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Jean-Luc Mélenchon, candidat LFI à la présidentielle, organise un meeting à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) ce dimanche 11 octobre.
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00:00:00Je suis tout gêné, ça m'a fait ça à chaque fois que ça déborde comme ça.
00:00:04Je suis tout gêné de vous savoir dehors, tandis que je vais être dedans.
00:00:08Mais nous ne formons qu'un seul et unique groupe, vous le savez toutes et tous, à cet instant.
00:00:14Et avec tant de bonheur, tant de joie, tant de force, de se voir si nombreux.
00:00:23Alors je devine l'inconfort de votre situation.
00:00:27Alors on m'a dit, pas du tout, les gens ont l'habitude, ils s'assoient par terre.
00:00:32Je ne veux pas m'en mêler, faites comme vous le sentez.
00:00:35Mais à toutes et à tous, merci.
00:00:37Et sachez bien que tout concourt à ce que nous faisons, dans ce que nous faisons.
00:00:43Le fait que vous soyez là, le fait que vous ayez eu la patience de rester, et vous allez rester.
00:00:49Après que tout ait été rempli.
00:00:51Tout ceci a un sens.
00:00:52Tout ceci se voit, tout ceci se sait.
00:00:54Et n'oublions jamais cela.
00:00:57Nous sommes le camp des oubliés, des sans-paroles, des humiliés.
00:01:03Et quand on est en force comme nous le sommes, alors cette force rejaillit sur le moindre d'entre nous,
00:01:09qui là où il est, là où elle est, peut-être dans sa solitude, peut-être dans son malheur,
00:01:15peut-être dans son envie de participer,
00:01:17mais dans la possibilité où il ou elle se trouve de prendre sa place à la première ligne du combat.
00:01:23vous voyant à le cœur qui gonfle et se remplit d'espérance.
00:01:27Et c'est que demain va venir jusque dans nos mains.
00:01:30A tout de suite.
00:01:39Voilà, Jean-Luc Mélenchon qui vient de prendre la parole à l'extérieur.
00:01:43Anthony Lebeau, vous êtes en direct sur place.
00:01:44C'était improvisé, c'était aussi une manière pour le leader insoumis
00:01:47de montrer qu'il y a beaucoup, beaucoup de monde cet après-midi à Clamont-Ferrand pour l'écouter.
00:01:51Vous avez eu mon image ?
00:01:53Voilà, vous voyez en image, en direct, ces images.
00:01:56Jean-Luc Mélenchon qui vient de passer juste devant nous, dans le hall de ce zénith de Clamont.
00:02:01Il vient de s'exprimer devant une foule, quelques milliers de personnes.
00:02:04Je ne sais pas vous dire encore combien de personnes il y avait encore à l'extérieur,
00:02:07mais il y en a effectivement beaucoup, beaucoup,
00:02:09qui sont malheureusement obligés de rester à l'extérieur
00:02:11parce qu'il y a beaucoup de monde à l'intérieur, la salle est comble.
00:02:16Jean-Luc Mélenchon qui a appelé ses militants, ses sympathisants
00:02:18à être en première ligne, à être en première ligne du combat.
00:02:21On va rentrer à l'intérieur, à l'intérieur du meeting avec Margot Vizade
00:02:24pour vous faire vivre effectivement.
00:02:27On a perdu la connexion, mais on a compris qu'Anthony suivait bien évidemment
00:02:31Jean-Luc Mélenchon qui est donc allé saluer ceux qui étaient restés à l'extérieur
00:02:35et qui maintenant fend la foule pour gagner le pupitre.
00:02:39Léopold Hedbert, c'est une séquence forte qu'a installé le candidat à la France Insoumise.
00:02:45C'est une séquence de campagne effectivement, démonstration de force par l'image
00:02:48avec ces mots qu'il vient de prononcer, le camp des oubliés, des sans-paroles, des humiliés.
00:02:54On entend également là que Jean-Luc Mélenchon, il veut s'adresser à un électorat aussi,
00:02:57peut-être délaissé, qui se sent totalement incompris.
00:03:03Dans ce sens, moi j'entends aussi des mots que pourrait prononcer Marine Le Pen.
00:03:06Ce camp des oubliés, ce camp de ceux qui ne sont pas encore là
00:03:10et qui ne se font pas entendre alors qu'ils commencent à parler.
00:03:39Eh bien !
00:03:42Ça me revient.
00:03:45Ah, t'es là Marianne !
00:03:48C'est déjà à Clermont qu'il y a tantôt quelques années, mais pas tant que ça,
00:03:56nous avions commencé cette longue marche
00:04:00qui trouve aujourd'hui un certain accomplissement dans le mouvement insoumis.
00:04:05C'était le front de gauche et je ne veux pas vous cacher que j'en ai une certaine nostalgie,
00:04:11mais qu'on me regarde toujours les bonnes choses que l'on a fait et que l'on a su
00:04:16faire développer.
00:04:17Ceci est grand, ceci est immense à cet instant.
00:04:21Et comme je viens de le dire, je sais que les images porteront.
00:04:24A tous, encore une fois, je sais que votre présence ici n'est pas destinée à je ne sais quelle
00:04:30absurde admiration,
00:04:31mais plutôt à former et à démontrer et à prouver l'existence d'une force
00:04:38qui fait que ça vaut la peine de se battre, ça vaut la peine de se mobiliser.
00:04:43Parce que l'effort ne sera pas perdu.
00:04:49Alors, évidemment, parce que c'est vous, parce que c'est nous tous,
00:04:53et parce que c'est cet instant dans l'histoire que nous écrivons,
00:04:57je veux dire, haut et fort, au pays tout entier et à ceux qui dans le monde nous regardent,
00:05:03l'immense satisfaction des Françaises et des Français que vous voyez ici
00:05:09à l'annonce du fait que c'est Navanetem Pillay qui a obtenu le prix Nobel de la paix.
00:05:18Juriste d'Afrique du Sud, le pays qui a lancé la procédure
00:05:23et qui a établi pour l'ONU le crime de génocide qui se commet à Gaza.
00:05:29Alors, je sais, d'aucuns s'étonnent de mes dédicaces.
00:05:34Alors, à cela, je dis, qui croyez-vous que nous soyons ?
00:05:38Nous sommes des consciences engagées à tout moment et sur tous les sujets.
00:05:42Voilà qui nous sommes.
00:05:43Et tant qu'il y aura pour la honte de l'humanité un crime pareil qui se commet
00:05:49avec la complicité de tous les puissants de la Terre,
00:05:53alors il restera nous qui sommes là, le point fermé en solidarité,
00:05:57unis comme les doigts d'une main.
00:06:03Depuis 1789, nous défendons partout et tout le temps les droits inaliénables de la personne humaine
00:06:12à vivre, à vivre, à vivre libre, à vivre en harmonie avec son environnement humain et naturel.
00:06:22Alors, voilà pourquoi il y a ce meeting.
00:06:26Je ne veux pas, nous ne voulons pas,
00:06:31que cette campagne hors du commun
00:06:34se résume à quelques épisodes plus ou moins folkloriques de télévision.
00:06:41Notre meeting occupe une place,
00:06:44celle qui va consister à envoyer un message
00:06:49sur le moment que nous sommes en train de vivre,
00:06:52pour qu'en pleine compréhension des événements et des tâches,
00:06:56chacun puisse trouver la place qui lui revient dans le combat.
00:07:00Car nul n'est de trop.
00:07:02Chacun d'entre nous y a sa place, à son échelle.
00:07:07Et c'est par la multiplication de ces entrées dans le combat
00:07:11que la force se constitue, se déploie, convainc.
00:07:16En novembre, nous tiendrons notre convention sur le programme.
00:07:20Et à partir de là, d'une réunion à l'autre, morceau par morceau,
00:07:25nous allons expliquer ce que nous allons faire
00:07:28si nous gouvernons ce pays,
00:07:30ou plus exactement, quand nous le gouvernerons.
00:07:36Je commence par dire ce que tous vous savez.
00:07:41Cette élection présidentielle ne ressemble à aucune autre avant.
00:07:46Nous voulons en assumer totalement
00:07:49la gravité des enjeux.
00:07:53Ces enjeux engagent en profondeur
00:07:56l'histoire de France.
00:08:00Nous ne devons pas laisser
00:08:03se rabougrir
00:08:05ces enjeux
00:08:06ou les choix urgents de notre temps
00:08:09qu'il faut savoir formuler,
00:08:11porter haut et fort,
00:08:13et ne pas les laisser se diluer
00:08:15dans le bal des vanités politiciennes
00:08:19et des lubies sondagiaires.
00:08:22Un monde
00:08:24est en train de s'achever.
00:08:27Ce monde,
00:08:28c'est celui qui, depuis 40 ans,
00:08:30fait la loi.
00:08:31Le néolibéralisme
00:08:33s'étendant à toute la planète
00:08:37après avoir fait
00:08:38son laboratoire de recherche
00:08:40sous la dictature de Pinochet
00:08:42et s'étendant à toute la planète,
00:08:45d'autant plus vite
00:08:46que l'URSS s'était effondrée.
00:08:49Il y a dans cette salle des gens
00:08:51qui ont été les témoins
00:08:52de ce lent cheminement
00:08:54où, année après année,
00:08:55mois après mois,
00:08:56on voyait dans tous les pays
00:08:57qui avaient auparavant
00:08:58conflit des conquêtes sociales inouïes
00:09:02qui dessinaient une ligne
00:09:03d'horizon différente
00:09:04pour les peuples.
00:09:05Tout cela a repris
00:09:07et les peuples poussés
00:09:08partout,
00:09:09ici, là,
00:09:10dans la misère,
00:09:11dans le retrait de leur conquête.
00:09:14Ce monde vient de finir
00:09:15parce qu'il est fini,
00:09:17parce que ses propres contradictions
00:09:19l'ont amené au point
00:09:22où l'empire
00:09:23qui avait cru à un instant
00:09:25qu'il dominerait le monde
00:09:27pour toujours,
00:09:29cet empire,
00:09:30les États-Unis d'Amérique
00:09:31dirigés,
00:09:32d'abord par M. Trump,
00:09:34puis par M. Biden
00:09:35qui n'avait pas d'autres lignes,
00:09:37puis par M. Trump de nouveau,
00:09:39chaque fois le pire surgissant
00:09:41parce qu'on avait fait confiance
00:09:43entre-temps
00:09:44à des gens dont on pensait
00:09:46que parce qu'ils sont moins clivants,
00:09:48plus amènes,
00:09:50alors ils restaureraient
00:09:52ici et là
00:09:52les droits du peuple.
00:09:53Ils n'ont fait que précipiter
00:09:55la catastrophe.
00:09:56C'est parce qu'il n'y avait pas
00:09:57de vraie gauche aux États-Unis
00:09:59que M. Trump a été élu.
00:10:00C'est parce qu'il n'y avait pas
00:10:02une gauche cholie dans l'Argentine
00:10:04que Millet a été élu.
00:10:07Et c'est parce que
00:10:09pendant plus de dix ans,
00:10:10on a verrouillé
00:10:11dans une grande coalition
00:10:13de la CDU-CSU
00:10:15avec les socialistes
00:10:17et les verts
00:10:18qu'a surgi
00:10:19le monstre de l'AFD
00:10:21qui est si monstrueux
00:10:22qu'à peine un seul lande gagné,
00:10:24il prétend réintégrer
00:10:26dans un même État allemand
00:10:27l'Alsace et la Lorraine
00:10:29comme s'ils étaient allemands.
00:10:34Voilà ce moment.
00:10:37Nous le voyons.
00:10:39Ce moment a pris fin
00:10:41le jour où M. Trump a décidé
00:10:43que la concurrence libre et non faussée
00:10:46s'était terminée
00:10:47et qu'on restaurerait la puissance
00:10:49des États-Unis
00:10:50par des droits de douane
00:10:51et par une façon
00:10:53d'enfermer dans ses frontières
00:10:55tout le capital
00:10:57qui voudrait s'y mettre
00:10:58de gré ou de force
00:10:59avec toutes sortes d'arrangements
00:11:01pour lui faciliter la vie.
00:11:03Qu'il est revenu
00:11:04à une forme d'empire
00:11:05qui ridiculise
00:11:07tous ceux qui en ont été partisans
00:11:09en Europe
00:11:09la bouche en cœur
00:11:10prétendant que les États-Unis
00:11:12d'Amérique
00:11:13défendaient la liberté
00:11:14du monde
00:11:15en tout cas pas celle
00:11:16du Groenland
00:11:17ni celle du Canada
00:11:18ni celle de l'Afghanistan
00:11:20ni celle de personne
00:11:21parce qu'en définitive
00:11:23un empire ne peut rien faire d'autre
00:11:25qu'être un empire
00:11:26jusqu'à convoquer en Europe
00:11:29une réunion
00:11:30de quelques États
00:11:32desquels la France
00:11:34a été en quelque sorte
00:11:35expulsée
00:11:37voilà ce qu'a fait
00:11:38M. Trump
00:11:39voilà ce qu'il est pour nous
00:11:40un adversaire
00:11:41et rien de plus.
