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  • il y a 10 heures
L’affaire Lyhanna a bouleversé la société et provoqué une vague de réactions au sommet de l’État. Alors que le gouvernement et Emmanuel Macron multiplient les annonces et les injonctions, quelles réponses sont réellement apportées à la protection de l’enfance ?

Que révèlent les dysfonctionnements mis en lumière par cette affaire ? Les réponses du gouvernement sont-elles à la hauteur ? Et pourquoi les associations alertent-elles depuis des années sur le manque de moyens accordés à la protection de l’enfance ? Sur le plateau de l’Humanité, Arnaud Gallais, président de Mouv’Enfants, militant pour la protection de l’enfance et ancien membre de la première Ciivise, réagit aux déclarations des ministres et du président de la République.

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Transcription
00:01Bonjour, bienvenue sur le plateau de l'Humanité. L'affaire Liana a bousculé ces derniers jours la
00:07société, le gouvernement, l'État. Nous recevons aujourd'hui pour en discuter Arnaud Gallet. Vous
00:14êtes président de Mouv'Enfant, militant de la protection de l'enfance et ex-membre de la civile
00:19Première Mouture. Bonjour. Comment réagissez-vous à l'attitude de l'État aux déclarations des
00:26ministres et du président qui multiplient tout d'un coup les propositions voire les injonctions suite à
00:32l'affaire Liana ? Alors comment je réagis ? Moi je trouve qu'il y a énormément de mépris en
00:36fait,
00:36énormément de mépris de la part d'Emmanuel Macron, de la part de Gérald Darmanin parce que tout
00:41simplement on est dans une période de deuil déjà pour la famille. On est face à un maire, le maire
00:47de Florence qui fait état quand même d'une forme de dignité et de remettre les choses au sein même
00:55de la République en parlant d'un dysfonctionnement, enfin de défaillance sociétale, ce qui est quand
01:00même hyper important. Et on a au plus haut sommet de l'État Emmanuel Macron, son garde des Sceaux donc
01:05Gérald Darmanin qui disent on va faire une enquête administrative. En réalité le sujet qui nous est
01:10posé, qui a été posé finalement par toute la population vu le mouvement populaire qu'il y a eu
01:14dans la rue, c'est de se dire il y a combien de Liana ? Je veux dire on peut
01:19nommer la petite China dans
01:21l'Oise, le petit Bastien qu'on a retrouvé dans une machine à laver alors que le beau-père faisait
01:30l'objet d'X informations préoccupantes signalements, la petite Marina où il y a eu pareil des signalements,
01:38différentes choses et on l'a retrouvé morte et l'État français a été condamné en 2020 et on se
01:42retrouve encore en 2026 avec des personnes au plus haut niveau de l'État qui nous feraient croire que
01:47finalement ça va pas si mal et que là il y a eu une erreur et donc ils vont en
01:51plus jeter en pâture,
01:52moi je le dis comme ça, les juges et les procureurs de la République. En réalité ce que dit la
01:56rue et
01:57c'est là que c'est hyper intéressant et c'est pour ça qu'il y avait une envie de
02:00manifester devant la
02:02place Vendôme sous les fenêtres de Gérald Darmanin, ce que j'ai fait d'ailleurs comme d'autres, on a
02:07bravé l'interdit,
02:08ce qu'il faut savoir quand même des fois désobéissant c'est important. Mais rien que ça, rien que ça
02:16a été interdit,
02:16il en dit beaucoup en fait sur le mépris, c'est-à-dire que à quel moment est-ce qu
02:21'on peut dans une
02:21démocratie exprimer son mécontentement, sa soif de justice parce qu'il s'agit de ça, quand ça
02:27dysfonctionne de cette manière-là et quand, et j'y tiens quand même, le syndicat national de la
02:31magistrature lui-même dit que ça dysfonctionne. En 2024 le syndicat national de la magistrature a sorti un livret
02:39dont le titre est quand même éloquent, la justice ne protège pas les enfants, c'est en 2024. Donc ça
02:44veut dire qu'à partir du moment où il y a des magistrats qui eux-mêmes font cet aveu, je
02:50veux dire
02:51quand on est garde des sceaux, théoriquement on devrait quand même s'intéresser à la chose, surtout
02:55qu'il y a eu une enquête IGAS qui a été faite en 2022 qui démontre aussi les différents dysfonctionnements,
03:00il y a eu combien d'enquêtes, la civile, etc. Enfin bref, je trouve ça abjecte sincèrement et je trouve
03:05ça
03:06vraiment méprisant, et je pense à la famille notamment, je me dis que franchement quand on a
03:09une famille qui se retrouve dans un, enfin c'est même pas un drame, c'est une bombe quoi, je
03:15me dis mais
03:16comment est-ce qu'on peut sortir un truc comme ça et défendre son bilan en disant « c'est
03:18pas des
03:18questions de moyens, c'est pas machin ». Enfin franchement c'est indécent.
