Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 heures
Comment la galaxie d’extrême droite entretient des liens avec les patrons ? Autour des révélations du journaliste Thomas Lemahieu sur Pierre-Édouard Stérin, la vidéaste et streameuse Modiie et l’écrivain, journaliste et réalisateur du film « Un pays qui se tient sage », ont été les invités de notre plateau Twitch, pour répondre à ces questions.

Téléchargez l'appli de l'Humanité 👉 https://app.humanite.fr
Abonnez-vous 👉 https://abo.humanite.fr/2243

📣 SUIVEZ L'HUMANITÉ !
Retrouvez tous nos articles sur 👉humanite.fr
Twitch 👉 twitch.tv/lhumanitefr
Instagram 👉 instagram.com/lhumanitefr
Twitter 👉 x.com/humanite_fr
TikTok 👉 tiktok.com/@lhumanitefr

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Il y a une espèce de galaxie d'extrême droite, ça c'est sûr, avec des liens qui sont très
00:03forts entre...
00:03Après on voit qu'ils sont en lien avec le patronat.
00:05Les élites ont des liens entre elles, que ce soit les élites politiques et les élites économiques,
00:10et les élites, du coup on va dire, intellectuelles avec leurs penseurs d'extrême droite.
00:13Aujourd'hui on se pose la question, plutôt Hitler que le Front populaire, un slogan toujours d'actualité chez les
00:18patrons.
00:18Et pour ce faire, donc Thomas, bonjour.
00:20Bonjour.
00:21Tu es grand reporter et journaliste au Pôle enquête de l'Humanité.
00:24David Dufresne, bonjour.
00:25Bonjour.
00:26Bonjour, et bonjour à ton chat aussi en même temps, c'est ça ?
00:27On va raider d'un instant à l'autre un petit souci technique.
00:31Pas de problème.
00:31Là il y a 3000 personnes qui vont arriver d'un coup, et on leur demande, et on leur conseille
00:36de, comment dirais-je, de...
00:38De follow la chaîne, etc.
00:40Voilà, je vois que ça y est.
00:41Mais alors par contre, excusez-moi, mais là vous avez les moyens techniques.
00:44La technique est impressionnante.
00:45En face de moi, elle doit dire, non mais t'as ça toi ?
00:47Non.
00:48T'as pas ça non plus ?
00:49Personne n'a ça.
00:50Personne n'a ça.
00:51La régie peut dire bonjour au chat de David Dufresne.
00:54Salut la régie.
00:55Voilà, les techniques...
00:56Ah il y en avait un autre.
00:56Ils sont cachés derrière l'écran.
00:58Vous êtes combien ? Un, deux, trois, quatre, cinq...
01:00En fait, c'est Stéphane qui vous a financé ou quoi ?
01:04Non, pas encore, pas encore.
01:05Bon, David Dufresne, alors merci, et puis bienvenue à ceux qui vont arriver.
01:09Tu es écrivain, journaliste et réalisateur, notamment du film Un pays qui se tient sage,
01:13sur la répression policière et le maintien de l'ordre, particulièrement au moment des Gilets jaunes.
01:17Et Maudit, bonjour.
01:18Bonjour.
01:19Donc tu es streameuse et vidéaste pour Blast, dont tu co-animes l'émission des portraits avec Hoste Politique,
01:24qu'on recevra demain d'ailleurs.
01:25Et tu as un focus particulier sur les sciences sociales, domaine que tu vulgarises surtout,
01:29et tu fais pas mal d'émissions là-dessus.
01:31Alors Thomas, d'abord, comment toi, tu l'as connu ce terrain ?
01:34Alors ce terrain, je peux dire, il était déjà repéré dans la galaxie réactionnaire,
01:42il était déjà un philanthrope repéré, il organisait déjà les nuits du bien commun dont on a parlé dans la
01:50vidéo.
01:51Moi, en fait, j'ai repéré simplement en voyant, je ne sais pas si vous vous souvenez,
01:55un jour on a vu Emmanuel Macron dans la rue en train de chanter des chants un peu paillards,
02:02je ne sais pas où, des chants régionaux, et quelques jours après, enfin je crois dans la foulée,
02:06on a appris que les gens avec qui ils chantaient étaient les concepteurs d'une application qu'ils appellent Kanto,
02:13qui est en fait une appli qui recense des chants traditionnels, etc.
02:18Mais il y avait aussi des chants pétainistes.
02:21Et j'ai regardé d'où venait cette appli, mais en fait j'ai constaté qu'elle avait été financée
02:26notamment à l'occasion des nuits du bien commun par Pierre-Edouard Terrain,
02:30et donc j'ai commencé à regarder un peu qui était ce bonhomme, ce qu'il faisait, voilà.
02:35C'est comme ça que j'ai commencé à m'intéresser à lui.
02:38Je suis allé, effectivement, assister à la nuit du bien commun à l'Olympia en décembre de l'année dernière.
02:46J'ai fait une première enquête sur sa philanthropie très orientée, très très bien ordonnée,
02:52une charité très bien ordonnée vers les causes les plus réactionnaires,
02:55anti-IVG, école privée hors contrat, etc.
02:59Ça nous a d'ailleurs valu, il a tout de suite repéré et salué le travail de l'humain
03:04en qualifiant l'humain de journal de l'ultra-gauche.
03:08C'était pas mal.
03:09Le fameux ultra-gauche.
03:10Et puis voilà, il se trouve que plus tard, effectivement, dans la foulée de cette première enquête,
03:15on a reçu, enfin, on a pu prendre connaissance d'un projet, d'un plan qui s'appelle Périclès,
03:24qui est là, un plan...
03:26Et bien justement, Périclès, normalement, vous l'avez le chat, est-ce que tu peux nous expliquer
03:31ça veut dire quoi Périclès ?
03:33Alors c'est ça, Périclès, c'est un acronyme, ça veut dire donc patriote, enraciné, résistant,
03:39identitaire, chrétien, libéraux, européen, souverainiste.
03:44Ça renvoie pas tellement à l'homme d'État, l'homme politique athénien,
03:48qui a inventé des formes de démocratie radicale.
03:52Enfin, ça renvoie nécessairement à son nom, mais c'est sans doute pas ça l'inspiration,
03:56c'est manifestement pas ça.
03:58C'est marrant parce qu'à l'occasion de la publication de nos enquêtes, de notre enquête,
04:02on a appris par une reprise dans la presse grecque qu'il y avait eu en 61 un plan Périclès
04:08en Grèce
04:09pour empêcher la gauche d'arriver au pouvoir, un plan qui était fomenté par les services de l'État,
04:16l'armée, la police, les services secrets américains.
04:19C'est ressorti à cette occasion.
04:21Donc c'est peut-être pas ça non plus la référence.
04:24Donc Périclès, je sais pas trop pourquoi il a choisi ce nom,
04:27mais en tout cas, effectivement, les huit adjectifs qui le qualifient,
04:32eux, ils sont très parlants pour le coup.
04:33Ils sont très éloquents.
04:35Il me semble qu'on a un deuxième visuel que tu vas aussi pouvoir commenter.
04:39Vous pouvez évidemment retrouver cet article sur le site de l'Humanité.
04:41Ah, on n'a plus les écrans, ça va être difficile de commenter, les amis.
04:46Il me semble qu'on avait les têtes un petit peu, la galaxie de tous ces gens.
04:51Est-ce qu'on arrive à avoir le visuel ?
04:52Non, on n'arrive pas à le...
04:54Il est là.
04:55Donc moi, je le disais, si vous voulez aller lire tous les papiers de Thomas sur cette affaire,
05:00vous pouvez, sur l'humanité.fr.
05:03Et donc voilà.
05:04Sur cet article, tu avais aussi un petit peu...
05:06Enfin, comment dire, vulgarisé toute la galaxie.
05:09Est-ce que tu peux nous parler de ces quelques...
05:11Alors, on ne va peut-être pas tous les faire, ce serait un peu long.
05:13Mais les quelques visages un petit peu marquants de...
05:17Il faut savoir peut-être que le document qu'on présente là, et qu'on a publié effectivement en intégralité,
05:22ce qui fait que, je crois, la valeur du document, c'est son intégralité.
05:28C'est les différents projets que ce terrain envisage de faire,
05:32et pour lesquels il est prêt à se délester de 150 millions d'euros, dit-il, sur 10 ans.
05:38Donc c'est... Je ne sais pas si on va en parler plus tard,
05:41mais il y a de la guerrilla juridique avec des avocats,
05:43il y a une école des futurs maires,
05:45il y a ce qu'il appelle une réserve,
05:48c'est-à-dire identifier des profils dans la haute administration des élites
05:53qui pourraient, en cas de victoire électorale de l'extrême droite
05:56ou des droites extrêmes rassemblées,
05:59prendre le pouvoir et exercer le pouvoir.
06:01Et il y a, à la fin de ce PowerPoint,
06:05qui est un document d'une vingtaine de pages,
06:10qui est une espèce de business plan, en quelque sorte.
06:14Il y a effectivement une série de cette galerie de portraits qu'on voit à l'écran,
06:18qui sont les personnalités avec lesquelles il envisage de travailler,
06:24avec lesquelles il s'agit de nouer une relation de confiance
06:27et avoir de l'influence, ce qu'il appelle l'influence réelle.
06:30On le voit dans le tableau,
06:31le premier rang, c'est les gens avec qui il a une relation de confiance déjà à l'époque de
06:36ce document.
06:37Le document date de septembre 2023.
