- il y a 9 heures
211 milliards : c’est le montant des aides publiques versées aux entreprises en France, en 2023, sans transparence ni contrepartie ni évaluation. Cela correspond à deux fois et demie le budget de l’Éducation nationale, et onze fois celui de la Santé – 211 milliards attribués sans obligation d’aucune sorte, ni sociale ni environnementale. Ce chiffre a été établi par une commission d’enquête sénatoriale sur la base de six mois de recherche, d’analyse et d’audition de près de la moitié des patrons du CAC 40, peu habitués à rendre des comptes aux citoyens ou à leurs représentants élus. C’est inédit.
Le rapporteur de la commission, Fabien Gay (et par ailleurs directeur de notre journal), raconte les coulisses de ce travail de fourmi qui a permis d’établir un état des lieux précis, jusqu’alors inexistant, des aides publiques aux entreprises.
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00:00 Pourquoi enquêter sur les aides versées aux entreprises ?
11:17 2 267 dispositifs et 211 milliards d’euros d’aides
22:18 À quoi servent réellement les aides publiques ?
37:30 Comment mieux contrôler et conditionner les aides
49:07 Le Parlement vote-t-il les aides « à l’aveugle » ?
01:00:01 – Après la commission d’enquête, quelle suite ?
01:07:03 – « Ils ont les milliards, nous sommes des millions »
Le rapporteur de la commission, Fabien Gay (et par ailleurs directeur de notre journal), raconte les coulisses de ce travail de fourmi qui a permis d’établir un état des lieux précis, jusqu’alors inexistant, des aides publiques aux entreprises.
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37:30 Comment mieux contrôler et conditionner les aides
49:07 Le Parlement vote-t-il les aides « à l’aveugle » ?
01:00:01 – Après la commission d’enquête, quelle suite ?
01:07:03 – « Ils ont les milliards, nous sommes des millions »
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00:00:01fabien gay bonjour bonjour bienvenue à l'humanité donc l'humanité dont tu es le directeur depuis
00:00:07quelques années déjà tu es également sénateur pcf c'est ton deuxième mandat en tant que sénateur
00:00:13et tu as bien mis à profit ce second mandat pour mettre en place une commission d'enquête sur les
00:00:20aides aux entreprises c'était une sacrée épopée cette cette commission donc le rapport est sorti
00:00:25à l'année dernière fin cette année et donc tu en as fait un livre pour nous raconter un petit
00:00:32peu les
00:00:33les coulisses de cette aventure ce qu'il en est sorti aussi ce que tu attends de cette commission
00:00:40qui a eu quand même le grand mérite de remettre dans le débat public cette question des aides
00:00:45entre aux entreprises de leur conditionnalité de leur contrôle de leur du contrôle de leur
00:00:53efficacité et puis des contreparties qu'on peut attendre d'une aide à des entreprises et puis ce
00:00:58chiffre de 211 milliards qui va continuer de faire débat mais en tout cas le débat s'organise autour
00:01:06de ce chiffre ce qui est déjà une belle avancée j'ai cru savoir que même au medef on on
00:01:13discutait
00:01:13de ce thème on discutait lors des rencontres du medef plutôt des entrepreneurs de france et bien il a
00:01:22été question des aides aux entreprises et même quelqu'un comme bruno rotaillot est prêt à en
00:01:27discuter à revoir certaines aides par quoi va-t-il les remplacer on en parlera mais en tout cas voilà
00:01:33le c'est complètement dans le débat public alors on va revenir parce que le livre raconte tout en fait
00:01:37il
00:01:37raconte les coulisses il raconte les difficultés et c'est ça qui est intéressant c'est un petit peu
00:01:42l'aventure de cette commission d'enquête par quelqu'un qui n'est pas du serail et ça c'est
00:01:48important alors raconte nous un petit peu raconte aux gens qui nous regardent un petit peu qu'est ce qui
00:01:54a
00:01:54été le déclic pour faire cette commission d'enquête et puis moi je me suis posé la question c'est
00:01:58quoi
00:01:58exactement une commission d'enquête pourquoi c'est pas un seul parti qui la propose comment on organise
00:02:05tout ça c'est beaucoup de questions non non mais alors bon j'étais parlementaire j'avais fait un
00:02:11mandat de six ans le mandat parlementaire je l'ai appréhendé avec toute sa complexité avec mon groupe
00:02:20donc j'ai fait plusieurs budgets j'en ai fait six évidemment où on participe chacune et chacun dans
00:02:27sa spécialité au débat budgétaire j'ai défendu évidemment la position de mon groupe dans les
00:02:35projets de lois gouvernementaux sur les questions agricoles industrielles énergétique qui sont mon
00:02:40domaine puisque je suis à la commission des affaires économiques et puis moi j'ai pris un sujet à bras
00:02:46le corps parce que faut pas se spécialiser mais c'est bien d'être identifié sur une thématique
00:02:50beaucoup sur les enjeux énergétique et puis industriel écologie et j'ai déposé je sais pas des
00:03:00quinzaines une vingtaine de propositions de loi bon donc une fois qu'on a fait tout ça c'est vrai
00:03:06que après on a toujours qu'on est sénateur ou sénatrice communiste un pied dedans un pied dehors
00:03:12beaucoup dans les luttes sociales auprès de mon territoire aussi auprès des élus pour défendre
00:03:17évidemment les services publics de proximité de Seine-Saint-Denis bon et j'avais participé en
00:03:23tant que simple sénateur à plusieurs commissions d'enquête de taux de groupe puisque chaque groupe a
00:03:31une fois par an un droit de tirage qu'on appelle donc choisit une commission d'enquête donc le
00:03:36rapporteur ou la rapporteure est du groupe et puis le président ou la présidente est d'un groupe
00:03:42différent bon et ensuite il y a une vingtaine de sénateurs et sénatrices de tous les groupes
00:03:47qui participent aux travaux donc j'en avais fait beaucoup déjà donc mais ça veut dire que même
00:03:52si c'est un communiste qui propose un rapporteur bon vu la composition du sénat tu savais que tu
00:03:57allais te retrouver en minorité ah ben nous comme on est un groupe minoritaire et d'opposition donc
00:04:03on est comme les autres on a droit à un évidemment une commission d'enquête par an le rapporteur ou
00:04:09la
00:04:09rapporteur en général de la majorité du sénat donc soit l'air soit centriste et ensuite c'est à la
00:04:15proportionnelle des groupes donc la droite est toujours majoritaire quelle que soit la composition
00:04:20de la commission il peut ils sont obligés d'accepter ta proposition de thème ou non il
00:04:25ya débat en fait il faut que ça soit validé par le bureau donc ça bon si vous rentrez dans
00:04:31les clous
00:04:31de la côte voilà si vous êtes sur un sujet qui rentre dans les clous évidemment elle est validée il
00:04:38me
00:04:38semble que ça arrive de temps en temps que on demande à celui ou celle qui propose de modifier un
00:04:44peu
00:04:44de l'intituler ou de regarder parce que ça rentre pas d'un clou mais effectivement en général si vous
00:04:48êtes dans les clous de je crois que la règle est de 1958 bon bah donc il n'y a
00:04:55pas eu de débat sur le
00:04:56sujet non puisque le c'était un sujet d'intérêt public et d'intérêt général les aides publiques aux
00:05:01grandes entreprises et à leurs sous-traitants donc voilà en plus tu avais l'argument de la
00:05:06transparence c'est ça voilà c'était ça la question et puis alors bon voilà donc moi je m'étais
00:05:10dit un deuxième
00:05:10mandat j'aimerais bien proposer du coup d'être une fois rapporteur d'une commission d'enquête et
00:05:17puis je me suis dit bon je vais essayer de sortir des enjeux énergétiques que je travaille au quotidien et
00:05:22qui m'intéresse mais d'essayer d'être sur un sujet entre finances et industrie du coup c'est peut
00:05:28-être
00:05:28des choses que je travaille moins puisque c'est d'autres copains aussi et d'autres camarades qui pour
00:05:33notre groupe s'occupe de ça et quand même qui me plaisent parce que elles sont au coeur de l
00:05:37'enjeu
00:05:39des luttes sociales souvent et beaucoup notamment lorsque je me rends je me rends dans diverses
00:05:45entreprises en lutte en général la question c'est combien à toucher d'argent public telle et telle
00:05:50boîte et pourtant licencie etc donc c'est quelque chose et puis c'est vrai que il ya beaucoup de
00:05:56gens qui mènent cette lutte depuis très longtemps des économistes des syndicalismes voilà mais c'est vrai
00:06:01que du coup on n'avait pas on avait des chiffres on disait autour de 200 milliards
00:06:07il y avait un consensus enfin consensus militant on va dire comme ça autour de 100 milliards c'est un
00:06:15chiffre que je donnais régulièrement d'ailleurs comme beaucoup de mes de mes collègues sénatrices
00:06:21et sénateurs dans les débats budgétaires il était en général rarement remis en question où des fois
00:06:26les ministres oui mais ça c'est un chiffre on ne sait pas exactement donc je me suis dit tiens
00:06:31prenons ce sujet j'ai proposé ça au groupe j'ai dit moi j'ai le temps ce qu'il
00:06:35faut avoir du temps
00:06:36c'est six mois où on se consacre à ça donc vous avez toujours vos travaux obligatoires mais après bon
00:06:43ça
