Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 9 heures
Aujourd'hui, parlons d'un revenant. Peut-être le dernier des gaullistes, lui qui a été ministre des Affaires étrangères et premier ministre de Jacques Chirac. C'est désormais à l'Élysée que Dominique de Villepin s'imagine.

Pas à pas, il avance vers l'élection présidentielle et une potentielle candidature hors des partis traditionnels. Il vient de fonder son mouvement, la France humaniste, et vient aussi de livrer à la Sorbonne une conférence aux allures de prémeeting présidentiel avec dans le public Fianso et Michel Édouard Leclerc. Mais existe-t-il aujourd'hui un espace politique pour Dominique de Villepin ? Le villepinisme existe-t-il ? Le villepinisme est-il un autre macronisme ? Discussion entre Emilio Meslet et Cyprien Caddeo du service politique.

✊ Faire un don défiscalisé à 66 % : https://www.humanite.fr/don
📰 Accéder aux contenus exclusifs : https://abonnement.humanite.fr/

📱 Pour ne rien manquer de l'Humanité :
Instagram : https://instagram.com/lhumanitefr
X (Twitter) : https://x.com/humanite_fr
Bluesky : https://bsky.app/profile/humanite.fr
Threads : https://www.threads.net/@lhumanitefr
TikTok : https://tiktok.com/@lhumanitefr
Twitch : https://twitch.tv/lhumanitefr

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:01Aujourd'hui, parlons d'un revenant. Il revient de l'ancien monde, celui où s'opposait à la guerre en
00:05Irak.
00:06Au nom de la France, et somme toute logique, il s'agit de Dominique de Villepin, peut-être le dernier
00:11des gaullistes,
00:11lui qui a été ministre des affaires étrangères et premier ministre de Jacques Chirac.
00:15C'est désormais à l'Elysée que Dominique de Villepin s'imagine.
00:18Pas à pas, il avance vers l'élection présidentielle et une potentielle candidature hors des partis traditionnels.
00:24Il vient de fonder son mouvement, la France humaniste, et vient aussi de livrer à la Sorbonne une conférence aux
00:28allures de pre-meeting.
00:30Présidentielle avec dans le public, attention, Kamoulox, Fianzo et Michel-Edouard Leclerc.
00:34Mais existe-t-il aujourd'hui un espace politique pour Dominique de Villepin ? Le vilpinisme existe-t-il ?
00:41Le vilpinisme est-il un autre macronisme ? On l'écoute.
00:44Mais malheureusement pour Bruno Retailleau, le bilan du macronisme, il s'étend jusqu'à lui.
00:50Nous avons vu ce que pouvait faire Bruno Retailleau comme ministre de l'Intérieur.
00:54Et au-delà, nous voyons bien que toutes les figures du Bloc central participent de ce bilan du macronisme.
01:01Donc le renouvellement, il risque d'être beaucoup plus puissant que nous l'imaginons aujourd'hui.
01:06Ce qui explique peut-être à quel point un certain nombre de ces personnalités qui brigueraient la candidature
01:12pourrait éprouver au fil des mois prochains un déficit de crédibilité, un déficit de légitimité
01:18dans la capacité à proposer une politique nouvelle, puisqu'ils en sont partie prenante les uns et les autres.
01:24Mais malheureusement pour Bruno Retailleau...
01:27Alors avec nous pour en parler, on accueille Cyprien Cadéo, chef adjoint du service politique,
01:33et donc moi-même, Emilio Mellet, corps reporter au service politique.
01:36Cyprien, on l'a entendu, Dominique de Villepin, c'est quoi la France humaniste de Dominique de Villepin ?
01:42Alors la France humaniste, c'est le nom de son parti, son mouvement plus exactement,
01:46qu'il a créé à l'été 2025, en mois de juin, de mémoire.
01:51C'est donc le véhicule partisan de Dominique de Villepin, en vue,
01:55même s'il n'est pas officiellement candidat à la présidentielle à ce stade, il faut le dire,
01:58mais en vue quand même, on s'en doute, de ses ambitions présidentielles.
02:02Entre avril et décembre, ça pourrait intervenir.
02:03Exactement, mais bon, tu l'as dit en préambule, notamment la conférence à la Sorbonne
02:08donnait un peu la sensation quand même d'un lancement de campagne, d'un pré-lancement, dirons-nous.
