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  • il y a 13 minutes
A l'occasion de son meeting prévu ce dimanche 11 octobre au Zénith à Cournon-d'Auvergne, près de Clermont-Ferrand, Jean-Luc Mélenchon s'est exprimé dans le Puy-de-Dôme où il est en campagne. 

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Transcription
00:00Priorité au direct, Jean-Luc Mélenchon s'exprime sur le sujet.
00:03La tranquillité publique, ce sont les bacs, les commissariats du Coir, police secours, c'est pas leur boulot quoi.
00:10Donc ils ne savent pas le faire et ils font beaucoup d'erreurs, ils ne maîtrisent pas leurs nerfs,
00:17ils n'obéissent pas à leur chef, ce qui est comme ici, cette bataille.
00:21Nous l'avons vu, nous en avons d'innombrables témoignages.
00:24Vanier nous a raconté comment ayant discuté avec le commissaire de police,
00:29pour faire reculer tout le monde pour éviter le choc,
00:33les tirs avaient eu lieu et que le commissaire était totalement désabusé, ne contrôlait plus la situation.
00:38Pour nous c'est le...
00:41Je ne sais pas si vous avez observé, mais on a commencé dans une formule,
00:45on soutient le mouvement d'une manière un peu classique,
00:47et puis on a compris que le pire danger c'était la violence policière.
00:51et que nous, par-dessus tout, on est attaché à ce que ça se finisse pas mal quoi,
00:57qu'il n'y ait pas un mort, qu'il y a déjà des blessés graves, mutilés, éborgnés.
01:04Pour nous c'est la préoccupation essentielle aujourd'hui.
01:07Alors on a été, je crois, entendu,
01:09beaucoup de gens se sont mobilisés pour protéger les manifestations lycéennes, voilà.
01:15Voilà ce que je peux...
01:16Après, le mouvement, il s'appartient à lui-même, c'est une...
01:20La vue complotiste sur les mouvements, c'est aussi vieux que le rapport entre un mouvement populaire et un pouvoir.
01:27Le pouvoir dit toujours qu'il y a des agitateurs secrets, voilà, mais c'est pas le cas.
01:32Gabriel Attal, justement, vous accuse de manipuler cette jeunesse.
01:34Oui, mais je ne suis pas obligé de répondre, parce que si je vois pourquoi moi je devrais répondre à
01:38un truc pareil,
01:39alors que moi je pourrais leur dire, mais vous, vous avez l'intention de les massacrer.
01:44La démonstration que veut faire le pouvoir, c'est je vais vous faire tellement peur que vous n'oserez pas
01:48revenir.
01:49C'est ce qu'ils se sont dit au début.
01:51Après, ils ont compris que c'est plus compliqué,
01:52parce que le malaise dont il est question, la racine de la révolte,
01:58elle est extrêmement ample et la racine du mal est très profonde.
02:03C'est pour ça que ce mouvement ne ressemble à aucun autre.
02:06C'est le plus ample depuis 50 ans.
02:08Même mai 68 était moins enraciné dans le terrain de la jeunesse en mai 68.
02:15Bon, moi je n'avais que 16 ans à l'époque, mais ça n'a rien à voir avec ce
02:19qui se passe aujourd'hui,
02:20qui s'est diffusé à l'inverse de toutes les géographies des mouvements jusque-là.
02:25C'est-à-dire que c'est partir de la banlieue.
02:27D'habitude, ça part du centre-ville, les mouvements de lycéens.
02:30Et puis, ça a contaminé des lycéens vers les étudiants.
02:34Les autres fois, c'était les étudiants d'abord, les lycéens après.
02:38Ensuite, quoi encore ?
02:42La jonction avec le syndicalisme des salariés.
02:47Quasi instantané, ça n'a pas de précédent, une chose pareille.
02:50Ensuite, tous les syndicats de l'éducation, tous mobilisés en même temps autour d'eux.
02:56Donc, il y a tellement de caractéristiques nouvelles que la première question à se poser,
03:00ce n'est pas de recommencer le vieux sketch comme il y a de poubelles qui brûlent,
03:04des chiffres invraisemblables de policiers et de gendarmes blessés.
03:07Enfin, ça ne tient pas debout.
03:09Ils ont dû se blesser avec un trombone, ce n'est pas possible.
03:12700, mais bon, bref, ça, c'est la vieille comédie.
03:18Mais à la question du présent, c'est à celle-là qu'il faut répondre.
03:24Comment ils comprennent en face ce qui se passe ?
