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  • il y a 5 minutes
Le groupe lepéniste, qui refuse toute augmentation d’impôts, a permis aux macronistes de maintenir plusieurs cadeaux fiscaux aux entreprises et de repousser la taxe Zucman. Tout en prétendant défendre les « intérêts du peuple ». On fait le point avec Emilio Meslet et Anthony Cortes de la rubrique politique.

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Transcription
00:01Sans majorité, les macronistes préfèrent la compromission au compromis.
00:05C'est ce que relève le dossier paru dans l'Humanité.
00:08Ce lundi est disponible évidemment sur la site de l'Humanité sur la romance parlementaire
00:14entre d'un côté l'ERN et de l'autre le camp présidentiel,
00:18avec pour conséquence des régressions écologiques, une surenchère sécuritaire
00:22et des convergences sur l'économie de marché, sur la politique de l'offre.
00:26Entre autres, on en parle avec Emilio Mellet. Salut Emilio.
00:30Salut Anthony.
00:30Tu es grand reporter à la rubrique politique.
00:33Alors d'abord pour commencer, on pointe dans ce dossier l'antifiscalisme du RN.
00:40Est-ce que tu peux nous expliquer ce qu'on entend par là ?
00:42Oui, l'antifiscalisme en fait c'est quelque chose qu'on a vu poindre ces dernières années dans la sphère
00:47libérale.
00:49C'est ce qu'on a vu d'abord chez les macronistes et à droite,
00:52qui est une opposition forcenée à toute nouvelle impôte, toute nouvelle taxe.
00:56C'est-à-dire que c'est la théorie du ruissellement d'Emmanuel Macron.
01:00Quand on enlève les taxes aux plus riches, en fait tout ce qu'on ne l'aura pas pris,
01:04ça va rejaillir sur l'économie, ça va ruisseler jusqu'en bas,
01:07jusqu'à nos salaires à nous qui ne sommes pas les propriétaires du capital.
01:11Et on a vu progressivement cet antifiscalisme, donc cette opposition résolue,
01:18gangréner le Rassemblement national, pas que le Rassemblement national ait été jusqu'ici un admirateur forcené de l'impôt, etc.
01:26Mais voilà, on voit aujourd'hui se cristalliser en tout cas un bloc macrono-lepéniste, on va dire,
01:32d'opposition radicale à l'impôt.
01:35Et ça se traduit donc déjà dans les paroles du Rassemblement national.
01:38On peut regarder ce qu'ils ont déclaré, notamment Jordan Bardella,
01:42qui a été un des fers de lance de cette nouvelle opposition,
01:44de cet antifiscalisme du Rassemblement national,
01:47qui explique notre collègue Foran-le-Due dans un article de ce dossier.
01:53Jordan Bardella dépeint la France comme l'enfer fiscal le plus important d'Europe, par exemple.
01:58Il dit aussi qu'il faut, comme priorité, baisser la pression fiscale qui pèse sur les Français.
02:04Et déjà, à fin 2024, une pétition du Rassemblement national s'intitulait
02:08« La hausse d'impôt, c'est non », dans laquelle ils affirmaient que, dans l'absolu,
02:12toute hausse d'impôt serait une trahison des intérêts du peuple.
02:16Et donc, on voit bien cette confusion qui est faite dans le discours du Rassemblement national,
02:20qui fait qu'un impôt est galéré à un autre impôt, peu importe son objectif,
02:24peu importe l'assiette et qui il vise.
02:26Un impôt, que ce soit la TVA, on verra plus tard, on y reviendra sur la TVA,
02:31ou un impôt sur les grandes fortunes, ce serait à peu près pareil.
02:36C'est l'impôt en tant que tel, et ce n'est pas quel type d'impôt,
02:39quelle efficacité de l'impôt, surtout aussi quel symbole dans l'impôt,
02:42parce que ça peut aussi être des...
02:44qui ont juste pour ambition de corriger des inégalités,
02:49ou dire que ceux qui ont les moyens doivent payer plus.
02:51Et tout ça, en réalité, ça se traduit dans les votes.
