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  • il y a 6 heures
Article 16, coalition avec l'extrême droite ou un Premier ministre du NFP ? Avec Cédric Clérin et Théo Bourrieau, on passe en revue les options du président de la République après la censure du gouvernement de Michel Barnier par l'Assemblée nationale.

00:00 Pourquoi la censure ?
12:57 La démission de Barnier
16:22 Les scénarios possibles pour Macron
28:50 Résumé des scénarios

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Transcription
00:00Donc ce qui s'est passé hier, la journée on va dire a commencé à 15-16h par des explications
00:04de vote.
00:05Est-ce que tu as suivi tout ça Cédric ? Est-ce que tu étais devant LCP toute la journée
00:08?
00:09Alors j'étais devant LCP par intermittence, parce qu'il y a beaucoup de choses à faire en même temps.
00:15Mais bon ça effectivement c'est le dernier épisode, ce qui s'est passé hier.
00:19Le dernier épisode d'une séquence qui en réalité s'est ouverte quand Macron a décidé de dissoudre l'Assemblée.
00:25On s'en souvient, c'était au mois de juin dernier, le soir des Européennes, il dissout l'Assemblée.
00:29Après on a eu des législatives anticipées, on se souvient qu'aucune majorité n'était sortie de cette Assemblée.
00:37Que le nouveau populaire était arrivé en tête avec 193 députés.
00:42Que Macron n'a pas décidé comme c'est l'usage d'appeler la force qui est arrivée en tête.
00:48Et qu'il a quelques semaines plus tard nommé Michel Barnier, qui avait cette particularité d'être issu d'une
00:53formation politique, est arrivé cinquième aux législatives.
00:55Et d'être le plus vieux je crois Premier ministre de la cinquième, on ne sait pas ça.
00:58C'est une autre particularité, ce qui était moins impactant sur sa capacité à faire passer des lois ou pas.
01:04Mais en tout cas lui, il était issu d'un groupe qui n'avait que 50 députés.
01:07Donc ils avaient constitué une coalition, ce qu'on appelait, depuis hier on peut parler au passé, le bloc central
01:20qui comptait autour de 210 députés.
01:24Donc pas la majorité absolue à l'Assemblée pour faire voter des lois, puisque la majorité absolue était à 289
01:29députés.
01:29Donc on savait depuis le début que ça allait être très compliqué pour Michel Barnier de faire passer les lois.
01:37Et le choix qui a été fait, donc de Macron de nommer Michel Barnier, sous-entendait qu'il allait falloir
01:42négocier plutôt vers la droite, plutôt vers l'extrême droite,
01:45pour faire passer ce budget.
01:48Donc c'était déjà un choix très contestable de la part de Macron au départ.
01:52C'était de se mettre entre les mains du Rassemblement national depuis le début, pour faire voter le budget, puisque
01:58c'est ça la grosse question.
02:00C'était quand même le vote du budget.
02:02Et donc, on s'en suivit des mois, des semaines et des mois de discussions, de négociations, notamment avec le
02:08RN et avec une dernière semaine de « je te lâche ça », « je te censurerai peut-être »,
02:12« je ne te censurerai pas ».
02:13Peut-être juste pour parler très concret aux gens, le budget, ce n'est pas juste un truc un peu
02:17lointain.
02:18On parle de grandes finances qui finalement n'impactent pas vraiment le quotidien des gens.
02:20C'est vraiment la manière dont va fonctionner l'État et la manière dont l'État va dépenser ses moyens
02:26pour tous les services publics, pour tout en fait.
02:29Donc, c'est vraiment quelque chose qui impacte tout le monde, sur tous les secteurs de la vie.
02:33Oui, c'est extrêmement concret, puisque là, en plus, Michel Barnier a proposé un budget avec 60 milliards d'économies.
02:39Ce qui veut dire que, notamment, il y avait des coupes importantes dans les services publics, dans les dépenses de
02:46santé et tout un tas de choses.
02:48Donc, c'est le quotidien, effectivement.
02:50La question de rembourser ou pas les médicaments, la question d'avoir ou pas une poste à côté de chez
02:56soi.
02:57Tout ça, c'est dans le budget.
03:00C'est des choses qui sont extrêmement le niveau des impôts.
03:02Qui c'est qui va payer ?
03:03C'est une des grosses questions qui a émaillé le débat budgétaire.
03:06C'est qui c'est qui va payer pour le trou ?
03:09Est-ce qu'on va chercher l'argent chez les plus riches et les grandes entreprises, comme le proposait la
03:13gauche,
03:13et qui a réussi à le faire voter la gauche, d'ailleurs, à l'Assemblée, avant le vote final qu
03:18'ils ont perdu ?
03:19Ou est-ce qu'au contraire, on va chercher dans les dépenses et donc tailler dans les services publics, etc.
03:25Et il s'agissait aussi de continuer ou de remettre en cause la politique de Macron,
03:28qui lui avait fait le choix depuis 2017 d'épargner les plus riches, d'épargner les grandes entreprises,
03:35pour que ça ruisselle sur nous tous.
03:37La fameuse théorie du ruissellement qu'on attend toujours.
03:39Le ruissellement, donc là, c'était un peu stop ou encore sur cette politique-là.
03:44Donc effectivement, le budget, c'est quelque chose d'extrêmement concret et qui impacte nos vies.
03:48Et tu le disais, il prévoyait 60 milliards d'économies.
03:51Finalement, tu ne l'as pas encore dit, mais c'était un budget, une politique austéritaire,
03:55comme ça faisait assez longtemps qu'on n'en avait pas vu.
03:57Ah ben, même pas. Ce 60 milliards, c'est du jamais vu.
04:00C'était même une sorte de volontarisme de la part de Michel Barnier,
04:02puisque on pouvait très bien, même les injonctions européennes étaient plutôt sur un niveau de 40 milliards.
