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  • il y a 11 heures
Depuis sa rupture rocambolesque avec Les Républicains, Éric Ciotti entretient avec Marine Le Pen et Jordan Bardella une relation chaleureuse dans laquelle chacun se retrouve. L’ex-président de LR a sauvé son poste de député et vise la mairie de Nice. Quant au RN, il possède désormais une autre force politique à son service, pour relayer ses propres idées et poursuivre sa normalisation.

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Transcription
00:00Jeudi dernier c'était la niche, c'était la niche parlementaire d'Eric Ciotti, du groupe d'Eric Ciotti qu
00:05'on appelle UDR. Ce qui est un peu drôle c'est qu'il pensait en faire un moment incroyable où
00:11il allait peut-être réussir à passer ses textes et en fait il n'en a passé aucun, c'était
00:16un échec complet.
00:16Et donc je vous conseille par exemple ce papier du monde sur le calvaire d'Eric Ciotti pendant sa journée
00:26du 26 juin où il a réussi à rien passer et où il se fait carrément même humilié notamment sur
00:33pas mal de choses.
00:37Je vous renvoie à ce papier, je ne veux pas vous faire la lecture mais je crois qu'il y
00:42a un qui me casse assez drôle. Attendez il y a un paragraphe qui me fait beaucoup rire.
00:46Oui c'est ça, il y a une partie quand même où il se fait même humilié sur la question
00:54de sa mère.
00:55Merde, c'est peut-être pas mon papier. Ah si pardon. Voilà.
01:00La tribune du député Emile Duplessis, Génération, rappelle les enquêtes en cours pour détournement de fonds publics qui visent le
01:06niçois mais aussi l'hospitalisation de sa mère depuis 2004 dans un service de soins réservé au séjour de courte
01:11durée.
01:11Co-estimé pour la sécu, 500 000 euros mais ce n'est pas grave c'est Nicolas qui paye, ironise
01:15Duplessis en allusion à la nouvelle formule préférée des militants anti-fiscalité sur les réseaux sociaux.
01:20Donc c'est Nicolas qui paye, vous l'avez peut-être suivi. C'est la... D'ailleurs on va écouter
01:26un truc là-dessus juste après mais c'est la nouvelle tagline un peu de l'extrême droite.
01:32Évidemment là Duplessis il ne pense pas ça, il ne pense pas que c'est pas normal que la mère
01:38handicapée de Ciotti soit prise en charge.
01:41Mais il rappelle Eric Ciotti qui est un militant anti-fiscalité et qui est le premier à faire de la
01:46promotion de cette phrase Nicolas qui paye.
01:48Mais il lui rappelle que sa mère bénéficie largement des largesses du système social et c'est tout à fait
01:57normal.
01:58Donc c'est un peu en gros qui se sent enrhumé se mouche j'ai envie de dire.
02:04Et donc Eric Ciotti blessé par cette attaque, accuse son adversaire d'être dépourvu de toute l'humanité et de
02:12vouloir éliminer sa mère tétraplégique.
02:14Comme si la gauche avait dit il faut tuer la mère d'Eric Ciotti.
02:19Évidemment c'était pas du tout le sens de la prise de parole du député de gauche.
02:24Alors quelqu'un de non, c'est qui Nicolas ? J'ai pas suivi, nous demande ce QJ.
02:29Eh bien on va regarder ça justement, est-ce que j'ai le...
02:33Voilà alors Nicolas qui paye, c'est Nicolas qui paye pardon, c'est un même on va dire, ou un
02:41même on peut dire internet.
02:43Enfin comme tous les mêmes, c'est complètement con ce que je viens de dire, un même internet.
02:47C'est un même ou un slogan de l'extrême droite qui est devenu extrêmement populaire.
02:53Et donc c'est l'idée que en gros, à la fin, quoi qu'il arrive, c'est Nicolas qui
02:58paye.
02:58Donc c'est en gros le bon français qui paye les impôts.
03:01En gros par exemple si un film, je sais pas, il y a un film sur les migrants qui est
03:06produit,
03:07tu vas voir toute l'extrême droite qui fait, et c'est Nicolas qui paye pour cette merde.
03:11Voilà en gros.
03:12On va écouter justement un chercheur qui parle de ça sur LCP.