03:22Alors le sujet des violences sexuelles faites aux mineurs donc n'est pas neuf comme vous le rappelez,
03:27les victimes, les associations qui les représentent comme la vôtre s'exprime depuis longtemps mais
03:31cette fois la société les soutient publiquement, donc on a vu les rassemblements dont vous parliez,
03:37Place Vendôme, il y en a eu aussi devant d'autres tribunaux un peu partout en France,
03:42je crois 200 villes étaient concernées, vous étiez donc comme vous rappelez Place Vendôme et il y avait
03:48des foules, est-ce qu'on assiste à un basculement, est-ce qu'il y a un élan global là
03:53à saisir ?
03:55Moi je pense, j'espère tout du moins, en tout cas j'ai trouvé ça très fort, ce qu'on
03:58peut dire c'est que
03:58c'est la première fois, c'est historique, c'est la première fois qu'il y a autant de monde
04:01en fait
04:01dans la rue, très souvent nous quand on manifeste on se retrouve à une dizaine de personnes et encore
04:05on est content quand on a dix, je te dis avec un peu d'humour et là on s'est
04:10retrouvé avec cet élan
04:11populaire mais moi ma lecture des choses c'est que réellement je pense que c'est le maire de Florence
04:16qui a remis en fait la République et les valeurs de la République parlons surtout au cœur, c'est-à
04:21-dire
04:21que là où on avait un président de la République encore une fois et un garde des Sceaux qui étaient
04:25sur une histoire finalement individuelle, le fait, enfin tout le monde je pense, moi j'ai été extrêmement
04:30touché par le discours du maire de Florence parce que j'ai trouvé ça, franchement j'ai estomaqué le choix
04:36des mots, ce qu'il disait, parler de défaillance sociétale, nous renvoyer des choses comme ça,
04:40par se mettre à hauteur d'enfant, ça a été si puissant que je pense beaucoup de personnes se sont
04:44identifiées et à la famille parce qu'on se retrouvait, moi j'ai un enfant de dix ans par exemple,
04:49forcément je me suis identifié à cette famille en se disant waouh c'est atroce et puis ils se sont
04:55aussi identifiés au propos du maire, finalement c'est ce qu'on attend, il avait son écharpe bleu
04:59blanc rouge et je pense que quelle que soit la couleur politique qu'on défend, on s'est retrouvé là
05:03dedans
05:03et cet élan populaire on le doit, moi je pense pour beaucoup à cet homme-là qui a su
05:08au bout d'un moment, bah montré déjà, il a communiqué sans trop en faire mais comme tout
05:13le monde, il est humain quoi, il s'est mis à hauteur et d'enfant et d'humain pour dire
05:16choses comme ça,
05:17là où les politiques des fois sont dans les sphères un peu stratosphériques comme le reconnaître,
05:21et il a appelé en fait cet élan populaire malgré lui, il l'a pas dit mais quand même, son
05:25discours
05:25était fort, il a quand même renvoyé des choses et sur le parisianisme là parce qu'on avait l'impression
05:31d'être dans un petit village, lui il a dit gentiment voilà c'est l'enfant de la république, toc,
05:34il a bien fait de
05:35le dire, c'est comme ça, il a remis Liyana comme enfant de la république, on s'en fiche de
05:39savoir
05:40d'où elle vient, c'est pas la question du gère ce dont on veut, et puis surtout il a
05:45pointé des
05:45défaillances qui font que malheureusement aujourd'hui, combien de Liyana, il a rendu hommage à Maëli,
05:49ça a combien d'enfants, enfin je trouvais ça tellement beau et sincèrement tout le monde peut
05:54s'identifier à ce discours-là parce que tout le monde connaît cette actualité qu'on peine à voir et
05:58donc
05:59qu'on oublie systématiquement et donc il a eu cette force et enfin moi je pense qu'on lui doit
06:04beaucoup en fait sur
06:04ce moment, nous en tout cas on va pas lâcher effectivement donc nous on n'a pas lâché sur la
06:08place Vendôme
06:08moi quand j'ai su qu'on nous interdisait quelques heures avant pour éviter qu'on fasse un référé
06:13liberté bien évidemment cette place, je me suis dit mais franchement c'est abject en être là en fait au
06:18niveau de la république à être gouverné par des gens comme ça mais c'est insupportable. Vous étiez à
06:22côté d'Andréa Bescon j'ai l'impression à ce moment-là, sur la place Vendôme, pas loin. Avec Andréa
06:26on s'est écrit tout de suite, on maintient, on maintient la place Vendôme,
06:30c'est une évidence absolue. On y a été, moi je m'en rappelle très bien, j'ai, dès que
06:34je suis arrivé à place Vendôme, j'ai sorti mes panneaux, j'avais mis le panneau
