- il y a 40 minutes
Avec Olivier Becht, Député Renaissance du Haut-Rin, ancien ministre délégué chargé du Commerce extérieur, de l’Attractivité et des Français de l’étranger et candidat à l'éléction présidentielle de 2027
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili.
00:07Bonjour à vous, Olivier Becht, et bienvenue.
00:09Bonjour.
00:10Vous êtes un nouveau candidat à l'élection présidentielle.
00:14Merci de passer par le studio de Sud Radio ce matin.
00:18Je rappelle, vous êtes député apparenté au groupe Ensemble pour la République.
00:23Vous êtes du Haut-Rhin, ancien ministre du Commerce extérieur du gouvernement Borne.
00:29Olivier Becht, je vais vous poser une première question toute simple.
00:32Pourquoi cette candidature ?
00:34Je crois savoir qu'il y a 36 candidats déclarés pour l'instant, ce qui fait beaucoup quand même.
00:40Oui, c'est vrai que c'est beaucoup, mais moi je suis candidat pour une raison très simple,
00:44c'est que j'ai un fils de 14 ans et j'aimerais bien que lui et sa génération ne
00:47revivent pas les horreurs
00:48que mes grands-parents ont vécu au siècle dernier, à savoir la Première et la Seconde Guerre mondiale.
00:54Je pense que nous sommes aujourd'hui à la fin d'un modèle, si vous voulez.
00:57On n'a jamais dépensé autant d'argent dans notre pays, c'est toujours plus compliqué de trouver un médecin,
01:02une bonne école pour éduquer ses enfants, de vivre en sécurité.
01:06On n'a jamais dépensé autant d'argent public également pour le social.
01:11Il y a toujours 10 millions de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, etc.
01:15Vous savez, lorsque l'on est au bout d'un modèle, dans notre pays c'est soit il s'effondre,
01:21et c'est dans la révolution ou le chaos, soit on arrive à le refonder.
01:25Et moi j'aimerais bien qu'on arrive aujourd'hui à refonder complètement, totalement notre modèle
01:28dans la paix, dans l'ordre et la démocratie.
01:30Et c'est la raison de ma candidature.
01:31Vous avez un fils de 14 ans, l'Alsace-Lorraine fut allemande, faut-il le rappeler, dans notre histoire,
01:38il n'y a pas si longtemps que ça.
01:40Très bien Olivier Becht, mais d'abord quelques mots sur le mouvement lycéen.
01:44Nous avions François de Régis tout à l'heure qui réagissait au saccage de la faculté de Nantes.
01:50C'est une des péripéties de ce mouvement.
01:52Que dites-vous du mouvement lycéen aujourd'hui ?
01:54Alors je dis que c'est un mouvement qui est légitime, si vous voulez, sur le fond.
01:58Les lycéens ont raison de dire que Parcoursup, c'est une boîte noire qui doit être supprimée.
02:03Supprimée, vous dites ?
02:03Oui, moi je pense qu'il faut la supprimer, qu'il faut la remplacer.
02:06Ne serait-ce d'ailleurs que par la prise en compte des épreuves du bac,
02:09et peut-être une épreuve de spécialité qui permet de faire l'orientation,
02:12mais il faut supprimer purement et simplement Parcoursup.
02:15Ils ont raison de dire qu'il faut des professeurs dans les classes,
02:18en face des élèves, et que les remplacements ne sont pas faits.
02:21Moi je pense qu'il faut décentraliser la gestion des enseignants,
02:24et je pense qu'il faut donner l'autonomie aux établissements scolaires,
02:27pour que les directeurs d'établissements scolaires puissent composer leurs équipes pédagogiques.
02:31Si vous voulez, c'est dans la proximité qu'on n'arrivera.
02:33Pour régionaliser l'éducation nationale ?
02:34Ce n'est pas régionaliser, si vous voulez.
02:37L'éducation, les programmes doivent être les mêmes pour tous,
02:40sur l'ensemble du territoire, parce que c'est ça l'égalité des chances.
02:42Mais la gestion des enseignants,
02:44la gestion des enseignants, elle doit se faire au niveau local.
02:46Vous savez, c'est ce qu'on fait déjà au niveau des ADSEM dans les écoles,
02:49ce sont bien les communes qui gèrent les ADSEM,
02:51et bien, quand la commune gère les ADSEM, il n'y a pas d'ADSEM qui manque.
02:54Et les 3000 enseignants, vous y croyez, vous, 3000 enseignants ?