03:27Et ce qui se passe, c'est leur enfant.
03:29Parcours Plus, c'est eux qui l'ont inventé.
03:31Le non-remplacement des...
03:33Écoutez, c'est M. Attal.
03:34C'est lui, le rapporteur de la loi, ce n'est pas moi.
03:37Parce qu'on me colle ça sur le dos, mais c'est quand même...
03:39Et ça, c'est le fond de l'affaire.
03:40Parcours Plus, c'est le foyer anxiogène de la jeunesse lycéenne.
03:46Vous arrivez au lycée, vous savez que vous allez tomber dans les pattes de Parcours Sup.
03:50Et puis, on vous dit, il faut faire des bons résultats pour avoir la fac que tu as choisie.
03:56À supposer que ce soit vrai, c'est très angoissant.
03:59Si tu n'as pas ton prof, si tu n'as pas...
04:01C'est-à-dire, la réalité que tu vis est une réponse négative à la question qui t'est posée
04:06au départ.
04:07Est-ce que tu vas pouvoir bien apprendre, en faire plus ?
04:09Les 3 000 remplacements, ce n'est pas suffisant ?
04:10Il n'y aura pas de changement structurel avant la présidentielle ?
04:12On ne va pas réformer tout Parcours Sup ou rebâtir tous les bâtiments dans les 6 mois, là ?
04:18Ben, on peut faire beaucoup de choses, peut-être, non, quand même ?
04:20Parce que si c'est comme ça, on ne fait jamais rien.
04:23Alors, on dit, ah ben c'est ça les moyens que vous avez choisis ?
04:26Ben oui, c'est les moyens qu'ils ont choisis, ça a été assez efficace.
04:29Ils ont déjà gagné 3 000 remplaçants.
04:31Et à chaque étape, des problèmes énormes sont soulevés.
04:34D'où sortent ces 3 000 remplaçants ?
04:35Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
04:37Il y avait donc 3 000 remplaçants qu'on n'avait pas affectés.
04:40Et quand on lui pose la question, il fait une réponse qui est tout à fait étrange.
04:43On n'avait pas le bon logiciel.
04:45Enfin, qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
04:48Donc, on sent, moi j'en suis convaincu,
04:51la manière avec laquelle l'enseignement public a été traité est un plan délibéré.
04:57C'est-à-dire que, dans ce domaine comme dans les autres,
05:00il s'agissait de créer le marché du savoir.
05:01Ça, je vais l'expliquer au meeting un peu en détail.
05:05Là, je ne vais pas vous prendre dans le détail,
05:07mais ça a été fait de manière délibérée.
05:09Et quand vous écoutez M. Attal, il compte continuer.
05:11Comment ça marche un marché ?
05:13Vous mettez les gens en opposition les uns avec les autres,
05:15vous mettez les établissements en compétition entre eux,
05:18et puis vous mettez une haie, comme la muraille là,
05:22en cours de route, il faut la passer, il faut la passer à l'étape suivante.
05:25Que dit M. Attal ?
05:26Il va rétablir le certificat d'études.
05:28Ce qui prouve qu'il ne sait même pas comment marchait le certificat d'études à l'époque.
05:32Il va mettre le certificat d'études entre le primaire et le collège.
05:35Puis entre le collège et le lycée, c'est le BEPC,
05:38qui deviendront des clapets de blocage.
05:41Mais tout ça renvoie à...
05:44Tout est utilisé par eux pour créer, voilà, ça.
05:48C'est-à-dire, ben, vous n'êtes pas content de ne pas avoir votre fac à Parcoursup ?
05:52Ben, allez dans une fac privée.
05:54Vous empruntez des sous et vous payez.
05:56Et vous commencez votre vie avec une dette.
05:57Ça, c'est le système américain.
05:59Mais nous, les Français, on ne peut pas se payer ça.
06:01On a besoin de tout le monde.
06:04Et pourquoi c'est aussi violent, le choc ?
06:06Parce que ça a été 20 ans à essayer de préparer une scolarisation de masse
06:13pour avoir une population en masse à l'université.
06:16C'était ça, le plan.
06:17Je me rappelle avoir participé à des discussions
06:21sur est-ce que l'objectif, c'était 50% d'une classe d'âge en licence.
06:26Donc, le but, c'était ça.
06:27Et tout d'un coup, il retourne le système.
06:30Non, non, pas question.
06:31Il faut que ce soit...
06:33Il ne faut pas que l'enseignement public prenne l'engagement de prendre tout le monde.