00:11:49Le libéralisme
00:11:50a vécu au crochet
00:11:51de la planète
00:11:52sur une illusion
00:11:54et en surexploitant
00:11:55les peuples de l'Asie
00:11:56pour qu'ils produisent
00:11:57beaucoup
00:11:58et à bas prix
00:11:59et que puissent
00:12:01se délocaliser
00:12:01les entreprises
00:12:02de partout
00:12:03et être détruits
00:12:03en même temps
00:12:04les droits sociaux
00:12:05qui avaient été conquis
00:12:07et voici
00:12:09qu'à ce moment même
00:12:10de l'histoire
00:12:11tout d'un coup
00:12:12se superposent
00:12:14des défis
00:12:15immenses
00:12:16et irréversibles
00:12:17c'est pourquoi
00:12:18cette élection
00:12:19a vocation
00:12:20d'y répondre
00:12:20c'est pourquoi
00:12:21c'est en quelque sorte
00:12:22la possibilité
00:12:24qui nous est donnée
00:12:25en tant que peuple
00:12:27que peuple de France
00:12:29d'entrer dans l'histoire
00:12:30pour en retourner
00:12:31la perspective
00:12:32qui pour le reste
00:12:34semble se dessiner.
00:12:37Un monde
00:12:39succède à l'autre
00:12:40et il est entré
00:12:41dans la réalité
00:12:42comme par effraction
00:12:43sans qu'on nous ait demandé
00:12:45notre avis
00:12:46et hors de toute maîtrise humaine
00:12:48à peine
00:12:50le néolibéralisme
00:12:51venait-il de s'effondrer
00:12:53que tout se produisait
00:12:55de tous côtés
00:12:56et qui dégrade
00:12:56la situation générale
00:13:00et c'est à ce court terme
00:13:02aussi
00:13:02qu'il va falloir répondre
00:13:04les problèmes
00:13:05que je soulève
00:13:06surplombent
00:13:07tous les régimes
00:13:08tous les pays
00:13:09toute l'humanité
00:13:10toutes les politiques
00:13:12lorsque s'avance
00:13:14le danger
00:13:14de la guerre généralisée
00:13:16il faut avoir
00:13:17une réponse
00:13:18claire
00:13:19nette
00:13:20et mettre
00:13:21à son service
00:13:22toutes les forces
00:13:22qu'on est capable
00:13:23de rassembler
00:13:24dans son propre peuple
00:13:26et à la surface
00:13:27de la terre
00:13:27car nombreux
00:13:28sont les pays
00:13:29qui aimeraient pouvoir
00:13:31disposer
00:13:31d'un point
00:13:32sur lequel s'appuyer
00:13:33pour entreprendre
00:13:35la politique
00:13:35que nous proposons
00:13:36et qui est aussi la leur
00:13:37dans tant de pays
00:13:38face au danger
00:13:40de la généralisation
00:13:41de la guerre
00:13:42je le dis
00:13:43pour qu'on l'entende
00:13:44bien de la part
00:13:45des insoumis
00:13:45devenir co-belligérant
00:13:48en Ukraine
00:13:49ou devenir co-belligérant
00:13:51en Arabie Saoudite
00:13:53est un danger immense
00:13:54dont nous ne voulons pas
00:13:59non
00:14:01généralement donc
00:14:02nous ne préparons pas
00:14:04nos enfants
00:14:05et nos petits-enfants
00:14:06à mourir
00:14:07pour qu'elle coopération
00:14:09hasardeuse
00:14:09est inventée
00:14:10par l'OTAN
00:14:14nous sommes
00:14:15les partisans
00:14:17du non-alignement
00:14:18nous voulons
00:14:19décider par nous-mêmes
00:14:21de ce que nous faisons
00:14:22où nous le faisons
00:14:24comment nous le faisons
00:14:25et sans aucun maître
00:14:27qui nous dit
00:14:27ce que nous devons faire
00:14:29car nous n'aurons
00:14:30jamais qu'un seul intérêt
00:14:31celui de l'humanité
00:14:34nous voulons
00:14:35la paix
00:14:37maintenant
00:14:37pas après-demain
00:14:39maintenant
00:14:39fin du carnage
00:14:41en Ukraine
00:14:41fin du carnage
00:14:43partout où il a lieu
00:14:44et notamment
00:14:45du génocide
00:14:47la crise écologique
00:14:49c'est-à-dire
00:14:50le changement climatique
00:14:52c'est-à-dire
00:14:54l'extinction
00:14:55de la biodiversité
00:14:56sur toute la planète
00:14:58pour la sixième fois
00:14:59de l'histoire
00:15:00du vivant
00:15:01telle qu'on la connaît
00:15:02cette crise
00:15:03s'impose
00:15:04à tous
00:15:05à toutes
00:15:07et c'est dans le déploiement
00:15:08des moyens
00:15:09pour rencontrer
00:15:10les conséquences
00:15:11que dorénavant
00:15:12se distinguera
00:15:13les partisans
00:15:15du marché
00:15:15continuent à penser
00:15:17que toute catastrophe
00:15:18peut être un marché
00:15:19que des canicules
00:15:21provoquant des incendies
00:15:23sont une occasion
00:15:24de vendre de l'eau
00:15:25plus chère
00:15:25de vendre des titres
00:15:27d'assurance plus chers
00:15:28et de vendre
00:15:29des services privés
00:15:30de pompiers plus chers
00:15:32voilà la seule leçon
00:15:33qu'il tire
00:15:34des mésaventures
00:15:35de l'humanité
00:15:37et par conséquent
00:15:39il faut qu'il y ait
00:15:40de notre part
00:15:41une réponse
00:15:42qui ne soit pas faite
00:15:43d'une enfilade
00:15:44de mots
00:15:45et de bonnes intentions
00:15:46mais des décisions
00:15:48concrètes
00:15:48qui redéploient
00:15:50ce que nous
00:15:50les français
00:15:51nous savons
00:15:52par notre histoire
00:15:53faire si bien
00:15:54c'est-à-dire
00:15:55adapter
00:15:56redéfinir
00:15:57l'état lui-même
00:15:59pour que l'état
00:16:00apporte la réponse
00:16:01avec les citoyens
00:16:03voilà la raison
00:16:04pour laquelle
00:16:06les éco-régions
00:16:08ne sont pas
00:16:10une trouvaille
00:16:11de communication
00:16:12à l'intérieur
00:16:13d'une campagne
00:16:15présidentielle
00:16:16c'est une orientation
00:16:17de même
00:16:19que nos anciens
00:16:20quand ils ont
00:16:21constitué
00:16:22la France républicaine
00:16:23ont instauré
00:16:25les communes
00:16:26et les départements
00:16:27ils prenaient soin
00:16:29à ce moment
00:16:29que l'état
00:16:30démocratique
00:16:31qu'ils étaient
00:16:32en train de construire
00:16:33échappe à l'influence
00:16:35de la première influence
00:16:36de l'époque
00:16:37qu'était l'église
00:16:38en sorte
00:16:39que les départements
00:16:40n'ont pas correspondu
00:16:41aux diocèses
00:16:42et les communes
00:16:43n'ont pas correspondu
00:16:44aux paroisses
00:16:45alors nous
00:16:46nous allons faire
00:16:47les éco-régions
00:16:49pour qu'elles prennent
00:16:50en charge
00:16:51l'environnement
00:16:52dans lequel
00:16:53les êtres humains
00:16:54vivent
00:16:54qu'elles règlent
00:16:56qu'elles identifient
00:16:57qu'elles organisent
00:16:58tout ce qui conserve
00:16:59l'eau
00:16:59l'air
00:17:00la fertilité
00:17:02des sols
00:17:03les mobilités
00:17:04et par-dessus tout
00:17:05puisque l'un
00:17:06est connecté
00:17:07avec l'autre
00:17:08la survie
00:17:09de l'espèce humaine
00:17:10et du vivant
00:17:11a commencé
00:17:12l'ai-je dit
00:17:13par les hommes
00:17:14et les femmes
00:17:15réellement vivants
00:17:16qui ont à préserver
00:17:18la possibilité
00:17:19de vivre
00:17:20et donc
00:17:21de vivre en bonne santé
00:17:22car la santé
00:17:24est directement
00:17:25corrélée
00:17:26à la qualité
00:17:27de l'environnement
00:17:28c'est-à-dire
00:17:29de l'air
00:17:29de l'eau
00:17:30du silence
00:17:31dans la nuit
00:17:32de la nuit
00:17:32elle-même
00:17:33et de tout ce qui touche
00:17:33à l'espèce humaine
00:17:39l'arrivée
00:17:39de l'intelligence humaine
00:17:42dans une sphère
00:17:43où une machine
00:17:45va remplacer
00:17:46ce qui se passe
00:17:47sous nos cheveux
00:17:48comme hier
00:17:50des machines
00:17:51ont remplacé
00:17:51les bras
00:17:52comme hier
00:17:53des automatismes
00:17:54ont remplacé
00:17:55des outils
00:17:57obligeant tout le monde
00:17:58à revoir
00:17:58dans quelles conditions
00:17:59il agirait
00:18:01pour produire
00:18:01et reproduire
00:18:02son existence
00:18:03matérielle
00:18:03l'intelligence artificielle
00:18:06commence d'abord
00:18:06par nous donner
00:18:07une bonne claque
00:18:08comme ce fut
00:18:09le cas
00:18:09de la machine
00:18:10à vapeur
00:18:11quoi ?