06:40C'est, donc, Jordan Bardella et Marine Le Pen, là,
06:43sont présentés comme déjà acquis
06:45et il a déjà une influence réelle sur eux.
06:49Et après, il y a, pour les LR,
06:52des gens avec qui il faut activer la relation
06:54pour développer l'influence.
06:57Et parmi, je ne sais pas si on voit,
06:58enfin, on voit, je pense, sur l'écran,
07:01il y a des gens en particulier
07:02qui sont les cibles principales,
07:05qui sont ceux qui sont entourés en vert.
07:07– Titi, par exemple.
07:07– Et donc, on voit Ciotti, Wauquiez,
07:10David Lissnard, dont on a entendu parler récemment.
07:12– On a failli l'avoir en premier ministre, le maire de Caire, c'est ça ?
07:14– Voilà, Bellamy, etc.
07:16Et il y a Sarkozy, avec qui il faudrait avoir une relation.
07:20– Enfin, on note quand même que des gens
07:22qui ont 150 millions à leur disposition
07:26ne sont même pas capables de repérer Michel Barnier.
07:30– Et Barnier, il n'est pas là.
07:32– Barnier n'apparaît pas là, c'est vrai.
07:33– Il n'apparaît pas là.
07:35Non, mais je trouve que c'est quand même
07:38tout l'arc de droite et d'extrême droite qu'on trouve là.
07:41Je pense que Barnier, effectivement,
07:43il sort tellement du chapeau
07:44qu'il n'est même pas dans le 10 heures.
07:46Mais voilà.
07:48– Oui ?
07:49– Non, il y a aussi quelqu'un qu'ils n'ont pas repéré,
07:51enfin, qui est très repéré, en fait,
07:53puisque d'après ce qu'on a appris dans l'enquête,
07:56et il nous l'a confirmé à demi-mot, en fait,
07:59mais enfin, à la fois en disant qu'il avait rencontré
08:02Pierre-Edouard Sterrin, qu'il connaissait l'existence du plan,
08:04ce qui est le seul qui a reconnu connaître l'existence du plan,
08:07c'est François Fillon, qui lui est rangé,
08:10il nous a dit aussi qu'il était rangé des voitures,
08:13qu'il avait arrêté la politique, tout ça.
08:15Mais on sait qu'il avait, il a été proche de ce plan,
08:18il lui a été présenté, il dit qu'il ne participe pas à Périclès,
08:24il a répondu à lui-même qu'il ne participe pas à Périclès,
08:27mais c'est peut-être aussi la raison pour laquelle il n'est pas dedans.
08:30Me dis-toi, est-ce qu'il y a des visages qui te surprennent ?
08:33Est-ce qu'il y en a que tu connais ?
08:33Alors évidemment, il y en a que tu connais,
08:34est-ce qu'il y en a que tu découvres ?
08:38Genre par exemple, David Lina,
08:39est-ce que c'était quelqu'un qui faisait partie de la galaxie pour toi,
08:41de l'extrême droite ?
08:43Non mais moi, je ne passe pas mon temps à faire des petites fiches
08:45sur le travail de veille, de où en est la droite.
08:49En fait, il y a des tendances globales par contre qui s'observent,
08:51et la tendance globale, c'est clairement que la droite a rompu,
08:55on va dire, le cordon sanitaire entre la droite et l'extrême droite,
08:58et que ça ne m'étonne pas que l'extrême droite,
09:01ou en tout cas des gens qui veulent faire des think tanks,
09:03qui veulent construire une pensée, une bataille culturelle d'extrême droite,
09:06se mettent à venir piocher dans la droite dite républicaine.
09:09Ça, ce n'est pas quelque chose qui m'étonne,
09:11et je pense qu'effectivement, il y a de nouveaux profils
09:12qui vont nous surprendre, qui vont émerger, du coup,
09:14dans les années à venir, et c'est des gens dont ils vont essayer
09:16de faire des figures politiques de proue, peut-être,
09:19pour montrer aussi que, ça c'est une stratégie
09:21du Rassemblement National depuis longtemps,
09:22mais pour montrer qu'ils sont légitimes,
09:24des gens qui ont déjà exercé le pouvoir,
09:26ou qui ont été dans des positions importantes.
09:29Donc moi, ça ne m'étonne pas, c'est un travail qu'ils font depuis très longtemps.
09:31Toi, tu as réalisé plusieurs... Vas-y, vas-y, Thomas.
09:33Non, j'allais ajouter que depuis la publication,
09:36enfin, depuis la confection de ce document,
09:39il y a eu, effectivement, la séquence politique
09:41dans laquelle on se trouve encore,
09:43c'est-à-dire les européennes, puis la dissolution,
09:45les législatives, l'alliance entre Ciotti et le RN,
09:51et il se trouve que parmi les candidats
09:55que les LR, tendance Ciotti, ont présenté,
09:59il y en a quelques-uns, ça, ça a été révélé par Le Monde
10:02pendant la campagne, il y en a quelques-uns
10:04qui viennent, qui gravitent dans la galaxie de ce terrain.
10:07Le Monde avait notamment pu écrire que
10:11Alban Durostu, qui est un des bras droits,
10:14puisque ce terrain n'a que des bras droits, en fait,
10:16qui était le patron à l'époque du fonds du bien commun,
10:22le fonds de philanthropie personnel de ce terrain,
10:26avait fait une offre de service à Ciotti.
10:30Et donc, on sait par ailleurs que Durvi, son autre bras droits,
10:34enfin, qui lui est le patron de Hothiom Capital,
10:36son fonds d'investissement, ce qui lui permet aujourd'hui
10:39d'avoir les capitaux, on n'a peut-être pas dit là,
10:42mais il a 1,3 milliard d'euros, 1,4 milliard d'euros
10:46à disposition, enfin, de fortune.
10:48Et donc, à la différence d'autres milliardaires,
10:51il a déclaré, il déclare depuis des années
10:54qu'il veut se débarrasser, en fait,
10:56il veut investir cet argent dans les causes
10:58qui lui tiennent à cœur.
11:01Dans un premier temps, c'était des causes
11:05philanthropiques, spirituelles.
11:06Bon, là, il a toujours,
11:09il a longtemps avant la publication,
11:11avant la publication, il a toujours dit
11:14qu'il ne faisait pas de politique,
11:16qu'il n'avait pas d'agenda politique,
11:17qu'il ne devrait pas...
11:18Là, on a pu apporter quand même un élément décisif
11:21qui montrait qu'en fait, il était en train
11:23de construire un projet politique
11:24et qu'il était prêt à investir.
11:26Le danger, c'est...
11:27Ce que je veux dire, c'est que...
11:28Le danger, c'est qu'il va investir, lui,
11:30il est prêt à tout, à tout donner à ses causes, quoi.
11:33Ce qui est très différent, peut-être...
11:35Enfin, ce qui est assez différent
11:35d'autres milliardaires qui peuvent avoir
11:37beaucoup plus d'argent encore,
11:39mais lui, disons qu'il est quand même...
11:40C'est un...
11:41Il est assez maximaliste, quoi, dans son approche.
11:44Donc, voilà.
11:45Cette question-là, elle est importante
11:47pour bien saisir la nature du personnage, quoi.
11:51Là, on parle beaucoup de milliardaires, toi,
11:52Maudit, t'as réalisé plusieurs portraits pour Blast
11:55sur des personnalités d'extrême droite,
11:56notamment Boutin et Maigret,
11:57je crois que j'en oublie pas.
11:59Est-ce que toi aussi, t'as constaté
12:00dans tes recherches des liens
12:01entre ces hommes et ces femmes politiques
12:02et d'autres milliardaires
12:04et d'autres patrons d'extrême droite ?
12:06Bah, nous, on n'a pas...
12:07En fait, on se base sur les enquêtes des journalistes.
12:09En fait, comme on réalise un portrait,
12:11on réalisait un portrait par mois,
12:13il y avait ce truc de pas pouvoir faire d'enquête
12:15par nous-mêmes,
12:16donc se baser sur des choses qui sont déjà là.
12:18Donc ça, ça a vachement restreint
12:20le champ d'enquête, on va dire.
12:22Par contre, il y a une espèce de galaxie
12:24d'extrême droite, ça c'est sûr,
12:25avec des liens qui sont très forts entre...
12:27Évidemment, des conflits entre eux, parfois.
12:29Il y a des liens très forts,
12:30des liens idéologiques très forts.
12:31Et sur Christine Boutin,
12:32il y a toute une partie qu'on a enlevée,
12:34qui était notamment ses liens avec l'Église.
12:37Et en fait, là, il y aurait tout un truc à faire
12:39sur le rapport aussi à la religion.
12:42Et à quel point c'est quelque chose d'important
12:43qu'ils veulent essayer de diffuser aussi.
12:45Parce que voilà, c'est un sujet complexe,
12:47mais les valeurs catholiques, traditionnelles,
12:50et comment est-ce qu'elles sont réinvesties
12:51par l'extrême droite,
12:52et comment est-ce que ça peut être un sujet
12:54important pour eux dans les années à venir,
12:55je pense que c'est un des trucs un peu culminants
12:57qui permet aussi de faire un terreau fertile
12:58pour l'islamophobie.
12:59C'est plus sur des choses comme ça,
13:01après, on voit qu'ils sont en lien avec le patronat.
13:04Ça, c'est clair et évident.
13:05Les milliardaires en particulier, pas spécialement,
13:07mais en tout cas, on voit qu'ils ont des rapports...