00:06:43quand vous faites une quinzaine d'audition 15 heures d'audition dans la semaine c'est en général le double
00:06:51de
00:06:52préparation donc vous voyez on commence à avoir et donc vous et votre équipe basse quasi exclusivement
00:06:59vous consacrez à ça pendant plusieurs semaines donc donc il faut avoir un peu le temps j'avais
00:07:03cette fenêtre de tir et j'ai été très très heureux que le groupe accepte et qu'on puisse
00:07:08dans le livre qu'il y avait eu quand même un déclic c'était les licenciements énorme chez
00:07:13Auchan et chez michelin et puis en fait tu t'aperçois qu'ils ont touché beaucoup beaucoup
00:07:18d'argent public et tu dis non là il ya un truc il faut faire quelque chose ouais alors je
00:07:22me suis
00:07:23dit tiens c'est vrai qu'il ya michelin et Auchan il ya coup sur coup ces deux annonces à
00:07:281250
00:07:29suppressions chez michelin un peu plus de 2000 chez Auchan la fermeture de deux sites industriels
00:07:36pour michelin une dizaine de magasins fermés pour Auchan et michel barnier il est questionné à
00:07:43l'assemblée nationale par andré chassène qui est encore président du groupe à cette époque là des
00:07:47députés communistes et lui dit oui oui on va demander d'ailleurs michel barnier on va demander
00:07:53ce qui a été fait de l'argent public il est aussi questionné au sénat il nous dit à peu
00:07:57près la même
00:07:58réponse et donc dans ce timing là au moment où réfléchit je dis mais tiens c'est super prenons
00:08:04cet angle là parce que moi je voulais faire quelque chose autour de l'industrie des licenciements mais
00:08:08je je il faut trouver le l'arrêt pour ce que la question c'est quand je me lance il
00:08:18faut pas qu'on
00:08:18sache de suite l'atterrissage parce que toute façon vous allez découvrir les choses mais si je suis sur
00:08:24uniquement licenciement je sais que la réponse du patronat parce que ça fait plusieurs années que je les
00:08:32confronte en audition etc c'est oui mais monsieur gay évidemment on voudrait pas licencier mais c'est
00:08:38la compétition internationale nous n'avons pas le choix et je me suis dit à la fin bon ben une
00:08:43fois
00:08:44qu'on aura eu ce débat là dix fois quinze fois trente fois peu importe bon on n'en tirera
00:08:49pas grand chose
00:08:50donc il faut trouver et donc l'argent public ça c'est l'argent de la nation de chacune et
00:08:56de chacun
00:08:56et comment il est utilisé dans votre entreprise et trouvons nous normal qu'une même année une
00:09:03entreprise touche de l'argent public puisse verser des dividendes tout en licenciant c'est ça le point
00:09:08de départ et là quand on pose le débat comme ça effectivement les français sont unanimes pour
00:09:14dire oui il faut poser la question beaucoup d'unanimité au delà même des rangs militants et
00:09:20sympathisants de gauche quoi disons le comme ça et donc c'est ça qui fait c'est le point de
00:09:25départ
00:09:25c'est celui là et alors petite question tu as pu t'appuyer sur les travaux de barnier qui l
00:09:29'avait
00:09:29lancé là alors quand on a demandé justement à un moment donné dans la commission d'enquête
00:09:35je suis revenu sur un monsieur michel barnier a demandé des comptes mais est-ce que ça a été
00:09:42suivi de fait alors qu'on a parce que dans la première partie on a fait des économistes et
00:09:47puis l'ensemble de l'administration française on va y venir voilà alors bon je n'avais signé son
00:09:53parafeur et ben et ben et ben non voilà et ben non donc le premier ministre a demandé aucun service
00:10:01n'a été saisi et quand on a remonté au fur et à mesure des semaines durant avait non mais
00:10:08on
00:10:08pouvait pas répondre parce qu'on était déjà sur un autre dossier puis belle parafeur n'est jamais
00:10:13arrivé puis michel barnier a été débarqué puis ceux qui sont arrivés après nous l'ont jamais demandé
00:10:17bon bref le premier ministre a engagé devant la représentation nationale à demander des comptes
00:10:22et on lui a jamais demandé je crois que ça c'est assez révélateur parce qu'en fait c'est
00:10:27c'est
00:10:27toute l'histoire là c'est toute l'histoire que tu vas découvrir après dès que tu commences à
00:10:32demander des chiffres tu sollicite l'administration normalement tout est contrôlé tout est sous
00:10:37contrôle comme on dit et en fait tu te rends compte que rien n'est sous contrôle l'insee ou
00:10:42des gens mais
00:10:43aussi sérieux que ça te donnent des fourchettes mais qui vont quasiment du simple au double enfin on parle de
00:10:48milliards même et là enfin quand on lit ça on on hallucine en frais enfin voilà c'est notre
00:10:54argent c'est de l'argent qui est quand même donné aux entreprises si on compte c'est quand même
00:10:59le
00:10:59deuxième budget de l'état et en fait on sait pas de quoi il est composé et ça je crois
00:11:02que c'est une
00:11:03découverte pas assez stupéfiante c'est la première découverte c'est que je me suis dit bon ça va aller
00:11:10vite on va demander on va demander les chiffres on est en droit de le demander on va nous les
00:11:14donner à partir
00:11:14de là bon et j'étais interpellé depuis des années notamment par maxime combe économiste et économisme
00:11:23en data qui connaît et qui a beaucoup écrit sur ces questions et qui m'avait alerté depuis plusieurs
00:11:29années sur l'enjeu de la transparence et évidemment j'étais d'accord avec lui mais j'en faisais absolument
00:11:36pas un cheval de bataille je trouvais que de demander la transparence bon c'était c'était assez sympathique
00:11:44mais ça changeait pas les règles et je dois avouer que je me suis trompé parce que on ne peut
00:11:50pas
00:11:50changer les règles du jeu si on ne sait pas de quoi on parle et de combien on parle et
00:11:55c'est là ma première
00:11:56grande découverte d'ailleurs je crois que moi j'ai été assez sidéré mais je veux pas parler en leur
00:12:03nom
00:12:03mais je crois que le président de la commission qui est l'air lui aussi un peu halluciné et les
00:12:10membres de la
00:12:11commission d'enquête ont aussi découvert en fait l'administration ne savait pas combien il existait
00:12:17de dispositifs donc c'est 2267 donc rien pour avoir le chiffre ça nous a pris plusieurs semaines et
00:12:26après quand on demandait le montant alors là bon alors quand tu parles des dispositifs c'est la
00:12:30fois des aides directes des aides indirectes des allégements de cotisations enfin tous les
00:12:36les aides aux entreprises en fait c'est tout un environnement en fait on est passé en 30 ans d
00:12:41'aides
00:12:42directes donc d'un capitalisme sous perfusion d'argent public donc par exemple quand on remonte
00:12:48par exemple aux premières lois la loi eu qui date de 2000 déjà lorsque robert rue monte à la tribune
00:12:55à
00:12:55l'époque il est secrétaire national du parti il ya une loi qui va être imposée sur la transparence
00:13:00de l'argent public qui n'aura duré qu'un an d'ailleurs puisqu'elle aura été mis en place
00:13:03en
00:13:042001 et aboli dessus enfin supprimé en 2002 au retour de la droite majoritaire à l'assemblée
00:13:11conduite par jean pierre affarin à l'époque il deviendra premier ministre et donc déjà il dénonce
00:13:17les plans de licenciement chez michelin et des gens à l'époque je crois qu'il dit que sur 10
00:13:22ou 15 ans
00:13:22c'est 10 milliards de francs de l'époque bon donc il y avait de l'argent direct là aujourd
00:13:30'hui les
00:13:32aides et les subventions sont minoritaires et en fait on a construit tout un système d'aide indirecte
00:13:39ou d'allègement de cotisations alors ça se voit moins justement mais ça pèse sur les finances
00:13:44publiques et c'est nous toutes et tous qui le payons mais est ce que c'est volontaire je me
00:13:52suis
00:13:52d'optimisation de l'aide en fait pour qu'on voit pas quoi oui et alors le meilleur exemple
00:13:57pour celui-là pour ceux c'est le cice parce que lorsque vous donnez de l'argent de façon directe
00:14:05évidemment ça iris le poil de syndicalistes de salariés et puis plus largement d'élus et militants
00:14:11militantes et puis le citoyen citoyen c'est maintenant on dépense des milliards d'euros en
00:14:16et puis il n'y a aucun résultat le cice c'est l'exemple type donc françois l'on dit
00:14:22on va
00:14:23accompagner 20 milliards par an donc là d'ailleurs ça a marqué profondément son quinquennat dès qu'on
00:14:31parle de de l'échec du mandat d'hollande neuf fois sur dix on cite le cice les salariés que
00:14:40je
00:14:40rencontre encore me dit ah le cice donc ça ça a marqué profondément c'est de l'argent qu'on
00:14:45a donné
00:14:46qu'est ce qu'a fait emmanuel macron lorsqu'il est arrivé il a dit on va arrêter de donner
00:14:5120 milliards
00:14:51parce que voilà et donc avec bruno le maire et donc on va le substituer on va continuer mais au
00:14:58lieu
00:14:58de donner 20 milliards on va alléger les cotisations patronales de 20 milliards donc ça continue à peser
00:15:06sur le budget de l'état mais ça se voit moins donne pas d'argent sauf que ces 20 milliards
00:15:10là ils
00:15:11pèsent toujours et c'est chacune et chacun qui le payons chaque année dans le budget de la