06:36plus jamais ça pour reprendre ce que les parents avaient fait à Florent, justement ça semblait important, justement que Florent
06:41soit représenté un peu au niveau
06:43d'une place parisienne. Et tout de suite ça a été repris en fait, il y a beaucoup de monde
06:47effectivement qui est venu, c'est incroyable. Ce qu'on peut quand même dire aussi, ça dit quand même
06:51quelque chose, on avait face à nous des gendarmes qui intervenaient, qui étaient, l'échange était par moment assez musclé,
06:59ils avaient des ordres, c'est pour ça que c'est eux que je vise. Et là on se dit
07:02aussi,
07:03la manière dont on a été reçus avec des gens qui étaient quand même plutôt bon enfants, pour le dire
07:06aussi de cette manière-là, on regarde du thème qu'on défend, j'ai trouvé ça tout à fait en
07:10décalage,
07:10on avait l'impression d'être des casseurs, il y avait certains gendarmes qui avaient des cagoules, etc. Enfin c
07:14'était quelque chose d'assez étonnant. Et en plus, ça a quand même mal fini pour Andréa,
07:17puisque elle a fini, non pas en garde à vue, mais ce qu'on appelle, ce que son avocate appelle,
07:23une détention arbitraire. Parce qu'elle n'a pas pu faire appel justement à une avocate,
07:28un avocat directement, commis d'office ou quoi que ce soit. – Ni un médecin. – Ni un médecin, ni
07:32personne, elle a eu des bleus, différentes choses, elle a été embarquée, je crois,
07:36vers 9h30, 10h, quelque chose comme ça, et elle est ressortie le lendemain matin à 9h. Donc ça veut dire
07:40qu'on sait délibérément qu'on arrête Andréa Vescon, victime de pédocriminalité,
07:45les porte-parole d'une lutte contre les violences sexuelles face aux enfants. – C'est un mouvement.
07:49– Enfin, je veux dire, qui d'autre peut ne pas se retrouver là-dedans ? Ça interroge quand même.
07:54Alors ok, on n'avait pas l'autorisation,
07:57mais bon, on avait demandé l'autorisation quand même accessoirement. – Dans les délais, je précise.
08:03– Dans les délais, on faisait rien de mal, et on se retrouve avec la personne qui a l'initiative
08:06du mouvement,
08:07qui se retrouve embarquée par la police, là où Jérôme Barrella, qui a fait l'objet de signalements, de plaintes,
08:14etc.,
08:14lui, il n'a jamais fait une garde à vue. Après, bien sûr, là, ils l'ont chopée.
08:18Enfin, je veux dire, on en est là en France aujourd'hui, en 2026, ça dit quand même quelque chose.
08:23– Alors est-ce que la solution, ce ne serait pas cette fameuse loi intégrale contre les violences sexuelles
08:28qui est portée par 130 associations ? Alors je crois qu'il y en a toujours plus qui s'y
08:32agrègent.
08:32Il y a aussi une centaine de députés de bords politiques très différents. Est-ce que c'est ça la
08:37solution ?
08:38– La solution, inévitablement, c'est la loi intégrale. Pourquoi ? Parce que quand on regarde notamment des pays qui
08:43sont voisins,
08:43si on prend l'exemple comme l'Espagne, il faut savoir qu'en Espagne, c'est en 2004 qu'on
08:47a voté,
08:49enfin qu'il y a eu un vote de la loi intégrale. Il y a encore des choses qui sont
08:52à faire en Espagne, bien évidemment,
08:53notamment sur les enfants, ils le disent, les espagnols. Il y a eu beaucoup de choses qui sont mises en
08:56place
08:57sur les violences faites aux femmes. Il y en a encore beaucoup à faire, mais il y a quand même
08:59des choses qui ont changé.
09:00– Oui, parce que la loi intégrale, c'est toutes les violences sexuelles, faites aux femmes, faites aux enfants,
09:05violences de genre, violences masculines.
09:06– Exactement. Et donc ça, c'est extrêmement important parce que ça donne le cap au niveau de la société.
09:10Donc ça, c'est vraiment essentiel. Et là, on se rend bien compte qu'il nous faut quelque chose comme
09:15ça
09:15pour qu'il y ait un sursaut. Pourquoi ? Parce que tout simplement, quand on regarde les violences faites aux
09:18enfants,
09:19les violences faites aux femmes, ils sont confrontés en fait au même dysfonctionnement systémique,
09:23de la prévention jusqu'à la condamnation finalement des agresseurs, voire leur accompagnement,
09:27enfin à tous les niveaux, l'accompagnement des victimes, etc.
09:29Donc c'est sans cesse la même chose et sans cesse des questions et de posture et de formation,
09:34enfin bref, avec des manques criants en fait de différentes choses.
09:37Je peux prendre un seul exemple par exemple en France et j'ai eu d'ailleurs l'échange il n
09:41'y a pas très longtemps sur la question.