02:53à l'Assemblée nationale, par exemple, rien qu'en 2025, à trois reprises,
02:59les troupes du Rassemblement national ont sauvé la flat tax,
03:03ce qui était une mesure d'Emmanuel Macron, emblématique,
03:07parce que c'était ce qu'il avait mis en place une fois l'impôt sur la fortune,
03:11l'impôt de solidarité sur la fortune supprimé.
03:14En fait, c'est un plafonnement à 30% de l'imposition des revenus du capital et de l'épargne.
03:18Et bien ça, si c'est encore en place, c'est parce que le Rassemblement national l'a décidé.
03:22Ils ont fait quoi d'autre ?
03:24Et bien ils ont décidé de rejeter le plafonnement des rémunérations en entreprise, par exemple.
03:28Ils ont aussi refusé une taxe sur les holdings patrimoniales.
03:31La remise en cause du pacte du treuil qui perd en un abattement de 75%
03:35sur le droit de succession lié aux entreprises familiales.
03:39On pourrait en citer d'autres.
03:40Je vais en citer deux autres.
03:41C'est le retour de l'impôt de solidarité sur la fortune.
03:45Le RN n'en a pas voulu.
03:46Et la taxe du commun qui est un impôt de 2% sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d
03:52'euros
03:52qui fait simplement à ce que chacun paye ce qu'il devrait payer en termes d'impôt
03:55si la loi a été respectée.
03:57Et bien ça aussi, ils n'en veulent pas.
03:59Marine Le Pen, si je reprends l'expression, avait qualifié ça de stupide et nocive.
04:05La taxe du commun, pas l'accord.
04:07Alors une opposition frontale à l'impôt et aux taxes en général.
04:11Forcément, quand on pense au poujadisme,
04:13est-ce qu'on peut considérer que le RN est un héritier d'une certaine façon du poujadisme,
04:19voire même qu'il est un parti poujadiste ?
04:21Alors déjà, pour faire la comparaison, il faut comprendre d'où on vient.
04:24Le poujadisme, c'est quoi ?
04:25C'est un mouvement politique fondé dans les années 50 par Pierre Poujade.
04:29C'est un mouvement de défense des petits commerçants,
04:32des artisans, contre l'État, le fisc, les impôts.
04:36Dans une rhétorique très populiste, c'est-à-dire les petits contre les gros,
04:41le peuple contre les élites.
04:43Et d'ailleurs, dans ces années 50, ils ont des députés à l'Assemblée nationale,
04:47et notamment un en particulier, qui est Jean-Marie Le Pen.
04:50Jean-Marie Le Pen, qui ensuite, environ une vingtaine d'années plus tard,
04:54fondera le Front National en 1972.
04:56Et donc, forcément, lui avait déjà cet héritage anti-impôt,
05:02qui s'est traduit, par exemple, jusque dans les années 80,
05:05en emprunt à la rhétorique réganienne aux États-Unis,
05:08vraiment pas d'État, etc.
05:11Aujourd'hui, il y a des différences entre le poujadisme et le rassemblement national,
05:16mais on peut dire que c'est un des héritiers.
05:19Il y a déjà toujours cette rhétorique des petits contre les gros.
05:23Il y a le même discours anti-norme qui est martelé.
05:26Le même rejet de l'impôt, on l'a expliqué.
05:30En revanche, quand on dit cette rhétorique des petits et des gros,
05:34visiblement, ça ne concerne plus les grosses entreprises,
05:36parce que le rassemblement national, maintenant,
05:38décide de faire une propagande pro-patronale,
05:43y compris jusqu'en avant de régliger le MEDEF,
05:44rencontrant énormément les patrons.
05:46Tout ça a été documenté dans nos cônes à de nombreuses reprises.
05:51Ils ne m'attaquent plus Bernard Arnault, par exemple,
05:53qui est la première fortune française.
05:55Ils le prennent plutôt en modèle de réussite.
05:57Donc, ces petits commerçants et artisans et grosses entreprises,
06:02même combat.