00:15:15petite différence on y reviendra parce que en plus on parle de cotisation sociale il s'agit du
00:15:20salaire différé en plus des salariés c'est à dire en gros c'est la retraite c'est la maladie
00:15:25c'est le
00:15:25chômage c'est le double vol voilà c'est le double vol c'est vraiment encore pire quand on on
00:15:31casse le
00:15:31modèle social français en plus de toucher de l'argent public alors ça c'est le meilleur exemple
00:15:37et j'en prends un autre par exemple bon qui a beaucoup fait parler dans l'audition de rodolphe
00:15:42saadé c'est ce qu'on appelle la taxe au tonnage alors c'est un impôt en minima une entreprise
00:15:51doit
00:15:52payer autour de 25 et la taxe au tonnage qu'on appelle permet de ne payer que aux armateurs 2
00:15:57,5
00:15:58donc on voit quand même l'avantage fiscal que ça représente et pour l'année de référence qui
00:16:06était 2023 parce que nous nous l'avons fait donc en 2025 mais comme on a commencé au 1er janvier
00:16:132025
00:16:14l'exercice fiscal 2024 n'était pas fini donc monsieur on va avoir des entreprises qui vont dire écoutez je
00:16:19voulais vous donner les chiffres je les ai pas donc c'est pour ça qu'on avait pris 2023 voilà
00:16:23on a essayé de
00:16:25réfléchir à tout voilà je voulais pas qu'ils me disent ah bah écoutez on voulait bien vous les
00:16:31donner mais on les a pas les enverra on n'a pas fini tout à fait donc c'est pour
00:16:35ça qu'on a pris
00:16:36l'année de référence 2023 et donc je pense que c'est un avantage fiscal qui a fait économiser plus
00:16:41de 4 milliards 4 milliards 5 d'impôts au groupe cma cgm donc c'est un avantage énorme et dans
00:16:51le même
00:16:51temps des rachats notamment dans le monde des médias etc etc donc effectivement c'est une
00:16:58question alors c'est un débat qu'on a eu avec le pdg qui rodolphe saadé n'est pas toujours
00:17:05très
00:17:05content qu'on lui pose la question mais effectivement c'est un avantage qui est incomparable donc on lui a
00:17:11pas donné 4 milliards 5 mais on lui a permis de ne pas les payer et avec cet argent là
00:17:15notamment il a
00:17:16pu évidemment continuer à investir dans d'autres projets que seulement y compris dans le fret maritime
00:17:23donc voilà donc effectivement en 30 ans on est passé d'un capitalisme perfusion d'argent direct à un
00:17:29capitalisme perfusion d'argent indirect voilà ce qui explique en partie l'opacité donc tout à fait
00:17:34fabriquer mais alors justement quand on est face à des gens qui savent pas comment on fait il ya deux
00:17:40héros dans le livre ils sont anonymes et qui sont des data analystes qui travaillent au sénat vous faites d
00:17:46'ailleurs à un
00:17:46hommage aux gens qui ont travaillé au sénat parce qu'il fallait aussi envoyer des invitations polies aux
00:17:50gens ça fait apparemment et donc vous avez été des mais par ces deux personnes qui ont fait un
00:17:57boulot mais apparemment de dingue pour pouvoir faire tout le travail qui n'avait jamais été fait non mais
00:18:03c'est pour ça que bon des fois ça me fait sourire quand je vois un certain nombre de d
00:18:08'économistes sur
00:18:09les plateaux de télévision critique de libéraux de pseudo libéraux sur les réseaux sociaux à 211 milliards
00:18:16le chiffre fabriqué par le sénateur communiste avait la fée de la chiffre communiste politique sur le
00:18:24service puis donc tout ça me fait absolument marrer parce que pas du tout alors qu'est ce qu'on
00:18:30comment
00:18:30on a procédé l'administration à qui je dois rendre hommage sénatoriale qui accompagne le rapporteur
00:18:40pendant les six mois fabrique d'abord invite les gens prépare les auditions alors je les ai beaucoup
00:18:49préparé avec mes équipes mais ils offrent un cadre bon voilà et après il ya tout le travail de mon
00:18:54équipe
00:18:54aussi à qui je dois rendre hommage et puis surtout c'est tout un une préparation pour demander des
00:19:03questionnaires extrêmement précis extrêmement long les chiffres ministère par ministère donc ça a été
00:19:09un peu long un peu fastidieux le rapporteur que je suis n'a plus qu'à signer j'ai envie
00:19:15de dire
00:19:15m cordialement et sa signature mais en tout cas c'est des questions extrêmement et après le retour des
00:19:21questionnaires là cela demande ce sont des clés usb avec des tonnes de documents de documents que vous
00:19:30regardez mais dont il est extrêmement difficile alors ce que on est un élu de pouvoir entrer là
00:19:37dedans bon voilà donc en fait c'est l'administration qui est l'épluche etc recoupe les choses vous dites
00:19:45puis vous échangez régulièrement avec le responsable de l'administration qui vous dira écoutez monsieur
00:19:52y est je pense qu'il va falloir demander un questionnaire parce qu'effectivement là on a des là on
00:19:56a des trous là
00:19:57ils n'ont pas répondu etc donc en fait ça dure six mois c'est un travail que vous ne
00:20:01voyez pas
00:20:02pendant les auditions mais qui est un travail de l'ombre ultra nécessaire l'audition de travail tout
00:20:06ce travail là est fait mais au fur et à mesure même quand on auditionne les gens on continue à
00:20:10demander à collecter des données bon voilà et donc il se trouve que quasi à la fin quasi à la
00:20:17fin
00:20:18quinze ou une quinzaine de jours avant que l'on rende public les travaux je vous prends un week-end
00:20:24je vois où c'est le mariage de ma belle soeur donc je suis obligé de partir et normalement pour
00:20:30vivre un bon moment pendant trois jours et l'administration à peine dit bon ça y est on
00:20:34a le chiffre on est arrivé on a réussi à coller à avoir un chiffre sérieux recoupé celui de 211
00:20:42bon bah écoutez très bien il m'aurait dit c'est 120 120 il m'aurait dit c'est 280
00:20:47c'était pareil et
00:20:50alors 211 je dois l'avouer à aucun moment je me suis ça ça va faire scandale pourquoi parce que
00:20:59d'abord je le redis oui il est communément admis dans le monde militant que c'est autour de 200
00:21:04milliards dont on n'est pas très loin les deux études les plus sérieuses qui ont été menées sur
00:21:10les cinq dernières années sont l'étude de france stratégie à l'époque le gars qui s'occupe de
00:21:18ça il s'appelle françois bayrou en tout cas il est celui le chef donne un chiffre de autour de
00:21:27220
00:21:27milliards voilà donc notre chiffre est en dessous de celui de françois bayrou qui preuve devenu
00:21:35premier ministre dira c'est un chiffre fourre-tout entre les carottes et voilà et puis une étude très
00:21:42sérieuse du clair c'est des économistes du cercle lillois de lille de lille autour de 205 il me
00:21:48semble ou 203 pardonnez moi je vois là je l'ai plus mais 203 ou 205 donc je me dis
00:21:54bon ben on est pile
00:21:56poil au milieu donc lorsque on va je vais annoncer le chiffre absolument pas mais personne je crois
00:22:07absolument pas que c'est ça qui va faire le débat public et qui va être retoqué par l'ensemble
00:22:14des
00:22:15libéraux etc etc je pense que c'est autre chose qui va faire débat puisque un des sujets auxquels
00:22:24bataillé adopter c'était un peu la formule l'argent public ne peut pas servir les actionnaires elle peut
00:22:29servir l'emploi les salaires la formation mais pas l'essai avec l'idée un peu novatrice d'ailleurs
00:22:37je vais le dire un peu révolutionnaire une des recommandations c'est que du montant distribuable
00:22:44des dividendes aux actionnaires ont soustrait le le montant d'argent public donné aux entreprises et
00:22:50là je me suis dit ça c'est ça sur lequel moi je vais m'appuyer puisque c'est l
00:22:54'idée la plus révolutionnaire
00:22:56du du du évidemment du rapport et c'est ça qui va faire hurler tous les libéraux et hérisser leur
00:23:02poil bon ben donc je dis ça on fait la conférence de presse ou ça j'insiste un peu sur
00:23:07ça je donne le
00:23:08chiffre de 200 mais d'ailleurs chacun peut retrouver la conférence de presse je n'insiste pas plus et c
00:23:13'est
00:23:13vrai que c'est comme ça tout va se focaliser autour du débat sur les 211 milliards d'ailleurs à
00:23:21mon
00:23:21regret évacuant un peu les recommandations oui mais ça mais mais mais évidemment 211 mais après ça
00:23:29bon c'était à mon avis pour tant qu'on discute du chiffre on discute pas de ce qu'on
00:23:32pourrait faire
00:23:33de tout cet argent mais en même temps le fait qu'on ait discuté du chiffre ça l'a mis
00:23:38dans l'état
00:23:38plus dans le débat public et finalement c'est gagnant c'est gagnant parce que quand je vois un reportage
00:23:43dans n'importe quelle usine on dit mais demandez combien ils ont touché et n'importe qui tous les
00:23:48toutes les usines et tous les gens qui licencient maintenant c'est la préoccupation des représentants
00:23:53syndicaux de tous les salariés et ça c'est ce n'était pas le cas avant c'est une victoire
00:23:57énorme ah c'est une victoire idéologique énorme d'ailleurs je je je la mesure encore aujourd'hui
00:24:04on me parle encore de 211 milliards des auditions de bernard arnaud mais on va revenir on va revenir
00:24:15et c'est vrai que du coup ce chiffre là aussi et ça c'est une victoire a permis de