13:09Enfin, les élites ont des liens entre elles,
13:11que ce soit les élites politiques
13:13et les élites économiques,
13:14et les élites, du coup, on va dire, intellectuelles,
13:16avec leurs penseurs d'extrême droite,
13:18Bruno Maigret, qui était un des penseurs, du coup,
13:20théoricien, on va dire, de l'extrême droite,
13:22qui a eu des liens jusqu'à Éric Zemmour.
13:25Si je peux, sur la question, effectivement,
13:28des liens entre les droites
13:30et l'extrême droite,
13:32et certaines franges du catholicisme,
13:36enfin, des franges importantes, quand même.
13:38Je veux juste signaler que cette semaine,
13:39dans l'Humanité Magazine,
13:41moi, j'ai fait un reportage
13:42sur un des projets
13:45qui est un peu la préhistoire de Périclès
13:47pour ce terrain,
13:48qui est un projet qui s'appelait Bonasphère,
13:51qui est une start-up
13:53qu'il avait lancée
13:54pour créer des hameaux chrétiens
13:57à proximité de lieux de pèlerinage
13:59ou de lieux d'apparition
14:01de la Vierge Marie.
14:02Et c'est un projet qui a capoté,
14:03enfin, je suis allé voir les gens
14:04qui ont fait capoter ce projet
14:05et qui l'ont un peu tué dans l'oeuvre,
14:07parce que, du coup, il a un peu disparu,
14:09enfin, il est passé à d'autres choses, aussi.
14:10C'est un projet métapolitique, si on veut,
14:12c'est-à-dire d'installation
14:15de communautés religieuses
14:16dans des zones rurales.
14:18Là, en l'occurrence,
14:18c'est à l'île Bouchard,
14:20en Indre-et-Loire.
14:22Voilà, c'est aussi des choses...
14:24J'attire l'attention là-dessus,
14:25parce que c'est en piosque,
14:26cette semaine.
14:27C'est des choses
14:27où on peut encore lire les journaux,
14:29et en particulier l'UMA.
14:31Je veux dire,
14:31je pense que c'est une bonne chose
14:33de le faire.
14:34Et ce qu'il faut voir,
14:35c'est que ces liens,
14:37ils sont très construits, aussi.
14:39Et il y a des liens internationaux,
14:42je pense, du coup,
14:42entre ces extrêmes droits,
14:44parce qu'un des inspirateurs
14:45des gens qui faisaient
14:46ce projet monasphère,
14:48c'est un ultra-conservateur américain
14:51qui a été, je crois,
14:53évangélique,
14:56puis catholique,
14:56puis orthodoxe,
14:57qui est un gars
14:58qui publie des livres
14:59très influents,
15:00je pense,
15:00dans cette mouvance catholique,
15:03réactionnaire,
15:04traditionnaliste,
15:05tout ça.
15:05C'est un gars
15:06qui a beaucoup inspiré,
15:07qui dit que lui,
15:07grosso modo,
15:08il faut,
15:09pour re-christianiser l'Occident,
15:11et en l'occurrence,
15:12donc lui,
15:12les États-Unis,
15:13mais il est souvent,
15:14par ailleurs,
15:14en Hongrie,
15:16auprès de Orban,
15:17ce type,
15:17il s'appelle Rod Dreher,
15:20il a beaucoup inspiré
15:21des Français,
15:23au point que,
15:24d'ailleurs,
15:24des gens vont finir par dire
15:25au moment,
15:25parce qu'il a américanisé,
15:26on voulait reprocher
15:27à ce terrain,
15:28qu'il allait américaniser
15:32la France,
15:33ce qui avait un aspect commun.
15:35Quand on parle de milliardaire
15:36d'extrême droite,
15:36on pense assez facilement
15:38à Bolloré.
15:39Toi, David,
15:40tu aurais pu bosser
15:41pour Bolloré,
15:41c'est joué à quelques années,
15:43donc tu ne le savais même pas,
15:44tu as bossé à ITV,
15:46tu étais rédacteur en chef
15:47avant que ça devienne CNews,
15:48et selon les productions
15:49de CNews,
15:50aujourd'hui,
15:50tu vois des similitudes
15:51avec ce que tu faisais,
15:52toi, à l'époque ?
15:53Non, mais là,
15:54je te trouve absolument charmant
15:55de dire à quelques années,
15:57non,
15:57il y a 15 ans,
15:58des cartes.
15:59Quelques années,
15:59qu'est-ce que c'est 15 ans ?
16:00Oui, oui, bien sûr, bien sûr.
16:01Donc, oui,
16:03c'est assez intéressant
16:04de connaître un peu
16:05l'histoire de CNews,
16:07puisqu'avant CNews,
16:08c'était donc ITV,
16:09et ITV qui était plutôt
16:12une chaîne centriste
16:13sur la faim,
16:14donc qui était rachetable
16:15assez facilement,
16:17alors qu'au tout début
16:18d'ITV,
16:19je parle de 2000-2002,
16:22la raison d'être d'ITV,
16:24c'était le groupe Canal+,
16:25qui était son propriétaire,
16:27qui voulait emmerder TF1,
16:29car à l'époque,
16:30la TNT ou le câble,
16:32il n'y avait qu'une seule
16:33chaîne d'infos,
16:34c'était LCI,
16:35qui existe toujours,
16:36et ça voulait dire
16:37que pour 1 franc,
16:39admettons,
16:40tout allait à la chaîne
16:42d'infos qui était là,
16:43et donc,
16:43dès lors qu'il y avait
16:44une deuxième chaîne d'infos,
16:45c'était,
16:45il se partageait le truc,
16:47donc 50 centimes chacun,
16:49ce qui voulait dire
16:49qu'on pouvait faire
16:50absolument ce qu'on voulait,
16:51on faisait absolument
16:52n'importe quoi,
16:55il y avait des gens
16:56qui étaient très sérieux
16:56et d'autres,
16:57c'était expérimental.
16:58Est-ce que vous faisiez par exemple
16:59une anecdote,
17:01un truc un peu mémorable ?
17:02Non, par exemple,
17:02quand je venais à l'antenne,
17:06mon bandeau,
17:06c'était spécialiste
17:07de la spécialité,
17:09parce que je trouvais ça débile
17:11de dire,
17:11il est spécialiste de ceci,
17:13etc.,
17:13bon voilà.
17:14Il y avait des formes
17:15de reportage,
17:17il y avait tout à l'heure
17:18Émeric Caron
17:19qui était dans un stand,
17:21il se trouve qu'à l'époque,
17:22il travaillait à la télé,
17:24il était journaliste,
17:25et je me souviens,
17:27il part à Bagdad,
17:28c'est la deuxième guerre du Golfe,
17:29et il tombe nez à nez
17:30complètement par hasard
17:31avec Sean Penn
17:32qui était là,
17:33l'acteur,
17:33qui était là en train
17:34d'essayer de comprendre
17:35ce que son pays
17:36était en train de faire
17:37à l'Irak.
17:38Ça avait fait l'objet
17:39d'un reportage assez long,
17:41il y avait une forme
17:41de liberté.
17:43Mais en gros,
17:44si tu veux,
17:45c'était,
17:45vous pouvez faire ce que vous voulez,
17:46à l'époque,
17:47la chaîne était encensée
17:49par Libération,
17:50par les inoccupables,
17:51par Télérama,
17:52en disant,
17:53tiens,
17:53une chaîne de gauche,
17:54d'info, etc.
17:55Et puis,
17:56en fait,
17:56les choses ont commencé
17:58un petit peu
17:58à se corser
17:59parce que les financiers
18:01sont arrivés,
18:01ont commencé à regarder
18:03que quand même,
18:03on faisait zéro audience,
18:04tout ça n'était pas très sérieux.
18:07Et il a commencé
18:08à y avoir
18:08des invités
18:10de plus en plus récurrents,
18:11notamment un dénommé
18:12Zemmour Eric,
18:15dont je pense,
18:17il a fait ses...
18:19Ses armes.
18:20Ses armes,
18:21oui,
18:21on peut le dire,
18:22à Itélé,
18:23on doit être en 2004
18:24à ce moment-là.
18:25Alors,
18:25il n'est pas...
18:26Il n'est pas le...
18:28Je crois qu'il est quelque...
18:29Non,
18:29il est tout en bas.
18:30Il est tout en bas.
18:31Thomas en vert.
18:31Il n'est pas fiable.
18:34Voilà,
18:35l'influence réelle,
18:36priorité pour confiance.
18:37Ça,
18:38c'était le bandeau,
18:40enfin,
18:40le truc vert.
18:41Voilà.
18:42À l'époque,
18:43dites-les,
18:44Eric Zemmour,
18:45c'est un éditorialiste
18:47du Figaro,
18:48c'est-à-dire,
18:48c'est la droite classique,
18:51Rance,
18:52mais pas à l'extrême droite.
18:53Il deviendra d'extrême droite
18:54et par la suite,
18:56il l'était peut-être à ce moment-là,
18:57mais en tout cas,
18:57il cachait son jeu.
19:00Moi,
19:00je vais partir
19:02d'Itélé
19:03et une dame
19:04qui va être
19:06patronne d'Itélé,
19:07Céline Pigalle,
19:08qui plus tard
19:08travaillera pour BFM,
19:10qui aujourd'hui
19:11est à la tête
19:12d'une partie
19:13du service public,
19:14je crois qu'elle avait
19:15donné congé
19:16à Zemmour
19:18vers 2006,
19:20etc.,
19:20parce que,
19:21bon,
19:22voilà,
19:23il finait un mauvais coton,
19:24le Riton.
19:27Voilà.