06:36Il faut que les gens, donc, s'offrent leurs études.
06:40Voilà.
06:40Est-ce qu'Emmanuel Macron doit recevoir les organisations lycéennes, selon vous ?
06:44Ben, le...
06:45François Mitterrand l'avait fait.
06:48Je ne sais pas à quoi ça servirait,
06:50puisque vous venez de me dire que rien ne sert à rien.
06:52Mais...
06:52Bon, ben, si, ben...
06:54Je n'en sais rien, mais il y a des dégâts.
06:56Moi, je ne sais pas.
06:57Ce n'est pas moi qui suis à sa place.
06:58Moi, je sais ce que je ferai.
06:59Mais lui, ben, moi, je supprime par cours su.
07:02Ben, en arrivant.
07:02À la place, vous, président.
07:04Est-ce qu'il faut bien répartir les élèves ?
07:05Ah bon ?
07:06Il faut bien leur trouver une affectation après le bac.
07:09Non.
07:10Il faut savoir ce qu'ils veulent.
07:11Vous demandez aux gens ce qu'ils veulent.
07:14Et puis, vous adaptez...
07:15C'est les deux techniques.
07:17Si vous faites le contraire, ça porte un nom.
07:19Ça s'appelle numerus clausus.
07:20Ils ont fait ça en médecine.
07:21C'est grandiose.
07:22Ça s'est terminé par un désert médical généralisé.
07:24Vous créez des places dans les facs, notamment ?
07:26Ben, vous...
07:26On crée des places.
07:28Ben, ce n'est pas les bâtiments qui vont, quoi.
07:30Si vous voulez qu'on réquisitionne en région parisienne,
07:33vous les trouvez, moi.
07:34Et puis après, il faut trouver les gens
07:35à mettre devant les élèves.
07:37Bon.
07:37Là, c'est un certain niveau.
07:39Pour la fac, ça va être des doctorants.
07:40Pour les lycées, on peut utiliser
07:42les gens qui en sont à bac plus 3.
07:44Il y a eu un temps, on recrutait à bac plus 3.
07:47Des profs de lycée.
07:48J'ai même connu une période
07:49où on recrutait au bac.
07:51Donc, c'est bon, quoi.
07:52Alors, il ne faut pas recruter au bac.
07:53On a élevé le niveau.
07:56Mais voilà ce qu'il y a à faire.
07:57Où est la complication là-dedans ?
07:58Les gens sont là.
08:00Vous avez des milliers de jeunes gens
08:02qui sont en maîtrise
08:03ou qui sont en licence.
08:05Licence, qu'est-ce que ça veut dire ?
08:06Licence d'enseigner.
08:08C'est ça que ça veut dire.
08:09Donc, des gens qui sont en licence,
08:11qui ne demandent pas mieux que de...
08:12Alors, évidemment,
08:13il faudrait en même temps
08:14qu'ils aient un temps où ils se préparent.
08:15Vous ne les mettrez pas à 100% devant des classes.
08:18Il faut en même temps qu'ils apprennent un peu
08:20comment on enseigne.
08:22Mais tout ça, aujourd'hui, est subclaquant.
08:24Ils ne le font pas non plus.
08:26Non, c'est...
08:27J'ai lu...
08:27Attal, il dit,
08:28on n'est pas dans Astérix et Cléopâtre.
08:30On ne peut pas créer des facs comme ça.
08:33Mais si, on peut.
08:34On peut.
08:34Il y a de la place partout.
08:35En France, des bâtiments vides,
08:36il y en a de tous les côtés.
08:37Ce n'est pas un sujet.
08:39M. Mélenchon,
08:40ce matin,
08:40Donald Trump a signé un accord
08:42avec Vladimir Poutine
08:43pour fournir du diesel
08:44aux marchés internationaux.
08:45Est-ce que c'est ce genre de deal
08:46quand vous parlez de réouvrir
08:47les négociations avec la Russie ?
08:49C'est ce genre de deal que vous soutenez ?
08:50C'est comme ça qu'il faut faire ?
08:51Non.
08:52Ça prouve.
08:53Rentrez-vous tous bien ça dans le crâne.
08:55Parce que la mentalité
08:57des dirigeants européens
08:59est pourrie d'atlantisme.
09:01Donc, ils continuent à penser
09:03que le monde d'avant continue.
09:05Le monde d'avant est mort
09:07avec les droits de douane,
09:08la concurrence libre et non faussée,
09:10le néolibéralisme
09:11qui a occupé toute la fin
09:12et le début du XXe siècle
09:14et le début du XXIe,
09:15tout ça est fini.