00:24:23remettre sur la
00:24:23table je le dis c'est pas seul quoi c'est un long parcours il ya plein de gens qui
00:24:28bossent sur ces
00:24:29questions plus longtemps mais à un moment donné bon c'est comme ça une idée devient une force lorsqu'elle
00:24:34s'empare des masses et là bam d'un coup 211 milliards des centaines des milliers d'articles
00:24:40autour de 211 milliards réfutés très violemment parfois en racontant parfois un certain nombre
00:24:48d'inepties en disant que tout cet argent c'était que pour les entreprises publiques des trucs bon
00:24:55voilà et de l'autre côté des gens qui s'accrochent évidemment à ce chiffre énorme par exemple je sais
00:25:02pas je crois et pas mis dans le livre c'était un moment assez drôle pour moi quelques semaines
00:25:09après le rapport on inaugure ici à sainte-nys l'ancien bâtiment de l'humanité qui est devenu
00:25:20maintenant une annexe du ministère du travail à des services déconcentrés de l'état donc en tant
00:25:27que parlementaire de la sainte-sainte-nys puis directeur du journal bon c'est un bâtiment animé
00:25:30hier donc je suis convié mon ami stéphane peu avec moi dont le préfet et il ya deux ministres qui
00:25:36viennent il y aurait ce bâtiment roland lescure ministre de l'économie et des finances dont le
00:25:44papa a travaillé à l'humanité et jean-pierre farandou qui est l'ancien pdg de la sncf devenu
00:25:49entre temps ministre du travail donc ils arrivent tous les deux on salue visite les salles était
00:25:55prévu ensuite prise de parole des deux ministres pour dire le bâtiment et et là arrive plusieurs
00:26:02syndicalistes pour interpeller les deux ministres là sur leurs conditions de travail les moyens mis
00:26:10nécessaires notamment aux inspecteurs inspectrice du travail bon qu'ils arrivent inter syndical je crois
00:26:18de la cgt de sud notamment le sort bon je me tiens à l'écart c'est aux ministres de
00:26:25réponse et donc le
00:26:29syndicaliste que je ne connais absolument pas et personne ne m'a vu ce que vous imaginez donc des
00:26:34syndicalistes arrivent de mini de mini non deux ministres évidemment les services de sécurité
00:26:41toute la lecture tous les collaborateurs et collaboratrice ça fait une masse d'une petite
00:26:47centaine de personnes et et j'entends et le syndicaliste dit oui vous dites qu'il n'y a pas
00:26:53d'argent mais il y a bien 211 milliards d'argent public que vous donnez chaque année sans contrepartie
00:26:59et là bon bah je rigole parce que bon ben voilà c'est le meilleur argument bon et les gens
00:27:05qui sont
00:27:06autour se retournent vers moi donc là je quand j'entends ce chiffre là voilà donc je dis ça et
00:27:11je me dis bon on a gagné une victoire effectivement et et c'est vrai que ça a permis de
00:27:17remettre cette
00:27:18question des aides publiques et de leur contrepartie et à la rentrée 2025 en même temps que c'est imposé
00:27:24dans la société de ma façon aussi forte la taxe du man là sur l'imposition des ultra riches donc
00:27:31pour
00:27:32une fois la rentrée ne se faisait pas sur des questions identitaires porté par l'extrême droite
00:27:35sur la question de la cistana ils ont acheté un écran de tv avec la la la la location de
00:27:43rentrée et là
00:27:45pour une fois on avait la taxe du man il faut il faut imposer les ultra riches et les 211
00:27:50milliards
00:27:51d'aides aux entreprises il faut les conditionner faut que ça soit transparent donc très heureux d'avoir
00:27:57contribué pas tout ça s'est passé aussi avec des moments un peu d'anthologie qui ont été les auditions
00:28:04est ce qu'il y en a qui vous ont marqué particulièrement évidemment dans le livre on
00:28:08pense à michelin parce que ça a été un petit peu un tournant enfin il y en a aussi vous
00:28:11avez qui ça
00:28:12s'est mal passé je crois que c'est l'entreprise grenoble lois la st st micro micro voilà qui
00:28:18font
00:28:18des puces électroniques et qui eux ont vraiment touché beaucoup d'argent et on n'a pas tenu leur
00:28:24promesse de développer leur activité et d'embaucher donc là ça c'est c'était un peu tendu mais il
00:28:29y a eu il
00:28:29y a eu quand même michelin et là c'est une victoire pour vous parce que en fait ça s
00:28:34'est
00:28:34concrétisé il a rendu l'argent ah oui oui non mais alors au départ bon on lance la commission
00:28:40d'enquête quasi dans l'anonymat bon c'est au départ des économistes l'administration alors il
00:28:50ya un premier elle a une première qui parce que ce qui a changé en dix ans aussi c'est
00:28:56qu'aujourd'hui
00:28:56vous avez les réseaux sociaux et les conditions d'enquête sont filmés vous pouvez reprendre des
00:29:02capsules les mettre sur les réseaux sociaux et les gens voient ce qui se dit ce qui se voit bon
00:29:08et au fur et à mesure du temps je vois que sur les réseaux sociaux de public sénat du sénat
00:29:15mais
00:29:16aussi les miens les auditions ont commencé à attirer du monde et bruno le maire ouais mais ça arrive
00:29:23encore la première en fait c'est celle de l'igf vous en parliez tout à l'heure sur le
00:29:28chiffrage quand
00:29:29je dis aux responsables de l'inspection générale des financeurs mais quelle fourchette les aides
00:29:35publiques on dit il n'y a pas de définition précise mais disons allez il ya un plancher à 150
00:29:40milliards
00:29:42puis si on compte tout on peut dire peut-être 180 200 220 allez peut-être 250 du simple double
00:29:51on
00:29:51parle milliard quoi et donc là celle là elle va faire beaucoup parler pour c'est la première qui
00:30:01fait beaucoup parce que c'est ce qu'on se disait au départ il n'y a pas que nous
00:30:05qui hallucinons les
00:30:06gens disent mais attendez l'administration c'est donc pas combien et donc ça ça ça prend et après
00:30:13oui c'est les premières des pdg parce que je sais que je suis attendu au tournant donc le sénateur
00:30:19communiste qui va qui va interroger des des patrons tout le monde va si je me si je me plante
00:30:27tout le
00:30:27monde va dire effectivement il voulait se payer les patrons sénateur communiste patron d'un journal
00:30:34qui va qui qui parle bas de l'actualité bien sûr qui interroge à d'autres patrons de journaux en
00:30:40l'occurrence journal qui touche des aides publiques enfin voilà donc il ya plein de choses qu'ils
00:30:44pouvaient oui je reviendrai sur les critiques mais donc je me suis dit bon on va donc il faut il
00:30:49faut
00:30:49il faut toujours être calé bien préparé si je fais une erreur on me la pardonnera pas je peux
00:30:55pas me permettre l'approximation ok c'est des heures et des heures de travail personnel avec les
00:31:00équipes et plus chez les documents avec des questions extrêmement précises pour avoir des
00:31:05réponses précises parce que savez une audition ça dure une heure et demie donc moi le rapporteur
00:31:10il a il a trois quatre questions en vérité après d'ailleurs comme on est 20 il faut qu'aussi
00:31:15chacun
00:31:16et chacune puisse poser une question on y attache de l'importance avec le président le rapporteur primauté
00:31:23de d'abord d'être le premier de pouvoir on va dire dialoguer mais j'ai pas une heure et
00:31:27demie tout
00:31:27seul j'ai 20 minutes disons le comme ça donc si en plus je lui perds je permets au pdg
00:31:34de pouvoir
00:31:34me faire un tunnel pour éviter de répondre bon donc c'est tout ça et il faut l'ajuster bon
00:31:39donc je
00:31:40fais des croquis à la main bon jeu jeu il ya beaucoup de choses et donc c'est vrai que
00:31:44le premier c'est florent
00:31:45menégo le pdg de michelin à qui je dois rendre hommage je le rends aussi parce qu'il est le
00:31:50premier
00:31:51évidemment je le fais pourquoi en premier parce que on a déclenché cette commission d'enquête sur
00:31:56michelin aux champs aux champs sera le deuxième voilà et il vient et il joue la transparence il
00:32:01dit voilà on a touché x millions d'euros en crédit d'impôt recherche x millions d'euros pour aide
00:32:07aussi ils donnent le montant et tout le monde est surpris je vois l'administration extrêmement surpris
00:32:14moi même des notes moi même parce que je m'attendais pas qu'ils donnent les montants
00:32:20publiquement il pouvait d'ailleurs dire je vous donnerai les montants par écrit ils auraient pu le
00:32:25faire on peut le raconter non il l'a pas fait et il a donné surtout le signal à tous
00:32:30les autres
00:32:31que moi je le donne donc les copains qui vont passer après faudra faire pareil et comme on aura
00:32:36eu le précédent personne pourra trop éviter le truc donc c'est parfait donc ça grand hommage et puis
00:32:41la deuxième chose je leur interroge sur une affaire qui date de 2019 alors bon évidemment un peu
00:32:47lointaine mais pas tant que ça non plus dans les ouvriers qui ont été licenciés ils s'en souviennent
00:32:52évidemment mais bon c'est plus l'actualité on est six ans près mais les délocalisations en
00:32:57pologne il y en a toujours il y en a toujours malheureusement mais sur le cice la roche-sur-yon
00:33:014 millions 3 qui avait été donnée aux entreprises ces 4 millions 3 avait servi à acheter huit machines
