00:00Payer davantage pour voir un médecin plus rapidement, s'en disent une pratique qui s'est développée sur certaines plateformes
00:05de téléconsultation.
00:07Mais depuis le 1er octobre, les sociétés agréées sont tenues de ne plus facturer ces suppléments. Comment ça fonctionnait ce
00:12système exactement ?
00:13Alors en fait, vous vous connectiez sur une plateforme de téléconsultation comme Livy ou Médecin Direct.
00:19Vous aviez alors deux possibilités, patienter pour consulter un médecin ou payer un supplément pour être prise en charge plus
00:25rapidement.
00:26Des frais coupe-fil facturés entre 5 et 20 euros qui venaient s'ajouter au prix de la consultation médicale
00:32sans être remboursés par l'assurance maladie.
00:35Depuis le 1er octobre, les sociétés de téléconsultation agréées par l'État doivent avoir supprimé les suppléments permettant d'accéder
00:43plus rapidement à un médecin.
00:45Et si ces pratiques perdurent, est-ce qu'il y a des sanctions ?
00:47Oui, elles risquent de perdre leur agrément avec une conséquence très concrète pour les patients.
00:52Ces consultations ne pourraient plus être remboursées par l'assurance maladie dans ce cadre.
00:57Et c'est un vrai enjeu car la téléconsultation est devenue un moyen d'accéder aux soins,
01:02notamment pour les habitants des déserts médicaux ou ceux qui ne parviennent pas à obtenir rapidement un rendez-vous.
01:08Le problème n'est donc pas de consulter à distance, mais de devoir éventuellement payer davantage pour passer devant les
01:16autres patients.
01:17Et quel frais un médecin peut-il réellement facturer en supplément ?
01:20L'assurance maladie vient de rappeler les règles applicables aux médecins conventionnés et elles sont très claires.
01:27Un médecin ne peut pas imposer de frais supplémentaires pour la simple prise de rendez-vous.
01:32Même chose pour les frais administratifs ou l'envoi des résultats d'examen.
01:36Tout cela est déjà compris dans les honoraires médicaux.
01:38Ça ne veut pas dire qu'un médecin ne peut jamais facturer davantage.
01:41Il existe, vous le savez, les dépassements d'honoraires autorisés.
01:44Et certaines prestations non remboursées comme des actes à visée esthétique par exemple.
01:48Il ne suffit pas par contre de présenter des frais comme un service supplémentaire pour qu'ils soient automatiquement autorisés.
01:55Il faut donc distinguer une véritable prestation supplémentaire de ce qui devrait être déjà compris dans la consultation.
02:02Donc pour conclure ici, l'accès aux soins ne doit pas dépendre des besoins...
02:07Doit dépendre, doit dépendre bien sûr des besoins médicaux et non pas du portefeuille des patients.
02:13Sous-titrage Société Radio-Canada
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