02:13Donc c'est ce mouvement-là, et donc il est particulier, pour répondre à ta question de départ,
02:17sur la question du macronisme, en fait, ça ressemble quand même un peu à En Marche, cette histoire.
02:22Alors pas forcément sur les idées, puisqu'on va venir sur la question des idées et du flou aussi
02:26qu'il y a autour de Dominique de Villepin, mais sur la structure même,
02:29c'est-à-dire en gros, la France humaniste, c'est une collection de cercles humanistes,
02:34s'ils appellent ça comme ça, c'est-à-dire en fait, de groupes de militants qui sont mis par
02:37pied sur le territoire,
02:37et en fait, ça fait beaucoup penser à ce qu'on appelait les comités En Marche,
02:42les marcheurs, simplement en 2017, qui avaient, pareil, émaillé le territoire français comme ça.
02:48Ça peut aussi faire penser, pour prendre un autre mouvement à gauche, cette fois, à la France insoumise.
02:53D'ailleurs, les deux noms sont presque un peu similaires, la France humaniste, la France insoumise,
02:57mais la structure gazeuse de la France insoumise, avec les groupes d'action notamment,
03:00ça va voir, c'est à peu près de la même façon.
03:02Donc il y a ce choix de ne pas faire un parti politique de la part de Dominique de Villepin,
03:05mais de se créer quand même un véhicule à sa mesure, à sa main en tout cas,
03:11pour se projeter potentiellement dans la campagne.
03:15Mais il y a quand même un souci pour être candidat à la présidentielle,
03:18il te faut 500 signatures, il te faut des militants et des relais,
03:21des cadres d'un mouvement qui vont porter ta parole.
03:23Aujourd'hui, est-ce qu'il a ça, Dominique de Villepin ?
03:25Eh bien, alors lui, il revendique des milliers de gens qui ont signé,
03:28je n'ai plus le chiffre exact, mais qui ont signé dans son mouvement,
03:31mais en tout cas, il dit que la bataille des 500 signatures sera gagnée dans les prochains mois,
03:36ce qui est drôle d'ailleurs, parce qu'il dit qu'il n'est pas candidat,
03:39mais il dit déjà que c'est bon, j'aurai les 500 signatures,
03:40ce qui, bon, revient à dire qu'il sera candidat et qu'il ne s'inquiète pas de cette formalité
03:44administrative.
03:45Et rappelons-le, c'est ce qui lui avait manqué en 2012,
03:47parce qu'il voulait déjà être candidat à l'élection présidentielle à la fin du mandat de Nicolas Sarkozy,
03:51il ne l'avait pas été faute de signature.
03:54Il accusait notamment Nicolas Sarkozy d'avoir passé consigne au maire de droite,
03:57de ne pas lui donner des signatures pour ne pas barrer sa route.
04:00C'est intéressant aussi parce que, du coup, il considère que le paysage politique a changé,
04:03il n'y a plus Nicolas Sarkozy pour...
04:05Bon, il y a toujours Nicolas Sarkozy, mais il est moins puissant pour lui mettre des bâtons dans les roues.
04:09Mais il considère surtout que, cette fois, il y a un espace,
04:11et notamment, c'est ce qu'il dit dans l'extrait qu'on a écouté sur RTL,
04:14qu'en fait, le macronisme est mort.
04:16Et que, donc, l'espace, on va dire, centre-centre droit,
04:18parce que, finalement, c'est quand même ça l'espace, on va dire, naturel de Dominique de Villepin,
04:22compte tenu de son histoire politique, son incarnation du gaullisme, etc.
04:27Cet espace-là est un peu en friche, puisque, bon, Emmanuel Macron ne peut pas se représenter.
04:32Et c'est encore un peu incertain dans ce bloc-là,
04:34il y a Édouard Philippe, bien sûr, mais Bruno Retailleau est comme très à droite,
04:38Gabriel Attal, Darmanin, tout ça, on ne sait pas trop où tout ça va nous mener.
04:41Donc, il veut s'imposer dans cet espace-là, quand même.
04:43C'est quand même l'espace logique, on va dire, d'atterrissage de Dominique de Villepin,
04:47même si, politiquement, c'est plus compliqué.
04:50Il reste un homme de droite pour toi, Dominique de Villepin ?