04:09Lui faisait le choix de faire 20 milliards, 60 milliards d'économies
04:13et d'aller chercher très peu de recettes nouvelles.
04:16Quelques recettes nouvelles et quelques hausses d'impôts.
04:19Ce qui faisait hurler et les macronistes et le Rassemblement national qui ne veut pas augmenter les impôts.
04:28Ce qui a montré un petit peu aussi leur facette libérale,
04:31qu'ils essaient de cacher depuis un bon moment.
04:34Donc effectivement, une politique austéritaire, ça veut dire qu'à notre échelle,
04:39à chacun d'entre nous, c'est des services publics en moins,
04:41c'est des prestations sociales en moins.
04:43C'est tout un tas de choses qui font que la France a un matelas social
04:47qui nous permet de vivre plus correctement en moins.
04:51Et puis, il y a aussi un débat économique plus macro,
04:53c'est-à-dire que les politiques d'austérité, en général, ça te bride la croissance,
04:57ça bride le fait qu'on puisse produire de la richesse.
05:00Donc même du point de vue économique, c'est extrêmement contestable,
05:04puisque les collectivités, par exemple, qui devaient beaucoup morfler dans le budget barnier,
05:10ont vraiment cette double casquette d'être sur le quotidien de chacun d'entre nous.
05:14Et à la fois, elles participent énormément du développement économique,
05:17parce qu'elles font des investissements, puisqu'une collectivité ne peut pas être en déficit.
05:21Donc il y avait ces débats-là très concrets, et macroéconomiques aussi,
05:25qui étaient en question.
05:26Et donc c'est là-dessus que ça s'est joué hier, un peu plus précisément,
05:30c'est sur le PLFSS ?
05:31Alors oui, en fait, pour simplifier, il y a le budget de l'État,
05:36il y a le budget de la sécurité sociale, ce qui est aussi une particularité française,
05:39d'avoir toute une partie du budget qui concerne la santé, les retraites, la maladie, etc.
05:46Donc c'est sur ce budget-là que ça a chopé,
05:50puisque là aussi, il y avait de nombreuses coupes prévues sur les retraites, sur les médicaments, etc.
05:59Donc c'est là-dessus que ça a chopé,
06:01même si en réalité, il y avait le PLFSS et derrière le projet de loi finance,
06:05qui est le budget de l'État lui-même,
06:06où le débat était à peu près le même.
06:09Et on peut imaginer que, quand bien même,
06:12d'ailleurs c'était une hypothèse qui était sur la table,
06:15que peut-être qu'il ne serait pas censuré pour le PLFSS,
06:17mais qu'il aurait du mal à passer le budget derrière.
06:21Il faut se souvenir d'ailleurs que là, tout ça, c'est le débat budgétaire.
06:24C'est la raison pour laquelle Macron avait dissous.
06:27En tout cas, l'excuse qu'il a donnée pour dissoudre, c'est de dire,
06:29en l'état actuel des choses, je pense que le budget aura du mal à passer cette année,
06:32donc je dissous.
06:33Et on a vu que c'est un succès retentissant sur l'adoption du budget.
06:37– Et donc, PLFSS qui n'est pas voté,
06:41ils n'arrivent pas à trouver de compromis,
06:42donc 49-3, c'était quand le 49-3 ?
06:45– C'était lundi.
06:47– C'était lundi.
06:47– Parce qu'en fait, le dernier épisode,
06:49comme je le disais au début,
06:51Barnier, la composition de sa non-majorité,
06:54mais de sa majorité relative,
06:56faisait qu'il devait discuter avec le Rassemblement National.
06:58Et le Rassemblement National, toute la semaine dernière,
07:00a fait un peu monter les enchères pour savoir s'ils allaient censurer ou pas censurer.
07:03La gauche avait dit que depuis le début,
07:05il n'accepterait pas ce budget austéritaire,
07:08donc en cas de 49-3, il censurait le gouvernement.
07:13Le RN, lui, avait laissé planer le doute,
07:14en disant on fait monter les enchères, etc.
07:17Il aura lâché un certain nombre de choses.
07:19Il a envoyé des signes, d'ailleurs,
07:21sur l'électricité ou le déremboursement des médicaments,
07:23qui étaient des mesures proposées par la gauche initialement,
07:26mais que le RN avait mis ça en façade
07:28pour tenter de faire croire qu'ils étaient au service des Français.
07:33Il leur a lâché des choses là-dessus.
07:35Il leur a promis des choses sur l'AME,
07:38promis des choses...
07:38L'aide médicale d'État ?
07:39L'aide médicale d'État, pardon.
07:40Qui avait fait beaucoup de bruit pendant la loi immigration au printemps dernier ?
07:44C'était en janvier dernier.
07:46En janvier, oui.
07:46L'AME, c'est un espèce de totem pour l'extrême droite.
07:49Il faut savoir que ça représente,
07:50les plus hautes estimations, c'est 1 milliard.
07:541 milliard, c'est non seulement dédié aux personnes étrangères.
07:58C'est 1 milliard, le budget de l'extrême sociale,
07:59c'est entre 350 et 400 milliards.
08:01Donc ça paraît beaucoup, mais finalement, c'est assez peu dans l'enveloppe global.
08:04Oui, c'est assez peu et ça pose plein de questions.
08:07En tout cas, c'est l'un des totems de l'extrême droite.
08:09Et Michel Barnier avait dit qu'il,
08:11dans une interview au Figaro la semaine dernière,
08:13il a redit ce qu'il avait déjà dit, d'ailleurs,
08:15qu'il projetait de réformer l'AME, etc.
08:18Parce que supprimer l'AME, ça pose plein de problèmes sanitaires.
08:21Peut-être que tu te rappelles,
08:22l'aide médicale d'État, c'est pour permettre aux étrangers,
08:24aux non-citoyens français,
08:25de bénéficier des services de santé en France
08:28sans devoir payer et sans être citoyen.
