des valeurs liquidatives
15:06quotidiennes
15:07et la volatilité
15:07c'est quelque chose
15:08qu'ils regardent
15:09et donc ce type
15:11d'acheteurs
15:13sont beaucoup plus sensibles
15:14à la volatilité
15:15ce qui fait
15:16qui n'aide pas du tout
15:17les taux français
15:19à se calmer
15:19ce qui crée
15:20cette volatilité
15:21même si
15:22honnêtement
15:22à ce niveau de spread
15:23dans une perspective
15:24vraiment fondamentale
15:26on aurait plutôt envie
15:27d'acheter
15:28des taux français
15:29donc c'est ce problème
15:30de volatilité
15:31je pense
15:31et de tension
15:33qui fait que
15:34ça reste un marché
15:36difficile
15:36la Banque Centrale Européenne
15:38le regarde
15:39attentivement
15:39c'est clair
15:40mais tant qu'il n'y a pas
15:42d'effet de contagion
15:43trop violent
15:43alors il y en a eu
15:44la semaine dernière
15:44effectivement
15:44il y a eu un moment
15:45puis bon
15:46ça s'est un peu calmé
15:47aujourd'hui
15:48tant que ça reste
15:49comme ça
15:49je pense que la Banque Centrale Européenne
15:50va surtout éviter
15:51de rentrer là-dedans
15:53et d'aller participer
15:55au bruit politique
15:56oui bien sûr
15:56il faut qu'elle
15:57qu'elle constate
15:59un effet de contagion
16:00à plusieurs pays
16:01de la zone euro
16:02pour intervenir
16:03avec les outils
16:04dont elle dispose
16:06Timothée
16:06vos commentaires
16:07moi je me pose
16:09quand même cette question
16:10justement sur la contagion
16:11on a vu
16:12la semaine dernière
16:13l'euro
16:14qui a baissé de 1%
16:16par rapport au dollar
16:17qui se traitait
16:19sur ses plus bas niveaux
16:20depuis mai 2025
16:21là on aurait pu
16:23se poser la question
16:23justement
16:24d'un possible effet
16:25de contagion
16:26à d'autres pays
16:26sachant que
16:27on n'est pas
16:28le seul pays d'Europe
16:29qui va avoir
16:31des élections
16:31on a l'Italie à venir
16:32on a les élections
16:34espagnoles
16:35anticipées
16:36le 29 novembre
16:36et évidemment
16:37ce qui se passe
16:38en Allemagne
16:38avec la poussée
16:39de l'AFD
16:41alors si on reste
16:42sur la France
16:43clairement la situation
16:44elle est compliquée
16:45parce que le ratio
16:46de dette sur PIB
16:46il est à 117%
16:48on va avoir une croissance
16:49autour de 0,5%
16:50et un déficit
16:51bien en dessous
16:52de 5%
16:54donc cette situation
16:54elle fait peur
16:55ce que je trouve
16:56le plus inquiétant
16:56c'est structurellement
16:57en fait la charge
16:58de la dette
16:59la charge de la dette
17:00en 2025
17:01c'était 66 milliards d'euros
17:03en 2026
17:04on prévoit 80 milliards d'euros
17:06et en 2027
17:07ça pourrait être
17:0891 milliards d'euros
17:0991 milliards d'euros
17:10c'est 2,9%
17:11du PIB français
17:12déjà la cible
17:13des 3%
17:14de l'Union Européenne
17:15c'est déjà mort
17:17juste en payant
17:17la charge de notre dette
17:18sans avoir commencé
17:19à équilibrer
17:21des budgets
17:21pour comparer
17:2280 milliards d'euros
17:24en 2026
17:24de charge de la dette
17:25le budget total
17:26de l'éducation nationale
17:27c'est 60 milliards d'euros
17:28la défense 47 milliards d'euros
17:30la justice 12 milliards d'euros
17:32donc ça c'est vraiment inquiétant
17:35quand le budget il a été fait
17:36le budget 2026
17:37l'OAT 10 ans
17:38elle était à 3,8%
17:39aujourd'hui
17:41on va taper des cas de 92
17:43donc rien que ça