03:16Alors quand on voit les explications de Maïté Frémont, on a vraiment l'impression que c'est pas un mouvement
03:21populaire spontané,
03:22ce Nicolas qui paye Philippe Moreau-Chevrolet.
03:25Il y a ce compte Twitter derrière, enfin ce compte X, on dit maintenant, boulie, boulie, boulie.
03:29Est-ce qu'on sait qui est derrière ça ?
03:30Alors on sait pas qui est derrière, mais on sait que c'est un compte d'extrême droite.
03:33Les contenus sont invariablement dans la lignée de ce que pourrait produire Reconquête, le RN et les groupuscules identitaires.
03:40C'est un mélange de racisme, d'allusions diverses et variées sexistes.
03:44Enfin c'est vraiment le terreau de l'extrême droite globalisée aujourd'hui,
03:48qui va en gros de Donald Trump et des magas à Reconquête et différents groupes identitaires derrière.
03:54Donc ça vient de là.
03:55Après, au départ, il y a eu un mème qui vient de l'extrême droite.
03:58Un mème, c'est une sorte de gimmick sur les réseaux sociaux qui est plutôt humoristique,
04:02qui a été développé par l'extrême droite, ce fameux Nicolas.
04:05Nicolas, c'est un personnage qui est le français de souche, le français de base,
04:10plutôt jeune, actif, qui est le cœur de cible des mouvements d'extrême droite aujourd'hui,
04:15qui est le jeune actif masculin, plutôt un homme,
04:19qui en a marre parce qu'on lui demande de payer beaucoup d'impôts,
04:22parce qu'il ne trouve pas sa place dans la société, etc.
04:24Cette frustration-là, ce Nicolas, ils en ont fait un mot d'ordre politique.
04:29Nicolas paye. C'est un slogan, quasiment.
04:31Voilà, un résumé très clair sur LCP de ce que c'est que Nicolas qui paye.
04:35Et donc, à la base, ça venait des sphères, des sphères, des sphères drogues,
04:39ça s'est largement popularisé.
04:41C'est un slogan trumpiste aussi, en version française,
04:45mais c'est largement un slogan trumpiste.
04:47Et Eric Ciotti, lui-même, l'a utilisé publiquement.
04:52Donc, c'est pour ça qu'il se le reprend dans la gueule, dans l'hémicycle.
04:55On lui rappelle que, bah oui, c'est Nicolas qui paye.
04:57Bon, évidemment, c'est pas Nicolas qui paye.
04:59Mais c'est Nicolas qui paye aussi l'hospitalisation de sa mère.
05:07Vous avez un compte.
05:09Vous savez, si vous voulez voir à quoi ça ressemble,
05:11il y a un compte.
05:12Je suis Nicolas, Nicolas qui paye,
05:14at Nicolas qui paye,
05:15si vous voulez voir concrètement ce que raconte ce compte.
05:17Et l'environnement,
05:23l'imaginaire politique, on va dire,
05:24de ces gens-là,
05:26vous voyez à quoi ça ressemble.
05:29Il retweet un truc sur
05:31il faudrait supprimer l'État-providence
05:33et rendre à Nicolas les fruits de son travail.
05:35à des choses comme ça.
05:38Voilà, plein de mèmes.
05:39Enfin bref, sur...
05:43Sur la question de, en gros,
05:46de ce qu'on paye.
05:48C'est un compte anti-service public,
05:51anti-prestation sociale,
05:53anti-financement de la culture, etc.
05:57Bref, voilà.
05:58Je vous laisse regarder le compte si ça vous intéresse.
06:01Je voulais vous parler de ça
06:02parce que du coup, avec Cioti,
06:03je leur prends la gueule, c'était assez rigolo.
06:07Est-ce qu'on peut...
06:08Est-ce que je voulais vous montrer d'autres exemples de...
06:11Vous vous permettez...
06:12Pardon.
06:12D'Aric Cioti.
06:13Oui, je voulais vous montrer ce papier
06:16de...
06:19Florent Ledu, journaliste à l'Humanité,
06:21sur...
06:21À quoi c'est Eric Cioti ?
06:23Parce que bon, là, on s'est foutu de sa gueule.
06:24Il a raté sa...
06:25Il a raté sa commission d'enquête.
06:28Il a aussi...
06:28Sa commission d'enquête, pas du tout.