09:17Avec Trump,
09:18on ne discute que d'une chose,
09:20business.
09:21C'est un impérialisme pur
09:22et c'est la ligne
09:23qu'ont choisi les États-Unis d'Amérique.
09:25Et ne croyez pas
09:26que ce soit Trump
09:26parce qu'il est violent et grossier.
09:28Biden avait la même stratégie politique
09:30de remettre une forteresse
09:33aux États-Unis
09:34pour qu'à l'abri des droits de douane,
09:36repousse une industrie américaine.
09:39Là, ce qu'il vient de faire,
09:40c'est que les Européens
09:42doivent se manger les doigts
09:43parce que c'est nous,
09:45les Européens,
09:45qui avons porté
09:46tout le poids des sanctions.
09:48Mais c'est la même chose
09:49qu'avec l'Iran.
09:50Ils avaient déjà fait le même coup,
09:51les Américains.
09:52Donc, ils s'en foutent.
09:53Ils mettent des sanctions,
09:54ils les enlaient
09:54suivant ce qui les arrange.
09:55Et là, ils vont faire du commerce.
09:57Voilà pourquoi
09:59la stratégie de...
10:00Ce n'est pas la stratégie de Trump,
10:02c'est la stratégie européenne
10:03qui est lamentable.
10:04Ce n'est pas comme ça
10:04qu'il faut faire, à l'évidence.
10:06Là, on est embarqué
10:07dans une guerre
10:09alors qu'on devrait être embarqué.
10:10C'est nous qui devrions faire
10:11le tampon,
10:12ouvrir les discussions
10:13avec Poutine,
10:14amener Zelensky.
10:15Bon, il faudra peut-être
10:16un jour aussi
10:16qu'il y ait des élections
10:18en Ukraine.
10:19Celles qui sont en Russie
10:20ne sont pas fameuses.
10:21Bon, voilà.
10:22Mais c'est nous
10:23qui devrions faire ça
10:24parce que c'est l'Europe
10:25qui paye le plus cher
10:25cette affaire.
10:26Autre grosse actualité
10:28ce week-end,
10:29la primaire socialiste,
10:30le premier tour.
10:31Vous regardez ça
10:32avec attention
10:32ou désintérêt ?
10:33Non.
10:33Bon, j'attends
10:35que ça se passe.
10:36Une fois que le candidat
10:38socialiste sera désigné,
10:43bon, le tableau sera
10:44un peu plus stabilisé.
10:45Mais pas tout à fait
10:47de leur côté.
10:48Pas tout à fait.
10:49Il y a un candidat
10:49qui serait un adversaire
10:50plus intéressant pour vous
10:51qu'un autre ?
10:53Non, c'est...
10:55Ça n'a pas de sens
10:56parce que comme on ne sait
10:57pas lequel c'est,
10:57ni que, ni quoi,
10:59bon, alors...
11:01Tout ça est très flou, quoi.
11:02On attend que ça se stabilise,
11:04que les gens disent
11:04des choses claires,
11:05qu'on comprenne ce qu'ils veulent.
11:07Bon, tout d'un coup,
11:08on voit apparaître
11:09un clivage qu'on ne connaissait pas
11:10entre ceux qui sont
11:11pour s'allier avec les filles.
11:13Enfin, ils sont bien mignons, mais...
11:14Vous retrouvez des alliés ?
11:16Ben, attendez,
11:18ils continuent à penser
11:19que c'est eux
11:20qui disposent...
11:20qui choisissent le repas,
11:22les couverts,
11:23la nappe,
11:24la table.
11:24Mais ça, c'est le passé,
11:26tout ça.
11:27La dernière étape,
11:28c'était 1,67.
11:29Ça ne met pas en situation
11:30de décider autant de choses
11:32pour eux.
11:33Enfin, j'en sais rien,
11:33on verra bien.
11:34Vous n'avez pas acquis
11:35la plateforme ?
11:36Non, non, non, non.
11:38Non, non, à mon avis,
11:40je ne sais pas,
11:40mais bon,
11:41dès qu'il y a 10 personnes
11:42qui appuient sur le bouton,
11:43ça bloque tout,
11:44ce n'est pas prévu,
11:44je suppose.
11:45Je dis ça,
11:46mais c'est méchant,
11:47parce qu'en réalité,
11:48la même chose nous est arrivée.
11:50Non, il n'y a qu'un truc
11:51qui me fait rigoler,
11:52il dit,
11:53on a plus d'inscrits
11:54que n'importe quel autre candidat.