02:57Écoutez, moi je suis abasourdi par le fait qu'on dise,
03:00tiens, on se rend compte qu'il y avait 3000 enseignants sans affectation.
03:03C'est bien la preuve que le système ne marche pas.
03:06Quand vous avez un million d'enseignants gérés comme ça au niveau central,
03:10et que vous vous dites, tiens, je ne sais pas très bien combien il y en a,
03:12ah, tout d'un coup je découvre qu'il y en a 3000 sans affectation,
03:15c'est bien la preuve que ça ne marche pas.
03:16Alors, on verra bien s'ils arrivent dans les classes.
03:18Moi, ce que je veux, c'est qu'il y ait un enseignant derrière chaque classe.
03:22Alors, Olivier Becht, les Français vous découvrent,
03:25et cette interview sur Sud Radio est très intéressante à ce sujet.
03:29Moi, j'ai envie de vous poser une question.
03:31On a entendu hier en meeting, c'était Gabriel Attal,
03:33vous êtes de la même famille politique, ou au juste, vous êtes du centre droit.
03:37On peut dire que c'est des choses comme ça.
03:39Vous êtes nombreux au centre droit, vous le savez.
03:41Moi, je dis souvent, je suis d'extrême centre, si vous voulez.
03:44Extrême centre.
03:44Oui, c'est-à-dire que je suis sur un mouvement de refondation complète,
03:48totale, de notre système.
03:50Je pense qu'il faut aller beaucoup plus loin,
03:51qu'il faut refonder un nouveau modèle économique,
03:53beaucoup plus souverain, notamment d'un point de vue énergétique.
03:56Je pense qu'il faut aller vers le fédéralisme,
03:58dans l'organisation de la République,
04:00pour donner le pouvoir à ceux qui sont sur le terrain.
04:02Alors, vous avez raison de dire que je ne suis pas une star des plateaux télé.
04:06Gabriel Attal, il dit qu'il est le candidat de la jeunesse,
04:08il a dit à Lyon, alors Edouard Philippe, qui caracole pour l'instant en tête
04:12des candidats du centre droit, dit, moi c'est l'expérience, et vous, juste ?
04:16Eh bien, si vous voulez, moi c'est trois expériences.
04:18Un, l'expérience du local, je suis depuis 25 ans élu local,
04:22je connais parfaitement le terrain, j'étais maire,
04:24j'étais président d'intercommunalité, vice-président de département.
04:27J'ai redressé une commune qui était en faillite,
04:29je l'ai fait sans augmenter les impôts depuis 18 ans,
04:32le taux des impôts locaux n'a pas augmenté.
04:34J'ai l'expérience...
04:35Quelle commune ?
04:36La commune de Rixam, qui est une commune de 15 000 habitants,
04:38dans l'agglomération de Mulhouse, j'étais également président délégué
04:40de cette agglomération, j'ai refondé au niveau local
04:42un nouveau modèle social, j'ai résolu
04:45des problèmes de sécurité dans des quartiers
04:47qui étaient ravagés par la délinquance, ça aussi à travers
04:49un nouveau modèle, votre responsabilité.
04:51Moi j'ai l'expérience locale, j'ai également
04:53l'expérience nationale, j'ai été élu quand même trois fois député,
04:55j'étais ministre du commerce extérieur,
04:57je rends, sur les deux années
04:59où j'étais ministre du commerce extérieur,
05:01j'ai réduit le déficit
05:03du commerce extérieur de plus de 60 milliards d'euros.
05:05Vous avez des ministres qui ont réduit des déficits
05:07dans les dernières années, il n'y en a pas beaucoup.
05:09Et j'ai l'expérience internationale, j'étais président de commission
05:11à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe,
05:12je me suis rendu dans plus d'une centaine de pays
05:15dans le monde, j'ai représenté la France au G7,
05:17au G20, au Conseil des ministres
05:19de l'Union Européenne, je pense avoir
05:21ces trois expériences.
05:22Regardez l'actualité, Donald Trump
05:24qui demande aux Ukrainiens
05:27de changer de président,
05:28vous vous projetez, vous,
05:30à l'Elysée, dans la salle Jupiter,
05:33à affronter des crises de cet ordre ?
05:35Oui, oui, bien sûr.
05:37Pour faire en sorte que la voie de la France
05:39compte dans le monde.
05:40Et je pense, si vous voulez,
05:41que nous sommes dans un moment
05:43où il faut à la fois protéger
05:45la France et les Français
05:46des crises extérieures.