09:43Moi, je forme les gendarmes au recueil de la parole des enfants au fort de René
09:47parce que moi, c'est quelque chose qui me semble important et je trouve que ce qui est fait au
09:51niveau de la gendarmerie
09:51est vraiment remarquable. Voilà, ça va peut-être pas assez loin.
09:55Déjà, j'ai une première question quand même qui m'interroge, c'est de me dire
09:57pourquoi cette formation sur le recueil de la parole des enfants
10:00et plus largement sur les violences faites aux enfants, violences faites aux femmes, violences faites aux enfants,
10:04elle n'est pas dispensée à tous les gendarmes de France obligatoirement.
10:07Donc, on rencontre uniquement des personnes qui sont intéressées par le sujet,
10:11ce qui doit quand même nous interroger.
10:12Moi, je me dis, vu les chiffres théoriquement, des forces de l'ordre...
10:16Tout le monde va y être concerné.
10:17Oui, c'est pas une question d'intérêt en fait, c'est une question de sécurité nationale quand même.
10:25Et puis, c'est vrai que j'ai eu plusieurs gendarmes qui m'ont dit,
10:28nous, quand on fait cette formation, on est gelé au niveau de notre progression.
10:34Moi, ça m'a étonné.
10:35C'est incroyable.
10:36J'ai eu le malheur de le redire en fait sur un plateau de télé par rapport.
10:40J'ai été appelé après par les services de communication de la gendarmerie nationale
10:42parce qu'ils étaient un peu embêtés parce que sincèrement, moi, je suis en très bon terme avec eux,
10:45j'ai aucun problème, je le redis avec la gendarmerie.
10:49Mais ils m'ont dit, mais d'où vous teniez ces informations ?
10:51Moi, je tiens les informations du fait que c'est des gendarmes, en fait, qui m'en ont parlé.
10:55Et lui, ce qui m'expliquait, donc le colonel que j'avais au téléphone,
10:58c'était que pour eux, en fait, quand on est gendarme, quand on fait le choix de se former,
11:02on appelle ça un investissement.
11:04Mais le point est gelé.
11:05Mais pour eux, en fait, c'est pas vraiment gelé parce que c'est de l'investissement.
11:09Sauf qu'en réalité, quand on se forme sur ces questions de violence intrafamiliale,
11:13inévitablement, on freine sa progression.
11:14Donc, c'est pas appelé de cette manière-là.
11:15Donc, il y a une question sémantique.
11:17Néanmoins, il y a quand même, au sein de la gendarmerie nationale,
11:20des personnes qui ne trouvent pas ça normal et qui le disent.
11:22Qui s'interrogent sur la prise en compte de ces violences.
11:25C'est incroyable.
11:27C'est-à-dire qu'on n'a aucun intérêt, finalement, en tant que gendarme,
11:31à se former si on veut progresser dans la hiérarchie.
11:33C'est ça que ça implique.
11:35Ça veut dire qu'effectivement, si on fait le choix de se former sur cette question-là,
11:38on prend le risque, à un moment donné, de se dire,
11:40je vais peut-être pendant...
11:42Alors, c'est un an, c'est ce qu'il me disait aussi.
11:43Sincèrement, moi, j'ai discuté, j'ai compris, on va dire, la philosophie,
11:46la manière dont les choses étaient pensées.
11:48Et puis, je comprends bien que la personne que j'avais au bout du fil,
11:51devait défendre cette politique-là.
11:53Après, ça peut nous interroger sur cette politique, justement,
11:55qui est mise en place, qui est relayée, forcément.
11:57OK, très bien, mais on peut se dire...
11:58C'est un an de quoi ? De gel ou un an de formation ?
12:00C'est un an, ouais, quasiment de gel,
12:02parce qu'il y a de la formation un peu partout.
12:03C'est-à-dire que c'est les gendarmes qui font des allers-retours.
12:05Enfin, moi, c'est comme ça que ça m'a été raconté.
12:06Et finalement, c'est comme ça que ça m'a été dit aussi, d'une autre manière.
12:09L'histoire m'a racontée d'une autre manière
12:11par la personne qui vient défendre forcément
12:13les couleurs de la gendarmerie nationale
12:15avec ce qu'on lui dit de dire.
12:16Mais c'est quand même questionnant.
12:18Moi, je pense qu'il faut qu'on arrive au bout d'un moment
12:20à valoriser, en fait, toutes ces formations qui sont faites.
12:22Il faut surtout que ce soit des formations qui soient obligatoires
12:25pour tous les gendarmes.
12:26Je pense que ça, c'est essentiel.
12:27Et si on revient à ce qui s'est fait, notamment en Espagne.
12:30En Espagne, c'est exactement ce qui s'est passé
12:31au niveau des forces de l'ordre,
12:34au niveau également de la justice.
12:38Il y a eu, en fait, tout un plan de formation,
12:40mais obligatoire, avec des personnes
12:42qui sont rentrées en formation petit à petit.
12:44Comment se fait-il ?