00:33:07outils deux avaient été moyennement installés six étaient déjà directement partis en espagne et en
00:33:14pologne et dans l'europe 2 et dans d'autres pays de l'europe de l'est donc je lui
00:33:17dis mais
00:33:18c'est un ego est ce que vous pensez que l'argent public doit servir à acheter des machines outils
00:33:22qui voient pas le seul français non bon on a un petit échange et à un moment donné là cette
00:33:31phrase
00:33:31il dit bah écoutez si l'argent public a été mal utilisé je suis prêt à le rembourser et d
00:33:39'ailleurs
00:33:39première audition d'ailleurs et d'ailleurs ma spontanéité que je ne vous en demandais pas tant
00:33:49quand je dis ça je pense l'inverse évidemment et donc bon alors là je garde ça et donc deux
00:33:56trois
00:33:56fois dans les auditions je dis mais tiens d'ailleurs quand les ministres viennent j'ai
00:33:59dit voilà monsieur ménégaux a dit qu'il était prêt à rembourser alors à l'époque c'est eric lombard
00:34:05qui est là et je dis oh non ça va être compliqué tout ça bon et donc quand on en
00:34:12vient aux conclusions
00:34:13de l'affaire et qu'on doit donc rédiger les recommandations je veux dire les gens qui touchent
00:34:20le rsa les gens qui touchent un peu trop d'allocations chômage c'est jamais compliqué
00:34:24jamais compliqué bien sûr non mais non mais je vais au bout je vois donc je il faut que je
00:34:29pousse un peu
00:34:30pour que ça soit accepté dans le en disant mais pourquoi on cible telle et telle entreprise j'ai
00:34:35on la cible pas avec mes autres c'est que le patron est venu et l'a dit lui même
00:34:42donc bon donc ça sera
00:34:44la recommandation 17 du rapport michelin doit rembourser et donc quand je suis reçu par plusieurs
00:34:50semaines après par le nouveau ministre de l'économie et des finances roulant lescure qui était qu'il avait
00:34:56revenu enfin bref je dis voilà faut quand même demander à michelin de rembourser parce que il a
00:35:03dit qu'il était prêt à le faire on a regardé c'est impossible j'ai commencé à c'est
00:35:10impossible justement
00:35:11donc il est quand un privé d'emploi lui il touche un euro qu'il aurait pas dû toucher bam
00:35:21la sanction
00:35:22tombe on oublie de donner un papier bombe la sanction tombe et la michelin a mal utilisé
00:35:28évidemment l'argent public en audition publique il dit qu'il est prêt à rembourser et nous on va
00:35:34pas le faire c'est même on est riche 4 millions bof donc je me dis après après la fête
00:35:42de l'humanité donc
00:35:432025 il ya un complément d'enquête qui tombe sur cette notamment sur cette affaire donc je reviens je
00:35:50demande à monsieur ménégaux de tenir son engagement qu'il a pris devant nous il ya quelques semaines et
00:35:56dans le complément d'enquête je crois que c'est le directeur de la conne dit nous allons prendre
00:36:02contact avec bercy donc la robe lot je reprends contact avec jb alors le rendez vous et donc un
00:36:11mois après je décide de refaire une tribune dans libération pour dire journal journal de nos confrères
00:36:18de libération et donc je dis il faut faut maintenant que monsieur ménégaux vous avez
00:36:22pris un engagement il faut le faire dans l'heure suivant communiqué on va le faire et donc le 26
00:36:28décembre je suis réveillé par un ou une journaliste je me rappelle plus ils m'en excuseront de bfm le
00:36:36lendemain des fêtes de noël je crois à 8h30 dit bonjour bonjour j'ai écouté je savais pas que c
00:36:42'était
00:36:42vous mais je ne suis pas disponible je suis en famille non non mais michelin vient de rembourser
00:36:47étiez vous courant et c'est comme ça que je l'ai appris et donc effectivement c'était paru au
00:36:52journal
00:36:52officiel et quelques jours avant et les fêtes de noël le cadeau de noël c'est quand même très
00:36:57symbolique très symbolique pas pour moi mais pour celles et ceux d'abord qui se sont bien sûr bien
00:37:03sûr pour les salariés j'ai beaucoup pensé à eux et lui encore une fois c'est c'est exemplaire
00:37:08enfin
00:37:08c'est exemplaire sans décision de justice voilà on a réussi à reprendre quatre millions de trois
00:37:13alors je voulais être beaucoup plus si on est allé en justice alors je vois les je vois les commentaires
00:37:18parce que certains m'ont dit qu'est ce que ça va changer bah déjà ça a changé ça ça
00:37:23veut dire ça en
00:37:24fait déjà la commission d'enquête la plus rentable de l'histoire mais au delà de de ça ça ouvre
00:37:29une
00:37:29brèche pour changer les choses c'est ça qui m'intéresse c'est que une fois qu'on en a
00:37:34un il faut changer les
00:37:35règles du jeu pour plus jamais que ça arrive et donc c'est ça que je travaille je vais essayer
00:37:41rapidement dans avant la fin de l'année de déposer maintenant une proposition de loi à partir du
00:37:47rapport des recommandations puisqu'on nous étions tous d'accord il faut changer maintenant les règles du
00:37:52jeu pour que le cas michelin mais quand je dis le cas michelin c'est le cas de centaines d
00:37:56'entreprises ça
00:37:58ne puisse plus arriver c'est à dire que l'argent public ne puisse plus servir à acheter des machines
00:38:02outils et pouvoir être délocalisée alors qu'on soit bien clair fabien tu ne dis pas en aucun cas
00:38:08dans ce livre qu'il faut arrêter toute subvention aux entreprises que les 211 milliards faut les
00:38:14récupérer pour en faire autre chose l'entièreté tu demandes la transparence petit temps la
00:38:21conditionnalité peut-être sur des entreprises qui distribuent plus de 70% de leurs bénéfices aux
00:38:26actionnaires et faut peut-être pas qu'ils touchent l'argent public par un exemple comme ça et puis
00:38:30surtout essayer de vérifier l'efficience ce qui est très compliqué et tu en parle dans le livre
00:38:34c'est à dire que on peut c'est très difficile de dire ok on donne un milliard une entreprise
00:38:39si on
00:38:40l'avait pas donné qu'est ce que ça aurait changé et on peut pas faire de double aveugle dans
00:38:44ce cas là
00:38:44donc ça peut pas être totalement scientifique mais alors en gros comment tu comptes voilà c'est ce que
00:38:51tu étais en train d'essayer d'expliquer comment tu comptes mettre des outils en place pour que ces aides
00:38:57soient plus conditionnées mieux contrôlées plus transparentes aussi pour l'opinion publique qui
00:39:01demande ça non mais je n'ai jamais dit qu'il fallait arrêter les 211 milliards c'est important de
00:39:08le
00:39:08répéter ici oui parce que c'est une des grosses critiques comme tout à l'heure je veux répondre à
00:39:12cette question sur il est le patron il touche des aides publiques effectivement à l'humanité nous nous
00:39:21touchons des aides publiques comme tous les journaux sans cela nous n'arriverons pas nous
00:39:26mettre à l'équilibre parce que c'est évidemment la presse qui participe au débat démocratique et donc
00:39:32effectivement comme tous les éditeurs de presse papier nous touchons des aides publiques et d'ailleurs
00:39:39je dois le dire c'est les seules transparentes puisque chaque année elles sont elles sont publiées
00:39:44par évidemment le ministère de la culture et nous sommes un des rares quotidiens à publier nos
00:39:51comptes complets et à les donner chaque année donc moi d'abord la question de la transparence
00:39:57elle est primordiale et une des grosses recommandations c'est que chaque année dans toutes les entreprises de
00:40:02plus de 50 salariés donc avec un cse un débat est lieu ou à minima en donnant de nouveaux pouvoirs
00:40:11au cse sur combien l'entreprise touche combien de dispositifs parce que les meilleurs lanceurs
00:40:16d'alerte c'est d'abord les syndicalistes parce que moi je disais tout à l'heure j'ai beaucoup
00:40:20encore
00:40:20des messages aujourd'hui j'en ai reçu un hier soir d'une entreprise qui est en train de licencier
00:40:25je vais pas donner le nombre je peux le donner sodexo voilà je sais mais mille emplois et donc des
00:40:32syndicalistes m'interpelle en disant est ce que tu pourrais nous dire combien d'argent public a touché
00:40:37cette entreprise bon je n'ai plus de pouvoir de puisque la commission d'enquête est conclue depuis
00:40:42un an et et en vérité si demain les recommandations du rapport a été suivi eux mêmes pourraient le
00:40:48savoir puisque le patron devrait donner le montant et les dispositifs et puis la deuxième chose c'est
00:40:54évidemment les conditionner alors on nous dit oui mais c'est déjà tout conditionné et là il ya un vrai
00:41:01débat c'est que y compris les ministres ils ne parlent pas de la même chose il ya être éligible
00:41:06et
00:41:07conditionné une entreprise elle est éligible à partir du moment où elle a des salariés mais
00:41:12ça veut pas dire que ensuite elle le conditionne à des choses reprenons par exemple le crédit d'impôt
00:41:17recherche il est quand même fou qu'il n'y ait que d'abord tous les secteurs puissent y concourir
00:41:24y compris ceux qui font peu ou pas de recherche que vous n'ayez pas une obligation d'avoir des
00:41:31chercheurs
00:41:31donc vous pouvez même mettre des postes d'employés ou de secrétariat qui se retrouve à être considérés