04:52Il reste un homme de droite, oui.
04:54C'est-à-dire qu'en fait, ce qu'on dit souvent, même en rue politique entre nous,
04:57on dit que c'est tout le spectre de droite qui a bougé, et Dominique de Villepin, lui,
05:00il s'est juste endormi tel un dinosaure et réveillé de l'air glaciaire.
05:03Et finalement, il apparaît comme presque de gauche.
05:06Ses opposants de droite disent qu'il est mélanchoniste maintenant,
05:08juste parce qu'il a dit qu'il fallait appliquer le droit international à Gaza,
05:12ce qui est assez drôle compte tenu de notre position.
05:14Mais bon, en soi, ça reste un homme qui défend.
05:17On va prendre peut-être les mesures qu'il défend, parce qu'il a esquissé,
05:20il n'a pas défendu un programme à la Sorbonne,
05:24mais il a quand même parlé de mesures qu'il défendrait.
05:26Et en fait, on se rend compte qu'il y a des mesures qui sont quand même des mesures de
05:29droite,
05:29sans surprise, notamment la suppression de l'âge de départ légal à la retraite.
05:34Donc en gros, il veut aller sur un système où en gros, ce sont juste les annuités qui comptent.
05:37Il n'y a pas de limite.
05:38C'est la durée de cotisation, mais pas l'âge légal.
05:39Il n'y a pas de plafond légal, ce qui risque de faire un petit peu rager certains syndicats,
05:46voire tous les syndicats.
05:48Il a des mesures assez classiques sur la sécurité de l'immigration,
05:52appliquer les OQTF, en gros, faire une politique aussi plus dure vis-à-vis des visas des pays
06:00qui sont censés recevoir les OQTF, pour qu'il y ait un bras de fer en gros que ces États
06:03-là.
06:05Bon, voilà.
06:05C'est ces choses-là qui sont des mesures de droite.
06:07Et en même temps, j'ai noté qu'il y a le RIC.
06:10Le RIC n'est pas une mesure de gauche en soi, mais qui est une mesure issue des gilets jaunes.
06:13C'est plutôt démocratique, là.
06:14Voilà, plutôt démocratique, voilà.
06:16Et par contre, là, pour le coup, on peut parler d'une mesure écolo,
06:17c'est rentrer dans la Constitution l'objectif de décarbonation de l'économie.
06:22Ça, pour le coup, c'est plutôt...
06:23On ne trouvera pas chez LR, ça a priori, cette proposition.
06:26Donc, voilà.
06:27Mais, donc, il y a un peu tout, et c'est assez flou encore.
06:30Encore une fois, Dominique de Villepin, je pense que son pouvoir d'attraction,
06:34il est aussi dû au fait d'être resté dans le flou pendant...
06:36C'est-à-dire d'incarner quelque chose, clairement, au niveau du droit international,
06:40au niveau de la question internationale, qui le marque presque à gauche.
06:43Du fait de ce que je disais, c'est-à-dire de la déviation du paysage politique.
06:45Et rester assez flou sur les questions nationales, les politiques économiques, politiques sociales.
06:50Et là, quand on va rentrer dans le dur, on sent que c'est...
06:53Bon, ça reste un homme de droite, oui.
06:54Mais de droite modérée, comparée à ce qui est devenu LR, notamment.
06:58Et pourtant, il jouit d'une bonne image au sein des milieux de gauche.
07:01Comme moi, tu suis les partis de gauche.
07:03On l'entend souvent pris en référence.
07:05Tu l'as dit souvent sur aussi les sujets internationaux, et particulièrement Gaza.
07:10Est-ce qu'il a quand même des voix à les grappiller dans cet espace-ci ?
07:15Ça dépendra aussi du paysage politique à gauche.
07:18C'est-à-dire qu'on sent que Donneville-Pin veut aussi parler en partie à un électorat,
07:26France Insoumise par exemple, sur la question de Gaza bien sûr, mais pas uniquement.
07:30C'est-à-dire qu'en gros, j'ai noté quelques phrases qu'il a dites à la Sorbonne qui
07:33sont intéressantes.
07:34Il dit « Moi, je ne suis ni Nouvelle-France, donc Nouvelle-France, le concept phare de Jean-Luc Mélenchon,
07:39ni Français de souche. »
07:40Donc ça, le terme de l'extrême droite.
