00:00On était quand même persuadés d'une chose, et ça je tiens vraiment à le dire,
00:06c'est qu'il y avait un acharnement, mais pas seulement contre moi,
00:11un acharnement contre tous les défenseurs des droits à cette frontière italienne, franco-italienne,
00:19de même qu'à l'ensemble des frontières, de même qu'à Calais, de même qu'à Handaï, etc.
00:25Et là, sur cette frontière franco-italienne, il y a encore des tas de procès qui sont en cours
00:33et qui n'ont absolument pas lieu d'être, parce que les défenseurs des droits,
00:37et nous sommes des défenseurs des droits, pourquoi ? Parce que l'État n'applique pas le droit,
00:43la police n'applique pas les procédures qu'elle devrait appliquer,
00:47et en fait, nous remplaçons, nous voulons pallier ça pour donner accès aux droits
00:53suivant le droit, le droit international, le droit de la Convention internationale des droits de l'enfant,
01:00le droit de la Convention de Genève, et aussi le droit de l'ONU,
01:06qui dit que, d'une convention de 1998 qui a été renouvelée en 2018 à Paris,
01:13qui dit que les États doivent protéger les personnes qui aident les demandants d'asile.
01:22Alors, c'est ça, en ce moment, il y a encore, il y a plusieurs histoires en cours,
01:25il y a notamment celle de Cédric Héron, qui avait été relaxé et qui, de toutes les charges,
01:32c'était une vraie victoire, et finalement, il y a encore un appel,
01:36enfin, un pourvoi en cassation de la part du parquet, qui se fait.
01:42Enfin, cet acharnement, on a l'impression qu'il y a une instrumentalisation de la justice par le politique,
01:50qui dépasse complètement les problèmes de droit, là, pour le coup.
01:53Bien sûr. Alors, il a été, parce que j'assiste systématiquement à tous les procès d'élite solidaire,
02:00en tout cas de la frontière franco-italienne, et je vais à tous les procès, donc j'étais à Lyon,
02:05et effectivement, ce que la cour d'appel de Lyon a bien démontré,
02:11c'est que Cédric Héron l'a résumé par une petite phrase, mais qui dit bien ce qu'elle veut
02:17dire,
02:18c'est que s'il a quelquefois brûlé un feu rouge, c'était pour le passer l'ambiance.
02:22Quel acharnement !
02:23Et donc, pour tous les autres, c'est pareil, à la cour d'Aix en Provence,
02:27on peut voir que même des personnes qui ont été relaxées, comme moi, en première instance,
02:32et il y en a plusieurs, il y a notamment le pays de Loïc-Lébec qui avait été relaxé,
02:37et puis il y avait eu, enfin, si je ne vous souviens pas, là, tout de suite,
02:40enfin, il y a eu plusieurs personnes relaxées, comme moi, qui ont écopé,
02:44Pierre-Alain Mennoni, qui ont écopé ou qui a vu aggraver leurs peines.
02:54Des peines de parfois...
02:55On appelle à Aix en Provence.
02:57Des peines même parfois de prison.
02:58Casser ces jugements, voilà, casser ces jugements.
03:04Alors, moi, ce que j'espère bien, c'est que tous les autres, ça va être comme pour moi,
03:08on va pouvoir, qui sont en attente de cet appel, voilà.
03:11Et bien, je pense, alors, l'appel de Lyon, pour Cédric,
03:17peut-être que le procureur général de Lyon, etc.,
03:23va pouvoir dire qu'il renonce aussi à son appel, ce serait sympa,
03:28ce serait pas sympa, ce serait bien, ce serait légal, voilà.
03:31Et puis, ça prouverait qu'il n'a rien à dire contre ça,
03:34parce qu'il n'y a rien à dire contre ça, voilà.
03:36Et puis, je pense aussi à Raphaël Fay, qui n'a passé aucune frontière,
03:43qui amenait des gens qui s'étaient déclarés demandeurs d'asile
03:49et que Cédric Héroux devait amener le lendemain à Nice
03:52pour qu'il fasse leur demande d'asile, voilà.
03:56Je pense à toutes ces personnes qui sont en attente de leur procès
04:00et contre lesquelles on s'acharne.
04:01Merci.