11:55Ah non, non, non,
11:56moi, c'est 408 000.
11:58Ce n'est pas la moitié
11:59de 240 000.
12:01Enfin, bon, c'est tout ça,
12:02c'est un peu...
12:04Non, je ne sais pas comment...
12:08Cette procédure est invraisemblable.
12:11Disons que ça ne m'a pas
12:12réconcilié avec l'idée des primaires,
12:14parce qu'ils se sont entre-détruits
12:16et tout ça à la fin
12:17pour faire voter 140 000
12:19hypothétiques personnes.
12:21Alors, qu'est-ce qui donne
12:21de la légitimité
12:22dans une situation pareille ?
12:25Mais je n'en dis pas plus,
12:26parce que réellement,
12:27je n'y ai pas réfléchi plus que ça.
12:30On regarde,
12:31on va voir si ça donne...
12:32quelque chose.
12:34Je m'étonnerais.
12:35Sur le 17 octobre,
12:37en pleine crise des lycéens,
12:39est-ce que vous pensez
12:40que le 17 octobre,
12:40ça peut...
12:41Encore un palier supplémentaire
12:42peut être franchi
12:43en termes de contestation,
12:44potentiellement de convergence
12:44des luttes ?
12:45Le 17 octobre,
12:46ce qui est certain,
12:48ce qui nous paraît
12:49le plus probable,
12:52c'est qu'il y a
12:54un trajet
12:55qui fait
12:56mardi prochain,
12:58puis le 17 octobre.
13:00Alors,
13:00d'abord,
13:01il fallait savoir
13:02si mardi prochain
13:02était confirmé.
13:04C'est confirmé
13:05par les syndicats lycéens
13:07et étudiants,
13:08et il y a l'appui
13:11des confédérations salariées.
13:13Pour nous,
13:13c'est vital,
13:14cette histoire.
13:15C'est-à-dire que,
13:16nous,
13:17les insoumis,
13:17on peut faire plein de choses,
13:18on peut aider,
13:19s'interposer et tout,
13:20mais à partir
13:21d'une certaine masse,
13:22c'est fini.
13:23Il faut qu'il y ait
13:24une protection
13:25qui vienne
13:26de la société elle-même,
13:27ce qui est le cas
13:28lorsque les fédérations
13:29de parents d'élèves
13:30et les confédérations
13:31s'y mettent.
13:32Donc,
13:32ce dispositif-là,
13:33il faut qu'il reste
13:34comme ça
13:34pour le 17 octobre.
13:36Vraiment,
13:36j'insiste,
13:37il faut que le 17 octobre,
13:40les syndicats
13:41de salariés
13:43et tous ceux
13:44qui vont participer
13:44à la mobilisation
13:45du 17 octobre
13:47se concertent,
13:48s'organisent
13:49pour que les choses
13:49se passent
13:50dans les meilleures
13:51conditions possibles.
13:52Parce que
13:54le gouvernement
13:54et les macronistes
13:56ont,
13:57du fait de leur incapacité
13:58à comprendre
13:58ce qui se passait,
14:00créé une conjonction
14:01qui, elle aussi,
14:02est un peu unique.
14:03C'est qu'on avait
14:04un calendrier du mouvement
14:05et un calendrier politique
14:07qui était déjà pas simple,
14:08le vote du budget.
14:09Et ils ont réussi
14:10à faire en sorte,
14:11en traînant le temps
14:12qu'ils ont traîné,
14:12que les deux calendriers
14:13marchent maintenant
14:14en se renvoyant
14:15l'un à l'autre.
14:16Je veux dire,
14:17s'il y a un accord signé
14:18à propos de l'état
14:20des lycées,
14:20on le verra tout de suite
14:22puisque ce sera
14:22le vote du budget.
14:23Donc, je pense
14:25qu'il faut prendre au sérieux
14:26cette situation
14:27comme une crise politique
14:29globale.
14:31Et pas attendre
14:32que les choses
14:32se démontent
14:33par petits bouts
14:35parce qu'on n'aurait rien
14:37à y gagner,
14:38à la pagaille,
14:39à des choses
14:39qui ne seraient plus maîtrisées.
14:40Donc, je profite
14:41du fait
14:41que vos micros
14:42sont là
14:42pour redire
14:45aux lycéens
14:45et aux étudiants
14:46que je leur recommande
14:48des stratégies
14:49non violentes
14:50et en particulier
14:51de bien comprendre
14:52que mettre le feu
14:53à des poubelles
14:54ne fait pas avancer
14:55la cause d'un mètre.