00:18:12nous qui nous pensions
00:18:13si spéciaux
00:18:14si uniques
00:18:15si indépassables
00:18:16et nous le sommes
00:18:17mais une machine
00:18:19imite
00:18:19comment fonctionne
00:18:21notre cerveau
00:18:22elle en automatise
00:18:23un certain nombre
00:18:24de moyens
00:18:25alors tout le monde
00:18:26comprend
00:18:26que tout va être
00:18:28mis en cause
00:18:29personne n'y échappera
00:18:31nulle part
00:18:32alors se pose
00:18:34la question fondamentale
00:18:35qui compte
00:18:36si nous voulons
00:18:37rester des citoyens
00:18:39car notre déclaration
00:18:41est la déclaration
00:18:41des droits de l'homme
00:18:42de l'être humain
00:18:43et des citoyens
00:18:45le pouvoir
00:18:46va de pair
00:18:49avec l'existence
00:18:50de droits
00:18:51des droits
00:18:52sans pouvoir
00:18:53ne sont que
00:18:54vaines et creuses
00:18:55phrases
00:18:56c'est la raison
00:18:57pour laquelle
00:18:58si nous voulons
00:18:58rester maîtres
00:18:59de nous-mêmes
00:19:00alors il faut
00:19:03contrôler
00:19:03ce qui va se passer
00:19:04car si nous ne le faisons pas
00:19:07si nous nous abandonnons
00:19:09non pas
00:19:10après demain
00:19:11demain
00:19:12là
00:19:12maintenant
00:19:13tout de suite
00:19:14si nous nous abandonnons
00:19:16à la colonisation
00:19:18numérique
00:19:18qu'a préparé pour nous
00:19:20monsieur Macron
00:19:21en invitant
00:19:22tous ceux qui le veulent
00:19:23à installer
00:19:23des data centers
00:19:24pour consommer
00:19:26l'eau de nos rivières
00:19:27et l'air
00:19:28qui les entoure
00:19:29nous devons
00:19:30établir
00:19:32la souveraineté
00:19:34et française
00:19:34sur tout
00:19:35ce qui concerne
00:19:36le numérique
00:19:37et la transmission
00:19:38des idées
00:19:39et l'intelligence
00:19:40artificielle
00:19:44à la suite
00:19:45de l'ONU
00:19:47de la Chine
00:19:49et même
00:19:49du pape
00:19:50il faut qu'il y ait
00:19:51un contrôle
00:19:52international
00:19:53sur cette
00:19:54intelligence
00:19:55artificielle
00:19:56ou alors
00:19:57cela signifierait
00:19:58que nous lui
00:19:59cédons le droit
00:20:00de décider
00:20:02pour nous
00:20:03enfin
00:20:03et là aussi
00:20:04c'est dans l'immédiat
00:20:07une crise financière
00:20:08mondiale
00:20:09s'avance
00:20:11tout le monde
00:20:11le sait
00:20:13une de ses conséquences
00:20:16ce sont
00:20:16les taux d'intérêt
00:20:17auxquels on prête
00:20:18aux différents états
00:20:19qui sont
00:20:22du fait
00:20:23d'une stupidité
00:20:24absolue
00:20:25d'une part
00:20:26et d'autre part
00:20:26d'un dévouement
00:20:28sans borne
00:20:29pour le capital
00:20:29financier
00:20:30obligés
00:20:32d'aller chercher
00:20:33leurs emprunts
00:20:34auprès
00:20:35de la finance
00:20:36internationale
00:20:37sur la terre
00:20:38entière
00:20:39les taux
00:20:40d'intérêt
00:20:40sont à 4%
00:20:42c'est un taux
00:20:43insupportable
00:20:44pour des états
00:20:45quels qu'ils soient
00:20:46surtout
00:20:47pour ceux
00:20:48qui se sont
00:20:49endettés
00:20:50comme le nôtre
00:20:51non que cette dette
00:20:53excède nos moyens
00:20:55la France
00:20:56est et reste
00:20:58plus riche
00:20:58qu'elle n'a jamais été
00:20:59toute la question
00:21:00est de savoir
00:21:01comment cette richesse
00:21:02se répartit
00:21:03mais nous ne sommes
00:21:04pas dans le besoin
00:21:05ce n'est pas vrai
00:21:12la question
00:21:15est que
00:21:16si nos affaires
00:21:17vont si mal
00:21:18c'est d'abord
00:21:19parce que certains
00:21:20l'ont organisé
00:21:21et je voudrais rappeler
00:21:22très solennellement
00:21:23à ceux
00:21:24qui nous donnent
00:21:25des conseils
00:21:26que la dernière fois
00:21:28ils nous reprochaient
00:21:29la création
00:21:30possible
00:21:31et effrayante
00:21:32de 100 milliards
00:21:33de dettes
00:21:34ils en ont fait
00:21:361200 milliards
00:21:38de dettes
00:21:39alors ils sont
00:21:40les derniers
00:21:41à pouvoir venir
00:21:43nous donner
00:21:44des leçons
00:21:44sautant
00:21:45que ces 1200 milliards
00:21:47de dettes
00:21:48ce ne sont pas
00:21:49des maternités
00:21:50ce ne sont pas
00:21:51des kilomètres
00:21:51de chemin de fer
00:21:52ce ne sont pas
00:21:53des lycées
00:21:54ce ne sont pas
00:21:55des facultés
00:21:56c'est un pillage
00:21:58qui s'est fait
00:21:59pour le profit exclusif
00:22:01d'une petite poignée
00:22:03d'individus
00:22:04qui se sont enrichis
00:22:06et qui continuent
00:22:07d'avoir lâché les chiens
00:22:08pour nous empêcher
00:22:10de rétablir
00:22:10l'équilibre
00:22:18mesdames et messieurs
00:22:19mesdames et messieurs
00:22:20mes camarades
00:22:22nos affaires
00:22:23vont d'autant plus mal
00:22:25que ceux
00:22:25qu'on appelle
00:22:26nos élites
00:22:27les puissants
00:22:28qui décident
00:22:29les successeurs
00:22:31de monsieur
00:22:31Giscard d'Esta
00:22:32qui fit payer
00:22:3395 fois
00:22:34la somme
00:22:35qu'il avait empruntée
00:22:36de monsieur
00:22:37Balladur
00:22:38qui fit un trou
00:22:38de 500 milliards
00:22:39de monsieur Nicolas Sarkozy
00:22:42qui creusa un fossé
00:22:43de 600 milliards
00:22:44et ainsi de suite
00:22:46l'un après l'autre
00:22:47de ces donneurs
00:22:48de leçons
00:22:48qui ruinaient le pays
00:22:50dans l'effort
00:22:50de passer derrière
00:22:51pour dire
00:22:52ah il n'y a plus d'argent
00:22:53pour rien
00:22:53maintenant il faut
00:22:54se serrer la ceinture
00:22:55et c'est ce qu'ils ont fait
00:22:57mais nos affaires
00:22:58iraient peut-être
00:22:58un peu moins mal
00:22:59c'est-à-dire
00:23:00il y aurait moins d'écarts
00:23:02entre le taux
00:23:03auquel on nous prête
00:23:04à nous français
00:23:05et ce qu'on prête
00:23:07aux allemands
00:23:07dont le pays
00:23:09est aussi détruit
00:23:10que le nôtre
00:23:11par le néolibéralisme
00:23:12qui compte plus
00:23:13de ponts en ruines
00:23:15que nous
00:23:15des écoles
00:23:16et de lycées pourris
00:23:17que nous en avons
00:23:18dans notre propre pays
00:23:20et qui ont vécu
00:23:22cette politique
00:23:22comme nous
00:23:23mais en leur prête
00:23:24à moins cher
00:23:24pourquoi ?
00:23:26peut-être parce que
00:23:26non pas des dirigeants
00:23:28comme nous en avons eu
00:23:29et en avons
00:23:30comme monsieur
00:23:31Bayrou
00:23:32qui passait son temps
00:23:34à pousser des cris
00:23:35sur la dette
00:23:37qui était
00:23:38mettait le pays
00:23:39en faillite
00:23:40comment voulez-vous
00:23:41que quand les responsables
00:23:42français eux-mêmes
00:23:43disent que le pays
00:23:44est en faillite
00:23:45surtout quand ils sont
00:23:46premiers ministres
00:23:47et bien
00:23:47les financiers
00:23:48n'aillent pas dire
00:23:49alors ils doivent être
00:23:50en faillite
00:23:50puisque même
00:23:51leur chef le dit
00:23:52et ainsi de suite
00:23:53je pourrais continuer
00:23:55la liste
00:23:55et je vais le faire
00:23:57car la réponse
00:23:59de tous ces gens
00:23:59est toujours la même
00:24:01on ne peut rien faire
00:24:03mais je me rappelle
00:24:05la tête de ce grand savant
00:24:06monsieur le maire
00:24:07quand il était ministre
00:24:09des finances
00:24:09et qui prit sa part
00:24:11à la faillite
00:24:13par ses activités
00:24:14il me disait
00:24:15monsieur Mélenchon
00:24:16vous voulez que la dette
00:24:17devienne perpétuelle
00:24:18puisque nous défendions
00:24:19déjà l'annulation
00:24:20de la dette
00:24:21qui est auprès de la PCE
00:24:22mais il me disait
00:24:23mais monsieur
00:24:24la dette
00:24:25est déjà perpétuelle
00:24:27personne ne la rembourse
00:24:28nous en prendons
00:24:29pour rembourser
00:24:31autrement dit
00:24:31cet homme
00:24:32dormait tranquille
00:24:33se disant
00:24:34je fais deux heureux
00:24:36moi qui dépense
00:24:37sans compter
00:24:37pour mes amis
00:24:38et deux
00:24:38ceux qui nous prêtent
00:24:39de l'argent
00:24:40qui vont pouvoir
00:24:40ramasser des sous
00:24:41et c'est eux
00:24:42qui ont substitué
00:24:43à la volonté politique
00:24:44du peuple
00:24:45la sanction
00:24:46et la volonté
00:24:48de la finance
00:24:49car quand la finance
00:24:50vient et vous dit
00:24:51je ne vous prête pas
00:24:52à moins de temps
00:24:53c'est elle qui décide
00:24:55surtout quand elle trouve
00:24:56dans les murs
00:24:57des gens qui viennent dire
00:24:58ah on n'y peut rien
00:24:59il faut rassurer
00:25:00les marchés
00:25:02rassurer les marchés
00:25:03comment ils s'appellent
00:25:04où ils habitent
00:25:05que j'aille les rassurer
00:25:08quel marché
00:25:09de quoi vous parlez
00:25:10il n'y a pas de marché
00:25:14il y a des hedge funds
00:25:17il y a des compagnies financières
00:25:19il y a des compagnies d'assurance
00:25:22et vous autres
00:25:23vous datez d'un siècle
00:25:24qui venez me dire
00:25:25qu'il peut rassurer
00:25:25les marchés
00:25:26vous n'avez jamais
00:25:27entendu parler
00:25:28des hedge funds
00:25:29ce sont des spéculateurs
00:25:31vous comprenez
00:25:32ils passent leur vie
00:25:33à trouver des combines
00:25:34pour ramasser
00:25:35le maximum d'argent
00:25:36dans le minimum de temps
00:25:37et ils décident
00:25:38par exemple
00:25:39de jouer à la perte
00:25:40genre
00:25:40les français
00:25:42vont se casser la figure
00:25:43on parie sur le cassage
00:25:45de figure des français
00:25:46et si on se casse la figure
00:25:48ils rempliront leur poche
00:25:49et vous m'en demandez quoi
00:25:50de leur céder
00:25:52mais vous vous êtes trompé
00:25:54de personnage
00:25:54je n'ai qu'une chose à dire
00:26:00ceux qui s'en prendraient
00:26:02à la France
00:26:02si c'est nous
00:26:04qui gouvernons
00:26:05vont sentir passer
00:26:06la riposte
00:26:07et il est peu probable
00:26:10qu'elle leur fasse du bien
00:26:14qu'est-ce que c'est
00:26:15que cette histoire
00:26:17et ce banquier central
00:26:18à qui on n'a pas le droit
00:26:19de donner des conseils
00:26:21mais qui lui en donne aux autres
00:26:23je ne parle pas du banquier allemand
00:26:24à qui on n'avait rien demandé
00:26:25avant que le monde
00:26:26aille les voir
00:26:27je parle du gouverneur
00:26:28de la Banque de France
00:26:29française
00:26:30celui-là il est là
00:26:31parce que le précédent
00:26:32est parti avant
00:26:33pour permettre à Macron
00:26:35de nommer le suivant
00:26:35qui resterait 6 ans
00:26:37et voilà que Macron
00:26:38a nommé un de ses potes
00:26:40qui a participé
00:26:41à tous les mauvais coups
00:26:42il était directeur du trésor
00:26:44quand les trousses creusaient
00:26:46il a été ici
00:26:48là directeur de cabinet
00:26:49du ministre de l'économie
00:26:50puis de ceci
00:26:51puis de cela
00:26:52cet homme y a écrit dessus
00:26:54toute la dette du pays
00:26:55il en est en partie responsable
00:26:57et il vient nous donner la leçon
00:27:01allez raconter ça
00:27:02à qui vous voulez
00:27:03mais pas à nous
00:27:04on a été à l'école
00:27:05on se renseigne
00:27:06et beaucoup d'entre nous
00:27:08sont marxistes
00:27:08donc c'est une bonne base
00:27:09pour comprendre la vie
00:27:15alors
00:27:16tous les autres
00:27:17arrivent
00:27:18à en renseiller
00:27:19pour rassurer
00:27:20les marchés
00:27:22et
00:27:23jusqu'à cette