17:44ça va ajouter
17:457 milliards de pertes
17:47par rapport au budget
17:48qui était prévu
17:49si on regarde
17:51la maturité moyenne
17:52de la dette française
17:52et ça c'est hyper intéressant
17:54c'est à 8,2 années
17:56donc on prend tout le stock
17:57de dette française
17:58qui a déjà été émis
17:58et la maturité moyenne
18:00c'est de 8,2 années
18:01tous les ans
18:02on va remplacer
18:0210% de cette dette
18:03parce qu'elle arrive à maturité
18:04il va falloir la remplacer
18:05par de la nouvelle dette
18:06donc parfois
18:07on va remplacer
18:08la dette qui a été émise
18:09à des taux proches de 0
18:10pour la remplacer
18:11par du 4,92
18:13donc ça
18:14mécaniquement
18:14tous les ans
18:15ça pourrait à peu près
18:16c'est pas des calculs
18:17faciles à faire
18:18mais 0,40%
18:20de déficit
18:21en plus par an
18:22mécaniquement
18:22avant d'avoir commencé
18:23et en plus
18:25de la charge de la dette
18:25c'est en plus
18:27donc ça
18:27c'est des forces contraires
18:28contre lesquelles
18:29il va falloir se battre
18:30toutes les économies
18:31qu'on va faire
18:31il va falloir les mettre
18:32en face de cette hausse de taux
18:34qui vient taper assez fort
18:35sur la dette française
18:37ensuite si on compare
18:39à nos voisins
18:39l'Italie
18:40eux ils ont
18:42une dette sur PIB
18:43qui est vraiment pire
18:43que la nôtre
18:44c'est 139%
18:45mais leur trajectoire
18:46est bien meilleure
18:48d'accord
18:48et leur croissance ?
18:50leur croissance est un peu meilleure
18:51c'est pas leur force
18:52mais
18:54ils ont de la croissance
18:55ils ont un déficit
18:56qui est moindre
18:57ils sont passés
18:58quasiment sous la cible
18:59des 3%
18:59de l'Union Européenne
19:00donc ils ont une trajectoire
19:01qui est bien meilleure
19:02ils vont stagner
19:03pendant un ou deux ans
19:03mais passé ça
19:04ils ont leur stock
19:05de la dette qui va baisser
19:06en Espagne
19:07on a une croissance
19:08qui peut être au-dessus
19:09de 2,5%
19:10donc là c'est excellent
19:11et eux ils ont l'effet inverse
19:12leur croissance
19:13elle est tellement forte
19:14ils surperforment tellement
19:15au niveau de la croissance
19:15que leur dette sur PIB
19:17va mécaniquement baisser
19:18année après année
19:19il faut rappeler
19:20que le gouvernement
19:20Sanchez
19:21ils n'ont pas réussi
19:21à voter un budget
19:22depuis 2023
19:23donc leur gouvernement
19:24il est complètement bloqué
19:25mais à l'inverse de nous
19:26leur croissance
19:27elle est tellement forte
19:28que mécaniquement
19:29leur dette sur PIB
19:29ne fait que baisser
19:30et là c'est hyper symbolique
19:32mais ils sont passés
19:32sous les 100%
19:35et donc ça s'améliore
19:38assez franchement là-bas
19:39pour finir sur l'Italie
19:41donc ils ont leurs problèmes
19:43mais niveau politique
19:45Mélanie vient de réussir
19:46à passer une réforme
19:47du vote parlementaire
19:49donc maintenant
19:50à chaque fois
19:51qu'un parti
19:52et ses alliés
19:53arriveront à avoir
19:54plus de 42%
19:55des voix au Parlement
19:55ils auront un bonus
19:57de voix
19:57pour avoir une majorité
19:58donc même s'ils n'ont pas
19:59la majorité absolue
19:59au niveau des voix
20:01ils vont pouvoir diriger
20:02donc ça ça va faire
20:03de la stabilité politique
20:04ça va leur permettre
20:05de diriger
20:07de faire des choses
20:07et donc on voit