00:41:40dans le crédit d'impôt recherche voilà et vous pouvez même licencier des chercheurs ça c'est le
00:41:46cas de sanofi et continuer évidemment à toucher du crédit d'impôt recherche donc la question c'est
00:41:51évidemment de alors le crédit d'impôt recherche est contrôlé aujourd'hui mais il est difficile
00:41:57pour les agents de pouvoir le contrôler parce que les contrôles se font a posteriori quatre ans après
00:42:04extrêmement complexe donc je fais des propositions avec d'ailleurs en écoutant les agents de comment
00:42:12on pourrait mieux en réalité contrôler le crédit d'impôt recherche et le conditionner à minima à ce que la
00:42:18recherche face en france et à l'inverse je propose un bonus pour ceux qui industrialiserait leur
00:42:26recherche en france et reprenons le cas de st microélectronique que tu cité tout à l'heure
00:42:29c'est 495 millions d'argent public chaque année donc là on est quand même sur des montants et des
00:42:34volumes assez gros c'est 2 milliards 9 pour une nouvelle usine à troll sur les 7 milliards 8 voilà
00:42:41qui d'ailleurs ne voient pas le jour encore et donc ils ont par exemple dans leur usine à tours
00:42:49ils
00:42:50ont bénéficié donc d'argent public façon assez conséquente et une fois qu'ils ont trouvé un
00:42:55nouveau microprocesseur ils l'ont ils l'industrialise en chine bon ben moi je propose que s'ils le fassent
00:43:02en france alors y compris avec pas tout parce que parfois il ya besoin mais au moins au moins une
00:43:09grande
00:43:09partie en france qu'ils puissent avoir un bonus voyez donc donc on n'est pas du tout deuxième s
00:43:14'ils
00:43:14se servaient de silicium fabriqué en france voilà un gros problème aussi de tout à fait tout à fait
00:43:19et donc voilà donc donc ça c'est des pistes qui permettent la réindustrialisation en france qui
00:43:27permettent que cet argent ne soit conditionné je crois pas qu'ils soient totalement anti entreprises
00:43:32comme on a essayé de non au contraire de reconstruire des écosystèmes voilà dont on a on parle beaucoup
00:43:37de réindustrialisation là il ya des pistes concrètes de et d'aide à la réelle ça veut dire que on
00:43:43met de
00:43:43l'argent public pour les industriels faits avec une conscience de la filière ce qui a tout à fait et
00:43:49un des gros problèmes en france c'est la question l'évaluation c'est à dire que on se pose
00:43:53jamais la
00:43:53question on empile les systèmes ont donc on voyez 2267 voilà donc on empile à chaque fois qu'il ya
00:44:01un
00:44:01problème on empile on empile on empile et on se pose jamais la question de savoir ça marche ou pas
00:44:05par
00:44:06exemple j'essaye d'illustrer avec un large éventail le crédit d'impôt jeux vidéo qui bénéficie à 85 %
00:44:14pas
00:44:14pour un seul acteur il s'appelle ubisoft beaucoup écrit la russie je suis en contact beaucoup avec
00:44:20les salariés c'est 300 millions d'euros chaque année pour la seule entreprise ubisoft 1 sur les
00:44:28350 que contre le ou 330 que contre le dispositif et donc là là lorsqu'on parle à l'administration
00:44:34on dit
00:44:35ils disent écoutez chaque année on reconduit ça mais on sait même pas si c'est efficace ou non et
00:44:40et de
00:44:41fait je pose la question un crédit d'impôt qui bénéficie à 85 % un seul acteur qui continue à
00:44:48licencier qui quand même ne respecte pas toujours le droit du travail voilà en tout cas se pose des
00:44:53questions les salariés sont régulièrement en grève dans un secteur où le taux de syndicalisation est
00:44:58extrêmement faible et où la chasse aux syndicalistes a toujours été très très dur il ya le le syndicat des
00:45:06travailleurs et travailleuses des jeux vidéo sdjv qui s'est monté dans un secteur très complexe en plus
00:45:12avait des métiers extrêmement différents parce que il ya des ingénieurs il ya des graphistes enfin voilà
00:45:17et c'est en fait un milieu de passionné mais qui a l'habitude y compris de faire des fois
00:45:21des
00:45:22des 20 heures d'affilée quand il faut finir les jeux vidéo bon voilà mon grand l'administration
00:45:28vous dit qu'on a on n'a jamais su si c'était efficace ou pas on peut se poser
00:45:33la question donc
00:45:34et donc c'est vrai que on n'a pas cette culture de l'évaluation en france ce qui est
00:45:39là aussi un vrai
00:45:40problème parce que effectivement il ya des choses qui fonctionnent et puis il ya des choses qui ne
00:45:45fonctionnent pas et je prends et je prends le dernier exemple c'est les exonérations de cotisations
00:45:50patronales et sociales bon on est à 80 milliards 92 ou 13% maintenant compensé par le budget de
00:45:58l'état donc en plus on a une étatisation de la sécurité sociale bref ce qui permet de dire
00:46:03ben tiens on va conditionner les arrêts maladie ben tiens on va plus rembourser les médicaments à des
00:46:07trous et donc ce qu'on vous vole ce que vous avez très bien illustré ce qu'on vous vole
00:46:12en plus avec
00:46:13votre salaire différé c'est vous qui le payez avec l'autre main bon c'est un double mais au
00:46:19delà de
00:46:20tout ce débat là une fois qu'on a dit ça et voilà ma position sur les exonérations maintenant regardons
00:46:27la chose froide on a commencé avec un euro en 1993 on est donc à 80 milliards maintenant avec les
00:46:3320 milliards
00:46:34supplémentaires est ce que c'est efficace ou pas alors on vous dira elles sont nécessaires si vous
00:46:42écoutez le modèle c'est nécessaire c'est le coût du travail énorme en france si on ne fait pas
00:46:47ça bon
00:46:49ça c'est de la croyance mais est ce que c'est efficace et là quand vous éditionnez des économistes
00:46:56de
00:46:56droite et de gauche ils vous disent qu'aujourd'hui les exonérations l'efficacité peut être mis en doute
00:47:05et il ya surtout quasi un consensus je dis bien quasi il existe de droite comme de gauche sur les
00:47:13exonérations au dessus de 1,6 m ça c'est 20 milliards et là tout et tous disent sur les
00:47:21exonérations au
00:47:23dessus de 1,6 c'est inefficace pour l'emploi bon bah posons nous la question alors évidemment si vous
00:47:32revenez d'un coup sur les 20 milliards effectivement ça pourrait être destructeur d'emploi ça c'est vrai
00:47:39peut-être pas le million annoncé par patrick martin mais probablement le medef parle de millions
00:47:45toujours se méfier toujours se méfier on se rappelle le pins voilà voilà de pierre gattaz mais au delà de
00:47:53ça
00:47:54la proposition que j'avais avancé mais qui n'a pas été retenue c'est n'a pas réussi à
00:47:59se mettre
00:47:59d'accord dans la commission je dis ben au moins sur cinq ans on pourrait revenir 4 milliards par
00:48:05an voilà en disant hop hop hop et on éteint le dispositif d'exonération au dessus de mergue sismique
00:48:12sur cinq ans c'est à dire donc on le prévisionne on annonce et on dit voilà ce qui permettait
00:48:18de bon on
00:48:19n'a pas réussi à se mettre d'accord je pense que c'était la façon la plus intelligente d
00:48:23'en sortir
00:48:23c'est un combat qu'on continue à mener et il faut le faire à mon sens et si on
00:48:29si je pousse moi je
00:48:31pense qu'il faut revenir sur les 80 milliards il faudrait faire la même chose mais effectivement bon
00:48:36ça c'est un débat et donc c'est quand même fou qu'à partir de travaux d'économistes qui
00:48:42nous dit ça
00:48:42on se dise pas si ça ne sert à rien pourquoi on continue voilà donc il ya plein de choses
00:48:47qui
00:48:49marchent il ya plein de choses qui pourraient marcher si on le faisait un peu de façon différente puis
00:48:53il ya des choses qui ne marchent pas alors quand on me dit par quoi vous commenceriez pour couper des
00:48:58choses j'ai pas je sais pas pourquoi parce qu'il ya d'abord rien il faut rendre transparent les
00:49:03choses
00:49:04puis la deuxième chose il faut évaluer un certain concept c'est pour ça qu'on a un gros passage
00:49:08sur
00:49:08évaluation par exemple on dit que les quinze plus grosses dépenses fiscales elles doivent être
00:49:13évaluées chaque année et que le rapport doit être remis au parlement et je finis par dire que en tant
00:49:18que parlementaire depuis neuf ans maintenant ce qui m'a le plus surpris c'est que chaque année on
00:49:24vote un budget et en fait on le vote à l'aveugle c'est à dire que comme on ne
00:49:29sait pas si ça fonctionne
00:49:30ou pas et alors cette année quand j'ai fait le budget cette année c'est encore plus dur pour
00:49:36moi que
00:49:37les années sur ce qu'on est quand on est arrivé sur les aides aux entreprises et que j'ai
00:49:40entendu
00:49:41des collègues peu importe leur appartenance politique il faut maintenir ça ça marche avant
00:49:46comment tu le sais parce que même l'administration ne le sait pas donc ne continuons pas les uns et
00:49:52les autres d'ailleurs quelle que soit notre opinion politique on dit oh là là quand c'était moi ça
00:49:57ne
00:49:57marche absolument pas et l'autre de l'autre côté ça marche nous ne le savons pas et ça c
00:50:02'est un vrai
00:50:02problème qui d'ailleurs devrait alerter les parlementaires de droite et de gauche c'est