08:31Tout à fait.
08:31Mais ça n'empêche pas qu'il y a un certain nombre de gens qui cotisent.
08:34Oui, bien sûr, bien sûr.
08:35Et ils n'ont pas des droits supplémentaires aux droits français.
08:38Non, non, tout à fait.
08:38Comme on l'entend souvent.
08:40Donc voilà, Michel Barnier avait donné un certain nombre de signes
08:43au RN qui a quand même décidé, in fine, de le censurer
08:46puisqu'ils lisent beaucoup les sondages
08:49et que leurs électeurs étaient plutôt enclin à censurer Michel Barnier.
08:54Mais ils étaient dans une sorte de contradiction quand même
08:55parce que le RN, qui aujourd'hui a un socle
08:58plutôt populaire et contestataire,
09:00essaie de draguer la droite plus modérée
09:04pour essayer de devenir à terme le grand parti de droite.
09:06Et ça, la droite plus modérée, elle n'aime pas trop la censure.
09:11Donc, ils étaient un peu dans un entre-deux.
09:14On ne savait pas de quel côté la pièce allait tomber.
09:16Aujourd'hui, ils ont fait le choix très clairement de censurer le gouvernement
09:20pour ne pas, sans doute, être assimilés à la politique qui était menée par Barnier.
09:26Mais ça leur pose quand même quelques contradictions.
09:28Je suis en train de voir le tchat.
09:29N'hésitez pas à nous dire sur le son.
09:30J'ai essayé de monter un peu le son de Cédric.
09:31Je pense que c'est le son de Cédric qui était un peu faible.
09:33Donc, n'hésitez pas à nous dire si c'est un peu mieux.
09:36Voilà.
09:36Je ne parle plus près du micro aussi.
09:38Peut-être.
09:38Mais j'étais aussi un petit peu monté.
09:40J'ai un peu monté le gain.
09:41Donc, ça devrait aller mieux.
09:43On en a été.
09:44Oui, donc, motion de censure hier.
09:4649.3.
09:46Donc, on utilise le 49.3
09:48quand on n'a pas de majorité pour faire passer le budget.
09:52Donc, Michel Barnier a constaté qu'il n'avait pas de majorité.
09:55Donc, il a décidé d'activer le 49.3.
09:58En cas d'activation du 49.3, le gouvernement engage sa responsabilité.
10:03C'est-à-dire que soit l'Assemblée vote la censure,
10:08ne vote pas la censure, pardon, on va commencer par là,
10:11ne vote pas la censure, auquel cas le budget,
10:13donc là, de la société sociale est jugé adopté.
10:17Donc, il passe.
10:18Soit l'Assemblée vote la censure et la loi est retoquée
10:22et le gouvernement, le chef du gouvernement, doit présenter sa démission
10:26au président de la République.
10:27C'est ce qu'a fait Michel Barnier ce matin.
10:28D'ailleurs, c'est comme ça que commencent toutes les allocutions
10:31quand les premiers ministres ou les premières ministres
10:33annoncent qu'ils vont déclencher le 49.3.
10:35C'est au nom de la Constitution, au nom de l'article 49 aligné à 3,
10:39j'engage ma responsabilité.
10:40Et à chaque fois, ça commence comme ça,
10:41parce que c'est bien le cœur même du problème.
10:44C'est qu'ils engagent leur responsabilité.
10:45En gros, ils disent, vous ne voulez pas que ça passe,
10:48si vous ne voulez vraiment pas, moi, je m'engage.
10:51Et si vous me censurez, je me barre.
10:52Donc, c'est vraiment, ils se mettent, eux, en danger, entre guillemets.
10:55Oui, alors d'habitude, ils se mettent moins en danger
10:57parce qu'il n'y avait pas assez de monde pour voter la censure.
11:02Là, effectivement, pour la première fois,
11:03on ne l'a pas encore dit, mais ça a été beaucoup d'ici à l'étang,
11:06mais c'est la première fois depuis 1962
11:08qu'un gouvernement est censuré.
11:10Le précédent, c'était donc Georges Pompidou,
11:12à l'époque où le général de Gaulle
11:15voulait imposer l'élection du président au suffrage universel,
11:18que le Parlement n'était pas d'accord avec ça
11:20et qu'ils avaient censuré le gouvernement.
11:22Donc, c'était un peu une autre procédure.
11:23Là, c'est le Parlement qui avait décidé spontanément
11:25de déposer une motion de censure.
11:26Là, c'était donc en réaction,
11:28c'était une procédure légale
11:31par l'activation du 49-3.
11:33Et on a vu Michel Barnier,
11:34qui est venu à la télé lundi soir
11:36pour dire qu'il fallait, mardi soir,
11:39pour essayer de dramatiser la situation
11:41et de dissuader...
11:42D'appeler à la responsabilité de chacun et de chacune des députés.
11:44Et on a demandé les uns et les autres de voter cette censure.
11:47D'ailleurs, j'imagine que toutes les rédactions, c'est pareil,
11:49mais on se demandait vraiment ce qu'il allait raconter à 20h.
11:51On s'est même dit,
11:53est-ce qu'il va démissionner lui-même ?
11:55Qu'est-ce qu'il va bien pouvoir raconter ?
11:56Bon, au final, on a été très déçus,
11:58parce que finalement, il n'y avait rien.
12:01Mais ça aurait pu être déjà une étape importante,
12:04ce mardi 20h-là.
12:05Oui, alors, il y a eu quelques rumeurs pendant l'après-midi
12:10comme quoi Michel Barnier voulait annoncer sa démission,
12:13mais qu'il aurait été retenu par le fait qu'à l'époque,
12:16qu'à ce moment-là, que ce jour-là,
12:17à l'époque, c'est pas si loin,
12:18que ce jour-là, le président était à l'étranger.