06:29Il a raté sa journée d'initiative parlementaire.
06:31Il n'a pas eu le temps de...
06:33Voilà, il voulait...
06:34Donc il a porté un texte aussi sur l'interdiction des mariages
06:38avec des personnes sous OQTF.
06:41Ça n'a pas marché.
06:42Il a voulu porter un texte sur la dénonciation des accords franco-algériens.
06:50Mais en même temps, comme au même moment, il y a eu la nouvelle de la condamnation de Boulême Sansa,
06:55il s'est dit que c'était peut-être un petit moment...
06:57C'était pas le moment de foutre lui sur le feu avec l'Algérie,
06:59notamment dans les négociations pour libérer Sansa.
07:01Il va peut-être mieux retirer le texte.
07:02Bref, tout ça est assez...
07:05Est assez cocasse.
07:06Oui, il a sorti un livre nul, effectivement, aussi.
07:09Je vous renvoie à une vidéo que j'avais faite précédemment
07:11sur pourquoi toutes les politiques publient des livres aussi.
07:15Bref, c'était juste un petit moment d'auto-promo.
07:18Et donc, à quoi sert Eric Ciotti ?
07:19C'est intéressant, le papier de Florent, parce qu'il nous explique que...
07:23Bon, on peut se foutre de la gueule d'Eric Ciotti,
07:25mais il a quand même une utilité pour le parti.
07:29Et donc, qu'est-ce qu'on nous raconte, par exemple ?
07:30En gros, à quoi il sert ?
07:32Donc voilà, là, il nous rappelle les textes que la niche de Ciotti proposait.
07:38Donc, dénoncer les accords avec l'Algérie, je l'ai dit,
07:39faire payer des frais d'incarcération aux prisonniers,
07:42mettre en place une politique nataliste et des peines planchers.
07:46Et tout ça n'a pas été du tout...
07:48Rien n'est passé, évidemment, de tout ça.
07:51Et donc, il y avait évidemment aussi cette fameuse loi,
07:56oui, je l'ai oublié, la loi...
07:57Ah oui, c'est très drôle.
07:59Dans sa niche, il y avait la fameuse proposition de loi
08:01d'amnistie de Marine Le Pen.
08:04C'était là, voilà, un texte pour sauver Marine, comme dit Maria.
08:07C'est-à-dire, l'idée de nous dire, en gros,
08:13supprimer les peines d'inéligibilité à titre conservatoire,
08:17ce qui est la peine qu'a reçue Marine Le Pen
08:20dans le cadre du procès pour détourner le monde de fond
08:23dans l'affaire des assistants européens au Parlement.
08:26Et en fait, c'est vraiment la loi d'amnistie de Marine Le Pen.
08:30Ce n'est pas appelé comme ça, mais c'est l'objet de ce texte.
08:34Et en fait, notamment le moment où ils sont humiliés à fond,
08:37c'est que...
08:38Donc, vous savez que les députés de...
08:40Enfin, quand il y a un projet de loi,
08:41une proposition de loi, en l'occurrence, qui est déposée,
08:43les députés peuvent l'amender, déposer des amendements.
08:46Et des fois, les amendements, ils ont vocation
08:48à faire de l'obstruction, simplement,
08:50ou à troller.
08:51Et là, il y a un amendement de la gauche
08:53qui consistait à proposer de renommer la loi,
08:58ou à un article de la loi, je crois, surtout,
09:02réintroduction d'une justice de classe.
09:03Donc, pour se foutre de la gueule de la loi,
09:05pour dire, concrètement, là, ce que vous demandez,
09:06c'est qu'en gros, Marine Le Pen,
09:07parce qu'elle est Marine Le Pen,
09:09aurait le droit de ne pas d'échapper à la loi, en gros,
09:13parce qu'elle est Marine Le Pen,
09:14parce qu'elle est candidate, etc., chef de parti.
09:19Et donc, la gauche a proposé un amendement
09:21sur renommer l'article premier du texte,
09:25réintroduction d'une justice de classe,
09:27et les macronistes l'ont voté.
09:29C'est-à-dire que les macronistes ont voté
09:30l'amendement troll de la gauche.
09:32Donc, autant dire qu'il y avait vraiment une coalition,
09:33pour le coup, pour juste troller Eric Ciotti.
