00:00Une délocalisation totale de l'acidérurgie française et européenne du groupe ArcelorMittal.
00:04C'est ce qu'on risque si le gouvernement et l'Europe ne bougent pas son cul.
00:06Nos anciennes industries comme Arcelor et tout ça, ils les laissent mourir à petit feu.
00:11Ils montent à tous les étages et ils montent à tous.
00:13Moi je le dis et j'assume ce que je dis.
00:15Il y a l'absence de transparence d'Arcelor, mais il y a l'absence de transparence de tous les
00:19niveaux de l'État.
00:19C'est catastrophique le budget de la maintenance.
00:22La maintenance, il répare avec du chacarton et trois bouts de ficelle.
00:24On a énormément de CO qui est dégagé sur les fours et ça pourrait être très dangereux.
00:29C'est la première fois qu'on délocalise entièrement la conférence de rédaction.
00:33C'est important parce que l'Humanité c'est le journal des luttes sociales.
00:36En ce moment, les Arcelor qui sont au cœur de l'actualité,
00:39ces fermetures de sites, ces suppressions d'emplois ont des conséquences sociales et humaines absolument dramatiques.
00:47On a estimé que ce bout-là n'était pas suffisamment traité dans la presse.
00:51Il fallait se déplacer pour pouvoir discuter avec l'ensemble des salariés
00:55parce qu'ici ils ont la chance d'avoir des salariés qui se mobilisent.
00:58C'est ma troisième génération d'un cirurgie.
01:00Mes deux grands-parents travaillent dans l'acier, mon père aussi.
01:03C'est une histoire de famille.
01:04Nos outils sont dans un état lamentable.
01:07Le dialogue social n'existe plus.
01:10Les éléments de rémunération se sont effilochés au fil des années.
01:13C'est toute l'économie du Nord qui verra être déstabilisée si on ne fait rien.
01:18Je suis rentré en 1998.
01:20Je suis secrétaire depuis 2013.
01:22Il y a un manque de respect, je le dis clairement.
01:23Il n'y a pas de considération pour le travail qui est fait.
01:25Pour nous, il y a de moins en moins la prise en compte des salariés par notre direction.