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  • il y a 2 mois
L'éclairage économique de Bérénice Deville Fleuriot sur un sujet d'actualité.

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Transcription
00:00Le gouvernement veut durcir les règles pour certains arrêts maladie, notamment de longue durée.
00:05Aujourd'hui, certains salariés peuvent être indemnisés jusqu'à trois années.
00:09Demain, ce pourrait être un an seulement.
00:12Bérénice de Villefloriot, qui est concernée ? Expliquez-nous.
00:14Alors, pas tous les malades. On parle ici d'un régime assez particulier
00:18qui concerne des personnes en arrêt pendant plus de six mois,
00:21mais qui ne sont pas atteints d'une ALD exonérante, comme un cancer ou un diabète.
00:26Alors, ça peut être, par exemple, une fracture qui se complique,
00:30certains troubles musculosquelettiques ou certaines dépressions.
00:34Aujourd'hui, ces patients bénéficient d'un régime dérogatoire.
00:37Ils peuvent toucher des indemnités journalières jusqu'à trois ans.
00:41Et c'est précisément ce que veut changer le gouvernement.
00:44L'idée serait de ramener cette durée maximale à un an.
00:48Donc, ce qui créerait, en quelque sorte, trois niveaux.
00:50On aurait les patients en ALD exonérante,
00:54qui conserverait ce régime spécifique.
00:57Ces malades aux arrêts longs, justement,
00:59qui auraient désormais un régime intermédiaire,
01:01moins protecteur, avec une indemnisation limitée à un an.
01:05Et puis, les autres assurés qui relèvent du régime classique.
01:08Alors, le gouvernement veut changer les règles
01:09parce que la facture des arrêts maladie s'envole.
01:1312 milliards, Romain.
01:14C'est 12 milliards d'euros par an pour l'assurance maladie, ces arrêts.
01:19Et ces arrêts longs pèsent particulièrement lourd.
01:21Regardez, pour ce seul dispositif,
01:23les dépenses atteignaient environ 3 milliards d'euros en 2023.
01:26Il concerne beaucoup de monde.
01:27On comptait 400 000 personnes, quasiment.
01:31Alors, l'assurance maladie alerte aussi, depuis plusieurs années,
01:33sur un autre problème.
01:34Lorsqu'un salarié reste très longtemps en arrêt,
01:37eh bien, c'est compliqué de revenir au travail,
01:40sans accompagnement, sans un suivi régulier.
01:42Plus le temps passe, et plus c'est compliqué de reprendre le travail.
01:44Alors, le gouvernement, il avait, il faut savoir qu'il avait déjà envisagé
01:48de supprimer complètement ce régime.
01:50Cette suppression n'avait pas été adoptée.
01:52Donc, cette fois-ci, l'exécutif revient avec une solution moins radicale, on va dire.
01:56On ne supprime plus le dispositif, mais on réduit sa durée.
01:59Le gouvernement veut faire passer cette réforme par décret,
02:02avec une entrée en vigueur à envisager pour le mois d'octobre.
02:05Oui.
02:06L'autre gros problème, ce sont les abus de la maladie.
02:09Les salariés qui sont malhonnêtes et qui abusent,
02:12c'est-à-dire qu'ils ne sont pas malades du tout.
02:13Et alors là, ça bloque l'entreprise.
02:16Qui ne peut pas embaucher ?
02:18C'est un vrai souci.
02:19C'est un fléau.
02:19C'est un fléau.
02:20C'est un vrai fléau.
02:21Il faut mettre les mots sur ce que c'est.
02:22Et on ne peut pas faire grand-chose.
02:23Voilà.
02:24On ne peut pas faire grand-chose.
02:24Alors, le gouvernement a décidé que c'était son autre cible.
02:27Donc, vous l'avez dit, ceux qui ont un arrêt sans véritable justification médicale,
02:32le texte, justement, prévoit de sanctionner financièrement un assuré
02:36qui tenterait d'obtenir des prescriptions d'arrêt de travail
02:39sans rapport avec son état de santé.
02:41Et, j'ai envie de dire, encore heureux.
02:43Donc, derrière cette réforme, il y a bien deux objectifs.
02:45D'un côté, faire des économies sur les arrêts longs,
02:47mais aussi dissuader ceux qui chercheraient à obtenir des arrêts injustifiés.
02:52Sous-titrage Société Radio-Canada
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