00:50:06que nous ne sommes pas en maîtrise de ce que nous vautons et ça pour moi c'est peut-être
00:50:10la plus
00:50:11grande des découvertes donc voilà je ça a été pour moi un travail passionnant alors j'ai une question
00:50:17un peu économique bon c'est un peu voilà de théorie économique mais c'est vrai que en lisant ce
00:50:22bouquin je
00:50:22me dis mais bon il donne un pognon de dingue aux entreprises pour baisser le prix du travail pour
00:50:30produire des choses sans forcément qu'ils se posent la question de la demande et in fine
00:50:35qu'est ce qui va arriver au bout c'est qu'ils vont pas là je je on a vu
00:50:40pour willpool on ne s'il n'y a
00:50:42pas de demande ils ont beau avoir du travail gratuit ils vont pas produire donc est ce que cette
00:50:47politique de l'offre au final ce ce rapport ce livre 7 ans cette enquête parlementaire c'est pas
00:50:54une pierre dans le jardin de cette politique de l'offre qu'à un moment il va finir par falloir
00:50:58interroger quoi bah évidemment je là je ne défends pas ça parce que on voit par exemple il ya des
00:51:06aberrations par exemple prenons google je redonne un autre exemple google nous dit écoutez nous on
00:51:14refuse là on refuse l'argent public je dis oui c'est normal comme vous évitez la contribution publique
00:51:22vous évitez l'impôt un évitement fiscal on va l'appeler comme ça et il y est aujourd'hui on
00:51:29est
00:51:29on voudrait on veut refuser l'argent public et pourtant nous le verse alors pour le coup on a eu
00:51:37les montants très très faibles c'est quelques milliers d'euros donc on va dire que pour une
00:51:42entreprise comme ça mais quand on a eu le débat par exemple je reprends cet exemple avec bernard arnaud
00:51:47un groupe comme lvmh qui fait des milliards de bénéfices vers des dividendes conséquentes en
00:51:55réalité est ce que oui ou non l'argent public fait la différence je ne le crois pas et il
00:52:02n'en
00:52:03aurait absolument pas besoin pour continuer évidemment à pouvoir prospérer d'ailleurs il lui même sur cette
00:52:11question a dit je suis prêt en débattre le seul problème c'est que vous êtes dans le vent l
00:52:18'égalité
00:52:19devant l'impôt et devant les aides c'est à dire qu'on ne peut pas supprimer des aides à
00:52:24partir de
00:52:25taille d'entreprise ça serait un constitutionnel on s'est posé la question à proposer ça donc ce n'est
00:52:31pas possible donc si vous permettez qu'un dispositif soit ouvert à la pme du coin il faut que un
00:52:38multinational
00:52:39groupe on peut pas les forcer à mieux respecter le droit du travail à respecter la future loi on
00:52:44espère qu'elle va dans le jour sur la légalité professionnelle enfin tous ces critères là y
00:52:49compris environnementaux d'ailleurs c'est une des recommandations du rapport c'est que en cas en cas
00:52:55de délocalisation par exemple on demande un remboursement de toute aide publique sur les deux
00:53:00dernières années pourquoi deux dernières années parce que lors que lorsqu'une entreprise délocalise
00:53:04elle ne le fait pas comme ça par exemple ArcelorMittal lorsqu'il fait le choix de pas décarboner les
00:53:11hauts fourneaux il sait que s'il ne le fait pas à Dunkerque et aux fourneaux devront fermer en 2030
00:53:16donc la décision pas les prises en 2024 et pourtant pour le pour le seul site de Dunkerque qui continue
00:53:22à
00:53:22toucher des millions d'euros d'argent public et à ne pas mettre en marche leurs fours électriques et
00:53:27pas en mettre en marche les fours électriques autre sujet toute entreprise qui ne respecte pas
00:53:32évidemment l'égalité salariale la question environnementale discrimination quelle qu'elle
00:53:40soit on propose que si elle est condamnée définitivement pendant deux ans elle ne puisse
00:53:44pas concourir à l'argent public là aussi une des grandes questions qui a animé le débat avec les
00:53:50les administrations pardon je cherchais mon je cherchais le mot c'était de dire est ce que les
00:53:58entreprises qui concourent à l'argent public respectent tels la loi française on disait oui oui
00:54:05j'ai dit vous êtes sûr oui donc vous êtes sûr que toutes les entreprises ne pratiquent pas
00:54:13l'optimisation voire la fraude fiscale alors là je vous rappelle que vous êtes sous serment vous
00:54:20êtes filé et là tout le monde on peut pas ça on sait pas parce que ça c'est quand
00:54:28même c'est quand
00:54:28même un peu fou mais ils savent pas non plus bah non parce que le jeu le seul chiffre que
00:54:33je connaisse
00:54:33c'était que en moyenne toutes les entreprises du cac 40 ont 63 filiales dans les paradis fiscaux en
00:54:40moyenne c'est un peu plus de 1500 pas à l'est là par hasard bon voilà et c'est
00:54:44célèbre phase une fois
00:54:46j'avais dit je sais plus pour quel paradis fiscal j'ai dit ils n'y vont pas pour le
00:54:51temps et le sable
00:54:52fin ils y vont parce que là bas l'imposition est à zéro bon donc il se peut par exemple
00:54:58un groupe comme
00:54:59total énergie ne paie pas d'impôt en france c'est assez connu depuis une dizaine d'années on s
00:55:04'en est
00:55:04expliqué avec patrick pouyanet il dit mais parce que je ne fais pas de bénéfices en france bon on peut
00:55:10avoir le débat on l'a eu et par contre un concours à l'argent public donc là aussi bon
00:55:17est ce et
00:55:17micro électronique dont j'ai donné le montant évidemment tout à l'heure quand j'ai interrogé
00:55:23le patron sur le montant des impôts ma dira mais je sais pas parce qu'en général d'ailleurs tous
00:55:30les
00:55:30patrons étaient contents de dire avant que je réponde à votre question je vais vous dire combien je paye
00:55:35d'impôt combien j'ai de salariés la masse salariale et lui spontanément il m'avait dit je sais pas
00:55:41et
00:55:42alors quelques syndicalistes et lanceurs d'alerte m'avaient envoyé le montant de l'impôt de st 0 parce
00:55:49qu'ils font des montages y compris d'optimisation fiscale en europe pour pas en payer dont je rappelle
00:55:57d'ailleurs en plus quand même que l'état français est actionnaire majoritaire et l'état italien via la
00:56:03bpi france donc d'ailleurs ça m'interroge que des actionnaires qui soit l'état valide des schémas
00:56:10d'optimisation fiscale pour se soustraire à l'impôt comme ça aussi quand même ça devrait nous
00:56:15interroger et donc et donc ça ça c'est quand même assez assez phénoménal donc donc effectivement ces
00:56:27deux propositions là comme celle que j'ai développé tout à l'heure sur le fait qu'on ne peut
00:56:32pas donner
00:56:32de l'argent aux actionnaires il faudrait soustraire le montant des distribuables aux actionnaires du
00:56:37montant de l'argent public donné chaque année aux entreprises pour être plus clair s'il ya un milliard
00:56:42de distribuables aux entreprises et que là l'entreprise a touché 200 millions d'euros elle
00:56:47ne pourrait plus que donner entre guillemets 800 millions à ses actionnaires ce qui est déjà
00:56:54c'est un chiffre donné au hasard bon voilà et donc c'est vrai que ça il faudrait il faut
00:57:00que ça
00:57:01change justement bon là on s'approche des élections électorales est ce que c'est repris quand même tout
00:57:05ça y compris peut-être par des par des gens desquels tu t'attendais pas à ce qu'ils reprennent
00:57:11ces idées
00:57:11là à ce qu'ils remettent cette question de la conditionnalité des aides par exemple dans le débat
00:57:16public et qu'ils en fassent un argument de campagne alors oui parce que par exemple je vois alors le
00:57:23haut
00:57:23commissaire au plan a fait un rapport un nouveau rapport auquel j'étais entre guillemets associé
00:57:29puisque j'ai été invité aux travaux bon je ne partage pas les conclusions du rapport de clément
00:57:35bonne mais qui avait été commandé par le par le premier ministre sébastien le cornu on a posé la
00:57:40commande à clément bonne d'étouffer mon rapport mais oui voilà c'était la concurrence donc ce que
00:57:44je lui ai dit vous avez vous avez répondu aux attentes de celui qui vous l'a commandé bon le
00:57:51premier ministre a aussi dit qu'il voulait faire évoluer les choses bon donc michelin a remboursé
00:57:58maintenant chaque année on aura une évaluation fait par le haut commissaire au plan donc on donnera
00:58:03le montant chaque année et on pourra suivre l'évolution et il ya une forte recommandation autour
00:58:08l'évaluation tout le débat est autour du conditionnement voilà voilà bon ça c'est celui
00:58:13là bon alors donc ça déjà ça avancé il faut il faut prendre les choses en un an bon et
00:58:20après
00:58:20je vois que fabien roussel évoque régulièrement évidemment le sujet il l'a fait à de nombreuses
00:58:27reprises je j'ai vu aussi que d'autres candidats à gauche reprenez jean-luc mélenchon a parlé du rapport
00:58:33aussi pendant l'université d'été du medef comme fabien j'ai vu que les socialistes aussi parler
00:58:40autour de du conditionnement des aides publiques ceux d'après aussi françois ruffin évoque le
00:58:47sujet donc il ya un large consensus à gauche et on a du débat aussi avec les écologistes qui
00:58:53avaient fait des propositions de loi aussi donc voilà j'essaie d'oublier personne il ya un large
