Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 10 heures
Alors que Benyamin Netanyahou était présent à la Maison Blanche, Donald Trump a annoncé, mardi 4 février, vouloir que les États-Unis prennent le contrôle de la bande de Gaza. Le président états-unien affirme ainsi son projet politique impérialiste et colonisateur, dont le débouché serait la création d’une « Côte d’Azur du Moyen-Orient » de laquelle seraient expulsés les Palestiniens.

ABONNEZ-VOUS à la chaîne de l'Humanité https://www.youtube.com/channel/UCar0yo-PpeMk51m116826pQ/

📰 Vous avez aimé cette vidéo ? Pour une info 100% libre et engagée, ABONNEZ-VOUS : https://abo.humanite.fr/2243

✊ Nous ne sommes financés par AUCUN MILLIARDAIRE. Et nous en sommes fiers ! Pour nous accompagner face à des défis financiers constants, SOUTENEZ-NOUS : https://www.humanite.fr/donner-a-lhumanite

📣 L'HUMANITÉ C'EST AUSSI :
Un site : https://www.humanite.fr/
Une application : https://app.humanite.fr
Twitch : https://twitch.tv/lhumanitefr
Instagram : https://instagram.com/lhumanitefr
Threads : https://www.threads.net/@lhumanitefr
Twitter : https://x.com/humanite_fr
TikTok : https://tiktok.com/@lhumanitefr

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Et bah des nouvelles d'outre-Atlantique, Trump veut que les Etats-Unis occupent Gaza, dont il veut aussi déporter
00:06la population.
00:07Et on regarde tout de suite le papier avec lequel je me suis réveillé, et c'est un article du
00:11Monde que j'avais reçu sur mon téléphone.
00:13Pourquoi ça ne passe pas ? Voilà, il y a eu des conneries, on va y arriver.
00:17Voilà, c'est un article du Monde, écrit par leur correspondant Washington, Piotr Smollard, qui s'intitule
00:23« Donald Trump provoque la sidération en envisageant un contrôle américain de la bande de Gaza ».
00:28Il faut savoir qu'il rencontrait Donald Trump, Donald Trump rencontrait Benjamin Netanyahou,
00:34il y a eu une conférence de presse des deux, et on va voir ce qu'il s'est dit.
00:38« L'histoire compte peu pour Donald Trump lorsqu'il parle de Gaza, les traumatismes du passé, les guerres successives,
00:43l'attachement à un lieu, l'ombre des ancêtres, les droits des vivants, tout cela enfouit sous les décombres,
00:49car le mania de l'immobilier reconverti en politique ne voit que cela dans le territoire palestinien des décombres,
00:54un site de démolition qu'il faudrait vider de sa population, par souci humanitaire, ça on peut en discuter,
00:59éparpiller les Palestiniens ailleurs, dans la région.
01:02Il pourrait s'agir de sites nombreux, ou ce pourrait être un grand site,
01:05mais les gens voudraient vivre dans le confort et la paix, on va s'assurer que quelque chose de spectaculaire
01:09soit fait. »
01:10C'est hasardé le président, mardi 4 février, à la Maison Blanche.
01:13C'était cette nuit, et c'est la sidération, comme le dit le monde.
01:19Ce matin, tout le monde s'est réveillé avec cette information-là.
01:21On parle de la bande de Gaza qui est sous les bombes depuis le 8 octobre 2023.
01:27Ça ne cesse pas, sauf depuis quelques semaines avec un cessez-le-feu,
01:32et la libération des otages israéliens, des prisonniers et des otages palestiniens.
01:37On entre dans une nouvelle phase, et Donald Trump, qui vient de revenir à la Maison Blanche,
01:42a décidé de se saisir de Gaza.
01:44Tout simplement, il a dit « c'est ici, les Etats-Unis vont prendre le contrôle de la bande de
01:48Gaza »
01:49a osé Donald Trump, évoquant « une situation de propriété sur le long terme »,
01:53expression que l'on ne sait pas traduire précisément en droit international.
01:57Comme un promoteur devant une maison témoin,
01:58Donald Trump s'est engagé à transformer ce symbole de mort et de déconstruction
02:02qu'est Gaza en « riviera du Moyen-Orient ».
02:05Certains ont aussi traduit le terme « riviera » par « côte d'azur ».
02:09Ça nous parle un peu plus à nous.
02:11Il assure, tous ceux à qui j'en ai parlé, adorent l'idée de voir les Etats-Unis
02:15posséder ce morceau de territoire, de développer et de créer des milliers d'emplois
02:18avec quelque chose qui sera magnifique.