00:27:23madame le pen
00:27:24qui prétendait
00:27:25ramer pour les ouvriers
00:27:26et les paysans
00:27:30celle-là
00:27:30je ne sais pas
00:27:31si elle comprend
00:27:32ce qu'elle dit
00:27:32mais en tout cas
00:27:33elle l'a dit
00:27:34elle a dit
00:27:35qu'elle allait faire
00:27:37zéro déficit
00:27:38et elle appelle ça
00:27:38la règle d'or
00:27:40pour ça
00:27:41chère madame
00:27:42il vous faut récupérer
00:27:44quelque chose
00:27:45comme 120 milliards
00:27:46par an
00:27:47en le retirant
00:27:48du fonctionnement
00:27:49de l'état
00:27:50des collectivités locales
00:27:53et du reste
00:27:53alors où allez-vous
00:27:55trouver ces 120 milliards
00:27:56elle a dit
00:27:58dans 5 ans
00:27:58trop tard madame
00:27:59dans 5 ans
00:28:00vous serez déjà fait ratiboiser
00:28:01deux fois
00:28:02elle nous propose
00:28:04si on suit son raisonnement
00:28:07120 ans
00:28:08d'austérité
00:28:09vous avez compris
00:28:12je suis le seul
00:28:14au nom du mouvement
00:28:14assoumis
00:28:15et de ces organisations
00:28:17de réflexion
00:28:19ces économistes
00:28:20ces financiers
00:28:22je suis le seul
00:28:23à avoir dit
00:28:24comment on pouvait
00:28:26commencer
00:28:26à rembourser
00:28:28la dette
00:28:28notez que
00:28:29pas un des autres
00:28:30n'en a jamais parlé
00:28:31ce qui signifie
00:28:33qu'ils ont décidé
00:28:34que c'est vous
00:28:35qui allez la payer
00:28:37nous avons proposé
00:28:39d'annuler
00:28:40la partie
00:28:41de la dette française
00:28:42qui est dans les caisses
00:28:43de la banque européenne
00:28:45et nous complétons
00:28:46notre proposition
00:28:47en disant
00:28:48ça va marcher
00:28:50parce que
00:28:50si vous baissez
00:28:51la quantité de dette
00:28:52que nous avons
00:28:53alors la confiance
00:28:56reviendra
00:28:57et si elle ne revient pas
00:28:59c'est qu'il faudra
00:29:00en mettre
00:29:00une deuxième ration
00:29:01et peut-être même
00:29:02une troisième
00:29:03et peut-être même
00:29:04qu'on ira chercher
00:29:05notre argent
00:29:06ailleurs
00:29:06que sur le marché
00:29:08financier mondial
00:29:09tenez-vous bien
00:29:10nous ne sortons pas
00:29:12de l'oeuf
00:29:12nous savons nous battre
00:29:13et nous avons vu
00:29:15ce qui est arrivé
00:29:16à tous ceux
00:29:17qui ont commis
00:29:17l'insigne bêtise
00:29:19d'écouter les consignes
00:29:20qu'on leur a données
00:29:21les Tsipras
00:29:22et compagnie
00:29:23qui ont fini
00:29:24par ruiner leur pays
00:29:25qui plus de 15 ans après
00:29:27a vu leur produit
00:29:28intérieur brut
00:29:29réduit de plus du quart
00:29:30et qui sont revenus
00:29:32mesdames, messieurs
00:29:32de 110%
00:29:34qu'ils étaient
00:29:35du total
00:29:35de leur dette
00:29:36par rapport
00:29:36à la richesse
00:29:37d'une année
00:29:37à 130
00:29:38mais quelle réussite
00:29:39mais comme ça fait envie
00:29:42je dis toutes ces choses
00:29:44bien carrées
00:29:45j'espère avoir du commentaire
00:29:46quant à vous
00:29:46monsieur Moulin
00:29:48vous n'avez pas
00:29:49monsieur le gouverneur
00:29:50de la banque centrale
00:29:51à aller à l'étranger
00:29:53dire que si les français
00:29:54continuent comme ça
00:29:55ils vont être étranglés
00:29:57par la dette
00:29:58parce que quand vous parlez
00:29:59comme ça
00:30:00vous parlez contre votre patrie
00:30:02contre votre peuple
00:30:03et contre l'intérêt général
00:30:05et nous ne vous le permettons pas
00:30:10il vous en cuira
00:30:11si vous continuez
00:30:13il a dit
00:30:13je ne me laisserai pas impressionner
00:30:15c'est bien ce qu'on va voir
00:30:17c'est bien ce qu'on va voir
00:30:19depuis quand
00:30:20ces gens
00:30:21élus par personne
00:30:24nommés à la faveur
00:30:25d'une aventure intérieure
00:30:27l'Assemblée nationale
00:30:29n'ayant même pas voté
00:30:30pour qu'il soit
00:30:31le gouverneur
00:30:32de la banque centrale
00:30:33vont quand même
00:30:34venir nous dire
00:30:34ce qu'on doit faire
00:30:35non non non
00:30:36bouche fermée
00:30:43je vous ai gardé
00:30:46le plus infâme
00:30:47pour la fin
00:30:49le monsieur
00:30:50qui organise
00:30:51la rigolade
00:30:52du MEDEF
00:30:52quand on parle
00:30:53de salaire
00:30:59soi-disant
00:31:01président
00:31:01du mouvement
00:31:02des entreprises
00:31:03de France
00:31:03et bien figurez-vous
00:31:04que ce n'est pas ça
00:31:05l'idée
00:31:06qu'on se fait
00:31:06des entreprises
00:31:08monsieur Patrick Martin
00:31:09a dit
00:31:10ah
00:31:10il
00:31:11me fait tellement peur
00:31:13que s'il est élu
00:31:15je m'en irai
00:31:27ce n'est pas
00:31:29ce que disent
00:31:31les petits patrons
00:31:32que je connais
00:31:33qui en sont
00:31:34au même point
00:31:35que vous tous
00:31:36c'est à dire
00:31:37qu'eux n'ont pas
00:31:37la possibilité
00:31:38de s'en aller
00:31:39et d'ailleurs
00:31:40ils n'en ont pas envie
00:31:41eux
00:31:42ils n'en ont pas envie
00:31:43nous
00:31:45alors il faut être fait
00:31:46d'un drôle de bois
00:31:46et s'il croit
00:31:48qu'il nous fait peur
00:31:49parce qu'il dit
00:31:49qu'il va partir
00:31:50il se trompe lourdement
00:31:51sur nos sentiments
00:31:56une fois de plus
00:31:59des élites irresponsables
00:32:01trahissent leur pays
00:32:03et montrent
00:32:04à quel point
00:32:04ils n'en ont rien à faire
00:32:06de toutes les leçons
00:32:07qu'ils nous donnent
00:32:09de patriotisme
00:32:10et autres
00:32:11alors maintenant
00:32:13il faut comprendre
00:32:14dans ce contexte
00:32:16l'événement
00:32:17qui se déroule
00:32:18sous nos yeux
00:32:19la révolte
00:32:20de la jeunesse
00:32:22ils ne sont pas
00:32:23ils ne sont pas
00:32:26en train de faire
00:32:28une crise de nerfs
00:32:30printanières
00:32:31d'ailleurs c'est l'automne
00:32:33ils ne sont pas
00:32:34en train de s'agiter
00:32:36sans raison
00:32:37non seulement
00:32:38ils se mettent
00:32:38en mouvement
00:32:39pour des raisons objectives
00:32:41qu'ils ont nommées
00:32:43dans des cahiers
00:32:44de revendications
00:32:45qu'ils ont rédigés
00:32:46en proposant
00:32:47à tous ceux
00:32:48qui veulent aller voir
00:32:49sur le terrain
00:32:50la réalité
00:32:51de leurs revendications
00:32:53c'est donc un mouvement
00:32:55qui fait preuve
00:32:56d'une très grande
00:32:57maturité politique
00:32:59et syndicale
00:33:04mais ce mouvement
00:33:07est le cri
00:33:08qui annonce
00:33:10la fin d'une période
00:33:11dont ils ont été
00:33:12les victimes
00:33:14non ce n'est pas
00:33:16par hasard
00:33:16ou par oubli
00:33:18ou par négligence
00:33:20que les établissements
00:33:21d'enseignement
00:33:22secondaire
00:33:23de l'enseignement
00:33:24général
00:33:25et du professionnel
00:33:26se trouvent
00:33:26dans cet état
00:33:27pour ne rien dire
00:33:29du premier degré
00:33:30cela a été
00:33:33organisé
00:33:35méthodiquement
00:33:36pendant plus
00:33:37de 15 ans
00:33:40les néolibéraux
00:33:43sont partis
00:33:44de l'idée
00:33:45qu'ils voulaient
00:33:46se débarrasser
00:33:47de l'école
00:33:48comme service public
00:33:49prenant l'engagement
00:33:51auprès de chaque jeune
00:33:52de lui permettre
00:33:53de franchir
00:33:53toutes les étapes
00:33:54du savoir
00:33:55jusqu'à la qualification
00:33:56qui permet
00:33:57les métiers
00:33:58les plus avancés
00:33:59ils ont pensé
00:34:01qu'en en faisant
00:34:02un marché
00:34:02ils vendraient
00:34:03du savoir
00:34:04à la découpe
00:34:05pour organiser
00:34:07un marché
00:34:08il y a des conditions
00:34:10elles ont été
00:34:11toutes réunies
00:34:13premièrement
00:34:14fabriquer
00:34:15des producteurs
00:34:16concurrents
00:34:17c'est-à-dire
00:34:18des établissements
00:34:19scolaires
00:34:19en concurrence
00:34:21les uns
00:34:21avec les autres
00:34:22de l'université
00:34:24au lycée
00:34:25en passant
00:34:26par les collèges
00:34:27où plus de 20%
00:34:28de l'emploi du temps
00:34:30est déterminé
00:34:31localement
00:34:32pour que ça marche
00:34:33il faut qu'il y ait
00:34:34des classements
00:34:35pour que vous choisissez
00:34:36à quel endroit
00:34:37mettre en votre enfant
00:34:38bien sûr
00:34:39et certains médias
00:34:40se sont chargés
00:34:41de produire ça
00:34:42tous les ans
00:34:43le lycée machin
00:34:44meilleur que le lycée truc
00:34:45et ainsi de suite
00:34:47et bien sûr
00:34:47le lycée privé
00:34:49et pendant qu'il faisait
00:34:50tout ça
00:34:51partout
00:34:51les droites au pouvoir
00:34:52dans les régions
00:34:53dans les communes
00:34:55dans les départements
00:34:56verser non seulement
00:34:57la part des subventions
00:34:58prévues par la loi
00:34:59pour les enseignements
00:35:01privés
00:35:01mais des parts
00:35:03supplémentaires
00:35:04si bien qu'au point
00:35:05de départ
00:35:06entre le public
00:35:07et le privé
00:35:08il y avait
00:35:09en quelque sorte
00:35:10un décalage
00:35:11de moyens
00:35:12pour faire le travail
00:35:13et tandis qu'au public
00:35:15on demande de prendre
00:35:16tous les jeunes
00:35:17quels qu'ils soient
00:35:18au privé
00:35:19on accordait le droit
00:35:21de choisir
00:35:22et de trier
00:35:22sans aucune obligation
00:35:24voilà comment
00:35:25ils ont constitué
00:35:26le marché
00:35:27puis après avoir
00:35:28mis des producteurs
00:35:30indépendants
00:35:30ils ont mis
00:35:32des consommateurs
00:35:33concurrents
00:35:34et c'est ainsi
00:35:35qu'on a vu arriver
00:35:36au lycée
00:35:37chacun sommet
00:35:39de faire
00:35:40sa petite tambouille
00:35:41son petit potage
00:35:42les valeurs
00:35:43qu'il choisit
00:35:44pour faire ceci
00:35:46ou pour faire cela
00:35:47et on a présenté ça
00:35:48comme le sommet
00:35:50de la liberté individuelle
00:35:51mais en matière
00:35:52de qualification
00:35:53la liberté
00:35:55est contrainte
00:35:55par l'obligation
00:35:57de savoir
00:35:57certaines choses
00:35:58on ne peut
00:35:59même si on est
00:36:00un littéraire
00:36:01affirmé
00:36:02et j'en ai fait partie
00:36:03se passer de mathématiques
00:36:05on ne peut
00:36:06se passer de science
00:36:07et dès lors
00:36:08c'est à ceux
00:36:09qui savent
00:36:10qui organisent
00:36:11l'enseignement
00:36:12de dire comment
00:36:14on répartit
00:36:14bien sûr
00:36:15suivant
00:36:16les options
00:36:17mais quels sont
00:36:18les savoirs fondamentaux
00:36:19que tout le monde
00:36:20doit avoir
00:36:21en même temps
00:36:22le même jour
00:36:23et au même examen
00:36:26et ensuite
00:36:27quand ils ont
00:36:28continué
00:36:30ils ont fabriqué
00:36:31le contrôle
00:36:32continu
00:36:33en disant
00:36:34vous voyez
00:36:35comme ça
00:36:35c'est plus simple
00:36:36non mesdames
00:36:37messieurs
00:36:38ce n'est pas
00:36:38plus simple
00:36:39parce que ça veut dire
00:36:40la note
00:36:41ici n'a pas
00:36:42la même valeur
00:36:43que la note
00:36:43là-bas
00:36:44et tout ça
00:36:44est précédé
00:36:45par des réputations
00:36:46et ensuite
00:36:47comme vous notez
00:36:48vous n'avez pas
00:36:49envie de massacrer
00:36:49vos élèves
00:36:50alors des fois
00:36:51il peut arriver
00:36:52je ne dis pas
00:36:53que ça arrive
00:36:53le petit coup de pouce
00:36:55qui aide
00:36:56mais qui
00:36:56du point de vue