05:47C'est pour ça que je veux
05:48que l'on puisse avoir
05:49une révolution énergétique
05:51avec notamment les carburants de synthèse
05:53pour ne plus dépendre
05:54de nos importations pétrolières.
05:56Et je souhaite que l'on puisse avoir
05:57aussi une relance
05:58de la construction européenne
05:59différente, avec un noyau dur
06:01beaucoup plus puissant
06:02à 6, 7, peut-être 8 Etats
06:04qui puissent faire face
06:06aux Etats-Unis et à la Chine
06:08dans le monde dans lequel
06:09nous vivons aujourd'hui
06:10parce que personne ne nous fera
06:12de cadeaux et donc il faut
06:13faire en sorte de compter.
06:15Et compter, c'est d'abord
06:16être fort économiquement,
06:19financièrement, pour pouvoir
06:20être fort politiquement.
06:21Alors Olivier Becht,
06:22il y a déjà une citation,
06:23je suis allé fouiller un petit peu
06:24l'avis d'Olivier Becht.
06:26Quand on n'a aucune chance,
06:27il faut la saisir.
06:28Vous avez déclaré récemment,
06:30vous avez fait référence
06:31d'ailleurs à Jean-Claude Duss.
06:33Non, je ne fais pas référence
06:33à Jean-Claude Duss
06:34et Schopenhauer en réalité.
06:35Tu n'as aucune chance
06:36saisie-la.
06:37Ce sont vos collègues de Libé
06:38qui ont dit que c'était Jean-Claude Duss.
06:40Ça veut dire que
06:41vous n'êtes pas favori.
06:42Vous sentez une forme de moquerie
06:43à votre égard ?
06:44C'est pour ça que je vous pose
06:45la question par rapport à Duss.
06:47Non, non, non, du tout.
06:48Si vous voulez,
06:49je crée forcément la surprise
06:51donc ça suscite
06:52différents types de commentaires
06:53mais la réalité
06:55c'est que je ne suis pas favori,
06:57je ne suis pas une star
06:58des plateaux télé,
06:58je ne suis pas ancien Premier ministre,
07:00j'ai une légitimité
07:01qui est celle
07:02de 25 années de terrain
07:04proche des Françaises
07:05et des Français.
07:06Je connais les problématiques.
07:08J'ai fait 101 départements
07:09dans les deux dernières années,
07:11sans tambour,
07:12sans trompette,
07:13sans réseau social.
07:14Oui, il faut la tourner
07:14désormais contre les candidats.
07:15Il faut passer par...
07:16Oui, mais j'ai pas fait
07:17que la tournée, si vous voulez.
07:18Moi, à l'issue de la tournée,
07:20j'ai fait un projet.
07:21C'est-à-dire que
07:22j'ai pris en compte
07:23ce que les gens me disaient
07:24sur le terrain,
07:25dans tous les départements français,
07:27y compris en Outre-mer
07:27et j'en ai fait un projet
07:29qui s'appelle le Projet France
07:30qui est un modèle de refondation
07:31qui dit, écoutez,
07:32notre modèle aujourd'hui,
07:33il est au bord du gouffre.
07:35Si on ne le change pas,
07:36il s'effondrera.
07:37Ce sera en France la révolution,
07:39ce sera la guerre.
07:40C'est malheureusement souvent
07:40comme ça que ça termine
07:41dans l'histoire
07:42et donc nous devons avoir
07:43aujourd'hui
07:43un nouveau modèle économique,
07:45un nouveau modèle social,
07:46un nouveau modèle de sécurité,
07:48un nouveau modèle
07:48d'organisation de la République.
07:49c'est une refondation complète
07:51et ça s'appelle le Projet France.
07:52C'est ça ce que je mets
07:53sur la table du débat.
07:53Vous évoquez également
07:54dans votre projet
07:55cette idée de contrat
07:56de travail unique
07:58qui suivrait les Français
07:59tout au long de leur carrière.
08:01C'est assez innovant.
08:02Oui, tout à fait.
08:02Je pense que la sécurité sociale
08:04ne marche plus aujourd'hui
08:05tout simplement
08:05pour une question démographique.
08:07Quand elle a été fondée,
08:07il y avait 5 personnes
08:08qui cotisaient
08:09pour une personne
08:09qui avait des prestations.
08:11Aujourd'hui,
08:11il n'y a plus que 1,4 personnes
08:13qui cotisent pour une prestation.