07:42Donc, un espèce de ni-ni.
07:44Alors, non pas qu'il rejette les deux aux extrêmes, mais en gros, il y a une troisième voie finalement
07:48entre ces deux visions radicales de l'identité française.
07:50Il dit aussi « Ni chasse aux hawks, comme ce que serait la droite,
07:54ni populisme identitaire, ce que serait une partie de la gauche, pour ses yeux. »
07:58Donc, en fait, il dit souvent « Ce qu'il n'est pas, plutôt que ce qu'il n'est
08:01»,
08:01c'était une de tes remarques hors plateau, mais je la reprends parce qu'elle est assez juste.
08:07Et finalement, je pense qu'à un moment, même si le peuple de gauche est peut-être orphelin,
08:12d'une figure tutélaire qui serait capable de mettre d'accord tout le monde,
08:15je pense qu'il y a de ça, en fait.
08:16Si Dominique de Vipin arrive et qu'à un moment, dans le dur de la campagne,
08:20on se rend compte que ce sont des mesures de droite qu'il défend,
08:22je vois difficilement comment il pourrait convaincre un électorat de gauche sur, par exemple,
08:26comme le totem de la retraite, qui est quand même le totem déterminant pour la gauche,
08:29c'est un combat social extrêmement important pour la gauche de ces dernières années.
08:34Là-dessus, je vois mal la gauche les suivre.
08:37Tu as dit qu'il ne disait pas ce qu'il était, plutôt ce qu'il n'était pas,
08:42il dit quand même qu'il est une chose, c'est gaulliste.
08:44Est-ce que ça a du sens aujourd'hui de se revendiquer du gaullisme dans le paysage politique actuel ?
08:50C'est assez compliqué, parce que j'ai du mal à déterminer si c'est encore un mot opérant en
08:55tant que contenu politique.
08:57Je pense qu'il y a encore une aura gaullienne, c'est-à-dire que les gens voient à peu
09:00près ce que c'est.
09:01On va avoir cette année un double film sur Général de Gaulle,
09:04preuve que, a priori, c'est encore un monument important de l'histoire de France
09:10et de la mémoire collective politique.
09:13Après, est-ce que le mot gaulliste fait rêver qui que ce soit dans le paysage politique actuel ?
09:18Moi, je n'en suis pas certain.
09:19C'est surtout une manière de dire que je ne suis pas comme les autres gens à droite
09:22qui ont complètement lâché l'héritage et qui sont en train de basculer à l'extrême droite.
09:26C'est surtout ça qu'il faut entendre, je pense, par gaulliste, quand on entend dire ça.
09:30Je pense qu'après, ça peut résonner envers un électorat plus vieillissant.
09:33Mais en tout cas, dans les jeunes, par exemple, gaullistes, je pense que ça ne veut plus dire grand-chose.
09:38Aujourd'hui, il est testé, les sondages valent ce qu'il valent, le 29 mars, Elab a sorti un sondage.
09:44Il est testé au maximum à 6 %, Dominique de Villepin, dans un contexte politique
09:52où les candidatures, pour l'instant, se multiplient.
09:54On sait qu'il n'y aura pas à la fin tout le monde sur les lignes de départ.
09:59On sait aussi que c'est important pour lui d'être une figure au-dessus des partis, détachée du combat
10:07partisan.
10:07Oui, il ne participera à aucune primaire, il l'a déjà dit, si jamais il y a une primaire de
10:11la droite, par exemple.
10:12Mais est-ce que ça a un intérêt pour la figure qu'il est devenu aujourd'hui, Dominique de Villepin,
10:15d'aller au combat quand aujourd'hui il est crédité dans les intentions de vote d'aussi peu de suffrage
10:20?
10:22C'est toute la question.
10:24C'est-à-dire qu'en 2012, ce qu'il avait empêché, c'était des 500 signatures.
10:26Là, ça pourrait être tout simplement un manque d'engouement.
10:29C'est-à-dire qu'effectivement, 6%, ce n'est pas un engouement énorme.
10:32Alors, ce qui peut le rassurer, c'est que finalement, à part Jordan Bardella,
10:36qui a testé quasiment systématiquement au-dessus de 30 maintenant dans les sondages,
10:39il n'y a pas grand monde qui fait autorité pour être le numéro 2, on va dire, de la
10:43course.