06:03Et de l'autre côté, il y a quand même un rassemblement national
06:05qui est aujourd'hui plus étatiste, plus interventionniste.
06:08Alors, c'est au service du marché, évidemment,
06:09du marché libéral.
06:12Ils disent que c'est contre la mondialisation, etc.
06:15Pour un libéralisme, en gros, dans les frontières de la France.
06:18Mais ça reste un état interventionniste qui est plus que,
06:20en tout cas, le concevait le mouvement Poujadis.
06:24Pour autant, on voit clairement la filiation entre les deux mouvements.
06:28Dans les médias, on entend souvent un débat entre les fameuses deux lignes du RN,
06:33avec d'un côté une ligne libérale qui serait portée par Jordan Bardella
06:37et une autre dite sociale par Marine Le Pen.
06:39Est-ce que, justement, d'analyser les votes du RN à l'Assemblée,
06:44ça permet de tordre le coup à cette idée reçue ?
06:47Et est-ce qu'on peut considérer qu'il n'y a qu'une seule ligne, en fait, au RN
06:49?
06:50C'est une ligne libérale.
06:52Déjà, la ligne, c'est celle que donne Marine Le Pen depuis le début,
06:55même si elle n'était pas toujours candidate jusqu'au résultat de son procès.
07:00Donc, on a vu Bardella commencer à avancer quelques pions.
07:02On peut dire qu'il y a quelques nuances potentiellement entre eux.
07:06Jordan Bardella est peut-être un poil plus libéral,
07:09on l'a vu sur la réforme des retraites qu'ils voulaient mettre en place,
07:11sous l'influence notamment de ce qu'on appelle les Versaillais,
07:13François Durvie ou Ambroise de Rancourt,
07:16qui sont des conseillers et non des élus du RN.
07:20Pour autant, quand on se penche sur les votes et les convergences
07:25entre la Macronie d'un côté et l'extrême droite sur ce bloc anti-impôt,
07:31on se rend compte que c'est bien un parti libéral,
07:35y compris sur la ligne de Pénie.
07:36C'est Marine Le Pen qui est le président du groupe à l'Assemblée nationale,
07:38c'est son vice-président, son prévou, je ne sais plus comment il l'appelle,
07:42président exécutif, c'est Jean-Philippe Tanguy,
07:44qu'on présente comme souverainiste, etc.
07:46C'est même Jean-Philippe Tanguy qui est de droite.
07:49Donc, ce n'est pas une fibre sociale.
07:52D'ailleurs, qu'est-ce qu'on appelle fibre sociale au RN ?
07:54Par exemple, c'est dans le programme de Marine Le Pen,
07:57c'était d'augmenter les salaires.
07:58Mais comment ils augmentent les salaires ?
08:00C'est-à-dire en baissant les cotisations sociales et patronales
08:04pour augmenter le salaire, le salaire net,
08:06ce qui fait de fait baisser le salaire brut
08:08et donc divider les caisses de la sécu.
08:09C'est ça l'arnaque sociale du RN.
08:12Et voilà, je vous ai fait la liste de toutes les mesures
08:14qu'ils ont rejetées, tout nouveau l'impôt,
08:18et ça, Marine Le Pen, elle est d'accord avec ça.
08:21Donc, s'il y a bien peut-être quelques nuances
08:23entre Jordan Bardella et Marine Le Pen,
08:25elles sont minimes, et même le RN de Marine Le Pen
08:29est en partie libéral.
08:31Ça, il n'y a aucun doute sur la nature
08:33de la formation lepéniste.
08:35Alors, sur cette question de l'antifiscalisme,
08:38je vous renvoie évidemment à cet article
08:40de Florent Ledu, et puis même au-delà,
08:42suivez le travail de Florent qui suit l'extrême droite,
08:45qui documente justement tout ce que tu viens de dire.
08:48Dans ce dossier-là, il y a un deuxième article
08:51de Gaël De Santis et Léo Brayon
08:53sur les convergences au-delà de la fiscalité.
08:58Justement, peut-être qu'on peut finir là-dessus.