09:35Et donc, Eric Ciotti, vexé,
09:37a fini par finir par échouer, évidemment.
09:40Mais il s'est fait humilier, quoi.
09:42C'est-à-dire que là, vraiment,
09:42c'est un micro-événement dans l'hémicycle.
09:45On s'en fout, fondamentalement,
09:46ça ne change pas l'avis des Français.
09:47Mais juste voir Eric Ciotti, voir son texte,
09:50faire vider son objet,
09:51et renommer l'introduction de justice de classe,
09:54c'était quand même assez rigolo.
09:55Et c'est marrant que la macroniste ait joué le jeu.
09:58En fait, ça a quand même abouti
10:00à une humiliation assez amusante.
10:02Mais bref, ça, c'est pour vous dire
10:03à quel point Eric Ciotti était ridicule
10:05pendant sa niche.
10:05Mais néanmoins, il a quand même une fonction
10:07au sein de l'écosystème d'extrême droite.
10:08C'est ce qu'il essaie de nous raconter
10:11Florent Ledud dans son papier.
10:13Notamment, il interroge un politologue,
10:15Bruno Cotteres, qui nous dit
10:16« Stratégiquement, cette alliance est une alliance
10:18utile au RN.
10:20Les enquêtes de Pignon montrent que l'image du parti
10:21ne cesse de s'améliorer,
10:22mais il reste perçu comme isolé.
10:23Or, cela lui pose problème
10:25dans son objectif d'être vu
10:26comme un parti de gouvernement. »
10:27En fait, avoir Eric Ciotti comme satellite,
10:29ça lui permet de faire croire
10:31qu'il a noué des alliances.
10:32Alors que bon, c'est extrêmement puissant.
10:34Mais de fait, l'union des droites
10:36pour la République, Ciotti n'a pas réussi
10:38à emmener avec lui son parti
10:39vers l'extrême droite,
10:40contrairement à ce qu'il voulait faire
10:41quand il a noué l'alliance avec le RN au législatif.
10:44Je rappelle qu'il l'a fait,
10:45alors qu'il était encore président des Républicains
10:47à ce moment-là,
10:48ce qui a évidemment créé un énorme séisme
10:50qui fait, vous vous souvenez du psychodrame
10:52quand il s'est enfermé dans son bureau,
10:53tout ça, vous vous souvenez tous de ça, je pense.
10:56Et donc, Ciotti, il a quand même réussi,
10:59alors il n'a pas emmené le parti LR entier
11:02vers le RN,
11:04quand bien même LR a déjà des positions tendues,
11:07on est bien d'accord.
11:07Par contre, il a réussi à emmener avec lui
11:15notamment les jeunes LR,
11:16c'est-à-dire qu'en gros,
11:17la plupart des jeunes de LR,
11:18donc des jeunes Républicains,
11:20eux sont partis avec Ciotti.
11:22Singulièrement, Guillaume Carillon,
11:23qui était le chef des jeunes LR,
11:26lui est devenu maintenant un cadre de l'UDR.
11:29Donc, il a quand même réussi à mettre des gens
11:31vers le RN,
11:33ça ne sort pas complètement le RN de l'isolement,
11:34mais c'est quand même un élément à retenir.
11:42Voilà, et du coup,
11:44ça veut dire qu'il y a quand même à l'Assemblée
11:45deux groupes d'extrême droite,
11:47grâce à ça,
11:48donc deux journées de niche parlementaire
11:51d'extrême droite,
11:51donc ça multiplie les moments
11:52où l'extrême droite peut faire des propositions,
11:55une journée où elle a tout loisir
11:57de faire des propositions
11:57et de marquer les débats.
11:59Bon, là, ça a été géré n'importe comment
12:01par Ciotti, on l'a dit,
12:02mais bon, voilà.
12:05Et surtout,
12:06ce qui est intéressant,
12:08ce que nous dit Florence,
12:11c'est sa fonction électorale.
12:13Qu'est-ce qu'il nous dit ?
12:14Il nous dit,
12:14« Fasciné par le président argentin,
12:15Ravier Millet,
12:16le niçois et son parti
12:17cherchent à copier son cocktail
12:18de repli identitaire et d'ultralibéralisme.
