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  • il y a 14 minutes
Selon les informations de RMC, l'homme atteint par un violent coup de genou porté ce jeudi 8 octobre par un policier des compagnies d'intervention lors d'une interpellation sur la place de la Bastille, à Paris, en marge d'une mobilisation lycéenne, a déposé plainte ce vendredi.

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Transcription
00:00Effectivement, d'autres images nous sont parvenues, tournées un peu avant, Hélène.
00:05Et pour recontextualiser, pourquoi est-ce qu'on vous soumet ces images, maître, ce soir ?
00:08Parce qu'hier, le préfet de police de Paris s'est exprimé et il a été questionné sur les enquêtes
00:14IGPN qui étaient en cours,
00:16notamment à Paris, et sur celle-ci, puisque cette enquête, il faut le dire, les faits se déroulent jeudi,
00:22on est le 6 octobre, en fin de manifestation, il ne fait pas encore nuit, mais on est au moment
00:27où la dispersion commence,
00:29et que l'IGPN est saisi moins de 24 heures plus tard.
00:32Il est donc interrogé sur ce qui se passe à Paris et Patrick Faure dit hier soir, on l'a
00:38entendu, ça a été diffusé sur BFM TV,
00:40qu'il faut regarder, dit-il, aussi ce qui précède.
00:43Et parmi les images qui existent dans les images que nous avons reçues, il y a ce que l'on
00:49va voir, Julie, dans les images qui précèdent.
00:51Alors justement, on les voit là ces images, ils étaient encerclés, est-ce qu'on peut les remettre, peut-être
00:56c'est allé un peu vite,
01:00on va le voir ce jeune qui semble mettre un premier coup à un policier.
01:04En fait, on voit un jeune surgir, qui envoie un ou deux coups de pied en direction des forces de
01:11l'ordre qui sont devant lui,
01:13la question évidemment c'est de savoir s'il s'agit de votre client.
01:16Oui, alors écoutez, moi je trouve que c'est une justification assez inédite, je le dis comme je le pense.
01:20Alors moi je ne parle pas de justification, je dis simplement que je pense que c'est à cette image
01:25-là que le préfet de police de Paris faisait référence hier.
01:27Moi je ne me pose ni en juge, ni en procureur.
01:30Vous ne le dites pas, mais je le dis.
01:32Donc si vous voulez, en fait, il y a deux choses, moi je suis extrêmement péremptoire sur ce que me
01:35dit mon client,
01:36il me dit que ça n'est pas lui.
01:37La question qui se pose ensuite, c'est est-ce qu'une antériorité, c'est de ce que je comprends,
01:41de ce que dit le préfet de police, c'est de dire finalement une espèce de justification peut-être un
01:47peu feutrée,
01:48de dire finalement, il y a eu un épisode de violence.
01:50Ce n'est pas du tout ça, je crois, qui doit aujourd'hui nous attirer notre attention.
01:55L'attention, elle est très claire sur une scène qui est filmée, je tiens à dire aussi, c'est très
01:58important,
01:59s'il n'y avait pas eu de vidéo, il n'y aurait pas de dossier.
02:02Je ne serais pas sur ce plateau pour en discuter, c'est une évidence.
02:05Et je crois qu'il faut être raisonnable juste deux secondes, pas besoin de dix secondes.
02:08Qui filme là ? C'est un autre manifestant ?
02:10Écoutez, je ne sais pas qui est-ce qui filme, ce qui est sûr, c'est que ces images nous
02:12parviennent.
02:13Moi, je vais être très laconique, vous avez un jeune de 18 ans qui est dans une manifestation d'étudiant
02:19qui, presque en signe de réédition, lève la main gauche.
02:22Un fonctionnaire de police l'encercle, l'étrangle avec le bras gauche.
02:26Un autre, quasiment, lui porte l'estocade avec un coup de genou.
02:29C'est ça qui doit nous brusquer.
02:30L'idée n'est pas de dire que toute la police est violente ou que les fonctionnaires ne savent pas
02:34faire leur travail.
02:35Ce que je dis, c'est lorsqu'il y a des comportements qui ne sont pas adaptés,
02:38il faut être exemplaire et intransigeant.
02:40Et venir dire et justifier, finalement, il y a peut-être un épisode antérieur,
02:44c'est déjà, je crois, mettre le doigt dans un engrenage qui me dérange.

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