19:27Et donc,
19:28tout ça pour dire
19:29qu'à l'époque,
19:30on pourrait dire
19:30que Canal+,
19:32qui n'était donc pas
19:33la propriété de Bolloré,
19:34mais qui n'était plus
19:35non plus l'esprit canal,
19:36c'était un peu,
19:37quand même,
19:38des gens de gauche
19:39qui avaient de l'argent
19:40par rapport au thème
19:41qu'on a aujourd'hui.
19:44Dans les années 80,
19:45il y avait ce qu'on appelait
19:46les milliardaires rouges
19:47qui étaient capables
19:48de financer
19:49des associations,
19:51des journaux,
19:52etc.
19:52Aujourd'hui,
19:54les gens de gauche
19:55riches,
19:56riches, pardon,
19:57parce qu'il en existe,
19:58se cachent,
19:59ne financent pas,
20:00ou en tout cas,
20:01pas ouvertement.
20:01Et quand ils sortent du bois,
20:03on leur tape dessus.
20:04Je pense notamment,
20:05par exemple,
20:05à Olivier Legrain,
20:07qui n'est pas milliardaire,
20:08mais qui est millionnaire,
20:09qui est celui
20:10qui est en train
20:11d'essayer de monter
20:11la Maison des médias libres
20:13à Paris.
20:14Je ne sais pas
20:15si vous voulez
20:15qu'on parle de ça,
20:16mais qui est un consortium
20:19de médias indépendants
20:20qui aurait un lieu
20:22pour pouvoir exercer.
20:24Bon,
20:24ce monsieur
20:26qui a vu
20:29certains députés
20:30type Ruffin,
20:31Clémentinotin,
20:32etc.,
20:32tout de suite,
20:33on a dit
20:33« Ah !
20:34Les députés
20:35bouffent avec le millionnaire,
20:37etc. »
20:37Quand tu es de gauche,
20:39que tu as de l'argent,
20:39c'est suspect,
20:40et oui,
20:40c'est vrai que c'est plutôt suspect,
20:41mais donc tu ne peux pas
20:45faire des trucs
20:46complètement dingues
20:48comme ce que tu as révélé.
20:50Parce que ce que Thomas
20:51a révélé,
20:53c'est quand même,
20:54moi,
20:55ce qui m'avait fait froid
20:55dans le dos
20:56en lisant le dossier,
20:57c'est le côté,
20:58finalement,
20:59extrêmement capitaliste,
21:00patronal.
21:01Ce truc-là,
21:02c'est vraiment un truc
21:03d'entreprise, quoi.
21:04Tu vois,
21:04c'est vraiment un truc
21:06de marketing.
21:08quand on te lit,
21:09c'est du marketing.
21:10Leur truc,
21:10ils ont un plan
21:12sur 10 ans,
21:13ils savent
21:13ce qu'ils vont faire,
21:14à quel moment
21:15ils déclenchent du pognon,
21:16et ça,
21:17c'est une culture
21:17qu'à gauche,
21:18nous n'avons pas,
21:19me semble-t-il.
21:20Et donc,
21:22on est à armes
21:23totalement inégales.
21:24Voilà.
21:25Et du coup,
21:25est-ce que ce serait souhaitable
21:26de l'avoir,
21:27là,
21:27ce dont tu parles,
21:27des milliardaires
21:28de gauche
21:30qui investissent ?
21:33Avant la lecture du papier,
21:34je n'étais pas sûr.
21:36Et quand j'ai lu le papier
21:37et que j'ai vu
21:38qu'il y a des gens
21:39qui sont capables
21:40de mettre 150 millions
21:41sur 10 ans
21:43pour racheter
21:46des entreprises
21:47de sondage,
21:48je crois que c'était ça,
21:50de créer ou de racheter
21:51des signes-tanks.
21:53C'est-à-dire,
21:53quand même,
21:54des choses qui fabriquent
21:55l'opinion,
21:55mais qui ne sont pas apparentes,
21:58mais qui fabriquent l'opinion,
22:00qui fabriquent
22:03et qui façonnent
22:05l'actualité,
22:06je me dis,
22:07oui,
22:07il y a un vrai problème.
22:09C'est-à-dire que,
22:10soit on dit
22:10qu'il y a un service public
22:12et on se réfère à ça,
22:14mais on voit bien
22:14que le service public
22:15a lâché la rampe.
22:18Donc, oui,
22:19non, non,
22:20objectivement,
22:20je pense que ça serait bien
22:22qu'il y ait des milliardaires
22:24et des millionnaires de gauche
22:25qui disent,
22:26écoutez,
22:27à fond perdu,
22:28à fond perdu,
22:29parce que ça,
22:30je n'ai pas su
22:31bien comprendre.
22:33C'est plutôt à fond perdu,
22:34son affaire.
22:35Ce n'est pas pour
22:36gagner du pognon.
22:38Voilà.
22:39C'est marrant que tu dis ça,
22:40parce que je pense
22:41que la question,
22:41elle se pose,
22:43avant qu'on publie,
22:45avant qu'on révèle
22:47le document Péricles,
22:48il y avait notamment,
22:49pendant que ce terrain
22:50était déjà repéré,
22:52il y avait
22:55la question,
22:56les gens se posaient
22:57la question
22:57de pourquoi
23:00le patronat
23:01paraissait
23:04tout à fait
23:05ne pas craindre
23:06du tout
23:07l'arrivée
23:08du RN au pouvoir.
23:09C'est une question classique,
23:10c'est d'ailleurs
23:11la question
23:11à laquelle renvoie
23:12le titre
23:13de notre échange.
23:16Et notamment,
23:16moi,
23:16j'avais lu un papier
23:17que je t'avais trouvé intéressant
23:18dans un sociologue,
23:21qui s'appelle
23:21Théo Bourgeron,
23:22je crois,
23:23qui disait
23:24qu'il y a des intérêts,
23:25les patrons de la tech,
23:28les patrons des énergies fossiles
23:30ont des intérêts,
23:31évidemment,
23:32à ce que ce soit
23:33le programme du FL
23:34qui gouverne,
23:35parce que pour les énergies fossiles,
23:37c'est assez facile à comprendre,
23:39ce sont sans doute
23:40les plus climato-sceptiques,
23:42etc.
23:43Et pour la tech,
23:45c'est parce qu'ils voudraient
23:45créer un énorme fonds souverain
23:48qui viendra financer
23:49en concurrence des banques
23:51et des assurances.
23:53Donc,
23:53ce qu'il explique notamment,
23:55c'est intéressant,
23:56c'est fructueux,
23:57c'est qu'il pourrait y avoir
23:57une concurrence
23:58entre des régimes
24:00dans le capitalisme français,
24:03des patrons
24:03qui seraient très intéressés
24:04par le REL,
24:05d'autres un peu moins,
24:06selon les secteurs,
24:06tout ça.
24:07Moi,
24:07je trouve ça intéressant,
24:08mais en même temps,
24:09ça ne prend pas
24:11la dimension,
24:12quand même,
24:13je le dis pour ce terrain,
24:14mais ça s'y prête,
24:15je pense,
24:16totalement messianique
24:17du projet.
24:18Évidemment,
24:19tu as dit,
24:19on me dit,
24:20on a parlé
24:22des questions
24:23de représentation sociale.
24:26Ils portent une vision du monde
24:27qu'ils ont envie
24:28de faire gagner,
24:29à tout prix.
24:29Voilà,
24:30ce n'est pas que de l'intérêt,
24:31enfin,
24:32je pense évidemment
24:32que ça peut être guidé
24:34par des intérêts,
24:35par le capitalisme,
24:36tout ça,
24:36évidemment,
24:37mais ce n'est pas que ça.
24:38Il y a aussi une vision,
24:40voilà,
24:40une vision,
24:41qui est la vision
24:44néoconservatrice,
24:44réactionnaire,
24:45raciste,
24:46enfin,
24:46tout ce qu'on connaît.
24:48Moi,
24:48je suis frappé,
24:49par exemple,
24:49un des aspects,
24:50tu parlais des questions
24:51d'influence,
24:52effectivement,
24:52un des aspects du plan,
24:54c'est une victoire électorale,
24:55et c'est ça qui est,
24:56ça,
24:57c'est vrai que c'est nouveau,
24:57quand même,
24:58parce que quelqu'un nous dise,
24:59moi,
24:59je suis prêt à,
25:00enfin,
25:00au moment de ce plan,
25:02il dit,
25:03il dit qu'il a déjà
25:04un accord avec le RL
25:05pour gagner 300 villes
25:07lors des prochaines municipales
25:08en 2026,
25:09et qu'il y en aura
25:101000 à gagner
25:11pour toutes les droites
25:12extrêmes,
25:12tout ça.
25:13Donc,
25:13il y a un intérêt électoral,
25:14il y a un but politique électoral,
25:16mais il y a un but,
25:17il y a une visée idéologique,
25:18et pour Stéphane,
25:19c'est très important,
25:20évidemment.
25:20Tout son travail
25:21philanthropique,
25:22qui est idéologique,
25:23tout ça,
25:23et il le poursuit
25:24à travers ce plan Périclès,
25:27qui est,
25:28effectivement,
25:29de gagner l'opinion.