12:44Et renouvelées au fur et à mesure des années,
12:47parce que la loi change,
12:49parce qu'on apprend d'autres choses.
12:51Parce que c'est imposé dans une loi.
12:52Parce qu'il y a une loi intégrale qui dit, voilà, c'est comme ça.
12:54En fait, c'est pour ça.
12:55En fait, si on a besoin de la loi intégrale,
12:57c'est parce qu'on a besoin aussi de faire infléchir certaines choses
12:59pour que la loi ne s'arrête pas, en fait,
13:01à une loi qui n'est jamais appliquée,
13:03mais qu'elle soit mise en pratique.
13:05Donc, la loi intégrale, c'est ça aussi.
13:06Donc, on vient intégralement dire
13:08comment est-ce qu'on l'applique également.
13:09Donc, effectivement, s'il y a des renouvellements de formation,
13:11on vient dire des choses comme ça.
13:12Et ça, c'est essentiel.
13:13Que ce soit sur la violence faite aux femmes,
13:14la violence faite aux enfants.
13:16Alors, il y a un petit bruit qui commence à monter
13:20concernant le ministre de la Justine, Gérald Darmanin.
13:23On a vu que le Parti Socialiste, que l'FI,
13:27demandait sa démission.
13:29Est-ce que vous pensez que c'est une solution ?
13:32Alors, très sincèrement, moi, au début,
13:33sur cette question de démission,
13:35je me disais à quoi ça sert.
13:37Je me suis dit, après tout, ça fait tellement longtemps.
13:41Et puis, dans l'après-coup,
13:43vu les réponses qui nous sont faites,
13:45vu le mépris de Gérald Darmanin,
13:48vu sa manière systématique d'être presque,
13:51je peux dire, content de lui,
13:52en même temps, on a l'impression
13:52qu'il s'excuse d'un côté auprès de la famille,
13:54et de l'autre côté, la seule réponse qu'il va faire,
13:56c'est de couper des têtes.
13:57Et donc, ça veut dire que lui, il est absolument pour rien.
13:59Alors, c'est lui qui est au Rennes,
14:00quand même, du ministère de la Justice.
14:02Et qui était avant, parce qu'on voit bien
14:03qu'il y a aussi le ministère de l'Intérieur,
14:04il ne faut pas oublier,
14:05ministre de l'Intérieur.
14:06Donc, je me dis, sincèrement,
14:10ça nous démontre quoi ?
14:11Ça nous démontre qu'il n'a rien compris,
14:12en fait, à ce qu'on lui dit.
14:13C'est-à-dire que, moi, je préférais
14:15qu'il y ait un garde des Sceaux qui nous dise
14:16qu'on a un dysfonctionnement systémique.
14:21Voilà, c'est structurel.
14:22C'est structurel, c'est peut-être dur,
14:24mais c'est un héritage.
14:25Enfin, je veux dire, sincèrement,
14:26on voit bien que sur ces questions
14:27de violences faites aux femmes,
14:28violences faites aux enfants,
14:29ça s'impose de plus en plus dans le débat public,
14:31parce qu'il y a des personnes
14:32qui luttent activement, en fait,
14:33sur ces questions, et petit à petit,
14:36ça fait consensus.
14:38Donc, on peut très bien reconnaître,
14:39au moment, qu'il y a des choses
14:41d'ampleur qui sont à faire.
14:42Avec des moyens ?
14:44Avec des moyens, bien évidemment.
14:45La question des moyens, elle est fondamentale.
14:46On parlait de la loi intégrale.
14:47S'il y a une loi intégrale sans moyens,
14:49ça ne sert absolument à rien, etc.
14:50Oui, ça a été évalué à 2,7 milliards.
14:52Exactement. 2,7 milliards.
14:54Après, il y a peut-être un chiffrage
14:55et bien on se fait aux enfants.
14:56Bref, il y a sûrement des choses, d'ailleurs,
14:57qui sont perfectibles au niveau de la loi.
14:58Peu importe, on est d'accord
14:59que quand on présente ça
15:00à l'Assemblée, au Sénat,
15:01c'est fait pour être amendé,
15:03débattre, etc.
15:04Bon, c'est un peu le principe,
15:05c'est-à-dire que quand Gérald Darmanin
15:06lui-même dit que c'est un complet,
15:07ça n'aurait pas permis,
15:08qu'il propose quelque chose en plus.
15:09Puisqu'il arrive dans le même temps,
15:11quand on lui présente la loi intégrale
15:12à l'Assemblée nationale,
15:13quand la question lui est posée
15:14par Céline Martinez,
15:15la députée qui porte sur le projet de loi,
15:17dit que ça n'aurait pas sauvé
15:20Liane.
15:20Il dit, en même temps,
15:22ça aurait pu sauver des dizaines
15:23de milliers de personnes.
15:24Il le dit, ça.
15:25Je me dis, il dit ça,
15:26mais déjà, rien que le fait
15:27de sauver des dizaines
15:27de milliers de personnes...