20:09en comparaison
20:09que les autres avancent
20:11et que nous
20:11on a un problème
20:12Oui
20:13c'est sûr
20:14on continuera évidemment
20:15à surveiller
20:16cette situation française
20:18qui risque d'ailleurs
20:19de durer
20:20puisque l'élection présidentielle
20:21ne sera que dans quelques mois
20:23d'ici là
20:23il peut se passer
20:24beaucoup de choses
20:24et ensuite
20:25il y aura certainement
20:26des élections législatives
20:27et là pareil
20:29il faudra qu'on ait
20:29une majorité
20:30à l'Assemblée nationale
20:32Alexandre
20:32si vous avez des commentaires
20:34sur ce qui a été dit
20:35sur la France
20:37sur l'Europe
20:37et puis sinon
20:39il nous reste
20:403 minutes 30
20:41donc peut-être parler
20:42des résultats
20:42des secteurs
20:43que vous surveillez
20:45là sur cette saison
20:46de résultats
20:47Sur la France
20:48je vais être très bref
20:48parce qu'il y a
20:49beaucoup de choses
20:49qui ont été dites
20:50avec lesquelles
20:50je suis en total accord
20:53c'est effectivement
20:54pas le niveau
20:55de dette sur PIB
20:55mais la trajectoire
20:56qui est préoccupante
20:58la conjonction
20:59trajectoire préoccupante
21:00instabilité politique
21:03faible croissance
21:04il n'y a que chez nous
21:05qu'on la trouve
21:05youpi
21:08donc oui
21:09on a quand même
21:11un sujet
21:11maintenant juste
21:12pour rappel
21:14la première vocation
21:15de la dette
21:15d'un État
21:16c'est pas de la rembourser
21:18on la refinance
21:20donc en fait
21:21c'est toutes les inquiétudes
21:22qu'on a évoquées
21:23qui peuvent
21:24à un moment donné
21:25amener le risque
21:26que la France
21:27ne puisse pas
21:28se refinancer
21:28et donc
21:29pas rembourser
21:31et donc là
21:32on aura un grave problème
21:34maintenant
21:34derrière
21:35c'est le flou total
21:36parce que la France
21:37n'est pas la Grèce
21:38et je pense que
21:38pour les mécanismes
21:40européens de stabilité
21:41pour le FESF
21:43pour la BCE
21:44ce sera plus difficile
21:45plus délicat
21:46d'intervenir
21:47et encore plus
21:48si la situation
21:49ne concerne que la France
21:50et qu'il n'y a pas
21:50de contagion
21:51aux autres partenaires
21:52européens
21:53donc
21:55j'ai presque envie
21:56de dire
21:56il faudrait relancer
21:57la croissance
21:58c'est peut-être là
21:58que le bas blesse
22:00le plus
22:02ça c'était pour la France
22:03sur les résultats
22:05pour l'instant
22:05ce qu'on observe
22:06alors ça vient de commencer
22:08c'est quand même
22:10plutôt engageant
22:11sur la partie
22:12banque américaine
22:13ça s'est
22:14plutôt bien passé
22:15je le disais
22:16plutôt des
22:16augmentations
22:17de dépenses
22:19on a eu aussi
22:20de bonnes
22:22de bonnes performances
22:23sur la partie
22:24corporate
22:24and investment banking
22:25alors pas pour
22:26Bank of America
22:27mais pour d'autres
22:27ça s'est plutôt
22:29plutôt bien passé
22:30et puis le niveau
22:31de taux élevé
22:32quand vous prêtez
22:33à long terme
22:34ça se passe plutôt bien
22:35quand vous n'avez pas
22:36trop de créances douteuses
22:37voilà
22:38et c'était le cas
22:38pour les banques américaines
22:40et ça donne
22:40quand même
22:41un message
22:42de encore une fois
22:43bonne tenue de l'économie
22:45et puis on a eu
22:47LVMH par exemple
22:47on attendait beaucoup
22:48LVMH effectivement
22:52qui amène