00:36:57pour finir
00:36:58de la vérification
00:36:59la plus fine
00:37:00des niveaux
00:37:01n'est pas la meilleure
00:37:02des idées
00:37:02ce bazar
00:37:03a été organisé
00:37:05du sommet de l'état
00:37:05par des gens
00:37:07qui voulaient transformer
00:37:08le savoir
00:37:08en une marchandise
00:37:10comme ils transforment
00:37:11tout
00:37:11en marchandise
00:37:12et c'est cette société
00:37:14à laquelle nous voulons
00:37:15mettre fin
00:37:16la société
00:37:17où tout
00:37:18est marchandise
00:37:20le savoir
00:37:21n'est pas
00:37:22une marchandise
00:37:23le jour où le savoir
00:37:24devient une marchandise
00:37:26alors
00:37:26vous êtes dans une société
00:37:29obscurantiste
00:37:30car jusqu'à présent
00:37:31les scientifiques
00:37:33qui sont ceux
00:37:33qui ont toujours ouvert
00:37:34le chemin
00:37:35de toutes les autres
00:37:36disciplines de pensée
00:37:37ont toujours agi
00:37:39de la manière suivante
00:37:40tout ce qu'ils trouvent
00:37:41ils le disent
00:37:42à tout le monde
00:37:42pour que tout le monde
00:37:43puisse profiter
00:37:44de ce qui se sait
00:37:45pour aller toujours
00:37:46plus loin
00:37:47si vous mettez un prix
00:37:49à l'acquisition
00:37:49d'un savoir
00:37:50vous organisez
00:37:51l'obscurantisme
00:37:52parce que c'est l'argent
00:37:54qui décide
00:37:55de la diffusion
00:37:55du savoir
00:37:56et non plus
00:37:57l'intelligence
00:37:58de celle
00:37:58ou de celui
00:37:59qui le reçoit
00:38:00ce sont ces choses
00:38:01fondamentales
00:38:02que je viens
00:38:03expliquer devant vous
00:38:04et devant tous ceux
00:38:05qui sont en train
00:38:06de nous regarder
00:38:07pour qu'ils comprennent
00:38:09pourquoi
00:38:10cette lutte
00:38:11des lycéens
00:38:12est si fondamentale
00:38:14pour notre patrie
00:38:15pour notre avenir
00:38:16à tous
00:38:17et à toutes
00:38:17et je vais compléter
00:38:19ce tableau
00:38:20pourquoi
00:38:21il est si extraordinaire
00:38:22mais finalement moins
00:38:23qu'au quart de tour
00:38:25le mouvement
00:38:26soit parti
00:38:27d'abord
00:38:28des lycées
00:38:29des banlieues
00:38:30et des quartiers
00:38:30populaires
00:38:31où on n'a pas
00:38:32d'autres ascenseurs
00:38:33sociaux
00:38:34que les études
00:38:35que c'est elles
00:38:36qui ont libéré
00:38:37les filles
00:38:37et les garçons
00:38:39des destins
00:38:40rangés d'avance
00:38:43alors qu'avant
00:38:44les mouvements
00:38:45démarrés
00:38:46dans les centres-villes
00:38:47et puis
00:38:47de là
00:38:49c'est passé
00:38:50directement
00:38:51aux universités
00:38:52toutes les universités
00:38:54d'un seul coup
00:38:5490% d'entre elles
00:38:56parce que la jeunesse
00:38:58qui est là
00:38:58est passée
00:38:59par l'épreuve
00:39:00et elle sait
00:39:01de quoi il s'agit
00:39:02à la fin
00:39:02parce que
00:39:03ils retrouvent
00:39:04les mêmes barrages
00:39:05pour les masters
00:39:07ils retrouvent
00:39:08les mêmes barrages
00:39:08pour les licences
00:39:09ils retrouvent
00:39:10les mêmes barrages
00:39:11pour le doctorat
00:39:12c'est à dire
00:39:13partout
00:39:14le règne de l'argent
00:39:15et la sélection
00:39:16et voici
00:39:17que cette madame Le Pen
00:39:19qui ne comprend rien
00:39:20à tout ça
00:39:21dit
00:39:21eh bien
00:39:22je suis pour la sélection
00:39:24à l'université
00:39:25eh bien
00:39:26pas nous
00:39:27nous ne sommes pas
00:39:28pour la sélection
00:39:29nous sommes pour l'éducation
00:39:31nous sommes pour l'enseignement
00:39:33nous sommes pour l'acquisition
00:39:35des savoirs
00:39:35pas pour la sélection
00:39:38la sélection
00:39:39c'est un épisode
00:39:41ce qui compte
00:39:43c'est apprendre
00:39:43devenir meilleur
00:39:45plus il y a de savoir
00:39:46plus il augmente
00:39:47plus il se répand
00:39:49et plus nous sommes riches
00:39:50nous autres français
00:39:51car nous n'avons rien d'autre
00:39:53que notre matière grise
00:39:54comme matière première
00:39:56de notre développement
00:40:02et pour que ce système
00:40:06fonctionne complètement
00:40:08pour qu'il fonctionne
00:40:09comme ils avaient prévu
00:40:11il fallait
00:40:11il fallait y introduire
00:40:12une école du vice
00:40:15parcours sup
00:40:18parcours sup
00:40:19c'est la manière
00:40:20de rendre tordu
00:40:21votre gosse qui est droit
00:40:23votre fille
00:40:24votre gars
00:40:24déjà
00:40:25savoir à 15 ans
00:40:26qu'est-ce qu'on fera après
00:40:29ben moi
00:40:30je ne savais pas
00:40:30alors donc
00:40:31peut-être que je ne suis pas
00:40:32un bon repère
00:40:33mais à mon avis
00:40:33je ne suis pas le seul
00:40:3415 ans
00:40:3516 ans
00:40:35déjà pardon
00:40:36je fais ma petite parenthèse
00:40:38bon déjà
00:40:39on nous demandait
00:40:40de savoir
00:40:40avec qui on n'était plus
00:40:41d'accord
00:40:42de corneille
00:40:43ou de racine
00:40:44pour ce qui était
00:40:44du rapport
00:40:44de l'amour
00:40:45et du devoir
00:40:49beaucoup opté
00:40:50pour l'amour
00:40:52et je crois
00:40:53que ça continue
00:40:54mais déjà
00:40:54c'était une question
00:40:55qu'on arrivait à comprendre
00:40:59mais alors
00:41:00si vous voulez être
00:41:00chaudronnier
00:41:01ou astronaute
00:41:04c'est plus dur
00:41:05à 15 ans
00:41:07et encore plus
00:41:08à 14
00:41:09mais pourquoi
00:41:10je dis école du vice
00:41:12parce que votre enfant
00:41:13il a quand même une idée
00:41:14il a parlé avec les parents
00:41:15avec les grands-parents
00:41:16il a fini par avoir une idée
00:41:18puisqu'on lui demande
00:41:19à tout prix
00:41:19il répond
00:41:20mais on lui dit
00:41:21une idée
00:41:21tu plaisantes
00:41:22on t'en demande 10
00:41:24à partir de la deuxième
00:41:26vous commencez à mentir
00:41:28à la troisième
00:41:28ou à la quatrième
00:41:29vous racontez n'importe quoi
00:41:31parce que vous n'avez
00:41:32aucune idée
00:41:33sur ce qu'est
00:41:34tel ou tel métier
00:41:34mais vous l'écrivez quand même
00:41:35pour qu'il y en ait 10
00:41:38et il y a votre père
00:41:39votre mère
00:41:40votre grand-mère
00:41:41ou votre grand-père
00:41:41qui vous aide
00:41:42en vous disant
00:41:43t'as qu'à dire ça
00:41:45Parcoursup
00:41:46c'est le martyr
00:41:47de toute la famille
00:41:48sur trois générations
00:41:49tout le monde sait ça
00:41:53Parcoursup
00:41:54est une ignomini
00:41:57et Parcoursup
00:41:58ne sert qu'à une chose
00:42:00comme il n'osait pas
00:42:01mettre un examen
00:42:02d'entrée
00:42:02à la faculté
00:42:04et à l'université
00:42:06comme il y avait déjà
00:42:07un certain monsieur Blanquer
00:42:09qui vient de dire
00:42:11du haut de sa science
00:42:13un papier
00:42:14à propos du bac
00:42:15ce gars a été
00:42:16ministre de l'éducation
00:42:17pendant 5 ans
00:42:18et il ne sait pas
00:42:19que le baccalauréat
00:42:20n'est pas un papier
00:42:21c'est le premier grade
00:42:23universitaire
00:42:24de notre pays
00:42:24ce n'est donc pas
00:42:25un papier
00:42:26et si on n'a pas
00:42:28ce papier
00:42:29on ne peut pas passer
00:42:30les concours
00:42:31de la fonction publique
00:42:32donc c'est un peu plus
00:42:33qu'un papier apparemment
00:42:34c'est un certificat
00:42:36de qualification
00:42:37de savoir
00:42:38monsieur Blanquer
00:42:39faisait par qui
00:42:40des plus obscures
00:42:42sectes libérales
00:42:44qui étaient les plus
00:42:45acharnées
00:42:46à vouloir faire
00:42:47le marché du savoir
00:42:48au début
00:42:49on les prenait
00:42:49pour ce qu'ils sont
00:42:50des dingues
00:42:50donc on ne s'en occupait pas trop
00:42:52mais voilà que ces gens-là
00:42:53un jour
00:42:53grâce à Macron
00:42:54se retrouvent au pouvoir
00:42:55et décident d'en faire
00:42:56un marché
00:42:57et bien nous avons
00:42:58un contre-modèle
00:43:00je vous ai dit
00:43:01il y a un instant
00:43:02la France a besoin
00:43:04de matières grises
00:43:06bien cultivées
00:43:07pour avoir
00:43:08un futur possible
00:43:09sinon
00:43:10elle n'en a pas
00:43:11vous me comprenez
00:43:12au 21ème siècle
00:43:14le siècle
00:43:15de l'intelligence
00:43:16artificielle
00:43:17et de la bêtise
00:43:19artificielle
00:43:19tout commence
00:43:20par le fait
00:43:22de savoir
00:43:22il faut que
00:43:24le peuple français
00:43:25et le peuple en France
00:43:26apprennent
00:43:27apprennent
00:43:27apprennent encore
00:43:28non seulement à l'école
00:43:30mais une fois qu'on est au boulot
00:43:31la formation en continue
00:43:33et tout ce qui permet
00:43:34d'augmenter
00:43:35sa qualification
00:43:36car quand les machines
00:43:37qui hier mettaient 10 ans
00:43:38avant d'être obsolètes
00:43:40ne mettent plus que 5 ans
00:43:41et quand en plus
00:43:42c'est une autre machine
00:43:43qui va décider
00:43:44laquelle faut acheter
00:43:45et de quelle forme
00:43:46elle doit être
00:43:46alors vous voyez bien
00:43:48que vous avez intérêt
00:43:49à avoir un peuple
00:43:50qui a une culture générale
00:43:51suffisamment large
00:43:52pour bien s'adapter
00:43:54au renouvellement
00:43:55continuel
00:43:56des instruments
00:43:57de la production
00:43:58c'est la raison
00:43:59pour laquelle
00:44:00les maths
00:44:00les sciences
00:44:01et la culture générale
00:44:02sont absolument
00:44:03indispensables
00:44:04pour faire marcher
00:44:05n'importe quelle machine
00:44:09et n'importe quel système productif
00:44:14je n'ai pas l'intention
00:44:15de développer devant vous
00:44:16je ne sais quel discours
00:44:17sur la manière
00:44:18de réorganiser l'école
00:44:20ceci viendra
00:44:21en son temps
00:44:21sans doute
00:44:22ce jour-là
00:44:23serai-je accompagné
00:44:24de Paul Vannier
00:44:25qui dans notre mouvement
00:44:27assoumis
00:44:27est celui
00:44:29qui regarde l'école
00:44:30de plus près
00:44:31mais surtout
00:44:32qui a une caractéristique
00:44:33par rapport à d'autres
00:44:34c'est que lui
00:44:34dans l'école
00:44:35il voit d'abord les enfants
00:44:38et leur protection
00:44:42alors sur les jeunes
00:44:43je reviendrai vous voir
00:44:44avec Louis Boyard
00:44:46pour vous dire
00:44:47ce à quoi nous avons pensé
00:44:48et ce que nous proposons
00:44:51mesdames, messieurs
00:44:51nous ne sommes pas
00:44:53assez nombreux
00:44:53dans ce pays
00:44:55nos décisions personnelles
00:44:57conduisent à ce résultat
00:44:58qu'il y a moins de jeunes
00:44:59dans la génération qui vient
00:45:01il n'est pas question ici
00:45:03de vouloir
00:45:03comme l'a dit
00:45:04assez sautement
00:45:05le président de la république
00:45:08réarmer démographiquement
00:45:10mais qui c'est
00:45:11qui lui trouve des mots
00:45:12comme ça
00:45:13ça m'arrive
00:45:13moi aussi
00:45:14des fois je dis
00:45:15faut qu'on trouve le mot
00:45:16faut qu'on trouve
00:45:16alors il y a 2-3 personnes
00:45:17autour de moi
00:45:18vous voyez pas un truc
00:45:19pour dire
00:45:20voilà ce que je voudrais dire
00:45:21bon après t'écoutes
00:45:23tes réarmements
00:45:24attends
00:45:25c'est le général Mandon
00:45:26qui a gagné ou quoi
00:45:27c'est pas des fusils
00:45:28qu'on fait
00:45:28c'est des gosses
00:45:29allons
00:45:30allons
00:45:31monsieur le président
00:45:32du calme
00:45:36je ne vais vous parler
00:45:37que d'une chose