15:28Ça vaut peut-être le coup,
15:29effectivement.
15:30Il faut y aller.
15:31Et puis, éventuellement,
15:32pour sauver des lianas,
15:33il faut rajouter des amendements
15:35et comme ça,
15:36on arrive à quelque chose,
15:37tout simplement.
15:38Et on voit bien
15:39qu'il y a ce côté un peu mépris.
15:41C'est là que je dis
15:41qu'il y a du mépris.
15:42Ça ne s'appelle que...
15:43C'est-à-dire qu'on est dans quelque chose
15:44où c'est du mépris,
15:46même avec les différents partis,
15:47parce que je ne vois pas pourquoi,
15:48voire même du mépris du genre,
15:49parce que c'est Céline Martignas
15:50qui lui propose
15:51pourquoi est-ce que c'est rejeté comme ça,
15:53alors même que c'est un consensus
15:54fait par des associations,
15:56des parlementaires,
15:57on dit...
15:58Transpartisans.
15:58Transpartisans.
15:59On peut quand même se dire
15:59que les gens y réfléchissent,
16:01même si, OK, c'est perfectible,
16:02mais on ne peut pas tout balayer
16:04d'un revers de main,
16:05avoir un peu de respect
16:06pour les gens.
16:08Et donc, voilà.
16:09Moi, je pense que pour toutes ces raisons,
16:10c'est vrai que je m'interroge beaucoup.
16:12Je me dis...
16:13Il n'a même pas la décence
16:17dans cette histoire,
16:18dans ces histoires,
16:19j'ai envie de dire,
16:19parce que je rappelle,
16:20il y en a quand même
16:20de nombreuses en France,
16:21quand on voit en plus
16:22les témoignages d'avocats,
16:23de juges,
16:25des procureurs de la République
16:26qui sont encore en poste
16:27ou anciens,
16:28qui sont actuellement...
16:29Enfin, bref,
16:29ces témoignages,
16:30ils sont éloquents.
16:31Et on ne peut pas nier,
16:32sinon on se dit,
16:33on est complotiste,
16:34on dit, bah tiens,
16:35les personnes nous racontent
16:36n'importe quoi.
16:36Enfin, bon, sincèrement,
16:38moi, je trouve ça...
16:38Je trouve ça scandaleux,
16:40la manière dont il...
16:43Enfin, sa posture, quoi.
16:45Alors, ce lundi,
16:45il va y avoir un bilan
16:47de la mise en œuvre
16:47des 82 préconisations
16:49de la civise.
16:50Alors, je parle de la civise
16:50parce que vous étiez membre
16:52de cette commission indépendante
16:53sur l'inceste
16:53et les violences sexuelles
16:54faites aux enfants
16:56qui a été mise en place
16:57fin 2020.
16:58Les préconisations sont arrivées
16:59en 2023.
17:00Et donc là, lundi,
17:02on va donc savoir
17:03lesquelles ont été appliquées,
17:05s'il y en a qui ont été appliquées.
17:06A priori, c'est moins de 20
17:08sur 82.
17:09Qu'est-ce que ça vous inspire ?
17:11Ce que ça m'inspire,
17:12c'est un gâche
17:14pour dire les choses comme ça
17:15parce que je me dis
17:16que la civise,
17:17c'est quand même
17:17un moment assez fort
17:18qui a été mis en place.
17:19C'est une promesse
17:20faite par le président
17:21de la République
17:21en 2021.
17:24De 2021 à 2023,
17:25au moment de la publication
17:26du rapport,
17:26de novembre 2023,
17:28promesse qui a permis
17:29à 33 000 personnes
17:31de prendre la parole,
17:32d'être auditionnées
17:33au niveau de la civise
17:33de différentes manières,
17:34que ce soit en collectif,
17:35que ce soit individuellement.
17:36Bref, des experts,
17:37experts aussi
17:38qui ont été auditionnés
17:39de tous les secteurs,
17:40police, justice,
17:42enseignement, santé,
17:42enfin bref,
17:43tous les secteurs
17:44qui sont en lien
17:45avec cette question-là.
17:47Et puis,
17:49on n'a pas compris la suite.
17:51C'est-à-dire qu'en 2023,
17:52on nous dit
17:52c'est super ce que vous avez fait,
17:54c'est tellement bien
17:54que votre coprésident,
17:56le juge Edouard Durand,
17:57on le met de côté.
17:57Bon,
17:58sans nous dire pourquoi,
17:59moi j'aurais pu comprendre
17:59sincèrement qu'il voulait
18:00le mettre de côté,
18:01pourquoi pas,
18:01mais il faut donner des éléments
18:02parce que si on dit
18:03en même temps
18:03que la personne est bien
18:04et qu'on décide
18:05de s'en séparer,
18:05il y a quelque chose
18:06qui est quand même
18:06un peu paradoxal.