12:20Et un Premier ministre qui démissionne le jour où le président n'est pas là,
12:24institutionnellement, ça pose des problèmes.
12:25Donc il aurait été dissuadé de faire ça et de jouer son va-tout.
12:28On nous promettait une carte dans la manche, etc.
12:31Et bon, c'était un peu un pétard mouillé,
12:33puisque la carte dans la manche, c'était en fait la motion de censure de la gauche
12:35qui était très critique de l'extrême droite.
12:41Et donc, son argument, c'était de dire à l'extrême droite,
12:43vous n'allez quand même pas voter avec la motion de censure,
12:46avec des gens qui vous insultent.
12:47C'est tout ce qui lui restait dans sa manche, c'est-à-dire pas grand-chose.
12:50Et donc, ça a fait pchit.
12:51Et effectivement, cette intervention n'a pas servi à grand-chose.
12:55Preuve en est, la censure a été votée.
12:57Voilà, motion de censure votée hier vers 20h, 21h.
13:00On avait peur que ce soit très tard, puisque les votes, les explications de vote,
13:03tout ça a commencé très en retard.
13:05On avait peur que ce soit à 22h, 22h30, ce qui aurait pu mettre en péril
13:08le bouclage du journal.
13:09Et donc, le journal que vous avez reçu ce matin,
13:12pour celles et ceux qui sont abonnés,
13:14ça aurait été compliqué de le boucler.
13:15Finalement, à 20h30, je crois que la décision est...
13:17Enfin, le résultat du vote est tombé.
13:20331 votes, il me semble, de tête, pour la censure.
13:24Et donc, Michel Barnier a démissionné ce matin,
13:26a déposé, en tout cas, sa démission au président à 10h ce matin.
13:29Donc, ça y est, c'est fait.
13:30Ciao, Michel Barnier et son gouvernement.
13:33Est-ce que c'est une bonne nouvelle ?
13:34C'est une bonne nouvelle pour l'extrême droite ?
13:36C'est, je pense, eux, les plus grands vainqueurs de cette séquence ?
13:41Plus ou moins, parce que c'est une bonne nouvelle.
13:44La bonne nouvelle, c'est que le gouvernement,
13:46c'est que le budget d'austérité, là, ne passera pas.
13:52Donc, ça, c'est une bonne nouvelle.
13:54Et c'était ça le fond de l'affaire, quand même.
13:56Ce n'était pas le gouvernement pour le gouvernement.
13:57Si Michel Barnier avait proposé autre chose comme budget,
14:00il serait peut-être encore là ce matin.
14:02Ce n'est pas le cas.
14:03Donc, ça, évidemment, ce budget-là, c'est une bonne nouvelle.
14:06Mais, alors, est-ce que c'est le Rassemblement National
14:07qui sort vainqueur de la séquence ?
14:09Il a été mis au centre du jeu.
14:11C'est un des choix contestables de Macron, je disais,
14:13de le mettre au centre du jeu.
14:14Un choix qu'il fait depuis plusieurs années, maintenant.
14:16Ce n'est pas une première.
14:17De l'ériger en son adversaire principal
14:19pour mettre de côté le reste.
14:20Oui, tout à fait.
14:22Donc, là, effectivement, il a joué ça.
14:24On a quand même vu apparaître aussi les contradictions
14:27du Rassemblement National qui sont,
14:29je le disais tout à l'heure, sont un petit peu,
14:31ont un vernis libéral derrière.
14:34Enfin, ils ont un vernis social
14:35derrière lequel se cachent des politiques libérales.
14:38Et là, on a vu, par exemple,
14:39qu'ils étaient contre toute hausse d'impôts,
14:43qu'ils ont voté dans le budget,
14:44ils ont voté contre l'augmentation de la flat tax,
14:47ce qui est quand même, par exemple,
14:50l'impôt qui permet de limiter pour les actionnaires
14:55leur taxation.
14:56Ce qui est vraiment, on parle là des gens
14:58qui sont très, très, très riches,
14:59qui gagnent beaucoup d'argent
14:59et qui spéculent toute la journée
15:01pour la faire courte.
15:04Et donc, même ça,
15:04le Rassemblement National n'a pas voulu voter contre,
15:06alors que c'est un amendement posé par le Modem.
15:07Donc, ce n'était pas non plus...
15:09Ces affre-gauchistes du Modem.
15:12Donc, pour le début de budget,
15:13on a quand même vu que le RN était en difficulté
15:14pour prouver son discours social.
15:17Ils ont refusé l'ISF,
15:19le SMIC à 1 600 euros, etc.
15:21Donc, il y a eu ça pendant le budget.
15:24Et donc, je pense qu'il y a quand même
15:26un certain nombre de gens qui se sont aperçus
15:28que le RN, ce n'était pas si évident que ça
15:30et que leur politique sociale,
15:31ce n'était pas évident que ça.
15:32En fin de séquence, effectivement,
15:34c'est eux qui appuyaient sur le bouton.
15:36Puisque la gauche avait dit qu'ils censuraient,
15:38c'est quand même la gauche
15:39qui a déposé la motion de censure.
15:40Il ne faut pas l'oublier.
15:43Et c'est eux qui faisaient monter les enchères.
15:46Donc, in fine, c'est eux qui ont appuyé sur le bouton.
15:48Donc, on peut dire qu'ils ont participé
15:49à la chute de Michel Barnier.
15:51Mais je pense que c'est un peu plus compliqué que ça
15:54dans la séquence pour eux.
15:55Mais c'est ma spéciale de poser des questions
15:57très simples et un peu bêtes
15:58pour te permettre de briller à côté de moi.
16:01Non, mais tu as raison.
16:03En plus, on a une mémoire de poisson
16:05rouge quand même dans les commentaires.