00:45:38à cet instant
00:45:40si nous voulons
00:45:41que la planification
00:45:43écologique
00:45:44permette d'orienter
00:45:45la production
00:45:46et en orientant
00:45:48la production
00:45:49d'orienter
00:45:50où l'on va mettre
00:45:51les investissements
00:45:52de l'épargne collective
00:45:53des français
00:45:54en les proposant
00:45:56à ceux qui les détiennent
00:45:57aujourd'hui
00:45:58et si en faisant ça
00:46:00nous pensons
00:46:01que nous allons
00:46:01relancer l'économie
00:46:03alors
00:46:04il ne suffit pas
00:46:05de faire des phrases
00:46:05et des mots
00:46:06il ne suffit pas
00:46:07de dire
00:46:07il y a des milliards
00:46:08il y a des milliards
00:46:10mais bon sang de bois
00:46:11il ne suffit pas
00:46:12de mettre un paquet
00:46:13de milliards
00:46:13d'un côté
00:46:13et un tas de tôle
00:46:14de l'autre
00:46:14pour qu'ils surgissent
00:46:15au milieu
00:46:16des fusées
00:46:17des bateaux
00:46:17et des avions
00:46:18il faut du travail
00:46:19et du travail humain
00:46:21donc du savoir
00:46:22c'est la raison
00:46:23pour laquelle
00:46:24les jeunes gens
00:46:25qui s'orientent
00:46:26vers la voie professionnelle
00:46:28doivent être traités
00:46:30avec une considération
00:46:31et une compréhension
00:46:34particulière
00:46:36il faut les traiter
00:46:37avec respect
00:46:39il faut rétablir
00:46:40la règle des 4 ans
00:46:42pour passer
00:46:42un bac professionnel
00:46:44pour qu'ils soient
00:46:45des professionnels
00:46:46de très haut niveau
00:46:46et en même temps
00:46:48qu'ils aient une vie
00:46:48car voyez-vous
00:46:49mesdames, messieurs
00:46:50ces gosses
00:46:52ces jeunes
00:46:53souvent
00:46:54très souvent
00:46:55le soir après
00:46:57les heures d'études
00:46:58vont travailler
00:46:59pour gagner leur pain
00:47:00et celui de leur famille
00:47:01souvent
00:47:02très souvent
00:47:02le samedi
00:47:03le dimanche
00:47:04parce que souvent
00:47:05pas si souvent
00:47:07mais souvent
00:47:08ils sont aussi
00:47:09père et mère de famille
00:47:10leur destin
00:47:11nous concerne
00:47:12au premier plan
00:47:13ce sont les enfants chéris
00:47:15du système
00:47:16de l'insoumission
00:47:18et c'est pourquoi
00:47:21nous allons créer
00:47:24une filière
00:47:25qui part du CAP
00:47:27qui est le premier niveau
00:47:28de qualification
00:47:30et vous avez intérêt
00:47:31à ce que les CAP marchent
00:47:32si vous voulez
00:47:33quand on vous tire des fils
00:47:34électriques
00:47:35dans votre maison
00:47:36ils soient tout droits
00:47:36si vous voulez
00:47:37que la plomberie
00:47:38qu'on vous installe
00:47:39fonctionne
00:47:39si vous voulez
00:47:40que le système
00:47:40des alertes marche
00:47:41si vous voulez
00:47:42que le radiateur fonctionne
00:47:43bref ça et le reste
00:47:45rien n'est possible
00:47:46sans eux
00:47:48alors
00:47:51du CAP
00:47:53jusqu'à la licence
00:47:54professionnelle
00:47:55notre gouvernement
00:47:57leur préparera
00:47:58un passage
00:47:59sans fausser
00:48:00avec la possibilité
00:48:01de passer
00:48:02d'une étape à l'autre
00:48:03jusqu'à s'élever
00:48:04au plus haut niveau
00:48:05et vous verrez
00:48:06qu'il y aura
00:48:07des milliers de jeunes
00:48:08pour être d'accord
00:48:08avec ça
00:48:09et tous ceux
00:48:11qui choisiront
00:48:11cette voie là
00:48:12tous
00:48:13sans exception
00:48:14auront un revenu
00:48:16nous arrêterons
00:48:18de faire croire
00:48:19que nous n'avons pas compris
00:48:20que si l'apprentissage
00:48:21est nécessaire
00:48:22ce fut une bêtise
00:48:23et une folie absolue
00:48:25d'y mettre
00:48:25800 000 jeunes d'un coup
00:48:26sans avoir rien préparé
00:48:28et en se figurant
00:48:29que n'importe quelle entreprise
00:48:31est une école
00:48:32ce n'est pas vrai
00:48:33il y a eu
00:48:34des dégâts considérables
00:48:35des sommes phénoménales
00:48:37dépensées pour rien
00:48:388 000 euros ici
00:48:406 000 euros là
00:48:41et au bout de 3 mois
00:48:42tout le monde est parti
00:48:43et n'est plus en apprentissage
00:48:45il y a de l'apprentissage
00:48:46qui est nécessaire
00:48:47évidemment
00:48:47et qui est bienvenu
00:48:49mais il ne faut pas
00:48:50en faire une règle
00:48:51absolue aussi absurde
00:48:53et il faut
00:48:54que les adultes
00:48:55puissent aussi venir
00:48:56au lycée professionnel
00:48:57ou au lycée agricole
00:48:59mais enfin
00:49:01enfin
00:49:02qu'est-ce que vous croyez
00:49:03si je vous dis
00:49:04l'agriculture biologique
00:49:05pour nourrir
00:49:07gratuitement les enfants
00:49:07aux écoles
00:49:08vous applaudissez
00:49:09ça vous plaît
00:49:10mais qui va faire
00:49:11cette agriculture
00:49:12les gens
00:49:12il y avait 7 millions
00:49:14de paysans
00:49:15à la fin de la dernière guerre
00:49:16il n'y en a plus
00:49:16400 000
00:49:17ils mènent une vie de chien
00:49:19pour la plupart d'entre eux
00:49:20quelques-uns ont constitué
00:49:22des empires
00:49:23mais le paysan
00:49:25et la paysanne
00:49:25à la base
00:49:26ils tirent la langue
00:49:27ils essayent de bien faire
00:49:28et des fois
00:49:29il est tellement pris
00:49:30à la gorge
00:49:31qu'il y a un taux de suicide
00:49:33dans cette profession
00:49:34qui est absolument intolérable
00:49:36il va falloir recruter
00:49:37selon les dires
00:49:39de la confédération
00:49:41paysanne
00:49:42400 000 personnes
00:49:45mes amis
00:49:45il faut trouver
00:49:47400 000 agricultrices
00:49:49et agriculteurs
00:49:50pour ça
00:49:51il faut élever
00:49:51leur niveau de préparation
00:49:53avant
00:49:53nous avons un réseau
00:49:55un maillage
00:49:56de lycées agricoles
00:49:57il nous servira
00:49:59à préparer
00:50:00à encadrer
00:50:00car les maires
00:50:01des communes
00:50:02à peu d'exception près
00:50:04sont prêts
00:50:05à faire
00:50:06cette alimentation
00:50:07pour les plus jeunes
00:50:08bio et gratuite
00:50:09et nous y avons un intérêt
00:50:10car nous allons gagner
00:50:12des milliards
00:50:13comme ça
00:50:14vous savez
00:50:15les quels milliards
00:50:16les milliards
00:50:17que vous ne paierez pas
00:50:18pour soigner ce diabète
00:50:19parce qu'ils ont eu
00:50:20de la nourriture
00:50:21qui est bio
00:50:22les milliards
00:50:23que vous ne dépenserez pas
00:50:24pour le cancer
00:50:25parce qu'ils n'auront pas
00:50:26absorbé des produits
00:50:27pleins de pesticides
00:50:28les milliards
00:50:29etc
00:50:30parce qu'ils n'auront pas
00:50:31absorbé trop de sel
00:50:32trop de sucre
00:50:33qui rendent malade
00:50:34voilà les économies
00:50:36que nous ferons
00:50:37et nous appellerons ça
00:50:38les dividendes du bonheur
00:50:40parce que pour la première fois
00:50:42certains vont manger
00:50:43trois repas par jour
00:50:44ce qu'ils ne font pas
00:50:45aujourd'hui
00:50:46même quand leurs parents
00:50:47se privent
00:50:48pour pouvoir mettre
00:50:49le carburant
00:50:50dans la voiture
00:50:51et mangent moins
00:50:52que leurs enfants
00:50:53et même en faisant ça
00:50:54ça ne suffit pas toujours
00:50:55à remplir
00:50:56toutes les assiettes
00:50:57voilà
00:50:58de quoi se moquent
00:51:00ceux qui rient
00:51:00dans les réunions
00:51:01du MEDEF
00:51:03il nous faut
00:51:05300 000 personnes
00:51:07quand je vous dis
00:51:08nous voulons
00:51:09mettre fin
00:51:10à 2 800 000 personnes
00:51:12qui n'ont pas
00:51:13de logement
00:51:14correspondant
00:51:15à leurs besoins
00:51:16vous applaudirez tous
00:51:17si je vous dis
00:51:18il faut 700 000 rénovations
00:51:20vous vous direz
00:51:21Mélenchon
00:51:22c'est formidable
00:51:23mais qui va faire le boulot
00:51:25nous avons besoin
00:51:26de trouver
00:51:27300 000 personnes
00:51:29pour faire ce travail là
00:51:30et c'est un travail qualifié
00:51:32parce qu'il ne faut pas croire
00:51:33qu'on s'amène juste
00:51:34avec une éponge
00:51:35et qu'on a réglé le problème
00:51:36c'est un travail
00:51:37hautement qualifié
00:51:38il faut changer aussi
00:51:40une part de l'agriculture
00:51:41pour qu'elle produise
00:51:43les isolants
00:51:43dont nous avons besoin
00:51:44en France
00:51:45la paille de bois
00:51:46la terre qui sert à ça
00:51:48le chanvre
00:51:49non vous fumerez pas
00:51:50votre maison
00:51:52mais c'est un des meilleurs
00:51:54isolants
00:51:56il nous faut 200 000 personnes
00:51:58dans les emplois
00:51:59pour les énergies renouvelables
00:52:01parce que vous ne faites pas
00:52:03d'énergie renouvelable
00:52:04sans des travailleurs qualifiés
00:52:06voilà
00:52:07point final
00:52:07vous pouvez regarder
00:52:09votre tas
00:52:09de fils électriques
00:52:11et tout ce que vous voulez
00:52:12les capteurs
00:52:12ils ne s'assembleront jamais
00:52:13tout seuls
00:52:13il nous faut encore
00:52:17100 000 personnes
00:52:18justement
00:52:19pour faire la conversion
00:52:20dans l'électricité
00:52:22dans les métiers
00:52:22d'électricité
00:52:23et notamment
00:52:24en prévision
00:52:25des véhicules électriques
00:52:26j'ai fini sur ce point
00:52:28vous voyez
00:52:28ce que je viens
00:52:29de vous montrer
00:52:30il y a un lien
00:52:32très étroit
00:52:32entre le fait
00:52:34que nous
00:52:36refusons
00:52:36la marchandisation
00:52:38des savoirs
00:52:39et le développement
00:52:40de notre pays
00:52:41et l'accomplissement
00:52:42de la planification
00:52:43écologique
00:52:44c'est la même chose
00:52:45que j'ai dit
00:52:46au petit patron
00:52:49que je vais
00:52:51si nous gouvernons
00:52:52le pays
00:52:52aidé
00:52:53en face
00:52:54des autres
00:52:55qui prétendent
00:52:55parler à leur nom
00:52:57il faut qu'on change
00:52:59la représentativité patronale
00:53:00il faut que l'économie sociale
00:53:03et solidaire
00:53:03qui représente
00:53:0419% des salariés
00:53:06soit mieux représenté
00:53:07il faut que les petits patrons
00:53:10soient mieux représentés
00:53:11parce que ceux-là
00:53:11ils ne parlent pas
00:53:12de s'enfuir de France
00:53:14ils parlent de rester avec nous
00:53:15pour galérer
00:53:16et faire ce qu'il y a à faire
00:53:18et à eux
00:53:18j'ai dit
00:53:18eh bien
00:53:20nous devons avoir
00:53:22cette classe ouvrière
00:53:23et si
00:53:24vous vous inscrivez
00:53:26dans les objectifs
00:53:27du plan
00:53:28encore faut-il
00:53:28qu'il y ait les gens
00:53:29pour accomplir le plan
00:53:30si vous vous inscrivez
00:53:32dans les objectifs
00:53:33du plan
00:53:33et de la planification
00:53:34écologique
00:53:35alors vous aurez des aides
00:53:37si vous ne vous inscrivez
00:53:38pas dans le plan
00:53:39et si vous ne donnez pas
00:53:40de contrepartie
00:53:41vous ferez ce que vous voudrez
00:53:43mais sans l'argent
00:53:44des citoyens
00:53:49je ne peux terminer
00:53:52ce couplet de ma chanson
00:53:56en oubliant de citer
00:53:58les noms illustres
00:53:59qui sont à l'origine
00:54:01de cette décadence
00:54:02l'inventeur
00:54:04monsieur Blanquer
00:54:05à qui revient
00:54:06le pouvoir d'imagination
00:54:08de ces bêtises
00:54:10le premier ministre
00:54:11qui a veillé
00:54:12à leur mise en application
00:54:14systématique
00:54:15monsieur Edouard Philippe
00:54:16car il ne faut pas l'oublier