09:01Il y a des convergences sur la fiscalité
09:03avec l'anachronie, mais pas seulement.
09:05Est-ce que tu peux vous parler un peu
09:06des autres convergences,
09:07des autres points de convergence ?
09:09Il faut comprendre dans quel contexte
09:10tout ça s'est fait.
09:12Depuis 2024, c'est la dissolution
09:14de l'Assemblée nationale qui a eu
09:17toutes ses conséquences.
09:18Le bloc présidentiel a perdu sa majorité,
09:21même relative à l'Assemblée nationale,
09:23en tout cas elle est beaucoup moins large
09:25que ça avait été le cas en 2022,
09:27où en fait il gouvernait
09:28avec l'appui de LR.
09:30Mais aujourd'hui, l'appui de LR seul
09:32ne suffit pas, puisqu'en gros
09:34le bloc d'extrême droite
09:35et le bloc constitué du nouveau front populaire
09:37fait qu'il y avait blocage pour eux.
09:40Donc il fallait qu'ils choisissent
09:41sur lequel des deux blocs
09:43ils allaient s'appuyer.
09:44Et donc sous l'impulsion de Michel Barnier,
09:46lorsqu'il était le premier premier ministre
09:48post l'élection législative anticipée,
09:52ils ont fait le choix de regarder
09:53vers l'extrême droite.
09:55Et donc regarder vers l'extrême droite,
09:56ça veut dire faire adopter des textes
09:59grâce aux voies de l'extrême droite
10:01et donc faire des concessions
10:02à l'extrême droite.
10:04C'est ce que tu as dit en introduction,
10:05un compromis vers la compromission.
10:08C'est clairement le cas.
10:09Très récemment, on a pu le voir.
10:11C'est notamment criant
10:12sur le cas des régressions environnementales.
10:15La loi du plomb, par exemple,
10:16le RN, est favorable.
10:18Le retour de l'acétamipride,
10:21qui est ce fameux insecticide
10:24qui peut être dangereux,
10:25notamment pour le cerveau des enfants,
10:27etc., et donc qui est dangereux
10:28pour la santé,
10:29le RN est favorable
10:31à sa réintroduction.
10:34Mais en réalité,
10:35tout ça ne date pas que de 2024.
10:38On gêne le derrière,
10:39régression environnementale,
10:41mais il y a aussi,
10:43notre collègue Guel a appelé comme ça,
10:45de façon un peu imagée,
10:46une coopération sécuritaire.
10:49Mais on se souvient que fin 2023,
10:51début 2024,
10:51avant la dissolution,
10:53avant même les élections européennes,
10:55Emmanuel Macron fait passer
10:56une loi d'immigration
10:58grâce aux voix de la droite,
11:00parce qu'il avait besoin du Sénat,
11:01mais aussi de l'extrême droite,
11:02en reprenant toute une rhétorique
11:04d'extrême droite
11:05et en laissant, en gros,
11:07dedans des mesures inconstitutionnelles
11:09dont tout le monde savait à l'époque
11:10qu'elles étaient inconstitutionnelles
11:11pour faire plaisir.
11:13Encore, c'était plus à la droite,
11:14mais tout en sachant très bien
11:15que l'extrême droite
11:15pourrait le voter,
11:17même si Emmanuel Macron,
11:18à l'époque, avait dénoncé,
11:19y compris dans nos collègues,
11:20la manœuvre de Garçon-le-Bain,
11:21je ne sais pas bien ce que ça veut dire,
11:23mais de Marine Le Pen,
11:25mais en tout cas,
11:25elle avait apposé son tampon
11:26sur cette loi
11:28et en tout cas,
11:29ils avaient laissé ensuite
11:30le Conseil constitutionnel
11:31enlever toutes les mesures,
11:32toutes les mesures
11:34dont tout le monde savait
11:35qu'elles n'étaient pas conformes
11:36à la Constitution
11:37pour permettre
11:37d'avoir ce message d'affichage.
11:40et l'extrême droite
11:41étaient venus en renfort
11:42à ce moment-là.