16:07Donc, effectivement, ce que je raconte
16:08sur les votes du RN, c'était il y a un mois, etc.
16:11Aujourd'hui, on leurse une séquence.
16:13Et donc, c'est très bien de revenir dessus.
16:16Alors, la suite maintenant,
16:17parce que c'est ça, je pense,
16:18qui intéresse beaucoup les gens.
16:20Ces fameux 7, 7, 7, 7, c'est nos possibles.
16:22Parce qu'on entend beaucoup, beaucoup de choses.
16:23On entend parler de destitution,
16:25de démission, quand le nouvel gouvernement,
16:27qui ?
16:27J'ai entendu François Hollande,
16:29Premier ministre, j'ai entendu tout.
16:30Donc, il va falloir que tu nous éclaircisses un petit peu.
16:32François Hollande, Premier ministre,
16:33est-ce que ça fait partie de tes scénarios ?
16:35Alors, ça peut faire partie d'un scénario.
16:38Je n'ai pas sept noms.
16:40Ça dépend des cas de figure.
16:43Bon, c'est assez peu probable,
16:45François Hollande, pour tout un tas de raisons
16:47que je ne vais pas développer là,
16:48parce qu'on a qu'une demi-heure
16:49et qu'il reste dix minutes.
16:51Non, le premier scénario créible,
16:54c'est qu'il annonce un Premier ministre,
16:56un nouveau Premier ministre de droite,
16:57un peu dans la filiation de Barnier.
17:04Bon, là, il peut y avoir un petit recentrage.
17:09Là, l'hypothèse principale,
17:10à l'heure où nous parlons,
17:11même si je ne mettrai pas ma chemise dessus,
17:13parce que les choses vont très vite,
17:15elles bougent beaucoup.
17:15Ta chemise est très belle aussi,
17:17c'est très dommage.
17:18Merci, Théo.
17:19C'est l'hypothèse François Bayrou,
17:20qui a déjeuné avec Macron ce midi,
17:25ce qui renforce les rumeurs
17:27et qui pourrait être LR compatible,
17:31bloc central compatible,
17:32voire même aller chercher un petit bout de la gauche.
17:37Donc, il pourrait y avoir cette hypothèse-là.
17:40Il peut aussi annoncer un Premier ministre technocrate,
17:44c'est-à-dire...
17:45C'est ce qu'on nous dit dans le chat.
17:46On entend peu la solution d'un gouvernement technique
17:48d'ici juin pour les affaires courantes.
17:49Alors, oui, on l'entend peu,
17:53mais c'est une des hypothèses.
17:54Si le mécano-politique ne marche pas,
17:56il pourrait être tenté de dire
17:57« gouvernement technique ».
17:58Il faut savoir qu'un gouvernement technique,
18:00en fait, ça n'existe pas.
18:01Mais c'est ce que j'ai demandé.
18:01C'est quoi, un gouvernement technique ?
18:02Un gouvernement technique, c'est de dire
18:03« je nomme, par exemple,
18:05le président de la Banque de France
18:06comme étant Premier ministre.
18:08Il n'appartient pas à tel parti, à tel parti,
18:09donc il va gérer les affaires courantes
18:11et gérer en bon père de famille ».
18:13Évidemment, ça n'existe pas puisqu'il aura une feuille de route
18:15et il va proposer des options politiques de toute façon,
18:20même si elles seront couvertes sous le saut du technique.
18:23Et si le technique, c'est de répondre
18:25aux 60 milliards d'économies
18:29et à la baisse du déficit
18:30dans les mêmes objectifs que le gouvernement Barney,
18:32on aura le même résultat.
18:33Donc, le gouvernement technique,
18:35et d'ailleurs, on a un exemple en Italie,
18:36ils ont fait ça,
18:37et c'est Giorgia Meloni qui est arrivé au pouvoir juste derrière.
18:40– Mais tu vois, tu dis que ce serait le même résultat
18:42que le gouvernement Barney,
18:43mais une autre personnalité issue de la droite,
18:45ce serait aussi le même résultat.
18:47Qui c'est qui nous dit...
18:49Zut, j'ai perdu la question.
18:51Mais quelle est l'utilité de renommer un ministre du même genre,
18:53c'est juste pour gagner du temps ?
18:54– Alors, du même genre,
18:56c'est pour ça que ce ne sera sans doute pas
18:57quelqu'un du même genre que Barney.
18:59Ce sera, si c'est Bayrou, c'est autre chose.
19:02Il a un autre profil, un peu plus large que Barney.
19:05Lui, il est issu du modem,
19:07qui est une des composantes de la Macronie.
19:09Donc, ça recentre un petit peu le...
19:12Ça recentre, et ça aurait pour avantage
19:16de chercher une autre position dans l'Assemblée,
19:19d'essayer d'assez gratter un peu à gauche.
19:21Bayrou a aussi une autre assise dans l'opinion
19:23que ne pouvait l'avoir Barnier.
19:25– Depuis le temps qu'on le voit,
19:25depuis le temps qu'il l'attend, ça,
19:27est-ce que ce ne serait pas son moment ?
19:28– Je ne sais pas si c'est son moment,
19:30parce que franchement,
19:30attendre ça pendant 20 ans
19:32pour se trouver dans cette situation-là,
19:35je pense que c'est peut-être
19:36ce qui le fait hésiter,
19:37à l'heure où nous parlons.
19:39Donc, ça, ce n'est pas sûr.
19:41Donc, ça ne serait pas tout à fait le même mécano.
19:43Il paraît peu probable qu'il nomme la même chose.
19:48Il y a un autre profil
19:49qui ressemble un peu à Michel Barnier,
19:50c'est le corps nu.
19:51Le corps nu, autre possibilité.
19:53– Ministre des armées.
19:54– Oui, tout à fait,
19:55qui lui est un proche de Macron,
19:57qui vient de LR,
19:58et qui, lui, est plutôt en cours avec le RN.