08:14Donc le modèle est fini.
08:15Là aussi,
08:16il faut un nouveau contrat social
08:17qui protège les gens
08:18de la naissance à la mort,
08:20y compris contre le chômage
08:21à l'heure
08:22où on a l'intelligence artificielle
08:23qui va remettre en cause
08:24beaucoup de métiers.
08:26Et donc je propose
08:26que ce contrat soit portable
08:27d'entreprise en entreprise,
08:29que les gens le gardent
08:30même dans les périodes
08:31de non-emploi
08:32avec un salaire socle,
08:33ce serait une sorte
08:34de revenu universel,
08:35mais avec 3 conditions.
08:371, prendre un emploi
08:37qui correspond à ses qualifications
08:38s'il y en a un.
08:392, faire une formation
08:40pour adapter ses qualifications
08:41au marché du travail.
08:42Et 3,
08:43et c'est important,
08:44s'il n'y a toujours pas de travail,
08:45faire 25 heures de bénévolat
08:47au service de la société
08:48dans une société
08:49où on prendra soin
08:49les uns des autres,
08:50faire en sorte
08:51que les personnes âgées
08:52et dépendantes
08:52ne meurent plus
08:53toutes seules
08:53derrière une porte
08:54et que les voisins appellent
08:553 semaines, 3 mois après
08:57en disant
08:57on n'a plus vu la mamie,
08:58ça se sent mauvais
08:59à travers la porte,
09:00la mairie devrait faire
09:01quelque chose.
09:01Donc il faut une société
09:02où on prend soin
09:03les uns des autres
09:03où plus personne
09:05ne reçoit
09:06sans donner quelque chose
09:07en échange,
09:08même un peu de son temps.
09:08Le temps tourne,
09:09hélas Olivier Becht,
09:11mais vous voyez bien
09:11la société est fracturée aujourd'hui,
09:12regardez toutes ces violences
09:13qui émaillent
09:14dans les cortèges
09:15des lycéens
09:16alors que ça devrait être
09:17tranquille,
09:18regardez cette société fracturée,
09:20cette tentation
09:20Le Pen versus Mélenchon
09:23pour une finale
09:23de la présidentielle,
09:25elle est où votre place
09:26là-dedans ?
09:27Elle est dans la refondation,
09:29elle est dans le fait
09:29de dire
09:30aujourd'hui,
09:31moi je ne m'adresse pas
09:32simplement à un public
09:33centriste,
09:34je m'adresse à toutes
09:35les françaises
09:35et tous les français
09:36et je leur dis
09:37la chose suivante,
09:37je leur dis
09:38écoutez,
09:38le modèle français
09:39actuel ne marche plus,
09:40il faut faire une refondation
09:42totale,
09:43complète de ce modèle,
09:44c'est le projet France,
09:45nous allons le défendre
09:46sur le terrain,
09:47je repars faire le tour
09:48des 100 départements,
09:49chaque jour un autre département
09:51à partir du 12 novembre
09:52et on gagnera cette élection
09:53sur le terrain
09:54avec les françaises
09:55et les français
09:55pour éviter que nous ne
09:57retrouvions les pages
09:58tristes de notre histoire
09:59où effectivement
10:00c'est la violence,
10:01c'est le chaos
10:01qui va amener
10:03hélas souvent
10:04cette refondation
10:06mais dans la destruction
10:07la plus totale.
10:07Édouard Philippe,
10:08Gabriel Attal,
10:09voire Bruno Retailleau,
10:10vous les connaissez,
10:11ils vous ont appelé,
10:12ils vous ont dit
10:12qu'est-ce que tu fais ?
10:14Non,
10:14on ne s'est pas appelé,
10:16si vous voulez,
10:17moi je me les demandais,
10:18il y a même David Lissnard
10:20qui monte,
10:21donc qu'est-ce que...
10:22Oui mais si vous voulez,
10:23dans une élection,
10:25une élection,
10:25c'est...
10:28Ce que j'ai peur aujourd'hui,
10:33c'est qu'on dise
10:35aux françaises et aux français,
10:36il faut voter pour monsieur
10:37un tel ou madame un tel
10:38pour ne pas avoir monsieur
10:40un tel ou madame un tel.