10:44Alors, 6%, ce n'est pas énorme, mais quand le plus haut, c'est parfois Edouard Philippe qui est à
10:4816,
10:49ou Mélenchon qui est autour d'entre 12 et 14.
10:52Tout ça, de toute façon, n'a pas grand sens dans le sens où la campagne n'a pas commencé.
10:56Et quand il y aura une dynamique et des vrais meetings, des vraies prises de parole,
10:59et on sera dans le dur du combat politique, toutes les tendances vont se clarifier.
11:05Mais c'est un peu son barreau de donneur quand même à Dominique de Villepin.
11:08Il ne faut pas oublier qu'on parle de Jean-Luc Mélenchon, il a le même âge que Jean-Luc
11:10Mélenchon,
11:11je crois, un an après, je crois qu'il a 72 ans à Dominique de Villepin.
11:14Donc, ce sera ça là ou jamais, a priori, le présidentiel.
11:17Donc, oui, il y a un côté ultime retour en politique de quelqu'un qui a dû enterrer ses ambitions
11:23illégalisées dans 2012.
11:24Et peut-être qu'avant de terminer aussi, on peut revenir sur le parcours politique que fut celui de Dominique
11:29de Villepin.
11:30Quelle image il a laissé à la gauche en tant que Premier ministre ?
11:33Parce qu'on parle beaucoup de lui en tant que titulaire du portefeuille au Quai d'Orsay,
11:38voilà, les affaires étrangères, mais ça a été aussi le Premier ministre,
11:41le Premier ministre du CPE, le contrat Premier Engagement.
11:45Oui, tout à fait, effectivement, il jouit de l'image, donc il a laissé au Quai d'Orsay,
11:51et notamment parce qu'il a été celui qui portait le nom à la guerre en Irak,
11:54mais pour ce qui est aussi, son nom est associé aussi à une des plus grandes mobilisations gagnantes,
12:00en plus, de la gauche en 2005 contre le contrat Premier Embauche.
12:05Donc, ça, les gens lui en veulent encore un peu là-dessus.
12:07Moi, je sais qu'on, même s'il a une bonne image, notamment sur le international,
12:11j'entends quand même souvent des gens de gauche me dire, on n'oublie pas quand même que c'était
12:13lui le CPE.
12:14Et d'ailleurs, lui-même a dit que c'était une erreur, ce qui prouve qu'il sait quand même
12:16que c'est un...
12:18Ce n'est pas un stigmate, mais c'est quand même quelque chose qui est dans son CV,
12:21qui est une tâche notamment pour réussir cette espèce de synthèse de rassemblement
12:26qu'il appellerait des républicains de gauche et de droite, finalement.
12:30Pour convaincre ceux de gauche, justement, il va falloir aussi se clarifier sur les questions sociales.
12:34Et quand il dit, j'ai fait des erreurs sur la gestion du CPE, enfin, sur la question du CPE,
12:39j'ai fait des erreurs sur la gestion des émeutes de 2005.
12:41Desièdes-des-Bounins.
12:41Voilà, où il avait activé l'état d'urgence à ce moment-là.
12:44Donc, il a dit lui-même que c'était une erreur.
12:46Et je crois qu'il parlait d'erreur aussi sur la privatisation des autoroutes.
12:49Donc, on sent qu'il donne quand même des gages, comme ça, de...
12:54Oui, j'ai fait une erreur de ne pas être assez souverainiste sur les autoroutes.
12:57J'ai fait une erreur de ne pas entendre la colère des quartiers au moment où il y a des
12:59Bounins.
13:00Et j'ai fait une erreur en proposant cette mesure sur la question du travail.
13:06Donc, à voir si ça se confirme ensuite dans ce qu'il proposera par la suite.
13:11Merci, Cyprien.
13:12Je t'en prie, on va suivre ça avec attention.
13:14Voilà, exactement.
13:14On va voir ce que donnera Dominique de Villepin, sa potentielle candidature à l'élection présidentielle.
13:18Lui qui se réclame notamment du Conseil national de la résistance.
13:23N'oubliez pas de vous abonner à la chaîne YouTube, mais aussi au journal.
13:26On compte sur vous et à bientôt.
13:28À bientôt.

Recommandations