20:02Donc, c'est vrai que ça serait du Barnier plus,
20:04puisqu'on a appris, via Libération,
20:07notamment il y a quelques semaines,
20:09que le corps nu faisait des dîners discrets
20:11avec Marine Le Pen avant l'été.
20:14Donc, c'est quelqu'un qui parle avec l'extrême droite.
20:16Donc, ça serait la même chose que Barnier,
20:18mais en essayant de réussir ce coup-ci
20:20à se mettre d'accord avec l'extrême droite.
20:21Donc, ça serait la fuite en avant.
20:23– Est-ce que dans le genre de profil,
20:25Retailleau, on entend aussi un peu parler de Retailleau,
20:27parce que lui, pour le coup,
20:27il est négocié avec le RN, il sait faire ?
20:30– Oui, alors, Retailleau,
20:31ça serait l'autre scénario de fuite en avant,
20:35puisque lui, c'est le ministre
20:37qui donne le plus de gage au RN.
20:39– Donc, actuel ministre de l'Intérieur,
20:41qui a beaucoup pesé,
20:42notamment pendant la loi immigration.
20:44– Oui, il était le président de LR au Sénat à l'époque,
20:47et le Sénat a durci la loi immigration,
20:50qui n'était déjà pas piquée des hannetons,
20:51qui sortait de l'Assemblée.
20:53Donc, lui, il a le profil dur avec l'immigration,
20:56dur sur la sécurité, etc.,
20:58les choses qui plaisent assez au RN.
21:00Donc, effectivement, là, ça serait très clairement,
21:03ça serait plus qu'un clin d'œil,
21:05là, ça serait presque une alliance
21:08avec le RN.
21:10Mais ça aurait un inconvénient,
21:12c'est que dans la Macronie,
21:13tout le monde n'est pas d'accord
21:14pour aller faire bisous-bisous
21:16avec l'extrême droite
21:17de manière aussi visible.
21:20– Donc, il risque, c'est sûr,
21:21de ne pas récupérer quelques voix OPS,
21:23et en plus, de se couper une partie
21:24des voix du bloc central.
21:25– Voilà.
21:26Donc, ça, ça exclurait toute discussion
21:29avec la gauche
21:31si Retailleau était prévu.
21:32Ça, c'est sûr.
21:33– Merci beaucoup.
21:34Je n'ai pas vu ton nom.
21:35Vlados, qui a pris un abonnement Prime.
21:37Merci de donner un petit peu de sous à Luma.
21:39C'est très gentil.
21:40– Merci, Vlados.
21:41– Vas-y, vas-y, continue.
21:42– Oui, alors, si après,
21:43on continue un petit peu les scénarios,
21:46il pourrait y avoir un scénario
21:47où il nous annonce ce soir,
21:48troisième scénario,
21:49qui dit, je pense que j'ai nommé
21:52un Premier ministre de droite,
21:53ça n'a pas marché,
21:54donc je demande,
21:56on va travailler avec les options
21:58de la gauche,
21:58quelque chose de flou.
22:00Il peut nous faire quelque chose
22:01de flou sans annoncer de nom
22:02et dire, je vais travailler
22:05dans cet esprit-là.
22:07– Donc là, il y a Lucie Casté qui…
22:08– Hop, coucou.
22:09– Alors là, ça ne serait pas
22:10l'hypothèse de Lucie Casté,
22:11parce que Lucie Casté,
22:13c'est l'hypothèse,
22:14c'est plutôt base NFP
22:15et après, on discute avec…
22:17– C'est encore un peu trop à gauche.
22:18– Là, ça serait l'hypothèse,
22:20je vous raconte quelque chose,
22:21je vais regarder de ce côté-là,
22:22donc on serait plutôt
22:23dans une sensation case neuve,
22:25si tu veux comprendre.
22:27– La sensation case neuve,
22:28la fameuse.
22:29– Je sais que ce n'est pas toujours
22:30des mots qui vont bien ensemble,
22:32mais on serait plutôt
22:33dans cette odeur-là.
22:35ou alors, il va, hypothèse 4,
22:38carrément, il propose un nom
22:41pour ouvrir le bloc central à gauche,
22:43et il propose un nom de gauche,
22:45là aussi, ça peut être case neuve,
22:48en disant, notamment avec un gros
22:50cladeuil socialiste,
22:51pour dire, voilà,
22:51il y a un ancien de chez vous,
22:52donc rejoignez la majorité,
22:55et essayez de constituer une majorité
22:57qui aille du Parti socialiste
22:59jusqu'à RR.
23:00– C'est des choses qui traînent un peu…
23:02– Parce que, je te coupe,
23:03mais dans cette hypothèse-là,
23:04il y a quand même peu de chances que…
23:06Enfin, est-ce que ça ne va pas
23:07fracturer le NFP ?
23:09– Eh bien, c'est l'intérêt,
23:11mon cher Théo.
23:11– Oui, bien sûr.
23:12Et parce que j'imagine mal
23:13ni le PCF, ni les Insoumis,
23:15ni les Verts se ranger
23:16derrière case neuve.
23:17– Non, c'est assez peu probable,
23:21même si aujourd'hui,
23:24on voit qu'à gauche,
23:26le discours a un petit peu bougé
23:27par rapport au mois de juillet,
23:30que ce soit Marine Tondelier,
23:31que ce soit…
23:32Là, il y a une lettre
23:33qui est tombée il y a trois quarts d'heure
23:34d'Olivier Faure et Boris Vallaud,
23:37qui est le président des socialistes
23:39à l'Assemblée,
23:39et Patrick Cannaire,
23:40qui est le président des socialistes
23:42au Sénat,
23:42qui demandent au président
23:43de recevoir tous les chefs de parti
23:45de l'arc républicain,
23:46c'est-à-dire tout le monde
23:47en dehors du RN,
23:49pour voir comment…
23:50– En dehors du RN ?