25:30Donc,
25:30il y a les think tanks,
25:32enfin,
25:32les think tanks,
25:33les baromètres,
25:34tout ça,
25:34et je pense à,
25:36récemment,
25:36enfin,
25:37ces derniers jours,
25:37j'ai vu passer,
25:38moi je suis en vacances,
25:39donc je ne suis pas tout exactement,
25:40mais j'ai vu passer un truc,
25:43un observatoire,
25:43enfin,
25:44l'observatoire du wokisme,
25:46qui est,
25:47en fait,
25:47préexiste au plan Périclès,
25:49a été lancé par un gars
25:51qui a présidé l'Uni,
25:52enfin,
25:53voilà,
25:53l'ancien dirigeant
25:54du syndicat d'extrême droite
25:56étudiant en Uni,
25:57qui a lancé,
25:58donc,
25:59cet observatoire,
26:00qui a fait un classement
26:01des entreprises,
26:01je crois,
26:02du CAC 40,
26:03selon,
26:04selon les critères,
26:06est-ce qu'elle serait
26:06de son wok ou pas,
26:07et par exemple,
26:08AXA,
26:09qui a longtemps été
26:10le phare
26:11du capitalisme,
26:13Cato,
26:14avec Bébéard,
26:15qui était le patron,
26:16Cato par excellence,
26:18avec derrière lui,
26:19Henri Decastre,
26:20un proche de Sarkozy,
26:21tout ça,
26:22ces gens sont extrêmement
26:23engagés,
26:25de ce point de vue-là,
26:27AXA est une entreprise
26:28wok,
26:29d'après le classement
26:29fait par le gars
26:30d'extrême droite,
26:32ça devient une entreprise
26:33wok,
26:33c'est déliant,
26:34et pourquoi c'est une entreprise
26:35wok ?
26:36C'est juste parce que AXA,
26:37prétend,
26:37comme toutes les grandes entreprises,
26:39alors pour des raisons sans doute
26:40de responsabilité sociale,
26:42machin,
26:42lutter contre les discriminations,
26:44enfin c'est quand même,
26:45c'est-à-dire,
26:46évidemment,
26:46c'est pas du,
26:47enfin,
26:47on est dans des délires,
26:48donc leur représentation,
26:50leur conception idéologique,
26:53civilisationnelle,
26:53c'est très important,
26:54à mon avis,
26:55pour comprendre,
26:55effectivement,
26:57les buts de ces patrons,
26:59enfin de patrons comme Bolloré,
27:01d'un côté,
27:02évidemment,
27:02et ce terrain,
27:03de manière encore plus,
27:04effectivement,
27:06désillibée,
27:07mais c'était désillibée
27:08parce que ça devait rester
27:10sauprès,
27:11après,
27:11bon,
27:12c'était pas,
27:13voilà,
27:13ça pouvait pas rester confidentiel,
27:15sans doute,
27:15mais,
27:17vous inquiétez pas,
27:18tout va bien en plateau,
27:18c'est juste qu'on a plus le chat,
27:20vous,
27:20vous l'avez,
27:20nous,
27:20on a plus le chat,
27:21et David aurait bien aimé,
27:22réagir un peu,
27:23mais c'est vrai,
27:23en fait,
27:24on a été déconnecté,
27:24ça sera très chippa,
27:25mais on est dessus,
27:26vous inquiétez pas.
27:27on va essayer le premier jour,
27:29c'est normal.
27:30Je reviens sur ce que tu disais,
27:31David,
27:32vous savez,
27:33pourquoi pas,
27:33tu serais plutôt pour que des riches
27:35hommes de gauche
27:35investissent dans les médias de gauche.
27:37Toi,
27:37comme on dit,
27:38travailler à Blast,
27:38est-ce que ce serait bien pour Blast
27:40qu'il y ait des riches hommes de gauche
27:41qui a un souffle un peu de monnaie là-dedans ?
27:44Non,
27:44mais je pense qu'on est sur des modèles différents,
27:46mais c'est le cas aussi pour David
27:48avec son Média,
27:49ou en fait,
27:50ou pour Mediapart,
27:51ce truc des sociétaires,
27:52de dire,
27:53en fait,
27:54collectivement,
27:54on a un poids qui est énorme,
27:56qui est aussi ce qu'a fait le Parti Communiste Français
27:58pour qu'il existe comme parti.
27:59C'est-à-dire que chacun paye une cotisation,
28:01c'est comme ça que les syndicats existent aussi.
28:03Si on a envie de voir un changement de société durable,
28:08chacun paye une cotisation,
28:09à la hauteur de ses moyens,
28:10bien sûr,
28:10mais pour ce en quoi il croit.
28:13Donc du coup,
28:13nous,
28:14on est plutôt sur des médias
28:14qui sont financés par une agrégation
28:18de plein d'individus
28:19qui décident d'y croire.
28:21Je pense par contre qu'il y a un vrai sujet,
28:23qu'effectivement,
28:24il y a des gens qui sont riches
28:25et qui sont de gauche,
28:26et que font-ils de cet argent ?
28:28Voilà,
28:28mais ça,
28:29c'est une autre question.
28:31Il y a des gens riches de gauche
28:33qui accumulent de l'argent aujourd'hui
28:34et qui décident
28:36de ne pas le mobiliser
28:37pour la lutte.
28:39C'est un fait.
28:40Ça,
28:40c'est un autre sujet.
28:42Qu'est-ce qui est souhaitable pour les médias ?
28:43Qu'est-ce qu'on a envie d'avoir ?
28:44Et en même temps,
28:44qu'est-ce qui est...
28:46Et donc,
28:47effectivement,
28:47peut-être acheter des locaux
28:48pour les rendre disponibles
28:49pour des médias
28:49qui, après,
28:50en font ce qu'ils veulent,
28:51c'est peut-être une des possibilités
28:53plutôt que les financer directement.
28:54Ça peut être des choses comme ça.
28:55Mais il y a quand même une question
28:56à se poser de cet argent-là.
28:57Il se fait comment ?
28:59C'est lié à l'héritage ?
28:59C'est lié sur moi ?
29:00Enfin, voilà.
29:01Il y a une vraie question.
29:02Ce que je veux dire,
29:04c'est que...
29:05Bon, évidemment,
29:05ce serait très suspect
29:06et il faudrait des garde-fous,
29:08mais on les connaît,
29:09les garde-fous,
29:10c'est-à-dire des sociétés
29:11des rédacteurs indépendantes,
29:12etc.
29:14Mais j'ai aussi participé
29:15à la fondation de Mediapart.
29:17Au départ de Mediapart,
29:19il y a quand même...
29:20Je ne voudrais pas dire de bêtises,
29:21je crois qu'il y a un million
29:22ou deux millions
29:23qui sont réunis
29:24avec des gens qui ont apporté
29:26un certain nombre d'argent.
29:28Alors, ce qui veut dire
29:29qu'aujourd'hui,
29:30il y a encore des rumeurs
29:31en disant que Xavier Niel
29:33est actionnaire de Mediapart,
29:34ce qui n'est pas vrai
29:35parce qu'en fait,
29:35il faisait partie,
29:36il avait donné un peu d'argent
29:37dans la société
29:38des amis de Mediapart,
29:41ce qui était justement
29:42une...
29:42qui existe toujours
29:43une association
29:44en dehors de Mediapart.
29:46Ce que je veux dire,
29:47c'est qu'on peut quand même
29:48trouver soit des donateurs
29:51qui...
29:51Voilà,
29:52qui donnent 5 euros
29:53à Blast,
29:54tous les mois,
29:55au Poste ou au Média,
29:56etc.
29:56On peut trouver des gens
29:57qui peuvent donner
29:58un peu plus,
29:59mais on n'a pas
30:00les sommes considérables
30:03qu'il y a en face.
30:04Tout à l'heure,
30:05Denis Robert faisait un débat
30:08sur est-ce qu'il fallait
30:10aller sur la TNT.
30:12Une des raisons
30:13probables pour laquelle
30:14le Média n'a pas pu aller
30:15sur la TNT,
30:16c'est que l'ARCOM a considéré
30:18qu'il n'était pas assez riche,
30:20qu'il n'avait pas
30:21les 8 millions
30:22nécessaires par an
30:24pour émettre
30:25sur la TNT.
30:26Parce que ça coûte
30:278 millions
30:28en infrastructures,
30:29si tu veux.
30:29Donc ça,
30:30c'est une censure
30:31par l'argent.
30:31On est bien d'accord.
30:32C'est-à-dire quoi ?
30:338 millions
30:33pour des médias de gauche,
30:36c'est considérable.
30:38Pour ce terrain,
30:39c'est rien.
30:39C'est rien.
30:41Et lui,
30:41il a 150 millions,
30:43Bolloré,
30:44Seychelles,
30:46perte de l'argent,
30:47il s'en fout.
30:48Il s'en fout complètement.
30:49Là où je trouve
30:50qu'il y aurait quelque chose
30:52à rétablir,
30:53c'est sur les aides
30:54à la presse.
30:56L'humanité est aidée,
30:59mais l'humanité
31:00n'appartient pas
31:00à un milliardaire.
31:01Le Parisien est aidé
31:03et il appartient
31:03à Bernard Arnault.
31:05Je milite
31:06pour que,
31:06dans les critères
31:08de subvention
31:11à la presse
31:12qui viennent du CNR,
31:14qui viennent de l'idée
31:15qu'il faut une pluralité
31:16de la presse
31:16de gauche
31:17comme de droite
31:18et que c'est un secteur
31:19qui n'est pas rentable,
31:21donc il faut le soutenir
31:22par tout un tas
31:23de choses,
31:25notamment des aides directes
31:26à la presse,
31:28eh bien,
31:28il y a énormément d'argent,
31:30énormément d'argent,
31:31aujourd'hui,
31:32qui part
31:32dans des journaux
31:33déficitaires,
31:34mais qui appartiennent
31:34à des milliardaires.
31:36Ça, ça ne va pas.
31:37Ça, ça ne va pas.