12:21L'UDR plaide pour la retraite à 65 ans,
12:24contrairement aux positions du RN. »
12:25Donc là, il y a encore un hiatus
12:27sur « qu'est-ce que le RN pense des retraites ? »
12:29Il est pour la fin des 35 heures,
12:30les accords de libre-échange,
12:31une coupe de 220 milliards d'euros
12:33dans les dépenses publiques
12:34et la suppression de 250 000 postes de fonctionnaires.
12:37Donc on est vraiment dans une position ultralibérale.
12:39Ou encore l'instauration d'un taux unique
12:41pour l'impôt sur le revenu,
12:42entre 5 et 15 %,
12:43un paradis pour le MEDEF,
12:44dont l'ancien président Pierre Gattaz
12:46était en avril l'invité d'honneur
12:48d'une soirée de l'UDR.
12:51Il y a en off un industriel français
12:53qui nous raconte qu'Éric Ciotti
12:56est un très bon signal pour le patronat.
12:58« Depuis plusieurs mois,
12:59le RN va dans le bon sens
13:00pour rassurer le milieu.
13:02Nous n'y sommes pas encore.
13:03Son programme du RN me reste emprunt
13:06de stigmates socialistes. »
13:08Ça, c'est un industriel d'extra-droite
13:09qui le dit, on est bien d'accord.
13:11« Mais l'influence de Ciotti est séduisante.
13:13Si Le Pen annonçait qu'elle le nommait à Bercy,
13:15ça changerait beaucoup de choses. »
13:16Donc voilà, Éric Ciotti,
13:18c'est quoi sa fonction au sein du RN,
13:19au-delà de pouvoir avoir plus de temps
13:23parlementaire,
13:23enfin d'avoir une deuxième journée
13:24d'initiative parlementaire
13:25puisqu'il y a deux groupes d'extra-droite,
13:27sa fonction, c'est d'incarner
13:29l'aile ultra-libérale du RN
13:31et donc de séduire le patronat
13:34en s'en croire qu'il y aura un programme,
13:37le patronat qui est effrayé
13:40par la moindre esquisse
13:42ou prétendue mesure sociale
13:43du programme de Marine Le Pen.
13:45Eh bien, le programme bien bourrin,
13:47bien tronçonneux d'Éric Ciotti,
13:48ça les rassure.
13:49Donc voilà,
13:50la fonction de Marine Le Pen
13:51de Bercy Ciotti,
13:51c'est d'intégrer les milieux patronaux,
13:53ce que Jordan Bardella
13:55avait déjà entrepris de faire
13:57pendant les européennes
13:59en entretenant le flou,
14:00par exemple,
14:01sur la question des européennes.
14:03Ça démarreront l'extra-droite pour nous,
14:07foncièrement, c'est censé démarrer
14:10à Ciotti, entre guillemets,
14:12ou à Debout-la-France
14:13avec Nicota Dupont-Aignan,
14:14mais de fait,
14:14les prises de position
14:17de Bruno Retailleau,
14:18qui sont de moins en moins,
14:19ou d'un certain nombre
14:20de cadres de LR,
14:21qui sont de moins en moins
14:26distinguables,
14:26je ne sais pas si ça se dit,
14:27on différencie de plus en plus
14:28difficilement avec celle du RN
14:32ou de Ciotti ou de Zemmour,
14:35effectivement,
14:36on peut considérer
14:37que certaines positions de Retailleau
14:38le catégorisent à l'extrême-droite,
14:42d'autant qu'il vient de là.
14:43Retailleau, il vient de Villiers,
14:46à la base,
14:47du camp de Philippe de Villiers,
14:48donc c'est tout à fait l'extrême-droite.
14:50L'extrême-droite vendéenne,
14:52qui plus est.
14:53Donc, avec une forte tradition
14:55royaliste et antirépublicaine,
14:56même s'ils ont digéré
14:58à la République depuis,
15:00ils viennent quand même de là.
15:03Voilà.
15:04Est-ce que je voulais vous dire
15:05autre chose sur Eric Ciotti ?
15:07Non, je me disais
15:09que ça aurait été là
15:10sur l'échec de Ciotti,
15:11mais comme expliquer
15:12à quoi il sert,
15:13c'était quand même pas inutile
15:15dans l'observation
15:18de l'élargissement
15:19du périmètre de l'extrême-droite
15:21quand même en France.

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