14:56Par contre,
14:56ça donne des images
14:57qui nous desservent.
14:58Je crois que tout le monde
14:58le comprend.
14:59Donc, il ne faut pas le faire.
15:00Vous y serez mardi
15:00à la mobilisation ?
15:02Oui, oui,
15:02parce que c'est un appel général.
15:04Oui, vous avez vu,
15:05je ne reste pas longtemps
15:06parce que c'est...
15:07Mais le temps
15:08de montrer du soutien,
15:09quoi, voilà.
15:09La discussion budgétaire
15:11peut être une réponse,
15:12vous venez de le dire.
15:13Donc, il est important
15:13pour que la France
15:14ait un budget cette année ?
15:16Ben, s'il est bon, oui.
15:18Sinon, non.
15:18Ça veut dire quoi ?
15:19Ben, qu'on y trouve dedans
15:20ce qu'on est en droit
15:21d'y attendre.
15:22Voilà.
15:23Parce que le cinéma,
15:25il faut que la France
15:25ait un budget,
15:26pas à moi, quoi.
15:28Le voisin espagnol,
15:30ils ne votent pas de budget
15:31depuis trois ans
15:32et ils ont le taux de croissance
15:34le plus fort d'Europe.
15:35Alors, non,
15:36ce n'est pas ça le sujet.
15:37Le sujet, c'est
15:38est-ce qu'ils se maintiennent
15:40dans une stratégie ?
15:41Mais de toute façon,
15:41tout le monde va être
15:41au pied du mur
15:42en quelques jours, là.
15:44Vu que, moi,
15:45on m'accuse
15:46de toutes sortes de choses,
15:47mais quand M. Lescure
15:48va raconter des bêtises
15:49à Londres
15:49et qu'à lui tout seul,
15:50il fait monter
15:52les taux d'intérêt
15:53entre la France
15:54et l'Allemagne
15:55au détriment des Français,
15:56alors là,
15:57personne n'a rien à dire.
15:58Bon, vous avez vu
15:59la discussion qui a commencé.
16:01Mais j'en étais sûr.
16:02Il va falloir parler
16:03de la dette,
16:04mais pas à leur manière
16:05parce que je vous ferai remarquer
16:07qu'aucun d'entre eux
16:08ne dit comment
16:08ils comptent la régler.
16:10Ils ne vous répondent
16:10qu'à une question,
16:11c'est comment devenir crédible
16:12pour qu'on leur prête
16:14moins cher.
16:15Mais la réponse
16:16qu'ils apportent
16:16n'est pas du tout crédible.
16:18Il y a déjà des gens
16:19qui ont parié
16:19sur l'effondrement de la France.
16:21C'est peut-être le moment
16:22qu'ils pèsent leur mot
16:22et qu'ils choisissent
16:23ce qu'ils vont faire.
16:24La Banque Centrale Européenne
16:25sera obligée
16:27d'intervenir.
16:28Et le banquier français
16:30ferait bien
16:30d'apprendre son histoire.
16:32Je sais qu'il ne vient pas
16:32de ce milieu
16:33et que sa seule vertu
16:34est d'avoir été
16:34un collaborateur
16:35de M. Macron.
16:37Mais il n'a pas l'air
16:38de savoir
16:38que la Banque Centrale Européenne
16:39est déjà intervenue
16:40à plusieurs reprises
16:42pour faire une digue
16:43par rapport à des États
16:45qui étaient en crise.
16:46Avec un parapluie,
16:47ça le fait moins.
16:48Tu vois ?
16:49Non, regarde,
16:49ça y est, ça passe.
16:51Juste une question
16:51avant de se prendre l'appui
16:52sur les retraites.
16:53Je ne sais pas si vous avez regardé
16:54L'heure de vérité
16:54avec Edouard Philippe
16:55cette semaine.
16:55Il est revenu là-dessus
16:58et en défendant
16:59sa réforme
17:00avec l'âge de départ
17:01à 65,
17:02il vous a lancé
17:03un petit taquet
17:03en disant
17:0460 ans,
17:05ce n'est pas réaliste,
17:06ça mettrait en danger
17:06le système de retraite.
17:08Vous, vous maintenez
17:08cette proposition ?
17:09Évidemment.
17:10Mais je ne suis pas fou.
17:12Ils ont créé...
17:13C'est ça l'habileté
17:14des libéraux.
17:15Parce qu'on les dit libéraux
17:16mais c'est eux
17:17qui creusent les dettes.