31:37Si des milliardaires
31:38achètent de l'influence,
31:39au moins qu'ils payent.
31:41Tu vois,
31:41je veux dire,
31:43au moins,
31:44on ne va pas
31:44les subventionner,
31:45ce n'est pas possible.
31:47Par rapport
31:48au thème
31:48de tout à l'heure,
31:50il y a quand même
31:51des choses
31:51sur lesquelles
31:51on pourrait...
31:52Alors évidemment,
31:53ce n'est pas la droite
31:53qui va faire ça.
31:55La gauche aurait pu
31:56si elle avait été là.
31:57Je pense que
31:58dans le programme
32:05de LFI,
32:06il y avait des choses
32:06autour de ça,
32:08sur les aides à la presse,
32:09etc.
32:09Bon, voilà,
32:10parce qu'on voit bien,
32:11on est tous d'accord
32:12pour dire qu'il faut une pluralité,
32:13mais cette pluralité,
32:14elle n'existe plus
32:15quand tu as des gens,
32:16des milliardaires,
32:17qui sont capables
32:18de financer à perte
32:19des médias d'opinion,
32:22qui font l'opinion,
32:23qui, parce qu'ils parlent
32:25plus fort,
32:26font le débat politique,
32:28alors qu'en fait,
32:28ils sont minoritaires.
32:29CNews,
32:30c'est minoritaire
32:31par rapport à France 2
32:32ou à TF1,
32:33mais ils parlent plus fort,
32:35donc ça répercute.
32:37Et tout le...
32:37On a perdu le visuel.
32:39Non, c'est pas grave,
32:40mais celui-là est très beau.
32:42Merci.
32:42Tout le projet de Périclès,
32:46dis ça, raconte ça.
32:49Oui, moi, je pense
32:49qu'il faut aussi,
32:51il faut voir,
32:52sur la question de l'influence
32:54des médias, tout ça,
32:57moi, je pense,
32:58David l'a ébauché,
32:59tu as dit, David,
33:00que tu avais un peu changé
33:02éventuellement d'opinion,
33:04c'est-à-dire,
33:05le fait de voir
33:07qu'on sait que Bolloré
33:09met beaucoup d'argent
33:10à perte dans des médias
33:12pour des questions
33:13d'influence, etc.
33:15On découvre maintenant
33:16que ce terrain
33:17met aussi beaucoup d'argent,
33:18tout ça.
33:19Et donc,
33:20moi, je partage
33:21les questions.
33:21Nous, on est financés,
33:22l'UMA est historiquement
33:24financés.
33:25Alors certes,
33:26il y a des aides publiques,
33:27il y a surtout les lecteurs,
33:29enfin nos lecteurs,
33:29qui participent
33:30à la souscription
33:32pour l'UMA
33:32et aident l'UMA
33:33à exister
33:34depuis plus de 120 ans.
33:37120 ans cette année.
33:39Tu ne les fais pas.
33:41Oui, merci.
33:42Je ne suis pas tout seul.
33:43Mais tu vois,
33:44donc ça,
33:45c'est quand même décisif.
33:46Nous, on est aussi,
33:48c'est ça qui nous permet
33:49d'exister,
33:49c'est le nombre.
33:50C'est le nombre,
33:51c'est fédéré,
33:52c'est rassemblé.
33:53Nous, par ailleurs,
33:53effectivement,
33:54on veut d'abord rassembler
33:55effectivement le peuple,
33:57des masses,
33:58enfin on utilise ça,
33:58des termes,
33:59qui paraissent un peu,
34:00peut-être parfois désuets.
34:02Mais enfin,
34:03nous, on les garde,
34:04évidemment.
34:04Ce que je veux dire,
34:05c'est que,
34:05comme tu posais la question
34:06des milliardaires de gauche,
34:08effectivement,
34:09moi j'ai l'impression
34:10que la révélation
34:11du plan Périclès
34:13a aidé dans des milieux
34:14qui ne sont pas forcément
34:15les nôtres,
34:16pour le coup,
34:16mais plus dans les secteurs,
34:18justement,
34:19plus compassés
34:20de la philanthropie,
34:22des endroits
34:23où il y a de l'argent
34:24et où les gens,
34:25effectivement,
34:26sans qu'on se demande
34:27comment ils ont acquis
34:28leur fortune,
34:29se donnent bonne conscience,
34:30en fait,
34:31en faisant la charité
34:33défiscalisée par ailleurs,
34:34donc payée par nos impôts,
34:36là aussi,
34:36quand on dit,
34:37nous,
34:37il y a des aides publiques,
34:39tout ça,
34:39beaucoup de la philanthropie,
34:41y compris la plus réactionnaire,
34:43évidemment,
34:44est défiscalisée,
34:45en partie,
34:46etc.
34:47Donc,
34:47tout ça a créé
34:48un électrochoc,
34:49je pense,
34:49on va voir comment ça réagit.
34:51Moi, je pense,
34:52jusque-là,
34:54les réactions,
34:54par exemple,
34:55à gauche,
34:56ne sont pas tout à fait
34:57à la hauteur
34:57de ce qu'on pourrait attendre.
34:59Enfin, je veux dire,
34:59il faudrait que la gauche
35:00se saisisse,
35:01la gauche politique,
35:02mais toute la gauche,
35:03la gauche sociale,
35:04et effectivement,
35:05peut-être la gauche
35:05des gens qui peuvent avoir
35:06un peu d'argent
35:07et que collectivement,
35:08ces choses soient posées.
35:10Mais je sens,
35:11moi,
35:11j'ai eu quand même
35:12des retours de gens
35:13dans des milieux,
35:14alors soit la tech alternative,
35:17enfin, je ne sais pas,
35:18c'est compliqué,
35:18mais il y a des gens,
35:20par exemple,
35:20qui ont décidé de rompre
35:22des partenaires,
35:23enfin, ils recevaient
35:24de l'argent de ce terrain,
35:25ils ont dit,
35:26nous, on n'en veut plus
35:26de cet argent maintenant.
35:27Donc, il y a quand même
35:28quelque chose qui est cassé
35:29et maintenant,
35:30il faut réussir
35:31à construire quelque chose
35:32dont je pense que
35:33c'est quand même
35:35important.
35:36je lis un peu le chat,
35:37je vois une question
35:37de Kim Kiko Saisho,
35:39désolé si j'écorce
35:40le pseudo,
35:41je pense que c'est une question
35:42par rapport à tous les visuaux
35:44qu'on avait tout à l'heure.
35:44Là, il y a un homme de gauche
35:45qui a beaucoup d'argent,
35:47c'est Guillaume Mouris,
35:49qui sera chez vous
35:50à 19h30.
35:51Tout à fait,
35:51on l'a eu tout à l'heure
35:52pendant le B4,
35:53en début d'après-midi,
35:54on l'aura juste après
35:5519h30,
35:55après,
35:56il va revenir ici
35:57pour débriefer tout ça,
35:58c'est vrai.
35:58Peut-être que lui,
35:59il pourrait en suffire
35:59un peu d'argent
36:00dans les médias.
36:01Donc, Gisèle,
36:02on a une question du chat
36:03sur toute la galaxie
36:04des visages qu'on a vus.
36:06Là, on a un front
36:07qui va de renaissance
36:08à reconquête, non ?
36:09Est-ce qu'on peut résumer
36:10ça comme ça ?
36:11D'avoir un front
36:13qui va de renaissance
36:14à reconquête ?
36:14C'est-à-dire,
36:15pour ce terrain,
36:16c'est vraiment les gens
36:17qui viennent de l'UNP,
36:19des LR.
36:20Il n'y a pas,
36:22je crois qu'il n'y a pas
36:23de macronistes
36:24au sens renaissance
36:26strict,
36:27mais il y a Edouard Philippe.
36:28Edouard Philippe,
36:29par exemple,
36:29quand on a fait
36:29cette...
36:30Enfin, quand on a révélé
36:31le plan Périclès,
36:33Edouard Philippe,
36:34il a pu...
36:36Enfin, ce terrain
36:36nous a dit
36:37qu'il avait eu
36:38des contacts
36:38avec des premiers ministres
36:40de droite,
36:42sarkozistes
36:42et macronistes.
36:44Et il visait,
36:45c'est évident,
36:46il visait Edouard Philippe
36:46qui est dans son panorama.
36:49Peut-être,
36:50on pourrait remettre
36:50le visuel, la régie,
36:51si jamais,
36:51des panoramas
36:53de tous les visages.
36:54Parce que,
36:54comme on en parle...
36:55Excuse-moi, Thomas.
36:56Après,
36:57je ne sais pas
36:57si ça répond à la question,
36:58mais exactement,
36:58pour ce terrain,
37:00le champ,
37:01il est limité.
37:02En fait,
37:03le champ,
37:03c'est...
37:04D'ailleurs,
37:04sans faire...
37:05Moi, je ne suis pas du tout
37:06spécialiste de l'histoire
37:08des parcours individuels,
37:10politiques,
37:10mais quand même,
37:11c'est assez...
37:12enfin, moi,
37:12j'étais un peu obligé
37:13de regarder.
37:14Effectivement,
37:15c'est quand même
37:15assez intéressant.
37:16Je pense qu'il y a
37:17quelque chose
37:17à faire,
37:19soit d'un point de vue
37:19journalistique,
37:20soit de recherche
37:21en sciences politiques,
37:22sur les parcours,
37:23la désagrégation
37:26de l'UMP
37:27des filialistes,
37:29dont beaucoup,
37:30quand même,
37:31sont passés
37:32aux RL
37:33et pas aux dernières...