00:58:56consensus j'ai vu que bruno ratailleau est cité mon nom à l'université d'été du medef évidemment
00:59:02je l'en remercie de cette promotion mais bon pour contester le rapport voilà mais ceci dit
00:59:11c'est débat c'est débat et les aides qu'ils ont vraiment complètement un dû il dit qu'il
00:59:16faut
00:59:16les utiliser bon david linard lui parle aussi mais lui en disant qu'il est pour abolir toutes les aides
00:59:23mais évidemment à l'inverse abolir tous les impôts bon c'est le mille et il veut évidemment tout
00:59:29tronçonner j'ai entendu aussi cette question là autour de il faut supprimer d'ailleurs le premier
00:59:36ministre je crois a dit je suis pour supprimer 10 milliards d'aides et en comparaison il faudrait
00:59:44supprimer 10 milliards d'impôts bon voilà ce en quoi je crois qu'il ne faut pas mettre le doigt
00:59:49parce que à la fin il restera 10 milliards d'impôts en moins et vous aurez toujours les 10 milliards
00:59:54d'aides
00:59:54qui reviendront par la fenêtre bon voilà en tout cas le rapport un an après continue à faire parler
01:00:01et c'est tant mieux ce que j'espère avec ce livre modestement et humblement c'est d'abord que
01:00:07ce soit un
01:00:07livre utile au plus grand nombre je vais le montrer voilà aux militants de militants sympathisants à
01:00:14toutes celles et ceux qui ont apprécié la commission d'enquête et il y en a beaucoup au delà d
01:00:20'ailleurs des
01:00:21seuls rangs communistes ou des gens de gauche cet été beaucoup de gens sont venus m'interpeller encore
01:00:27sur la commission d'enquête donc je voilà et vous le raconte vous la racontez comme un comme
01:00:31justement une aventure c'est alors il faut remercier toute votre équipe qui vous a aidé à le finaliser
01:00:37parce que voilà idée c'est ce que m'a dit ma collègue alors je vous dis tout à nos
01:00:40colis mais
01:00:41c'est même pas chiant dis donc c'est vachement intéressant non mais c'est raconté comme une aventure
01:00:47et puis vous vous livrez de manière aussi on va terminer là dessus un peu intime là dessus vous
01:00:53nous racontez quelques anecdotes et on sait que même vous avez été dans dans les appartements de
01:00:59de de bernard arnaud non pas les appartements non non dans le dans les bureaux non non mais parce que
01:01:06mais d'ailleurs là aussi je la remercie la tenue promesse puisque donc à la fin de l'audition qui
01:01:13avait été comment dire un peu épique puisqu'il avait contesté dès le départ c'est le seul
01:01:21d'ailleurs qui a fait ça sur la une de l'humanité du jour d'ailleurs qui n'était pas
01:01:27un scoop de
01:01:27l'humanité qui qui était raconté partout sur la question qu'il supprimait plus de 1000 poste je
01:01:34crois à moite annecy donc dans le dans le plutôt dans champagne à reims et qui avait été annoncée
01:01:41d'ailleurs par par son fils en vidéo en anglais aux salariés quelques mois avant et donc on avait je
01:01:48crois de mémoire c'était pas bernard arnaud mais lvmh sabre l'emploi voilà chacun comprendra et donc il
01:01:58il avait démarré sur ça en m'accusant en m'accusant de mentir à moi et puis évidemment d'utiliser
01:02:06le
01:02:07journal contre lui enfin donc on avait une une échange sur la liberté journalistique sur la
01:02:13liberté journalistique j'avais repris les journal des échos de la semaine d'avant qui n'avait pas évoqué
01:02:21une seule fois là la commission d'enquête avant que bernard arnaud soit convoqué et qui avait donc
01:02:28fait une double page sur les commissions d'enquête et donc j'étais devenu j'ai été traité de robier
01:02:36spiériste et de coupeur de tête et que d'ailleurs j'avais pris des leçons d'économie par tous les
01:02:43pdg notamment rodolphe saadé etc etc bon je ne partageais pas la ligne éditoriale des échos mais je
01:02:51lui avais dit que je jeu je me serais jamais permis d'appeler le patron des échos que je connais
01:02:55bien
01:02:56que je connaissais bien puisque c'était pierre louette à l'époque pour me plaindre de parce
01:03:01que c'était la liberté journalistique journaliste avait tout à fait le droit de le penser de l'écrire
01:03:06bon et ils auraient pu avoir la peine de m'appeler pour me permettre le contrat d'éclitoire ce qui
01:03:12n'avait pas fait mais ce n'est pas bon bref bon voilà et donc à la fin je lui
01:03:16avais dit écoutez
01:03:17continuons et si vous voulez cet échange un autre jour et il m'avait proposé on plutôt que de se
01:03:23rendre devant un tribunal plutôt de boire un café ce que nous avons fait après la commission d'enquête
01:03:29un échange d'une heure alors justement ma question là dessus c'est à votre avis qu'est ce qu
01:03:36'il
01:03:36nomme qu'est ce qui l'intéressait chez vous qu'il a gagné quoi vous invitez c'est vraiment un
01:03:41peu le
01:03:41mystère j'en sais rien il faudra lui demander si vous alliez non mais milliard dix avant lui non mais
01:03:47ce qui était ce qui était intéressant c'est que bon on a vu un échange d'abord sur la
01:03:52commission
01:03:52d'enquête évidemment partagez pas mais pour moi le débat c'est le débat contradictoire argumenté
01:03:58posé on peut débattre je le crois pas avec l'extrême droite ma part mais peut débattre avec tout le
01:04:04monde
01:04:05lui en tout cas il n'hésite pas à débattre avec l'extrême droite oui mais il a c'est
01:04:09pas le seul
01:04:11dans le capital et maintenant tout le monde débat et il y en a beaucoup qui leur déroulent le tapis
01:04:15rouge mais bon on a eu un échange et au delà de ça sur la société en général sur le
01:04:21monde ce qu'on
01:04:23avait d'ailleurs eu un peu parce que mes collègues avaient ouvert le débat y compris sur trump bon
01:04:31parce que la commission d'enquête était sur les aides publiques mais de fait elle débordait
01:04:35je lui avais posé la question notamment moi après un collègue socialiste qui avait posé la question
01:04:40sur trump j'ai dit mais d'ailleurs le président de la république appelle au patriotisme français
01:04:44et puis vous allez et il m'avait cette phrase a été moins commentée que celle sur le monde et
01:04:52lfi
01:04:52et c'est et dans ce journal du monde c'est je préfère les mots fléchés il avait dit ça
01:05:00parce que je
01:05:01l'avais interrogé sur les enquêtes journalistiques du monde et notamment sur les schémas d'optimisation
01:05:07fiscale de son entreprise il m'avait dit oh je lis pas le monde le monde et lfi et je
01:05:12ne fais que
01:05:13les mots fléchés et donc et donc et et et et et donc une des dernières quand même qu'elle
01:05:19aurait pu être
01:05:19beaucoup repris et commenté il avait dit je propose au président je vais mettre des guillemets
01:05:24parce que la citation est pas tout à fait exacte mais grosso modo le président doit s'occuper de
01:05:31ses affaires et nous on s'occupe des nôtres bon voilà c'était voilà j'avais dit ah la charge
01:05:36est
01:05:37un peu un peu rude le président macron alors que les deux se sont sont assez complémentaires
01:05:46les intérêts bien compris bon voilà donc non moi j'aime le débat et j'aime le débat
01:05:53en même temps vous vous le dites dans le livre vous êtes un fils d'ouvrier fils de syndicaliste enfin
01:05:58vous avez un parcours militant vous êtes né dans ce bain là et c'est ce qui vous a construit
01:06:03peut-être
01:06:04qu'il n'en rencontre pas si souvent des gens comme vous donc peut-être et ça c'est sûr
01:06:08c'est
01:06:08l'illustration parce qu'on a eu un moment donné bon peu importe mais débat sur le pouvoir d'achat
01:06:14les
01:06:14salaires et effectivement et je pense que quand on est à ce niveau là on est coupé d'une part
01:06:22de ce
01:06:22qui est la réalité et je comprends que quand on est milliardaire j'arrive même pas à savoir ce que
01:06:30c'est milliardaire même manière déjà les gens qui vivent avec 1300 euros au smic à 1400 et quelques
01:06:42celles et ceux qui sont rsa autour de 600 euros personne seule comprend que vous êtes en complet
01:06:51décalage et donc là c'est mais effectivement moi j'aime j'aime le débat et la confrontation d'idées
01:07:00partout partout où on le peut bien conscience que je je ferais pas bouger barnaud et quand je dis lui
01:07:08c'est ce n'est pas lui personnellement c'est évidemment oui c'est les ceux qui l'incarne en
01:07:12mettant en mettant ce chiffre et en mettant de manière très très documentée cette question dans
01:07:18le débat public chaque et avec ce livre d'autant plus parce que c'est très accessible s'il ya
01:07:23beaucoup
01:07:23moins de chiffres dans le rapport mais en même temps on peut lire dans les usines quoi on peut s
01:07:31'en
01:07:31emparer tous et on est quand même plus nombreux que des bernard si on fait coréen et c'est toujours
01:07:39ça c'est la bra fiche ils ont les milliards nous sommes des millions donc effectivement si si nous
01:07:46nous rassemblons et que nous votons pour nos intérêts de classe nous gagnons puisque les
01:07:51milliardaires sont une poignée et nous on est on est le nombre donc effectivement je pense que c'est le
01:07:57bon
01:07:57message voilà merci en tout cas merci beaucoup fabien merci pour ce livre merci beaucoup