00:54:19parcours sup et l'arrest
00:54:20c'est pendant qu'il était
00:54:21et puis il y a
00:54:22le troupier
00:54:23l'inventeur à la base
00:54:24c'est-à-dire monsieur Attal
00:54:28alors
00:54:29celui-là
00:54:30je ne sais pas pour dire
00:54:31je n'ai rien contre lui
00:54:32je ne le connais pas
00:54:33je sais que c'est un ancien
00:54:34du MJS
00:54:35le mouvement de la jeunesse
00:54:36socialiste
00:54:37passé à Macron
00:54:38je n'ai pas de commentaire
00:54:39à faire là-dessus
00:54:40chacun fait ce qu'il veut
00:54:41de sa vie
00:54:41mais s'il vous plaît
00:54:43monsieur Attal
00:54:44quand vous dites
00:54:46monsieur Mélenchon
00:54:46veut utiliser les jeunes
00:54:48comme de la chair à canon
00:54:49d'abord Mélenchon
00:54:49n'utilise personne
00:54:50et ensuite vous êtes
00:54:51un peu dur de dire
00:54:52que vos amis les policiers
00:54:54tirent un coup de canon
00:54:55sur les jeunes
00:54:56non il se contente
00:54:56de les tabasser
00:54:57de les éborner
00:54:58de les mutiler
00:55:02mais il y a pire
00:55:04venez pas me dire
00:55:05que c'est pas vous
00:55:06parce qu'il a osé dire
00:55:07c'est pas moi
00:55:08parcours sub
00:55:09comment c'est pas toi
00:55:10c'est toi
00:55:11qui étais rapporteur
00:55:12et moi j'étais dans l'opposition
00:55:13et c'est à moi
00:55:14que t'as dit
00:55:14toi
00:55:15qu'il n'y aurait pas un jeune
00:55:16qui resterait sur le bord du carreau
00:55:17il y en a 100 000
00:55:18qui n'ont pas pu entrer
00:55:19en faculté cette année
00:55:20100 000 bonhommes
00:55:22et il disait
00:55:24monsieur Mélenchon
00:55:25et LFI
00:55:26exagèrent
00:55:27pour faire peur
00:55:28et manipuler les jeunes
00:55:29et la première année
00:55:31il passe à la télé
00:55:33et il dit
00:55:33c'est formidable
00:55:34ça marche mieux que prévu
00:55:35ça marche vachement bien
00:55:37la preuve maintenant
00:55:39il vous faut démonter tout ça
00:55:40c'est pourquoi
00:55:41la question de l'abolition
00:55:43de parcours sup
00:55:45est au coeur
00:55:46de la question du mouvement
00:55:47qui s'est mis
00:55:48en marche
00:55:49dans tout le pays
00:55:51parcours sup
00:55:52doit être aboli
00:55:55parcours sup
00:55:55doit être aboli
00:55:58on dit alors avant
00:55:59il y avait le tirage au sort
00:56:01il n'y a aucune difficulté
00:56:04à condition de s'organiser sérieusement
00:56:07où veulent aller les jeunes
00:56:08si on leur demande à temps
00:56:10alors on prend les dispositions
00:56:11pour trouver les locaux
00:56:13si vous voulez
00:56:14qu'on vous en trouve
00:56:15dans Paris
00:56:15il y en a
00:56:16des milliers de mètres carrés
00:56:18disponibles
00:56:19dans certains quartiers
00:56:20où il y a des tours vides
00:56:21quant aux enseignants
00:56:22tout dépend comment on organise
00:56:24le travail
00:56:25un enseignant du secondaire
00:56:27pourrait parfaitement
00:56:29avoir auprès de lui
00:56:30un ou deux assistants
00:56:32d'enseignement
00:56:33qui seraient des jeunes gens
00:56:34qui eux-mêmes
00:56:35seraient au niveau
00:56:36de la licence
00:56:36puisque la licence
00:56:38ça veut dire
00:56:38licence d'enseigner
00:56:40figurez-vous
00:56:41je le sais
00:56:42j'ai une licence de philo
00:56:43alors
00:56:44donc il ne faut pas me raconter
00:56:46d'histoire
00:56:47je connais la boutique
00:56:49il n'y a pas de difficulté
00:56:51à organiser l'élévation
00:56:52du niveau
00:56:53de qualification
00:56:54de nos jeunes
00:56:54et sinon on fait quoi
00:56:55s'il vous plaît
00:56:56si on ne fait pas ça
00:56:57on fait quoi
00:56:58c'est quelle autre bonne politique
00:57:00vous avez vu
00:57:01celle que je viens de vous présenter
00:57:02elle fonctionne comme un tout
00:57:03on relance
00:57:04donc il y a des sous
00:57:05qui circulent
00:57:06donc il y a des taxes
00:57:07et des impôts
00:57:07qui rentrent pour le
00:57:08pour le trésor de l'état
00:57:10et ensuite
00:57:11il y a des gens
00:57:11qui savent faire
00:57:12et c'est eux
00:57:12qui utilisent cet argent
00:57:13pour en faire des choses concrètes
00:57:15et hop
00:57:15on repart pour un tour
00:57:16voilà
00:57:17le circuit vertueux
00:57:18qui est celui
00:57:19de la politique
00:57:20des besoins
00:57:21et de la demande
00:57:22alors évidemment
00:57:23il y a un problème
00:57:24de phasage
00:57:25je ne vais pas vous dire
00:57:27on a gagné en avril
00:57:28et en juin
00:57:28ça y est
00:57:29le système est en place
00:57:30non
00:57:31il va y falloir
00:57:32quelques mois
00:57:32mais vous verrez
00:57:33et puis vous vous emmêlerez
00:57:34j'espère bien
00:57:35alors
00:57:36maintenant
00:57:38je dois dire encore
00:57:40quelque chose
00:57:40qui a à voir
00:57:41avec cette campagne
00:57:42vous regardez
00:57:43ces jeunes
00:57:46et quoi
00:57:47pourquoi ils ne comptent pas
00:57:48pourquoi ils n'ont pas pu
00:57:50se faire entendre
00:57:52mesdames, messieurs
00:57:54à 16 ans
00:57:56on peut être émancipé
00:57:57et assurer
00:57:59son devoir
00:57:59de parent
00:58:00à 16 ans
00:58:01on vote aux élections
00:58:03prud'homales
00:58:04à 16 ans
00:58:05on va en prison
00:58:08alors à 16 ans
00:58:09on doit pouvoir
00:58:10donner son avis
00:58:11non pas
00:58:12secondairement
00:58:13mais comme tous les autres
00:58:14comme citoyens
00:58:15c'est à dire
00:58:16qu'il nous faut
00:58:17le droit de vote
00:58:17à 16 ans
00:58:18voilà
00:58:19la proposition
00:58:20que contient
00:58:22notre programme
00:58:22depuis le premier jour
00:58:25alors
00:58:27je pense
00:58:28qu'il y en a
00:58:31qui pensent
00:58:32comme à l'époque
00:58:33quand on a dit
00:58:34on va donner le droit de vote
00:58:35à 18 ans
00:58:35c'est bien raisonnable
00:58:3818 ans
00:58:38ils sont jeunes
00:58:39ils ont le sang vif
00:58:40il vaut mieux
00:58:41qu'ils attendent un peu
00:58:42comme tous les autres
00:58:43jusqu'à 21 ans
00:58:44il y a quelqu'un
00:58:44qui propose
00:58:45de rétablir le droit de vote
00:58:46à 21 ans
00:58:47non bien sûr
00:58:48mais le droit de vote
00:58:49à 16 ans
00:58:50changera tout
00:58:51et d'abord
00:58:52le devoir de respect
00:58:53à l'égard de la jeunesse
00:58:54je sais qu'il s'agit
00:58:55de nos enfants
00:58:56nous respectons
00:58:57nos enfants
00:58:57et souvent aussi
00:58:58nous respectons
00:58:59ceux des autres
00:59:00et aussi nos petits enfants
00:59:01mais le respect
00:59:02c'est quelque chose
00:59:03qui s'organise
00:59:04qui s'enseigne
00:59:05qui s'explique
00:59:06nous sommes tous citoyens
00:59:08c'est à dire
00:59:08comme on l'a rappelé
00:59:09tout à l'heure
00:59:10égaux en droit
00:59:12j'ai pas dit en devoir
00:59:13c'est un autre débat
00:59:16le seul devoir
00:59:17que nous avons
00:59:18c'est de respecter
00:59:19les droits des autres
00:59:20notre liberté termine
00:59:22là où commence
00:59:22celle des autres
00:59:23voilà la leçon
00:59:24de la grande révolution
00:59:28ce que je vous présente
00:59:31c'est une vision
00:59:33qualitative
00:59:35de la vie
00:59:37quand j'étais
00:59:38jeune homme
00:59:40on se battait
00:59:40pour un socialisme
00:59:43je suis pas le seul
00:59:44ici à avoir été
00:59:45dans ce cas là
00:59:47surtout dans cette région
00:59:49c'est pas pour dire
00:59:50mais enfin
00:59:50il y a quelques têtes dures
00:59:51dans le coin
00:59:53pas que
00:59:53mais il y en a
00:59:55beaucoup
00:59:56et alors on se représentait
00:59:58le socialisme
00:59:59compte tenu de la misère
01:00:01qui existait dans le monde
01:00:02alors on disait
01:00:04tant de milliers
01:00:05de tonnes de béton
01:00:07tant d'électricité
01:00:08tant de kilomètres
01:00:09de chemin de fer
01:00:10tant de routes
01:00:11on en avait une vision
01:00:14quantitative
01:00:15si on faisait tout ça
01:00:16ça irait mieux
01:00:17et le fait est que
01:00:18ça va mieux
01:00:19quand on fait tout ça
01:00:20je veux dire
01:00:21quand on fait des maisons
01:00:22quand on fait des voies
01:00:23de chemin de fer
01:00:24quand on cultive
01:00:25correctement
01:00:26c'est vrai
01:00:27mais on sait tous
01:00:29maintenant
01:00:29que c'est pas une manière
01:00:30d'estimer
01:00:31le prix du bonheur
01:00:33le prix de la liberté
01:00:34le prix de la vie
01:00:35en commun
01:00:36nous avons besoin
01:00:37d'une approche
01:00:38qualitative
01:00:39si je reviens
01:00:40vous voir
01:00:41si au passage
01:00:43vous m'avez lu
01:00:43et que je vous dis
01:00:45réjouissez vous
01:00:46nous avons coulé
01:00:47du béton
01:00:48comme jamais
01:00:50alors
01:00:51comme je l'ai vu
01:00:52dans d'autres circonstances
01:00:53vous frottez les pieds
01:00:55par terre
01:00:56parce que la réunion
01:00:56commence à vous ennuyer
01:00:58et que vous vous demandez
01:01:00où est tout ce béton
01:01:01dont je parle
01:01:04et bien tous
01:01:05nous avons compris
01:01:06sur cet exemple simple
01:01:08que c'est pas ça
01:01:09que nous voulons faire
01:01:10nous voulons des indicateurs
01:01:12qualitatifs
01:01:14vous savez
01:01:15je ne viens pas
01:01:16d'inventer cette idée
01:01:17elle est dans notre programme
01:01:18mais c'est le moment
01:01:18pour moi
01:01:19de vous dire
01:01:20cette chose là
01:01:21est importante
01:01:21sur quoi vous devez juger
01:01:23un gouvernement
01:01:24c'est sur la part
01:01:26d'amélioration
01:01:27de vos moyens
01:01:28d'accès au bonheur
01:01:29des petites choses
01:01:30toutes simples
01:01:31bien manger
01:01:33pouvoir se déplacer
01:01:35pouvoir s'occuper
01:01:36de ses gosses
01:01:37avoir du temps libre
01:01:38pas arriver
01:01:39crevard
01:01:40à 71 ans
01:01:42parce que t'as pas eu
01:01:43la retraite avant
01:01:46et ainsi de suite
01:01:51alors ils ont
01:01:53le PIB
01:01:56produit intérieur brut
01:01:58je creuse un trou
01:01:59le PIB augmente
01:02:01je le rebouche
01:02:02le PIB augmente
01:02:04je monte dans ma voiture
01:02:05je rentre dans un mur
01:02:07le PIB augmente
01:02:08pour refaire le mur
01:02:09et refaire la bagnole
01:02:10plus le PIB
01:02:11des médicaments
01:02:13le PIB
01:02:15c'est rien
01:02:16c'est une évaluation
01:02:18en valeur
01:02:19ça compte
01:02:20il faut en tenir compte
01:02:21bien sûr
01:02:22mais c'est pas là dessus
01:02:23qu'on juge
01:02:24voyez vous
01:02:25le programme
01:02:26des Nations Unies
01:02:27pour le développement
01:02:28avait imaginé
01:02:28un ensemble
01:02:30d'indicateurs
01:02:31de développement humain
01:02:32et ça posait
01:02:33des choses incroyables
01:02:33qu'on trouvait toutes bêtes
01:02:35la première fois
01:02:36que j'en ai parlé
01:02:36dans une réunion
01:02:37on m'a dit
01:02:38bon ça c'est un truc
01:02:38pour le tiers-monde
01:02:39ben j'ai dit
01:02:39ben t'as qu'à aller regarder
01:02:40où il est le tiers-monde
01:02:41c'est jusqu'à quel âge tu vis
01:02:45combien de gens
01:02:45savent lire et écrire
01:02:47quel est le niveau
01:02:48d'éducation
01:02:49moyen des filles
01:02:51c'est des choses comme ça
01:02:52et ben allez
01:02:53faites des enquêtes
01:02:55dans les villes
01:02:56et dans les banlieues
01:02:58et vous verrez
01:03:00que le développement humain
01:03:01n'est pas le même partout
01:03:03et bien nous
01:03:03on propose