37:34Pas aux législatives.
37:36Ils étaient passés avant.
37:37Il y a un gars...
37:38Enfin, moi,
37:38je suis allé
37:39dans cette circonscription
37:40pendant la campagne
37:42pour les législatives.
37:45Un gars qui s'appelle
37:45Roger Sudot,
37:47qui a fait scandale
37:48au mois de juin
37:48parce que c'est lui
37:49qui a, je crois,
37:50dit que Najat Vallaud-Belkacem,
37:53comme elle était binationale,
37:55c'était vraiment pas...
37:56C'était pas quelqu'un
37:57à mettre au ministère
37:58de l'Éducation nationale.
38:00Ce type est passé
38:01chez Le Pen en 2022
38:04et il était
38:06Filloniste, Purju,
38:07enfin, il était UMP,
38:08c'est un ancien
38:09prof d'allemand,
38:10enfin, c'est des profils...
38:13Enfin, je pense que
38:14ça a basculé bien avant...
38:16Enfin, c'est pas une découverte,
38:18évidemment,
38:18mais les choses ont basculé
38:19bien avant les législatives.
38:21Elles se sont cristallisées
38:23avec Ciotti,
38:23mais plein de trucs...
38:25Et c'est...
38:26Et ce terrain,
38:27on est aussi la preuve.
38:28Plein de trucs
38:29se jouent avant
38:30depuis très longtemps.
38:31C'est pas...
38:32L'ISNAR,
38:32c'est aussi intéressant.
38:33L'ISNAR,
38:34on l'a interrogé,
38:34on lui a demandé
38:35grosso modo
38:36quel était son rapport
38:37avec ce terrain.
38:38Il nous dit
38:39« Ah ben non,
38:39j'ai juste rencontré
38:42Pierre-Édouard ce terrain
38:43parce qu'il voulait
38:44installer une fusée
38:45de Tintin
38:46à Cannes. »
38:47Enfin, voilà.
38:48Bon, en fait,
38:50OK,
38:51le gars,
38:51il représente aujourd'hui
38:52le point le plus
38:54ultra-libéral
38:55de la droite française,
38:57parfaitement compatible,
38:58manifestement,
38:59avec des secteurs
39:00du RN.
39:01il faut voir aussi,
39:02il faut voir
39:02comment un droit
39:04il y a eu
39:04cette recomposition
39:05et puis il faut voir,
39:06c'est aussi intéressant
39:07dans ce qui s'est passé
39:08après notre révélation,
39:09il faut voir
39:10ce que la publication
39:10de ce plan
39:11fait au RN.
39:12Moi,
39:12j'ai pas fait l'enquête
39:14totale,
39:14mais on a vu
39:15les réactions.
39:15Il y a des gens
39:16dans le RN
39:16qui ont dit
39:17« C'est quoi ce plan
39:18de merde ? »
39:19C'est très embarrassant
39:21pour eux.
39:21C'est très embarrassant
39:23pour un parti
39:23qui se veut
39:26social,
39:27enfin,
39:27par certains aspects.
39:28Ça illustre totalement...
39:29Oui,
39:30ça les met en danger
39:31pour le coup.
39:31Ça sèche,
39:32bien sûr.
39:32Ça illustre
39:33le fait que maintenant
39:34ils vont incarner
39:36la droite,
39:37alors extrême,
39:38évidemment,
39:39extrême droite,
39:40mais ils vont prendre
39:40tout le terrain
39:41de la droite.
39:42Et ça,
39:43c'est le plan...
39:44Et donc le RN,
39:45dans le RN,
39:46il y a des gens
39:46qui sont embarrassés.
39:47Mais en fait,
39:48tout ça est construit.
39:49On a là aussi appris
39:50ces derniers jours
39:50qui étaient le profil
39:52du directeur de cabinet
39:53de Marine Le Pen,
39:54là,
39:55qui vient d'être recruté,
39:56dont on nous dit beaucoup,
39:58enfin,
39:58tout le monde nous dit,
39:59notamment dans les médias dominants,
40:01qu'en fait,
40:01c'est un ancien
40:03Mélenchoniste
40:04parce qu'on a retrouvé
40:05un mail
40:06qu'il aurait envoyé
40:07à Mélenchon
40:08sur le fait
40:09qu'il était
40:10trop islamogochiste,
40:11enfin,
40:11ce genre de truc.
40:12En plus,
40:12c'est toujours évidemment...
40:13C'est quand même souvent
40:14sur ce type de thème
40:15que les choses se cristallisent.
40:17Bon,
40:18en vérité,
40:18ce type est versaillé,
40:19c'est un ami
40:20de François Durvie,
40:21le PDG,
40:23le patron
40:23de Autium Capital,
40:26qui est lui-même
40:27conseiller de Le Pen
40:28et Bardella.
40:29Ce qu'il faut voir,
40:30c'est qu'aujourd'hui,
40:31dans l'ERN,
40:32enfin,
40:32dans l'ERN,
40:33dans sa marche vers le pouvoir
40:34et dans sa stratégie d'alliance,
40:36notamment,
40:36avec les élites patronales,
40:38si on peut peut-être,
40:39il faudra revenir là-dessus,
40:41il y a effectivement
40:42la question de gagner
40:43des gens qui sont
40:44dans l'appareil d'État.
40:45Et ce qui est exactement
40:46ce que ce terrain
40:47se propose de leur fournir
40:48en disant,
40:49nous,
40:50on va identifier,
40:51mais là,
40:51comme dans une entreprise,
40:52comme dans des entretiens
40:53de recrutement,
40:54on va utiliser un CRM,
40:55je ne sais plus trop
40:56ce que c'est,
40:57mais c'est un truc
40:57de service client
40:59pour les boîtes,
41:00enfin,
41:00donc on va utiliser
41:01un logiciel
41:02pour lister des profils
41:03et générer comme ça
41:04une réserve de mille noms
41:06de gens qui vont être
41:07les futurs administrateurs
41:10de l'État,
41:12les directeurs de cabinet
41:13dans les ministères,
41:14enfin,
41:14je veux dire,
41:14des gens qui sont
41:15les élites.
41:16Oui,
41:17du coup,
41:17là,
41:17ce que tu es en train de dire,
41:18c'est que tous les gens
41:19qui,
41:19par exemple,
41:20c'est un levier
41:21qui apparaît souvent
41:21dans le bouquin
41:22de Félicien Faury,
41:23il y a des gens qui vont dire
41:24si le RN arrive au pouvoir,
41:26il n'y a aucun risque.
41:29Il y a des gens qui disent
41:30voilà,
41:30moi,
41:31je vote RN,
41:31mais je sais qu'il n'y a aucun risque
41:32qu'ils arrivent au pouvoir.
41:33Déjà,
41:33il y a peu de chances qu'ils gagnent.
41:34Puis quand bien même ils gagnent,
41:35ce n'est pas grave,
41:36ce n'est pas risqué.
41:36Et là,
41:37ce que tu es en train de dire,
41:37c'est qu'au contraire,
41:38ils s'organisent pour avoir
41:39des gens qui sont capables
41:41de gouverner,
41:41qui sont formés pour,
41:42qui seraient du coup
41:43des technocrates,
41:44qui seraient des gens
41:44qui ont les capacités
41:46et les compétences
41:47pour le faire.
41:47Je pense en tout cas
41:48que le plan,
41:50il y a leur projet,
41:51le projet du RN,
41:52qui est évidemment
41:52d'aller vers ça.
41:53Ils ont été obligés
41:55de quand même composer,
41:56ils ont quand même
41:57commis quelques erreurs
41:58pendant les législatives
41:59avec des candidats.
42:01Ça leur a coûté,
42:01sans doute,
42:03ça leur a coûté.
42:04Donc là,
42:04ils se professionnalisent.
42:06Ce discours-là,
42:06il est connu,
42:07mais effectivement,
42:08et ce terrain leur fournit
42:09une espèce de,
42:11oui,
42:12un véhicule
42:13pour leur permettre
42:14de dégager des candidats,
42:16trouver des compétences.
42:17Il faut savoir un truc,
42:18c'est que ce terrain,
42:20bon,
42:20c'est un personnage
42:22un peu,
42:23un peu,
42:24qui paraît,
42:26qui n'est pas forcément
42:26une personne.
42:27C'est un personnage
42:28qui mériterait
42:28un portrait de Blas,
42:29je ne crois pas,
42:30genre dans quelques années,
42:31il faut bien,
42:32franchement,
42:33ça ne te chaufferait pas.
42:34Il n'a pas assez de recul,
42:35c'est pour ça,
42:36genre dans 5,
42:367 ans.