17:18C'est quand même terrible.
17:19Quand vous voyez
17:19les gouvernements de droite,
17:21c'est eux qui font
17:21les trous les plus importants.
17:22Pourquoi ?
17:23Parce qu'ils arrivent
17:24juste après en disant
17:24ah ben vous voyez
17:25il n'y a plus de sous.
17:26Là ils ont transféré
17:27une partie des recettes
17:28de la sécurité sociale
17:29sur le budget de l'État
17:30en exemptant
17:32de cotisations sociales
17:33jusqu'à 3 fois le SMIC
17:34je crois.
17:35Donc ça représente
17:3680 milliards
17:37qui sont passés
17:38dans le budget de l'État.
17:39Mais ils n'ont rien à faire là.
17:40Normalement c'était
17:41les cotisations
17:41qui payaient tout ça.
17:42Si c'était encore
17:43des cotisations,
17:44on pourrait par exemple
17:45imaginer
17:46de les augmenter
17:47d'un quart
17:48tous les ans.
17:49Bah un quart de point
17:50ce n'est pas beaucoup.
17:51Et puis avec ça
17:51ça couvre.
17:52Mais si vous commencez
17:54à dire que vous allez
17:54transférer 82 milliards
17:56du budget de l'État
17:57sur la caisse
17:58de la sécurité sociale
17:59c'est-à-dire
17:59sur des cotisations
18:01dans les entreprises
18:02on va faire tomber
18:03la bête à genoux.
18:05Donc ce n'est pas possible.
18:06Alors quand il dit
18:08ce n'est pas réaliste
18:09il pourrait commencer
18:09déjà par dire
18:10ce qui n'a pas été réaliste
18:11c'est de transférer ça
18:12dans le budget de l'État.
18:13Parce que maintenant
18:14c'est le budget de l'État
18:15qui doit payer
18:16à la place
18:16des cotisations sociales.
18:18Mais j'ai remarqué
18:19que...
18:20Alors donc un déjà
18:21il pourrait commencer
18:22par battre sa coulpe.
18:23Parce que c'est quand même
18:24lui qui a participé
18:24à faire ça
18:25avec tous les autres.
18:27Et puis après
18:27il suffit de faire
18:28des calculs
18:29combien il faut.
18:30Et une fois qu'on a regardé
18:31combien il faut
18:32on sait combien il faut prendre.
18:34Et on sait à qui.
18:35Parce que l'accumulation
18:36qui s'est faite
18:37autour des milliardaires
18:38des millionnaires
18:39la flat tax
18:41le crédit impôt recherche
18:43tout ça
18:43c'est un multiple
18:44de la somme
18:45dont on a besoin.
18:46Donc il faut bien
18:47s'organiser.
18:48Moi dans mon esprit
18:48pour faire simple
18:49et avoir un petit tableau
18:50facile à comprendre
18:51vous avez d'un côté
18:54la collecte
18:55qu'il faut faire
18:55pour satisfaire les besoins.
18:57Alors payer des profs
18:57et des infirmiers
18:58et ainsi de suite.
18:59Bon.
19:00C'est pas toujours
19:00les mêmes budgets
19:01mais peu importe.
19:02Donc ça c'est avec
19:04la collecte
19:04de ressources supplémentaires.
19:05Ensuite
19:06Dezio
19:07où va-t-on prendre
19:08des sous
19:08pour rembourser la dette ?
19:09Mais je suis le seul
19:10qui parle de rembourser la dette.
19:12Qui parle de la rembourser ?
19:13Vous avez tous oublié
19:15quand M. le maire impérial
19:16m'avait dit
19:17M. Mélenchon
19:18vous voulez convertir
19:19la dette
19:19en dette perpétuelle
19:20et il m'a dit impérial
19:21mais elle l'est M. Mélenchon
19:22on ne la rembourse jamais
19:24on emprunte.
19:25Donc leur seul problème
19:26à eux
19:27c'est qu'ils ont créé
19:28une rente pour le capital
19:30ceux qui prêtent.
19:31Mais ça n'existait pas
19:32ça avant les amis.
19:34Avant la France
19:35ne faisait pas ça.
19:36Elle n'allait pas chercher
19:37ses sous
19:37sur le marché financier.
19:40Elle les prenait
19:40à domicile
19:41avec les dépôts
19:42c'est toute une technique
19:43on appelle ça
19:44le circuit du trésor.
19:46De quoi il parle ?
19:47Alors il dit quoi
19:48c'est pas réaliste ?