11:43Ils sont venus en renfort aussi
11:44très récemment
11:46sur une loi
11:47qui permet
11:50de donner une présomption,
11:52on va dire,
11:52de légitime défense
11:54aux policiers
11:54lorsqu'ils font usage
11:55de leur arme.
11:56C'était une mesure
11:57qui était déjà présente
11:58dans le programme
11:58de Jean-Marie Le Pen
11:59en 2007.
12:01Donc, à la fois,
12:02le Rassemblement National,
12:02lui, est cohérent finalement,
12:04puisqu'on lui apporte
12:05une mesure
12:05qu'il avait proposée
12:08il y a de ça 20 ans.
12:10Par contre,
12:11on voit la dérive
12:12aussi de la Macronie
12:12et on voit
12:13vers où elle glisse
12:15très clairement.
12:16Et tout ça
12:16peut avoir pour conséquence
12:18du coup
12:18des lois
12:18de mauvaise qualité.
12:21C'est ce que
12:23Gaël décrit
12:23en 2025.
12:25Il y a une proposition
12:26de loi de Gabriel Attal
12:27qui visait, je cite,
12:28à restaurer l'autorité
12:29de la justice
12:29à l'égard des mineurs,
12:30délinquants
12:31et de leurs parents.
12:32C'est la loi Attal
12:33et c'était une façon
12:34de matérialiser
12:35qui sont, vous savez,
12:36tu casses, tu répares,
12:37tu salis, tu nettoies,
12:38tu défies l'autorité,
12:40on t'apprend
12:40à la respecter.
12:41Et en fait,
12:42c'est un texte
12:43extrêmement mal ficelé,
12:46sauvé par les parlementaires
12:47du Rassemblement National
12:48qui a ensuite été retoqué
12:49par le Conseil Constitutionnel.
12:52Et on a vu aussi
12:53des manœuvres
12:54toutes bêtes d'appareils
12:55apparaître
12:56entre les deux blocs,
13:00notamment au moment
13:01de commencer
13:02avec l'élection
13:03du président,
13:04en tout cas
13:05de la présidente
13:05de l'Assemblée nationale
13:06de Yalbrun-Pivet
13:07où le Rassemblement National
13:08a voulu faire barrage
13:09au communiste
13:10André Chassaigne
13:11et tout ça
13:12s'est retrouvé
13:13avec un an plus tard
13:16une manœuvre
13:17de renouvellement
13:18du bureau
13:18parce que le Rassemblement National
13:19n'avait été exclu
13:20contre l'avis
13:21de Yalbrun-Pivet
13:22du bureau
13:22de l'Assemblée Nationale.
13:23Elle a tenu
13:23à ce qu'un nouveau vote
13:24puisse avoir lieu
13:25pour que le Rassemblement National
13:27refasse son entrée
13:28à la fois
13:29avec des vice-présidences
13:30comme c'est le cas
13:30avec Sébastien Chenu
13:31et Hélène Laporte
13:32mais aussi dans le bureau
13:34et voilà
13:35donc on voit bien
13:36ce pas de deux
13:37qui permet aux libéraux
13:39en réalité
13:39de se maintenir
13:40c'est la fameuse expression
13:41plutôt Hitler
13:42que le front populaire
13:45et donc ça s'est matérialisé
13:46depuis bientôt
13:48quatre ans
13:49mais surtout
13:49depuis deux ans
13:50depuis 2024
13:50et donc c'est tout ça
13:52qui est documenté
13:53dans ce super dossier
13:54de nos collègues.
13:56c'est documenté
13:57donc dans ce dossier
13:58que je vous remonte
13:59parce que
13:59c'est disponible évidemment
14:01sur le web
14:02un dossier de Gaël Desartis
14:04Florent Ledu
14:04et Léo Braillon
14:05abonnez-vous évidemment
14:07et puis plus largement
14:08suivez toute la couverture
14:10de l'extrême droite
14:11du RN
14:12par l'humanité
14:13et puis voilà
14:15à bientôt
14:16Sous-titrage Société Radio-Canada

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