00:00Je suis Olivier Darnay, j'ai fondé en 2003 un collectif artistique qui s'appelle le Parti Poétique
00:05et puis on a travaillé pendant 15 ans beaucoup en collaboration avec des abeilles qu'on a posées dans l
00:10'espace public.
00:18La nourriture devenait finalement évidemment aussi pour nous un fait culturel majeur
00:22et puis d'étape en étape on a commencé à uniquement pas seulement travailler sur art et environnement
00:26mais bien plus sur nature, culture, nourriture.
00:29Et depuis un an on est tous à quatre pattes à travailler cette terre, à penser ce projet comme quelque
00:35chose qui ne serait pas uniquement une ferme urbaine
00:37comme on le voit fleurir à peu près partout dans toutes les agglomérations et toutes les métropoles
00:41mais avec quelque chose qui est aussi éminemment culturel et qui nous fait dire que ce qui est intéressant dans
00:46ce projet là
00:47c'est la façon d'entrecroiser des champs et de faire aussi en sorte qu'une problématique artistique, urbaine, humaine,
00:53sociale, participative
00:54puisse se retrouver autour d'une table.
01:02Parmi nos objectifs pour septembre, d'alimenter, de fournir en légumes du 9-3 ce banquet un peu magique.
01:16Quand on écoute les journalistes et qu'ils qualifient la banlieue
01:19et on a le sentiment qu'une zone sensible c'est une zone de danger quoi, c'est une zone
01:22de risque
01:23et pourtant il n'y a rien de plus beau que la sensibilité.
01:25C'est comme si la haute gastronomie ne pouvait pas franchir le périphérique si on regarde les restaurants étoilés qui
01:29existent en banlieue
01:29on a l'impression que c'est pas un territoire de mangeurs, c'est pas un territoire de faiseurs de
01:33nourriture
01:33alors que rien que sur Saint-Denis c'est 135 nationalités différentes.
01:37Donc en terme de biodiversité à la fois culturelle et culinaire c'est gigantesque.
01:41Et le marché de Saint-Denis c'est le plus grand marché de l'île de France
01:43quand on met bout à bout tous les étals c'est 3,7 km de vendeurs de nourriture.