02:20Et voilà, super, les Gazaouis dégagés, on va construire des piscines et des hôtels.
02:24Grosso modo, c'est ce que ça veut dire.
02:26En tout cas, c'est ce qu'on n'imagine.
02:28Donald Trump a confirmé son intention de convaincre plusieurs pays,
02:31dont l'Egypte et la Jordanie, d'accueillir la totalité de la population de la bande de Gaza.
02:35afin de nettoyer le territoire palestinien des gravats.
02:39Selon certaines estimations, c'est 10 ans qu'il faudrait juste pour déblayer l'ensemble de la dévastation de Gaza.
02:46On ne parle même pas de reconstruction, c'est de vider,
02:49en tout cas de réussir à enlever tous les décombres suite aux bombes israéliennes.
02:56Donc voilà, il dit, on peut trouver une zone magnifique pour y installer les gens de façon permanente
03:01dans de belles maisons où ils peuvent être heureux, sans se faire tirer dessus, sans se faire tuer,
03:05sans se faire poignarder à mort comme ce qu'il se passe à Gaza.
03:08Donc pour Donald Trump, la solution à la paix des Palestiniens,
03:12c'est juste qu'il n'ait plus d'État, enfin ils n'en ont déjà pas,
03:16mais qu'il n'ait pas d'État à eux dans le territoire qui est le leur,
03:20c'est-à-dire la Palestine, mais il faut s'en sortir pour qu'il puisse avoir des maisons,
03:24et en gros viva l'occidentale, c'est le projet de Donald Trump, ça s'appelle de la déportation.
03:30Je vous rappelle qu'il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de Palestiniens à déporter, selon Donald Trump,
03:35et donc il veut que ce soit la Jordanie, l'Égypte qui les héberge,
03:39et ensuite que ce soit le Qatar et l'Arabie saoudite qui financent ce rêve de papier,
03:43ne tient pas compte de l'opposition déclarée de la Ligue arable,
03:45à tout déplacement de populations forcées à Gaza, il y a l'hostilité de l'Égypte et de la Jordanie,
03:49par principe et par crainte d'une déstabilisation interne,
03:53et Donald Trump dit « je dis qu'ils vont le faire ».
03:55C'est aussi un moyen, rappelle le monde, d'enterrer la solution à deux États,
03:59qui est, je le rappelle, la position officielle internationale, celle des Nations Unies.
04:05Le président américain parlait sur le ton de l'évidence,
04:07« si Gaza est un enfer, il faut en sortir les civils ».
04:09Voilà, c'est l'esprit complexe de Donald Trump, c'est pas bien, c'est pas bien ce qui s
04:14'y passe,
04:14donc plutôt que de contraindre son ami Netanyahou à ne pas tout détruire et à ne pas tuer tout le
04:20monde,
04:20il dit « le plus simple, c'est de laisser Netanyahou faire ce qu'il veut,
04:23mais par contre on enlève les gens, parce que quand même, on est des humanistes ».
04:27Donc les Palestiniens étaient déjà fracturés,
04:29je ne sais pas si vous voyez un peu comment est faite la carte du Moyen-Orient aujourd'hui,
04:34mais les Palestiniens aujourd'hui sont séparés en deux,
04:38entre la Cisjordanie occupée d'un côté et la bande de Gaza de l'autre,
04:41qui est un blocus depuis 15 ans.
04:44C'est un site Gaza qui est en situation de siège.
04:48« Si les habitants de l'enclave rejoignaient les corps de réfugiés
04:51et leurs descendants disséminés dans la région depuis la Nakba,
04:53la catastrophe de 1948 au moment de la création d'Israël,
04:57de quel État palestinien pourrait-il être question avec nonchalance ?
05:00Un casque de géomètre sur la tête, le président américain pense résoudre la question palestinienne
05:04en dissolvant sa population dans la région de gré ou de force.
05:09On avance un petit peu dans le papier parce qu'en fait tout ça,
05:12c'est aussi en réalité un peu l'objectif caché de Netanyahou,
05:16qui lui de toute façon ne veut pas entendre parler d'un État palestinien.
05:21Et donc évidemment Donald Trump, si il annonce ça à côté de Netanyahou,
05:23c'est que Netanyahou il est d'accord.
05:25Donc si Netanyahou est d'accord, c'est qu'il y voit un intérêt.
05:28Donald Trump n'exerçait aucune pression publique sur son invité
05:31pour qu'Israël respecte l'accord avec le Hamas,
05:34conclut le 15 janvier dernier.