01:03:05que déjà
01:03:06au moins une loi
01:03:06s'applique
01:03:07elle a été votée
01:03:08en 2015
01:03:10et elle dit
01:03:10il y a des indicateurs
01:03:11et tous les ans
01:03:12il faut faire le bilan
01:03:12et on discute
01:03:14ça a été voté
01:03:15en 2015
01:03:18ils ont fait ça
01:03:18deux fois
01:03:20alors on est dans un pays
01:03:21où il y a une loi
01:03:22mais on s'en fout
01:03:23si elle n'arrange pas
01:03:24ceux qui sont au pouvoir
01:03:26et bien ce n'est pas seulement
01:03:28cette loi qu'il s'agit
01:03:29de faire
01:03:30mais une loi
01:03:31dans laquelle nous mettrions
01:03:32nous-mêmes
01:03:33d'autres indicateurs
01:03:35notamment ceux
01:03:36qui résulteront
01:03:37de l'action
01:03:38des éco-régions
01:03:40combien de gens
01:03:41en moins malades
01:03:44combien de cancers
01:03:45en moins
01:03:46combien de diabètes
01:03:48en moins
01:03:48combien de maladies
01:03:51cardiovasculaires
01:03:52en moins
01:03:53quel est le niveau
01:03:54d'éducation
01:03:55moyen
01:03:55de nos jeunes
01:03:56pourquoi les filles
01:03:57ont disparu
01:03:58des filières
01:04:00de mathématiques
01:04:00et de sciences
01:04:01où elles brillaient
01:04:03combien de nos petits
01:04:06sont exempts
01:04:07de ces maladies
01:04:08qui leur vient
01:04:09de cet environnement
01:04:10et ainsi de suite
01:04:12espérance de vie
01:04:13en bonne santé
01:04:15égalité au sein
01:04:16des filières
01:04:17d'éducation
01:04:17égalité salariale
01:04:19vous le savez tous
01:04:22si vous payez
01:04:24les filles
01:04:24comme les gars
01:04:26quand ils font
01:04:27le même travail
01:04:28vous avez payé
01:04:29la retraite
01:04:30à 60 ans
01:04:31c'est pour ça
01:04:32qu'ils m'ennuient plus trop
01:04:34ils viennent plus trop
01:04:35souvent me dire
01:04:36alors avec quoi
01:04:36vous payez ça
01:04:37je vais vous le dire
01:04:38avec votre fric
01:04:39celui de la richesse
01:04:40qui est produite
01:04:40dans l'entreprise
01:04:41qu'est-ce que c'est
01:04:42que cette histoire
01:04:43alors ça
01:04:44c'est les critères
01:04:45féministes
01:04:45égalité salariale
01:04:46dans la carrière
01:04:47les critères écologiques
01:04:49c'est les taux
01:04:49d'exposition
01:04:50des populations
01:04:50à des environnements
01:04:52pollués
01:04:52et un indice
01:04:54de richesse
01:04:54de la biodiversité
01:04:57à mon âge
01:05:00j'ai une maison
01:05:01à la campagne
01:05:03bien au sud
01:05:04de Paris
01:05:06et bien figurez-vous
01:05:07que j'en étais
01:05:08jamais rendu compte
01:05:09mais il ne reste plus
01:05:10que deux papillons
01:05:12les papillons
01:05:13où ils sont passés
01:05:14avant il y en avait
01:05:14plein
01:05:15tu ne faisais pas attention
01:05:16il y avait la saison
01:05:17il y avait les papillons
01:05:18il n'y en a plus
01:05:19et bien
01:05:21ils ont tout tué
01:05:22et ils continuent
01:05:24à tuer
01:05:25d'arrache-pied
01:05:26alors
01:05:29c'est cet autre monde
01:05:30dont je vous parle
01:05:32et
01:05:33comme il faut
01:05:36le résumer
01:05:37regardez cette brave bête
01:05:38le courage qu'elle a
01:05:39là ça fait une demi-heure
01:05:40qu'elle me tourne autour
01:05:42mais non tu ne me mangeras pas
01:05:45nous ne voulons pas
01:05:46nous allons faire
01:05:48la campagne
01:05:48comme je vous l'ai dit
01:05:50je suis déjà allé
01:05:51au salon du bâtiment
01:05:52j'ai déjà présenté
01:05:53notre projet
01:05:54là-dessus
01:05:54il va y avoir
01:05:55l'automobile
01:05:56et nous allons
01:05:57à chaque fois
01:05:58avec nos livrets
01:05:58parce qu'on a beaucoup
01:05:59travaillé
01:06:00et puis il y a toujours
01:06:01un camarade
01:06:02d'une députée
01:06:02ou un député
01:06:03qui est un spécialiste
01:06:04de la question
01:06:05qui l'a défendu
01:06:06à l'Assemblée
01:06:06on a de quoi faire
01:06:07plusieurs gouvernements
01:06:08je vous rassure
01:06:10oui
01:06:11bah il faut bien
01:06:12qu'il se repose
01:06:12voilà
01:06:13et puis qu'il fasse
01:06:16nous ne voulons pas
01:06:18d'une élection
01:06:20dans laquelle
01:06:20personne ne sait
01:06:22ce qu'il y a
01:06:23dans la tête du candidat
01:06:25concernant la paix
01:06:27où personne ne sait
01:06:29à qui le monsieur
01:06:31compte faire la guerre
01:06:32une élection
01:06:33où on ne sait pas
01:06:34quel est son projet de vie
01:06:36et comment il considère
01:06:37les citoyens
01:06:39et le devoir d'égalité
01:06:41une élection
01:06:42où on se contenterait
01:06:43d'aller à une émission
01:06:44un soir
01:06:44pour dire
01:06:45eh bien moi
01:06:45je donnerai une prime
01:06:47de 350 euros
01:06:49dès le premier enfant
01:06:51hourra
01:06:51les gens sortirent
01:06:52lâchant la télé
01:06:53crier dans la rue
01:06:54youpi youpi
01:06:56que est-ce que c'est
01:06:57pour qui vous nous prenez
01:06:58vous croyez
01:06:59qu'on va faire des gosses
01:07:00pour 350 euros
01:07:02sérieusement
01:07:02vous croyez ça
01:07:04vous n'êtes pas au courant
01:07:05ça se passe pas comme ça
01:07:09bien sûr que non
01:07:11je ne vais pas dire
01:07:12que ces 350 euros
01:07:13seraient malvenus
01:07:14dans votre poche
01:07:15je dis juste
01:07:16que c'est pas un projet
01:07:17c'est pas une explication
01:07:19si vous voulez
01:07:20qu'il y ait des familles
01:07:22avec un nombre d'enfants
01:07:23plus grand que un
01:07:25eh bien il faut
01:07:26qu'il y ait des crèches
01:07:27il faut donc
01:07:28qu'il y ait
01:07:28du personnel qualifié
01:07:30il faut donc
01:07:30qu'il y ait
01:07:31des horaires de travail
01:07:33compatibles
01:07:34avec les allers-retours
01:07:35pour aller chercher
01:07:35les gosses
01:07:36faites ça
01:07:38je vais vous faire
01:07:39une petite leçon
01:07:40de marxisme
01:07:42monsieur Edouard Philippe
01:07:43voyez-vous
01:07:45il y a quelque chose
01:07:46que vous n'avez pas compris
01:07:47c'est que
01:07:48jusqu'à il y a peu
01:07:51les femmes
01:07:52devaient rester à la maison
01:07:53pour faire du
01:07:54travail gratuit
01:07:55s'occuper des enfants
01:07:56les soigner
01:07:57faire la bouffe
01:07:58nettoyer
01:07:59s'occuper des anciens
01:08:01mais s'il n'y avait pas
01:08:02ce travail gratuit
01:08:03il n'y avait pas
01:08:04de travailleurs
01:08:05à l'usine
01:08:05capable d'y aller
01:08:06et de produire
01:08:07et de vous cracher
01:08:08de la dividende
01:08:09pour le capital
01:08:12et vous
01:08:15comme vous êtes
01:08:15tellement intelligent
01:08:18vous avez dit
01:08:19comme on transformera
01:08:20tout
01:08:20en marchandises
01:08:22allez
01:08:22au boulot
01:08:24vous avez donc
01:08:25convoqué
01:08:26à deux endroits différents
01:08:27les mêmes personnes
01:08:28et souvent
01:08:29en mêmes heures
01:08:31si bien que
01:08:32les tâches
01:08:33de reproduction sociale
01:08:34c'est-à-dire
01:08:35reproduire la société
01:08:36elle-même
01:08:37sont accomplies
01:08:38par des personnes
01:08:39qui doivent être
01:08:39à deux endroits
01:08:40en même temps
01:08:40et bien ce n'est pas
01:08:42possible
01:08:42alors ils vous disent
01:08:44payez-vous
01:08:45la nounou
01:08:47payez-vous
01:08:47la deuxième bagnole
01:08:49payez-vous
01:08:49payez-vous
01:08:50payez-vous
01:08:51précisément
01:08:51c'est bien ce qu'on fait
01:08:52c'est pour ça
01:08:53qu'on va au boulot
01:08:53tous les deux
01:08:54et comme on y va
01:08:55tous les deux
01:08:55on n'a pas les moyens
01:08:56d'en accueillir
01:08:57deux ou trois autres
01:08:58on a les moyens
01:08:59d'en accueillir
01:09:00raisonnablement
01:09:00un
01:09:01deux
01:09:01mais au-delà
01:09:02non parce que
01:09:03ça pose toutes sortes
01:09:04de problèmes
01:09:04et puis tout le monde
01:09:05a eu un autre mode de vie
01:09:06vous ne mesurez pas
01:09:07messieurs les très intelligents
01:09:09que la société
01:09:10est faite d'une chose bizarre
01:09:13avec
01:09:14cinq doigts au pied
01:09:15qui ne servent à rien
01:09:16et des cheveux
01:09:17au-dessus du cerveau
01:09:18des êtres humains
01:09:19des êtres humains
01:09:21si vous oubliez
01:09:22que ce sont des êtres humains
01:09:23hommes et femmes
01:09:25et que
01:09:26ceux qu'ils ont dans les bras
01:09:27s'appellent des enfants
01:09:29et que ces enfants
01:09:30ceux qui les tiennent
01:09:31dans les bras
01:09:31les aiment
01:09:32et veulent faire le mieux
01:09:33pour eux tout le temps
01:09:34voilà ce que vous avez oublié
01:09:36vous avez transformé
01:09:38la vie des gens
01:09:38en un enfer
01:09:39et une cavalcade
01:09:40sans fin
01:09:41et vous leur annoncez
01:09:42que ça va continuer
01:09:43et que
01:09:44au-delà de 60 ans
01:09:4662
01:09:4663
01:09:4864
01:09:4965
01:09:5066
01:09:5167
01:09:5268
01:09:5369
01:09:55vous accepterez
01:09:56de vous faire servir
01:09:57si vous avez
01:09:58vos cheveux ou pas
01:09:59et tout jeunes
01:10:00que vous seriez
01:10:01par une personne
01:10:02qui a du mal à arquer
01:10:03et aller d'une table à l'autre
01:10:04pour vous servir
01:10:05ou comme ceux
01:10:06que j'ai vus
01:10:06dans certains pays
01:10:07être au bout du tapis roulant
01:10:09à la caisse du monoprix
01:10:11et vivre de ce que les gens donnent
01:10:13quand on a rempli les sacs
01:10:14quand ces personnes remplissent les sacs
01:10:16ce n'est pas ça que nous voulons
01:10:17pour nos aînés
01:10:18et nous ne vous permettrons pas
01:10:20de le faire
01:10:21nous ramènerons la retraite
01:10:24à 60 ans
01:10:25dans le délai nécessaire
01:10:27et nous le ferons
01:10:33l'élection présidentielle
01:10:35ne sera pas une compétition
01:10:38de technocrates
01:10:39qui viennent s'empailler
01:10:41sur des taux et des chiffres
01:10:42ce sera la compétition
01:10:44d'une vision du monde
01:10:45nous allons fonder
01:10:47la sixième république
01:10:48celle du pouvoir populaire
01:10:50avec le référendum citoyen
01:10:52et le référendum révocatoire
01:10:55pour foutre dehors
01:10:56ce dont on ne veut plus
01:10:57nous allons nous avancer
01:11:00drapeau et musique en tête
01:11:02à la frontière
01:11:03aux frontières
01:11:04de la vie humaine
01:11:06c'est à dire
01:11:07en mer
01:11:07dans les spas
01:11:09dans le numérique
01:11:10et dans la compréhension
01:11:11de ce qu'est la santé
01:11:12nous allons commencer
01:11:14à créer
01:11:14l'état écologique
01:11:16avec les éco-régions
01:11:18nous allons fonder
01:11:19un nouvel état social
01:11:21avec la sécurité sociale intégrale
01:11:24et puis par-dessus tout
01:11:26nous allons fonder
01:11:28la société de l'entraide
01:11:31celle où l'on s'aide
01:11:33tout le temps
01:11:33que l'on soit en famille
01:11:35ou que l'on soit entre amis
01:11:37ou entre voisins
01:11:39ou entre gens
01:11:40qui veulent se dédier
01:11:41au bien commun
01:11:43et par-dessus tout
01:11:44de par-dessus tout
01:11:45de par-dessus tout
01:11:46nous allons réussir
01:11:49la nouvelle France
01:11:50celle de tous nos enfants
01:11:52sans exception
01:11:53quelles que soient
01:11:55leurs ancêtres
01:11:56leurs religions
01:11:56ou leurs couleurs de peau
01:11:58vive la France
01:12:00une et indivisible
01:12:01vive la République
01:12:03vive l'humanité universelle
01:12:05avec les éco-rées