18:10Je pense que ça ne pose pas
18:11de problème.
18:12Et puis,
18:14l'après est catastrophique.
18:16L'après,
18:16c'est des préconisations
18:18qui ne sont pas appliquées,
18:20c'est sans cesse
18:21des allers-retours,
18:22c'est des démissions
18:23en cascade
18:23au niveau de la civile
18:24avec un mouvement
18:25sans précédent.
18:25Mais ce qui est normal,
18:26en fait,
18:26on crée,
18:27c'est un peu ce qu'on disait
18:28tout à l'heure
18:28au niveau de la justice,
18:29c'est-à-dire quand on a
18:30un système qui est dysfonctionnel,
18:34il y a forcément
18:34des erreurs humaines.
18:35Donc,
18:36ça veut dire qu'on se retrouve
18:36dans quelque chose
18:37qui est assez complexe
18:38à tenir pour les personnes
18:39qui sont membres,
18:40dont je ne remets aucunement
18:41en question les compétences
18:43ou quoi que ce soit,
18:43mais quelque chose
18:44qui les dépasse,
18:45mais avec une vraie responsabilité
18:46politique des personnes
18:47qui ont mis en place
18:48la civile de manière originelle.
18:50Donc,
18:50le président de la République
18:51et tout ce qui s'ensuit
18:52avec les secrétaires d'État
18:53en cascade,
18:54le voie de Paris,
18:54qui se sont,
18:55parce qu'il faut quand même
18:55reconnaître qu'il y a quand même
18:56un peu de mouvement
18:57au niveau du gouvernement aussi.
18:59Et donc,
18:59c'est un gâchis,
19:00parce que moi,
19:01je me dis quand même,
19:04quand même,
19:05il y a 33 000 personnes
19:06qui témoignent,
19:06qui font confiance,
19:07qui livrent leur parcours de vie,
19:11qui est extrêmement douloureux,
19:12forcément,
19:13qui y croient,
19:14qui ont un message politique,
19:15surtout qu'à apporter,
19:15et je pense que c'est ça,
19:16c'est le fameux
19:17« je parle pour moi
19:18et pour protéger les autres enfants »,
19:19quand même très puissant,
19:20très fort au niveau de la civile,
19:22le « je te crois »,
19:23tout ce qui est avec.
19:24Les messages qui ont été renvoyés,
19:26qui sont quand même affligeants,
19:27c'est-à-dire qu'encore une fois,
19:28quand on va avec le garde des Sceaux,
19:29à l'impression de découvrir,
19:30je rappelle que la civile,
19:31on disait quand même,
19:32on mettait à nul,
19:33le fait qu'il y ait 3 % des agresseurs
19:34qui soient condamnés,
19:35moins de 1 % cas d'inceste,
19:38déclassements sans suite
19:39à tour de bras,
19:40nous, on évalue à peu près 73 %,
19:41on parle aujourd'hui de 94 %
19:43de violences faites aux femmes,
19:44violences faites aux enfants.
19:45160 000 enfants
19:46concernés par ces violences.
19:47160 000 enfants, exactement,
19:48un enfant toutes les 3 minutes.
19:50Et puis surtout,
19:51quelque chose qui m'a marqué
19:53et qui montre aussi,
19:54pour revenir à la loi intégrale,
19:55qu'ils font un changement majeur,
19:57moi, si je retiens quelque chose,
19:59c'est 33 000 personnes parlent,
20:008 % uniquement disent avoir bénéficié
20:02d'un soutien social positif,
20:03c'est-à-dire qu'uniquement
20:04dans 8 % des situations,
20:05on a dit à un enfant
20:06ou à un enfant devenu adulte,
20:07je te crois, je te protège.
20:10On se rend compte
20:11que 62 % de ces personnes
20:12déclarent avoir aucun impact
20:13sur leur santé physique et psychique.
20:15Donc, ça veut dire quoi ?
20:16Ça veut dire que dans plus de 9 fois sur 10,
20:17dans 92 % des cas,
20:19on a dit à un enfant
20:19ou à un enfant devenu adulte,
20:20je te crois,
20:21mais je ne te protège pas,
20:22voire que tu es un mentor,
20:23tu es une menteuse.
20:23Alors, sûrement pour de bonnes raisons,
20:25comme on dit au niveau de la société,
20:26parce que, tu comprends,
20:27il faut maintenir le repas de Noël,
20:29j'en sais rien,
20:30enfin, le lien familial.
20:32Les filles, on leur a dit,
20:33comme on dira aux femmes après,
20:34tu l'as peut-être cherché,
20:35bien entendu.
20:36Les enfants,
20:37quand c'était entre eux,
20:38comme c'est quand même
20:38dans quasiment 40 % des situations,
20:41on a dit aux enfants,
20:42c'était peut-être un jeu,
20:43enfin bref,
20:44un tas de raisons
20:44qui font qu'on n'a jamais agi.