23:50Et donc, avec les Insoumis,
23:51les socialistes considèrent
23:52que les Insoumis font partie
23:53de l'arc républicain ?
23:54– Oui, ils disent de l'arc républicain
23:56pour voir ce qu'on peut faire.
23:59un scénario, on a Duflo qui dit
24:00qu'il faut réunir tout le monde,
24:03sauf le RN et les Insoumis.
24:05Oui, dit Cécile aujourd'hui.
24:08Donc voilà, là, c'est clairement
24:09une partie de la gauche
24:10et pas l'autre.
24:11C'est ce que dit Bron Pivet
24:14un peu ce matin aussi.
24:16Il faut exclure le RN à côté.
24:19– Le RN, président de l'Assemblée nationale.
24:20– Oui, pardon.
24:21– Et la fille de l'autre côté.
24:22Donc, il y a un peu tout ça.
24:25Il y a le Parti communiste aussi
24:28qui dit qu'il faut,
24:29à partir de mesures identifiées
24:32à gauche, sur les retraites,
24:34l'indexation des salaires, etc.,
24:35il faut essayer de se mettre d'accord
24:37plus largement que le NFP
24:40pour essayer de faire passer
24:41ces mesures-là.
24:43Donc, il y a différentes discussions
24:44qui sont pour élargir,
24:49soit avoir comme base le NFP
24:50et l'élargir.
24:52Et si on se place du point de vue
24:53du président de la République,
24:54c'est lui qui va parler ce soir,
24:55c'est partir du Banque centrale
24:56et voir comment est-ce qu'il pourrait
24:58élargir à gauche.
24:58C'est une hypothèse.
24:59Et ce qui aurait comme avantage,
25:01effectivement, pour lui,
25:03d'essayer de fracturer le NFP
25:04et de faire en sorte que cette coalition électorale
25:06qui est quand même arrivée en tête
25:07se retrouve en difficulté
25:09si jamais il y avait d'autres élections.
25:12Il y a aussi quelques petites arrières-pensées.
25:15C'est Cécile Duflo qui a dit ça.
25:17Cécile Duflo a dit
25:18il faut réunir tout le monde
25:19sauf les insoumis à leur Rennes.
25:21Voilà, c'est ça.
25:22Elle dit des écologistes OLR
25:25pour un pacte climat et social.
25:27Donc, elle inclut le PCF aussi dedans ?
25:29Alors, c'est ambiguë.
25:31Je n'ai pas vu le détail de ce qu'elle dit,
25:32mais je pense que le PCF
25:33ne lui pose pas trop de problèmes.
25:35On ne va pas se mentir.
25:36Le débat à gauche,
25:37il est sur insoumis, pas insoumis.
25:39C'est ça le point de cristallisation.
25:44Les insoumis, eux, pour le coup,
25:46sont toujours, pour que ça soit clair
25:48pour tout le monde,
25:49sur le NFP
25:51et non pas le programme,
25:52mais tout le programme,
25:53comme on nous l'a beaucoup répété.
25:54C'est ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon
25:55à moi de Jean,
25:56mais depuis, ils ont un peu évolué
25:57sur la base.
25:59C'est le programme du NFP
25:59et on essaye de faire voter texte-paste-texte.
26:02C'est ce que dit un peu Lucie Castet
26:04de manière un peu plus poussée,
26:06de partir du programme du NFP
26:08et d'essayer de...
26:09C'est ce qui a été redit hier.
26:10Alors, je n'ai pas suivi
26:11toutes les déclarations,
26:12tous les discours
26:12des différents représentants
26:13de partis à l'Assemblée,
26:14mais je crois que c'est Boris Vallaud
26:15et il me semble aussi,
26:17comment ça s'appelle,
26:18Cyril Châtelain,
26:19qui reprenait ça,
26:20qui disait,
26:22dire le programme du NFP,
26:23tout le programme du NFP,
26:24c'est une fake news.
26:25Nous, on est prêts à faire des compromis
26:26et c'est pour ça
26:27qu'en fait, ça n'a pas marché.
26:27C'est parce que vous n'avez pas été prêts
26:29à faire des compromis,
26:29vous n'avez pas été prêts
26:30à discuter avec nous.
26:32Oui, tout à fait,
26:32parce qu'en plus,
26:33je le disais tout à l'heure,
26:34Michel Barnier a lâché des choses
26:36au RN,
26:37alors qu'en fait,
26:38c'était des choses proposées
26:39par la gauche
26:40et il n'a jamais discuté
26:41avec la gauche.
26:42Jérôme Guedj, hier,
26:43qui s'occupait du budget
26:44pour les socialistes,
26:45disait qu'il n'a jamais eu
26:46un coup de fil de matignon
26:48pour essayer de discuter
26:50avec les socialistes
26:52ou avec des gens de gauche
26:53pour savoir ce qui pourrait
26:53passer dans le budget.
26:54L'option était clairement
26:56de l'autre côté.
26:57Cédric,
26:57s'il ne nous reste pas beaucoup de temps,
26:59combien d'hypothèses il te reste ?
27:00Alors, il me reste trois hypothèses
27:01qui sont les moins probables.
27:04Il y a l'hypothèse
27:05où il n'a pas de solution
27:06et il fait gagner du temps
27:08puisqu'il faut le savoir,
27:10on l'a découvert un peu,
27:11on a découvert un peu
27:12toutes les subtilités
27:12de la Constitution
27:13ces derniers mois,
27:14c'est qu'en fait,
27:15rien n'oblige au président
27:16à nommer un gouvernement
27:17dans quelques délais que ce soit.
27:18Il n'y a pas de date limite.