42:37Oui,
42:37je ne sais pas non plus,
42:38mais parce qu'il a été,
42:40en fait,
42:41là,
42:41il y a des écrivains,
42:42notamment un écrivain
42:43dont on parle pas mal,
42:44pour le mot,
42:45qui a été interrogé
42:46dans le monde,
42:47je ne sais pas si vous avez lu,
42:49Aurélien Bélanger
42:49et Philippe Vassé,
42:51qui ont dû discuter,
42:54notamment,
42:54ils ont fait un long contretien
42:56sur le complot,
42:57et donc,
42:58ils parlent beaucoup
42:58de Bolloré et de ce terrain,
43:00et du coup,
43:00ils sont à un moment
43:01interrogés
43:02pour qualifier ce terrain,
43:04et ils disent,
43:04par exemple,
43:04à Bélanger,
43:05ils disent,
43:05ah, ce terrain,
43:06je pense que c'est
43:08Xavier Dupont-de-Ligoles,
43:10parce qu'en fait,
43:12Dupont-de-Ligoles,
43:13il faisait des guides
43:13pour les VRP,
43:15etc.,
43:15il a fait Smartbox,
43:16qui constitue sa fortune,
43:18et donc,
43:18ils disent,
43:19c'est Xavier Dupont-de-Ligoles,
43:20bon,
43:21c'est un bon mot,
43:22c'est stimulant,
43:23comme ça,
43:23si on veut,
43:23et l'autre,
43:24Philippe Basset dit,
43:25c'est plutôt un petit
43:26notable de province,
43:27qui fait un petit
43:29complot politique,
43:31c'est un personnage
43:31de Manchette
43:32ou de René Beneteau,
43:34enfin,
43:34voilà,
43:35un peu,
43:35c'est des personnages,
43:37c'est un peu,
43:37des gens qui sont
43:38renvoyés
43:38à des années passées,
43:41ce qui est,
43:41à mon avis,
43:41pas faux,
43:43mais c'est très réducteur,
43:44parce qu'ils le font
43:44dans un secteur,
43:46enfin,
43:46c'est un des premiers
43:48business angels français,
43:50ils rencontrent
43:51des tas de...
43:52Thomas,
43:52il va falloir que
43:52t'écrives des bouquins,
43:53parce que...
43:54On parle trop.
43:56Bientôt,
43:56il va falloir conclure,
43:57peut-être que je laisse
43:58le mot de la fin
43:58à Maudit et David,
44:00ben ouais,
44:00quand même...
44:01Ah oui,
44:01non,
44:01parce que le chat a râlé...
44:03Ben je sais,
44:03je sais,
44:03j'essaye,
44:04il faut faire tourner la parole,
44:05t'inquiète pas,
44:06t'inquiète pas,
44:06et dès que Maudit parle,
44:07il y a des cœurs,
44:08des cœurs,
44:08des cœurs,
44:09des cœurs,
44:09des cœurs,
44:09ah oui,
44:10non,
44:10mais moi,
44:10je ne suis pas un professionnel,
44:14le dernier mot à Maudit,
44:15il y a faim de faire pour toi,
44:17c'est pour toi.
44:18On peut céder du question du tchat,
44:19n'y a-t-il pas moyen
44:20de mutualiser les moyens,
44:22à moins que ce soit déjà le cas
44:23de médias indépendants
44:24pour lutter plus efficacement
44:25contre les flots d'argent
44:26des milliardaires,
44:27tout en étant plus visibles
44:28sur les sujets importants ?
44:30Oh là là...
44:31Non,
44:31mais par contre,
44:32il y a un vrai truc,
44:33c'est que j'ai l'impression
44:34qu'on a abandonné
44:35le fait que l'espace médiatique
44:38ou que les médias
44:38sont un contre-pouvoir.
44:40On a tendance
44:40à avoir abandonné
44:41cette vision-là,
44:42on l'a laissé mourir
44:45et on l'a laissé mourir
44:46parce qu'on voit
44:46que la télé
44:47est complètement gangrénée
44:49par des visions du monde
44:50qui ne nous correspondent pas.
44:51Mais ce que moi,
44:52je trouve grave,
44:52c'est que les gens
44:53ont abandonné
44:53le service public aussi là-dedans.
44:55C'est-à-dire que là,
44:55aujourd'hui,
44:56le service public à la télé,
44:57il y a plein de gens
44:57qui ont abandonné l'idée
44:58de se dire
44:59qu'on peut faire quelque chose dedans.
45:02Le président de France Télévisions
45:03est nommé par le président
45:05de la République,
45:06donc forcément,
45:07c'est lié à l'État.
45:08En tout cas,
45:08de manière directe,
45:09il y a des liens directs
45:09avec la présidence,
45:10donc on est piégé.
45:12Et en fait,
45:12j'ai l'impression
45:13que les gens abandonnent.
45:14C'est-à-dire que même
45:14dans les rédactions,
45:15les gens abandonnent
45:15dans des médias
45:16plus traditionnels,
45:17je veux dire.
45:17Donc il y a tout ce truc
45:18dont on a parlé
45:19de construire des médias indépendants,
45:20de trouver des financements
45:21pour ces médias indépendants,
45:22mais il y a aussi
45:23une parole qui se construit
45:24en dehors,
45:24évidemment,
45:25avec les réseaux sociaux,
45:25des gens qui partagent
45:26l'information.
45:27Là, moi,
45:27ce que je trouve inquiétant,
45:28c'est que déjà,
45:37j'ai d'autres idées
45:38et de faire résistance
45:39quand ils sont embauchés
45:40dans des rédactions
45:40plus traditionnelles
45:42que les médias indépendants.
45:43Que les médias indépendants,
45:44on les a aussi abandonnés
45:45un petit peu à ce truc de
45:46chacun va essayer
45:47d'avoir ses financements,
45:48d'obtenir son lectorat,
45:49mais on est un peu
45:51dans un truc qui est isolé.
45:53Et de l'autre côté,
45:54il y a plein de gens
45:54qui ne partagent pas
45:55les articles.
45:57Évidemment,
45:57là, on est sur Twitch,
45:58donc c'est facile pour nous.
45:59On partage parce qu'il y a
46:00des revues de presse
46:00qui existent, etc.
46:01C'est un espace un peu particulier.
46:02Mais est-ce que vous entendez
46:03des gens dire
46:05qu'ils lisent la presse
46:06aujourd'hui ?
46:07Il y a des enquêtes
46:09qui sortent sur Mediapart
46:09qui sont importantes
46:10et les gens vont dire
46:11« Bon, ben voilà,
46:11il y a eu ça,
46:12il y a eu ça sur l'UMA. »
46:13Il y a un peu des enquêtes
46:14qui font parler
46:15sur les réseaux sociaux.
46:16Voilà, des coups d'éclat.
46:17Mais au quotidien,
46:18on ne lit plus la presse.
46:19Et du coup, au quotidien,
46:21l'actualité qu'on suit,
46:22on la suit sur Twitter
46:23avec du commentaire d'actualité
46:25ou vite fait des choses
46:26qui vont sortir à la télé.
46:27Mais en fait,
46:27il y a un truc
46:28où on a un peu abandonné
46:33le journalisme en général.
46:34Et je pense qu'il y a un enjeu
46:36à redonner un petit peu
46:38de l'envie
46:38de qu'est-ce qui est en train
46:39de se passer dans le monde
46:40à l'heure actuelle
46:41et comment est-ce qu'on peut faire
46:42un contre-pouvoir populaire
46:44à ce qui est en train de se produire
46:45aussi dans les médias traditionnels.
46:46Peut-être David,
46:47un dernier mot pour conclure
46:48en réaction à ce que dit Maudit.
46:49Et non, Thomas,
46:50je ne te donnerai pas la parole
46:51pour trop parler.
46:52Tu es puni.
46:52On en reparlera plus tard
46:53sur Twitch, sur l'UMA.
46:55Non, je comprends
46:57et c'est une remarque,
47:00une critique qui est récurrente.
47:03Effectivement, il y a 15 ans,
47:04si tu voulais lire quelque chose,
47:06tu as acheté l'UMA et l'Ibée
47:07et tu avais à peu près...
47:09Bon, voilà.
47:10Aujourd'hui, effectivement,
47:11il y a beaucoup de chaînes.
47:13Blast, Le Média,
47:14O-Post,
47:16tout ce qu'on veut.
47:18Donc, effectivement,
47:19à un moment donné,
47:20ça fait beaucoup d'argent
47:22à donner tous les mois.
47:23Je le conçois tout à fait.
47:26Je pense qu'il y aurait
47:27une possibilité,
47:29c'est d'aller voir
47:29du côté des fournisseurs d'accès,
47:31du côté d'Orange,
47:35de Free et compagnie,
47:36c'est-à-dire qu'il devrait y avoir
47:38dans les manes financières
47:41de ces gens-là,
47:43puisque chacun,
47:44tout le monde est en train
47:45de nous regarder
47:45grâce à un fourfait,
47:49téléphone ou Internet
47:50ou couplet, etc.
47:52Là, il y aurait de l'argent
47:53à aller chercher.
47:54C'est-à-dire en disant,
47:55attention,
47:55la pluralité de l'information,
47:57c'est la démocratie.
47:58Donc, puisque vous donnez
48:0020 euros, 30 euros, 60 euros,
48:02voire 100 euros par mois
48:03pour avoir Internet
48:06ou la 5G, etc.,
48:08là, il devrait y avoir
48:09quelques centimes par forfait
48:11qui seraient reversés
48:13à un fonds
48:14qui, ensuite,
48:15pourrait redonner.
48:16parce que la vitalité démocratique,
48:19c'est aussi la diversité.
48:21Et moi, je crois beaucoup plus
48:22au réseau,
48:23je crois beaucoup plus au réseau,
48:24donc à la multiplicité des titres.
48:27Je trouve ça très intéressant
48:28qu'il y ait beaucoup de titres,
48:29que ça foisonne.
48:31Il y a des répétitions,
48:32c'est clair,
48:32mais il y a aussi
48:33des choses différentes
48:34qui sont dites
48:35dans le même camp,
48:36de gauche.
48:37Et je trouve que c'est plus intéressant
48:38de soutenir cette vitalité
48:40et peut-être d'aller chercher
48:42l'argent là où il est,
48:43pas forcément
48:44dans les poches
48:45de chacun, quoi.
48:47Voilà.
48:48Eh bien, écoutez,
48:48merci beaucoup à tous les...

Recommandations