05:37Et si le monde dit que la relation entre Trump et Netanyahou n'est pas aisée,
05:42le premier mandat du milliardaire a été une période de félicité pour la droite israélienne
05:45avec la reconnaissance de Jérusalem comme capitale,
05:48là où auparavant c'était Tel Aviv, où était implantée l'ambassade américaine,
05:51la capitale officielle d'Israël,
05:54et non pas Jérusalem qui est une zone internationale,
05:57de la souveraineté de l'État hébreu sur le plateau du Golan,
06:00une approbation de la colonisation en Cisjordanie,
06:03la retenue de toute aide à l'autorité palestinienne.
06:05Trump en tout cas avait fait beaucoup le jeu de Netanyahou,
06:08c'est pour ça d'ailleurs que Netanyahou, au moment de la victoire de Trump,
06:13s'était plutôt réjoui de son retour aux affaires.
06:16Et en tout cas, l'objectif de Trump et de Netanyahou,
06:19c'est donc de mettre un terme au sujet palestinien,
06:22en les déplaçant, en ne leur permettant pas d'avoir un pays
06:28avec les frontières définies par le droit international.
06:30Voilà, alors pour cet article du Monde, on en a terminé.
06:34Je vous conseille sa lecture, il est très très long,
06:36mais il est assez complet.
06:38Donc, on va continuer évidemment sur le sujet Gaza.
06:44Je vous l'avais dit, pas prévu au départ qu'on en parle aussi peu.
06:47Je voulais simplement vous montrer au départ l'article suivant,
06:50un article de mon collègue Christophe de Roubaix,
06:53un titre un peu prophétique.
06:56On savait de toute façon que cette rencontre allait avoir lieu,
06:58on savait que cette rencontre pouvait être décisive,
07:01peut-être pas à ce point-là et pas comme ça.
07:04En tout cas, on savait que ça allait mal se passer,
07:06cette rencontre Trump-Netanyahou.
07:08Mon collègue Christophe de Roubaix en parlait il y a deux jours dans l'UMA.
07:12Et donc, je vous l'ai dit, un titre assez prophétique.
07:15Le titre, c'est « Entre Donald Trump et Benjamin Netanyahou,
07:18la sainte alliance du pire ».
07:21Pour arriver sans...
07:21Et ça commence avec une anecdote qui n'en est pas une,
07:24parce que vous le savez,
07:26Netanyahou est sous le coup d'un mandat d'arrêt
07:28de la Cour pénale internationale pour crime contre l'humanité.
07:31Et donc, théoriquement, les États qui en sont signataires
07:33sont censés l'arrêter.
07:34La France est signataire, pas les États-Unis.
07:36Et donc, l'article commence de la façon suivante.
07:39« Pour arriver sans encombre à Washington,
07:40l'avion de Benjamin Netanyahou a dû faire des zigzags dans le ciel
07:44sans aucune fantaisie du pilote,
07:45mais juste un impératif juridique.
07:47Éviter les espaces aériens
07:49qui auraient pu mettre à exécution le mandat d'arrêt
07:51émis par la Cour internationale, la CPI donc.
07:54Sauf lequel ?
07:56Eh bien, celui de la France,
07:57que l'avion a survolé selon une information
07:59reliée par le compte X de Citizen Media
08:01sans que les autorités françaises n'interviennent.
08:04Et dans la capitale fédérale américaine
08:06où est arrivé donc Netanyahou,
08:07c'est un tapis rouge tendu par Donald Trump
08:09qui attendait le Premier ministre israélien
08:11et qui faisait de crimes de guerre
08:12et de crimes contre l'humanité
08:13un énième pied donné à la communauté internationale
08:16alors que le président nationaliste
08:17a déclenché une guerre des droits de Drouane
08:19avec les trois principaux partenaires commerciaux
08:21des États-Unis,
08:22à savoir le Mexique, la Chine et le Canada
08:24et qui a gelé pendant 90 jours
08:25l'aide internationale.
08:27Et donc, cette invitation constitue un révélateur,
08:30avait estimé Netanyahou
08:33alors qu'il retrouvait donc son ami Donald Trump.
08:35On avance un petit peu.
08:36Les premières nominations de Donald Trump
08:38indiquaient déjà que Netanyahou
08:39pouvait dormir sur ses deux oreilles diplomatiques.
08:42A l'ONU, le poste d'ambassadeur
08:43est occupé par Elise Stafanik,
08:45une députée ultra-trumpiste
08:47qui s'était illustrée
08:49dans la campagne contre les mobilisations,
08:50contre les campus,
08:51accusant systématiquement d'antisémitisme
08:53tout étudiant opposé à la guerre totale
08:54menée contre Gaza.