27:19Il n'y a pas de date limite,
27:20donc un gouvernement
27:20qui gérerait les affaires courantes,
27:23c'est-à-dire le gouvernement
27:23actuel des missionnaires,
27:25comme on l'a vécu
27:26tout cet été,
27:27ça pourrait durer,
27:28soyons fous,
27:29jusqu'à 2027.
27:30Constitutionnellement,
27:30c'est possible.
27:31Donc, il peut décider de faire ça,
27:33ça poserait tout un tas
27:34de problèmes,
27:36mais il pourrait faire ça.
27:38Après, il y a l'hypothèse
27:39encore moins probable
27:40qu'il assume
27:42une alliance avec le RN,
27:43qu'il dise,
27:45voilà,
27:45donc là,
27:46on pourrait revenir
27:47sur l'hypothèse Retailleau
27:48avec un gouvernement
27:49vraiment très...
27:50Il ne va pas aller quand même
27:51jusqu'à nommer
27:51quelqu'un d'extrême droite ?
27:52Non, ça, ça paraît impossible,
27:55parce qu'il n'y aura
27:56aucune capacité
27:57de rassemblement de l'ARN.
27:58Il faut quand même
27:59que ça vienne du bloc central
28:01avec quelque chose
28:02qui soit compatible
28:03avec le RN.
28:04Mais ça, déjà,
28:04c'est déjà pas très probable
28:06qu'il fasse quelque chose
28:06d'assumé avec le RN.
28:08Il peut faire des trucs
28:09en scred,
28:10comme ils l'ont fait
28:10plus ou moins ces derniers mois,
28:11c'était quand même
28:11pas très discret,
28:12mais pas directement.
28:13Et puis, la dernière hypothèse
28:15qui n'est pas la plus probable,
28:19c'est ce qu'on pourrait appeler
28:22l'hypothèse de la surdramatisation.
28:24Il dit que le pays
28:24est dans le chaos, etc.
28:26Et j'active l'article 16.
28:27Justement, on en parlait
28:28dans le tchat,
28:29je voyais les articles 16.
28:30Voilà, qui lui permettrait
28:32de se substituer au Parlement
28:34pour faire voter
28:35un certain nombre de lois,
28:36dont le budget.
28:38Et donc, il pourrait activer ça,
28:40mais ça a une durée limitée.
28:43Et bon, normalement,
28:44dans la Constitution,
28:44c'est prévu vraiment
28:45dans les cas extrêmes.
28:47Donc, il est assez peu probable
28:48qu'on en soit encore là.
28:51C'est vrai que je te propose
28:51pour conclure cette petite partie
28:53actue politique,
28:53c'est que tu nous résumes
28:54ces sept hypothèses,
28:56une par une, en deux phrases.
28:57Ça, c'est un exercice.
28:59Hypothèse numéro 1.
29:00Il annonce un Premier ministre
29:02de droite,
29:03soit type Michel Barnier,
29:05soit Bayrou,
29:06pour élargir sa majorité
29:08un peu à gauche.
29:10Soit il annonce
29:10un Premier ministre techno.
29:12Hypothèse 2.
29:12Hypothèse 2.
29:13Hypothèse 3.
29:14Il ouvre à gauche,
29:16il dit,
29:16je n'ai pas encore le nom,
29:17mais c'est vers là
29:18qu'on va chercher.
29:19Hypothèse 4.
29:20Il a un Premier ministre
29:21de gauche à proposer.
29:22Il propose un Premier ministre
29:23de gauche,
29:24ou identifié
29:25comme étant de gauche,
29:27c'est Bernard Cazeneuve,
29:30pour essayer
29:30d'aller racler des voix
29:33à gauche.
29:34Hypothèse 5.
29:35Il ne sait pas du tout
29:36ce qu'il va faire,
29:37et donc,
29:37il gagne du temps.
29:39et un gouvernement
29:41gère les affaires courantes.
29:42Hypothèse 6.
29:43Il fait une cohabitation
29:44assumée avec le Rassemblement
29:45national.
29:46Hypothèse très minoritaire
29:47aujourd'hui.
29:48Et hypothèse 7.
29:49Carrément,
29:49il active l'article 16
29:52pour se substituer au Parlement
29:54et faire voter le budget
29:55et d'autres lois éventuelles.
29:57Et bien voilà,
29:58c'était facile finalement.
30:00Merci beaucoup Cédric.
30:01En tout cas,
30:02moi ça m'a beaucoup éclairé.
30:03J'espère que ça a aussi
30:03éclairé le chat.
30:04En tout cas,
30:04je vois que ça vous a fait réagir.
30:07Vous suivez vous aussi
30:08toute l'actualité politique.
30:10Donc continuez de la suivre.
30:11Continuez de la suivre avec nous.
30:13N'hésitez pas à aller lire
30:14tous les articles
30:15et tous les contenus
30:16que produit l'humanité.
30:18Je vous assure que depuis hier,
30:19enfin en fait depuis tout le temps,
30:20mais franchement,
30:20hier et aujourd'hui,
30:21ce sont des journées assez chargées,
30:23notamment pour le service politique,
30:24qui sont en train d'essayer
30:25de décrypter tout ce qui est
30:27en train de se passer,
30:28d'argumenter toutes les hypothèses
30:30que vient d'énumérer Cédric.
30:32Donc je vous invite vraiment
30:33à aller lire tout ce qu'on est
30:34en train d'écrire
30:34et ce qui va être écrit dans la journée.
30:35Ça permettra un petit peu
30:36de mieux comprendre
30:38cette période qu'on vit
30:39qui n'est pas facile.
30:40Et je vois,
30:40merci beaucoup Mathilde
30:40de mettre le lien du direct.
30:42Si vous voulez suivre
30:43minute par minute
30:44tout ce qu'il se passe,
30:45toutes les réactions
30:46les uns des autres,
30:47n'hésitez pas à aller
30:48suivre ce direct.
30:49Merci beaucoup Cédric.

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