10:41Moi je souhaite
10:42que l'on puisse avoir
10:43dans cette élection
10:44une vraie réflexion,
10:46un vrai débat
10:47sur un projet,
10:48savoir où on emmène le pays,
10:49quelle est la vision
10:50qu'on a à 5 ans,
10:51à 10 ans,
10:52qu'est-ce qu'on veut
10:52pour nos enfants,
10:53qu'est-ce qu'on veut
10:54pour nos aînés,
10:54qu'est-ce qu'on veut
10:55pour notre pays lui-même
10:56dans le monde,
10:57c'est ça le débat
10:58qu'on doit avoir
10:59et c'est pas de dire
11:00voter pour un tel
11:00pour ne pas avoir un tel.
11:01Alors c'est pas une question
11:02condescendante,
11:02vous savez on a envie
11:03de vous dire
11:03mais il est bien ce monsieur
11:04mais qu'est-ce qu'il va faire
11:05dans cette galère ?
11:06Vous voyez ce que je veux dire ?
11:07Il va faire en sorte
11:10que son fils et sa génération
11:11ne revivent pas le chaos
11:12qui est en train de se préparer
11:13lorsqu'un modèle s'effondre
11:14et il va proposer
11:15aux françaises et aux français
11:17un autre modèle,
11:18une refondation complète,
11:19totale du modèle français
11:20pour faire en sorte
11:21qu'on vive mieux demain
11:22et que notre pays
11:24soit plus fort ensemble,
11:26qu'on arrive à refermer
11:27ses fractures,
11:28avoir plus de cohésion nationale aussi.
11:30Olivier Bèche,
11:30une présidentielle,
11:32c'est un marathon,
11:33ça va assez vite
11:34parce qu'au fond
11:34le temps court
11:35mais ce sont aussi
11:37500 parrainages
11:38qu'il faut récupérer.
11:39Vous commencez la collecte
11:40j'imagine ?
11:41Oui, j'en ai déjà beaucoup.
11:43Ce sont des promesses
11:43là pour l'instant.
11:44Oui, tout à fait,
11:45j'en ai déjà beaucoup
11:45si vous voulez
11:46et je vais retourner
11:47sur le terrain.
11:48Ce ne sont pas
11:48les parrainages
11:49qui me font
11:49si vous voulez
11:50Il y a l'argent aussi.
11:52Oui, voilà,
11:52je pense que là
11:54je suis,
11:55je ne vais pas dire
11:55quasi certain
11:56parce qu'on ne peut être
11:57certain de rien
11:57dans la vie
11:58mais je suis assez confiant
12:00sur le fait
12:00d'avoir les parrainages.
12:02Je suis moi-même
12:03élu local
12:04comme je vous l'ai dit
12:04depuis 25 ans
12:05donc j'ai un bon rapport
12:06avec les élus locaux
12:07qui parrainent.
12:08La vraie question
12:09aujourd'hui effectivement
12:10c'est l'argent
12:11lorsque vous partez
12:12sans un grand parti politique
12:14derrière
12:15forcément
12:16vous ne dépendez
12:17que d'une seule chose
12:18c'est les dons
12:20de personnes privées
12:21et donc
12:21oui, il faut financer
12:23cette campagne
12:23mais je suis sûr
12:24et certain
12:24que les français
12:25qui s'intéresseront
12:26au projet France
12:27viendront nous soutenir
12:28je suis sûr
12:29que je suis
12:30loin d'être le seul
12:31en France
12:32à se dire
12:32qu'on est au bout du rouleau
12:33et qu'aujourd'hui
12:35si on n'a pas
12:35un vrai projet
12:36de refondation
12:36complète
12:37totale
12:37de notre modèle
12:38et bien on finira
12:39par le voir s'effondrer
12:41dans la violence
12:42dans le chaos
12:43les émeutes
12:44que nous sommes
12:45en train
12:45de vivre
12:46et les manifestations
12:49lycéennes
12:49sont malheureusement
12:50je pense
12:51le prémice
12:52de quelque chose
12:52de beaucoup plus grave
12:53qui peut affecter
12:54la société française
12:54vous souhaitez
12:55que soit organisé
12:57un débat public
12:58télévisé
12:59pourquoi pas
12:59entre les principales figures
13:01du centre droit
13:03nous les connaissons
13:04Edouard Philippe
13:04Gabriel Attal
13:05Bruno Retailleau
13:07pourquoi pas
13:07David Lissner
13:08ou voir vous-même
13:08et qu'il y ait
13:09une sorte de présentation
13:11aux français
13:11des programmes
13:12et comparer
13:13un petit peu l'offre
13:14je pense que
13:15la comparaison