19:49Depuis quand il est réaliste lui ?
19:51Depuis quand ?
19:51La dernière fois
19:52c'était quand ?
19:53Il vous a dit une fois
19:54tiens je vais améliorer
19:55le budget
19:56de la santé
19:57en faisant reculer
19:59le diabète
19:59ou le cancer
20:00pas du tout
20:01il lève la main
20:01lui et tous ses camarades
20:03pour foutre des pesticides
20:04partout
20:04qui vont augmenter
20:06le cancer.
20:07Donc je trouve
20:07qu'il y a une forme
20:08d'arrogance
20:09mais bon
20:10souvent les puissants
20:11ont cet air tranquille
20:12ils vous disent
20:13des trucs invraisemblables
20:14qui tiennent pas debout
20:15mais comme c'est dit
20:16avec aplomb
20:17on se dit
20:17ah bah quand même
20:18alors on va demander
20:19à Mélenchon
20:19si c'est vrai ou pas quoi.
20:21Donc 60 ans
20:21c'est raisonnable.
20:23Pardon ?
20:2360 ans c'est raisonnable.
20:25Oui
20:25ça s'organise
20:26alors je vous dis pas
20:28c'est pas le lendemain
20:29du jour
20:30on est élu
20:30ça non
20:31mais ça va
20:32un mandat
20:32c'est 5 ans
20:33il y a largement le temps
20:34mais avant
20:36ils vont nous faire une guerre
20:38les marchés financiers
20:39ils vont peut-être
20:39la commencer
20:40avec M. Macron
20:42normalement
20:43dès cette année
20:45donc on va voir
20:46qui répond
20:46et comment
20:47mais
20:49qu'est-ce que vous croyez
20:50qu'il y aura que la France
20:51qui va être mal ?
20:51Tout le monde est à 4%
20:53nous on est plus
20:54maintenant ils sont tous
20:55en train de dire
20:56qu'on va être à 7%
20:57mais en attendant
20:58tout le monde est à 4 là
20:59tout le monde, toute l'Europe
21:00il y a 5 pays
21:01qui sont au-delà de 100%
21:03d'endettement
21:03par rapport au PIB
21:04et ces 5 pays
21:05représentent 50%
21:06du PIB de l'Europe
21:07alors ?
21:08alors quoi ?
21:09vous allez vous en prendre
21:10aux français ?
21:11ben si c'est moi
21:12vous allez tomber sur un os
21:13parce que je ne me laisserai pas faire
21:15et je sais comment faire
21:16mais là il faut mieux
21:17que tout le monde soit raisonnable
21:18fasse des choses raisonnables
21:19donc parier
21:20sur une difficulté de la France
21:22c'est s'exposer
21:23à de grands ennuis
21:24avec moi
21:24si c'est moi qui préside
21:25si c'est quelqu'un d'autre
21:26peut-être qui sera plus accommodant
21:28mais moi ça ne sera pas le cas
21:29et je vous dis ça
21:30bon un peu
21:32je monte les épaules
21:33mais vous savez
21:34avant que nous soient
21:35vraiment en difficulté
21:36il y aura déjà les américains
21:38parce que 40 000 milliards
21:39de dettes
21:40même en appuyant
21:40sur le bouton
21:41tous les 5 minutes
21:41pour imprimer des dollars
21:43ça commence à devenir chaud
21:44pour eux aussi
21:46le monde entier
21:47va entrer dans une crise financière
21:49tout le monde le sait
21:50tout le monde le sait
21:51donc et qu'est-ce qu'on fait ?
21:53rien
21:54on attend que la foudre tombe
21:56bon
21:56moi j'ai pris le temps
21:57avec mes amis
21:58d'y réfléchir un peu
21:59je ne vous dis pas
21:59qu'on a des solutions définitives
22:01ne me demandez pas à moi
22:02de réorganiser le capitalisme international
22:04c'est pas mon affaire
22:06mais à la faveur
22:07il y a une chose
22:08qu'il faut qu'ils comprennent bien
22:09la crise n'est pas une opportunité
22:11que pour les spéculateurs
22:12elle est aussi une opportunité
22:14pour des gens
22:15qui veulent changer le système
22:16parce que quand leur système
22:18ne marche plus
22:18il faut mettre autre chose en place
22:19en fait moi confiance
22:20on a des idées
22:21bon on arrête là
22:22je vais m'épuiser
22:23je vous raconte tout mon meeting
22:24vous n'allez pas le suivre après
22:25je vais m'épuiser
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