08:56Donc c'est dans ce contexte-là
08:57qu'il arrive Netanyahou.
08:59Oui, Israël ne fait pas partie de la CPI.
09:01Je vois le débris rose
09:03qui le dit dans le chat.
09:04Non, non, Israël ne le fait pas partie.
09:06Ce n'est pas pour autant que les autres pays
09:07qui, eux, ont signé la charte
09:11ne peuvent pas l'appliquer.
09:13C'est le cas de la France.
09:13Ce n'est pas non plus le cas des États-Unis
09:16donc ils ne le reconnaissent pas.
09:17Mais c'est pour ça aussi
09:18que l'avion de Netanyahou
09:20était censée slalomer
09:21entre les pays signataires,
09:22ce qu'il n'a pas fait
09:23puisque la France n'est pas intervenue
09:24pour demander à l'avion du président
09:26du premier ministre israélien
09:27de se poser pour pouvoir
09:29le remettre à la justice.
09:31En tout cas, voilà, je le disais,
09:32c'est dans ce contexte
09:33très anti-palestinien
09:35que Netanyahou est arrivé aux États-Unis
09:38et on savait que la discussion
09:40serait simple entre eux
09:43mais compliquée pour les Palestiniens
09:45parce que les proches de Donald Trump
09:47disaient déjà, par exemple, en 2017
09:49que la Cisordaine n'existe pas
09:50une colonie, ça n'existe pas
09:51ce sont des communautés de quartiers
09:52des villes
09:53l'occupation n'existe pas
09:56et voilà, c'est Mike Yukaby
09:59qui est un proche de Donald Trump
10:01qui est en fait l'ambassadeur
10:02à Jérusalem des États-Unis
10:04il avait déclaré le même en 2008
10:06il n'existe pas vraiment de Palestiniens
10:09et tout ça se fait avec le soutien
10:11des évangéliques aux États-Unis
10:12ce que raconte Christophe
10:14aucune figure n'incarne mieux
10:15l'alliance entre le bloc évangéliste
10:16et l'extrême droite
10:17que celle de Mike Yukaby
10:20celui dont on vient de parler
10:20les chrétiens évangéliques blancs
10:21constituent à la fois
10:22la poutre maîtresse de l'électorat de Trump
10:24plus de 80% d'entre eux ont voté pour lui
10:26et la colonne vertébrale de l'IPAC
10:28American Israel Public Affairs Committee
10:31Navier Amiral du Lobby Pro-Israël
10:33aux États-Unis
10:34donc c'est en terrain conquis
10:36qu'arrivait Netanyahou
10:39devant un président américain
10:41qui lui de toute façon
10:42avait déjà pour objectif
10:43de nettoyer
10:44comme il le dit
10:46la bande de Gaza
10:48et voilà
10:49donc je vous conseille aussi
10:51la lecture complète
10:52de cet article
10:53de Christophe Droubet
10:54qu'on vous a mis dans le chat
10:56entre Donald Trump
10:57et Benjamin Netanyahou
10:58la sainte alliance du pire
10:59où là on voit
11:00les convergences religieuses
11:01des extrémistes de tous bords
11:03de tous pays
11:04et ça se traduit par
11:07ce que Donald Trump
11:08a annoncé hier
11:09donc voilà
11:11je voulais aussi vous passer
11:12un dessin marrant
11:13mais pas marrant
11:14parce que le fascisme en marche
11:15c'est pas drôle
11:16la semaine dernière
11:17on parlait de Musk
11:18avec le bras tendu
11:19et ça a inspiré
11:20notre dessinatrice Bess
11:21qui dessine dans l'Humanité Magazine
11:22je vous le mets là
11:24c'est assez cruel
11:25pour nous
11:26c'est assez drôle
11:27c'est assez caustique
11:28Trump a choisi
11:29sa voiture de fonction
11:31et on le voit
11:32sortant d'un char d'assaut
11:33un Panzer Tesla
11:34le Panzer étant
11:35les chars d'assaut
11:36des nazis
11:39voilà
11:39on en est là
11:41évidemment
11:42l'annonce est arrivée
11:43cette nuit
11:44en France
11:45donc vous aurez des nouvelles
11:46toute la semaine
11:47toute la journée
11:48toute la journée
11:49toute la semaine
11:49tout le mois
11:50de comment ça se déroule
11:51de comment réagit
11:52la communauté internationale
11:54à l'annonce de Donald Trump
11:55comment réagit l'état français
11:56aussi
11:58à cette annonce
12:00on attend de pied ferme
12:01la diplomatie française
12:02la diplomatie européenne
12:04et avant

Recommandations