00:00Moi ça fait 20 ans que je suis dans la sidérurgie à Gandranche,
00:02donc chez ArcelorMittal.
00:05Et en fait, mon métier, c'est ce qui reste de la sidérurgie,
00:07parce que la sidérurgie, depuis des années en France,
00:10elle est rabotée, donc il y a plus beaucoup de salariés.
00:12Et en fait, on est mobilisés aujourd'hui pour la nouvelle convention collective
00:15qui va nous raboter nos droits qu'on avait.
00:18Donc voilà, tous nos acquis sociaux sont en jeu à l'heure actuelle.
00:30Tout est tiré vers le bas.
00:31Au niveau des primes, ça parle de renégation des primes,
00:35donc primes d'ancienneté, primes de vacances, primes Saint-Éloineau,
00:37qu'on a encore dans la sidérurgie.
00:39On a encore ces acquis sociaux qu'on a encore droit à l'heure actuelle.
00:42Tout ce qui va concerner la maladie, par exemple,
00:45les jours de carence qui vont être mis en cause.
00:47On a aussi la classification,
00:49puisque la classification va être maintenant attribuée au poste de travail du salarié.
00:53Ça veut dire que le salaire peut être fluctuant.
00:55Très franchement, en ce moment, en plus au niveau national,
00:57on entend par exemple dans certains métiers, il y a une manque de main d'oeuvre.
01:00Restauration ou autre secteur.
01:03Comment voulez-vous attirer les jeunes avec de telles conditions de travail ?
01:06Comment voulez-vous trouver du personnel,
01:08faire que la sidérurgie ou même l'industrie en France
01:11puisse retrouver sa place avec de telles conditions ?
01:14On ne peut pas proposer ça aux gens, ce n'est pas possible.
01:22Ce qui se passe à la SAM, c'est une honte, très franchement.
01:26Renaud qui lâche la SAM, le gouvernement qui lui tourne le dos.
01:29Très franchement, mais c'est même plus que le rédateur,
01:31c'est la réalité de tous les salariés qui vivent en ce moment.
01:33Donc voilà, c'est honteux ce qui se passe.
01:37C'est honteux.
01:37On nous fait des beaux discours à la télé,
01:39il faut industrialiser.
01:41Et très franchement, quand on voit ça,
01:43ils se foutent de la gueule des gens.
01:45Permettez-moi de le lire, mais ils se foutent de la gueule des gens.
01:47J'ai vu le titre de l'humanité d'aujourd'hui.
01:49On revient à Florenges et c'est exactement ça.
01:52Exactement ça.
01:53Aujourd'hui, les mêmes arguments qui avaient été mis sur la table par rapport à Florenges à l'époque,
01:59c'est les mêmes qu'on nous met sur la table avec la SAM.
02:02Je ne sais pas si je peux employer ce mot,
02:04mais on sent une certaine complicité entre la direction de Renaud et le gouvernement.
02:11C'est exactement ce qui s'est passé à une époque
02:13où Macron, à l'époque, était un ministre de l'économie
02:16lorsqu'il y a eu la fusion Alstom avec General Electric.
02:19C'est exactement les mêmes ingrédients.
02:20Et à la finalité, casse industrielle,
02:23perdre des savoir-faire,
02:25et bien maintenant, affaiblissement de l'industrie.
02:27Donc oui, la SAM, on peut dire que c'est un cas d'école.
02:34Dans le projet de la convention collective,
02:36il prévoit d'augmenter inconsidérablement le nombre d'heures supplémentaires.
02:43Et donc on pourrait monter jusqu'à 450 heures par an.
02:48C'est un non-sens d'une part,
02:49parce que nous on souhaite diminuer le temps de travail
02:51pour améliorer l'équilibre de vie entre vie professionnelle et vie privée.
02:57Et inconsidérable dans le sens où c'est pareil,
02:59ça ne va pas créer de l'emploi non plus.
03:01Et le but de baisser aussi le temps de travail des gens,
03:04c'est de créer de l'emploi.
03:05Et aujourd'hui, il y a beaucoup de gens qui cherchent du travail,
03:08malgré ce qu'ils veulent bien nous faire croire.
03:10Et donc c'est complètement insensé.
03:13Une personne qui est diplômée aujourd'hui
03:16commence dans la métallurgie au minimum à 190 de coefficient.
03:21Demain, il n'y aura plus de coef.
03:23Donc en gros, il n'y aura plus de prime, il n'y aura plus de coefficient.
03:26Donc ça veut dire qu'en gros, nos enfants,
03:28demain, ils font des diplômes,
03:29ils ont des diplômes, ils obtiennent des diplômes.
03:31Ce ne sera plus reconnu dans la convention collective de la métallurgie.
03:34C'est quand même très alarmant.
03:45On va passer à l'atelier.
03:46On va passer à l'atelier.
03:47On va passer à l'atelier.
03:47On va passer au décor.
03:47On va passer à l'atelier.
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