20:46Et là, on sait que dans 100 % des situations,
20:48il n'y a un impact
20:49sur la santé physique et psychique.
20:50Donc, on se dit
20:50qu'il y a un coût sociétal
20:52en plus de ce déni
20:53qu'on a évalué à 9,7 milliards.
20:56Donc, un,
20:57il y avait quand même
20:58la dimension humaine
20:59de personnes qui viennent témoigner.
21:02Deux, on a une dimension
21:03quand même économique
21:04qui s'invite quand même
21:05dans le débat
21:05en disant,
21:06nous, à l'époque,
21:07je me rappelle,
21:07Bruno Le Maire cherchait 10 milliards
21:09et nous, on était là,
21:10le coût du déni,
21:11c'est 10 milliards.
21:11Donc, c'est intéressant
21:12quand même de se dire
21:12si tu contrôles le déni,
21:15Bruno Le Maire
21:15pourrait éventuellement
21:16trouver finalement
21:17les 10 milliards,
21:18si on peut dire les choses comme ça.
21:19Même si c'est un peu plus compliqué.
21:21Et au final,
21:22on en est là aujourd'hui,
21:23on en est encore
21:24à l'affaire Liana
21:26où on voit bien
21:26que c'est encore
21:29la question de violence sexuelle
21:30et d'inceste
21:30qui revient au cœur
21:31quand même
21:31parce qu'on se rend compte
21:32que le grand-père,
21:33ça y est,
21:34il a été mis en cause
21:34par sa petite-fille
21:36et maintenant
21:37la deuxième petite-fille
21:38qui justement,
21:39j'ai entendu la mère
21:39justement de ces enfants-là
21:40qui parlaient.
21:42Et voilà,
21:43donc l'inceste,
21:44c'est toujours quasiment au cœur.
21:45Il y a une généalogie.
21:46Bien sûr.
21:47Et puis de la violence,
21:48c'est le cœur même,
21:48c'est le berceau des dominations.
21:50On se retrouve dans quelque chose
21:51où très souvent il y a de l'inceste,
21:52on se posait la question,
21:53en plus les deux frères,
21:54il y avait quelque chose
21:55quand même de très particulier.
21:57Et puis,
21:59finalement,
22:00voilà,
22:00et là on a encore l'impression
22:01de découvrir.
22:02C'est pour ça que je dis
22:03que derrière,
22:05derrière,
22:05il y a quand même
22:06quelque chose
22:06qui nécessite
22:07quand on sait que culturellement,
22:09on est défaillant.
22:10on a besoin au bout d'un pouvoir,
22:14sûrement un pouvoir législatif,
22:15mais qui nous contraint d'agir.
22:16On a besoin d'une loi intégrale,
22:18on a besoin de quelque chose
22:19qui vient nous remettre
22:22en fait à l'endroit,
22:23qui revient prôner aussi
22:24les valeurs de la République,
22:25à savoir l'égalité,
22:26l'égalité femmes-hommes,
22:27l'égalité de droits aussi,
22:29et donc les enfants ont des droits,
22:30c'est important de le rappeler.
22:31Enfin voilà,
22:31différentes choses
22:32qui ne sont pas complètement...
22:34Et qui recouvrent aussi
22:35les préconisations de la civile,
22:37tout ce crois,
22:37le repérage,
22:38la prévention,
22:39le soin,
22:40ce n'est pas exclusivement
22:41du punitif ?
22:4117 préconisations de la civile
22:44sont intégrées
22:45à la loi intégrale.
22:47Donc ça signifie
22:48qu'il n'y a pas les 82.
22:48Après, sincèrement,
22:49les 82, de toute façon,
22:50ce n'est pas du législatif,
22:51mais quand même 17.
22:53Or, parce que la loi intégrale
22:54n'a pas intégré
22:55la question de la prescriptibilité,
22:58mais on a quand même
22:5917 préconisations qui sont dedans.
23:0117, c'est mieux que rien,
23:02parce que là, sincèrement,
23:03moi j'attends de voir la lecture
23:04sur les 20 qui seraient en cours.
23:07Sincèrement, pour moi,
23:08c'est en cours.
23:09J'aimerais bien savoir
23:09réellement ce qui a été mis en place.
23:10S'il y a une préconisation
23:11que la civile a surprendre,
23:13enfin que le gouvernement a surprendre,
23:14c'est de poursuivre la civile.
23:16On peut leur accorder
23:16qu'ils ont bien remis en place
23:17la poursuite de la civile.
23:20Merci beaucoup, Arnaud Gallet.
23:22Merci d'avoir répondu à cette invitation.
23:24Et puis, on a aussi, bien sûr,
23:26une pensée pour la famille de Liana.
23:28Les obsèques auront lieu demain.
23:30Mais merci d'être venu,
23:33de nous avoir rejoints
23:34sur ce plateau de l'humanité.
23:35C'était un plaisir.
23:36Au revoir.

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