22:53pas que des bonnes nouvelles
22:54enfin très peu
22:57c'est un petit peu compliqué
22:58sur la publication
22:59de résultats
22:59je crois que c'est
23:00un des trimestres
23:01les plus mauvais
23:02depuis 2007
23:03ou 2008
23:04oui et un titre
23:05qui dévise
23:06de moins 50%
23:07par rapport
23:07à ses plus hauts
23:08de 2023
23:09mais ça finalement
23:11c'est plus sectoriel
23:13c'est vraiment
23:14sur la consommation
23:15en général
23:15alors ils n'ont pas
23:16tous dévissé de 50%
23:17mais il y a vraiment eu
23:19une respiration
23:20sur le secteur
23:20de la conso
23:21non peut-être
23:22une bonne nouvelle
23:23là-dessus
23:23c'est que
23:24si la partie
23:26textile et maroquinerie
23:27n'a pas bien marché
23:28la partie boisson
23:29ça fait deux trimestres
23:31consécutifs
23:31que ça fonctionne bien
23:34il y a eu
23:35une espèce
23:35de petite étincelle
23:37sur des entreprises
23:38de boisson
23:39au moment des résultats
23:40d'LVMH
23:41bon la question
23:43que je me pose
23:43et je commence
23:44à regarder
23:46le dossier
23:47et ses concurrences
23:48est-ce qu'en termes
23:49de sentiment
23:50on n'a pas
23:51ça y est
23:51atteint un plus bas
23:52ça ne veut pas dire
23:52que le prix
23:53ne peut pas aller plus bas
23:54mais le sentiment
23:55vraiment
23:56aujourd'hui
23:57le discours
23:58que j'entends
23:59sur des boîtes de luxe
24:00c'est
24:00elles ne retrouveront
24:01jamais la croissance
24:02qu'elles ont connue
24:03en sortie de Covid
24:04typiquement
24:04ce genre de choses
24:05alors peut-être
24:06il y a la concurrence
24:07chinoise
24:07qui est en cours
24:08etc
24:10mais je me dis
24:11qu'à un certain niveau
24:12de valorisation
24:14ça va commencer
24:15à intéresser
24:15pas mal de monde
24:17et donc voilà
24:17c'est peut-être
24:18le petit côté contrariant
24:19l'autre secteur
24:21alors j'ai pas encore
24:22vu de publications
24:23passées
24:24mais que je regarde
24:25typiquement après
24:26une baisse assez forte
24:26c'est la défense
24:29pas de publications
24:29il me semble
24:30il me semble pas non plus
24:31mais la défense
24:32c'est quelque chose
24:33que je vais surveiller
24:35parce qu'on a eu
24:36une très très forte baisse
24:37il faut bien comprendre
24:38que même si demain
24:40il y a la paix partout
24:43les pays vont se réarmer
24:44partout
24:46donc que ce soit
24:47défense américaine
24:48ou défense européenne
24:49d'ailleurs je précise pas
24:50parce que c'est le secteur
24:51dans sa globalité
24:52aujourd'hui on retrouve
24:53des niveaux de valorisation
24:54qui sont assez intéressants
24:57où globalement
24:58le secteur a perdu
24:58tout ce qu'il avait gagné
24:59dans le gros rallye de la guerre
25:00donc on va peut-être
25:02aller regarder ça
25:03et bien regardons tout ça
25:04merci beaucoup messieurs
25:05Alexandre Tailleb
25:06gérant analyste
25:07chez Sycomore AM
25:08Timothée Pubelier
25:09responsable d'expertise
25:11Euroaggregate
25:11d'Ostrom Asset Management
25:12et Gustavo Orenstein
25:14responsable
25:14recherche macro
25:15et allocation d'actifs
25:16de Dorval AM
25:17merci à tous les trois
25:18d'avoir été sur ce plateau
25:19merci à vous
25:20de nous avoir suivis
25:21on se retrouve demain
25:22en direct à midi et demi
25:23sur Bsmart
25:24Générique
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25:31Générique
25:32Générique