13:16des programmes
13:16est toujours
13:17une très bonne chose
13:17parce que ça évite
13:18de dire
13:18voter pour un tel
13:19plutôt que de voter
13:20pour un projet
13:22mais moi je ne m'adresse
13:23pas simplement
13:24encore une fois
13:24aux électeurs
13:25du centre
13:25ou de la droite
13:26moi je m'adresse
13:27à toutes les françaises
13:28et tous les français
13:29je pense que les gens
13:29qui aujourd'hui sont tentés
13:30par un vote Le Pen
13:31ou un vote Mélenchon
13:33sont des gens
13:34qui sont en grande souffrance
13:35nous sommes un pays
13:36qui souffre
13:36ce sont des gens
13:37qui ont des raisons valables
13:38aujourd'hui
13:39de ne pas être contents
13:40et de se dire
13:40que le système
13:40ne marche plus
13:41voilà
13:42et je souhaite aussi
13:43m'adresser
13:43à ces françaises
13:44et les français
13:45en leur disant
13:45qu'il y a d'autres solutions
13:46que le vote Mélenchon
13:47et Le Pen
13:48pour répondre
13:48à leurs problèmes
13:49qui sont des problèmes
13:50de pouvoir d'achat
13:51qui sont des problèmes
13:51de sécurité
13:52qui sont des problèmes
13:52d'éducation
13:53de leurs enfants
13:53qui sont des problèmes
13:55économiques
13:56ou des problèmes
13:57d'accès à un système
13:58de santé
13:58qui fonctionne
13:59voilà les engagements
14:01que moi je prends
14:02à travers la refondation
14:02totale
14:03qui est celle du projet France
14:04Olivier Becht
14:05encore une question
14:05il faut désormais
14:06selon vous
14:08tourner la page
14:09Emmanuel Macron
14:10c'est un échec
14:11la page Emmanuel Macron
14:1310 années de macronisme
14:14vous en étiez
14:15alors j'en étais
14:17j'en étais
14:17mais pas complètement
14:18si vous voulez
14:18en 2017
14:18quand je suis élu député
14:19moi je suis élu
14:20contre une candidate
14:21de la République en marche
14:22je bats une candidate
14:23de la République en marche
14:23en 2017
14:25voilà j'ai toujours tenu
14:26à mon indépendance
14:27j'ai servi mon pays
14:27en tant que ministre
14:29du commerce extérieur
14:30et je pense bien
14:31puisque je termine
14:32mes fonctions
14:33avec un déficit
14:34du commerce extérieur
14:36qui est inférieur
14:37de 60 milliards d'euros
14:38à ce que je trouve
14:39en arrivant
14:41donc moi je pense
14:42si vous voulez
14:43que la page
14:44d'Emmanuel Macron
14:46elle se tourne
14:47d'elle-même
14:49Emmanuel Macron
14:50ne sera pas candidat
14:51à sa réaction
14:51il ne peut pas l'être
14:53voilà la question
14:54n'est plus de savoir
14:54est-ce qu'il faut pleurer
14:55sur le lait renversé
14:58voilà visiblement
14:59dans les dix dernières années
15:00tout n'a pas été
15:01un succès
15:02tout n'a pas été
15:03un échec non plus
15:04je pense que l'histoire
15:05rendra hommage
15:05à Emmanuel Macron
15:06sur un certain nombre
15:07de choses
15:07y compris d'ailleurs
15:08d'un point de vue
15:08international
15:09à posteriori
15:10mais je pense qu'aujourd'hui
15:11il faut se tourner
15:12vers l'avenir
15:12et savoir
15:13qu'est-ce qu'on veut faire
15:14de notre pays
15:15qu'est-ce qu'on propose
15:15aux françaises
15:16et aux français
15:16pour les 5-10 prochaines années
15:18et moi je leur propose
15:19une refondation complète
15:20totale de notre modèle français
15:21et oui et non
15:22vous irez au bout
15:23de la candidature
15:23oui j'irai au bout
15:24vous irez au bout
15:25merci à vous Olivier Best
15:26nouveau candidat
15:27donc à l'élection présidentielle
15:28merci d'être venu
15:30sur l'antenne de Sud Radio
15:31je rappelle
15:31vous êtes député
15:33apparenté
15:34ensemble pour la publique
15:35du Haut-Rhin
15:36ancien ministre
15:36du commerce extérieur
15:38et du gouvernement Borne
15:39bonne chance
15:40merci
15:40pour votre candidature
15:41merci Jean-François Kirst