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  • il y a 8 heures
Alors que l'interdiction des véhicules thermiques après 2035 semblait acquise suite au vote du Parlement européen, l'Allemagne, puis sept autres pays refusent d'appliquer cette date butoir, semant la confusion chez les consommateurs et dans l'industrie automobile qui emploie 13 millions de travailleurs en Europe.

Pourquoi ce revirement, quelles conséquences et que va-t-il se passer maintenant ? Explications avec la députée européenne Karima Delli (les Verts), présidente de la commission du transport au Parlement européen.

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Transcription
00:00Bonjour et bienvenue dans cet entretien depuis le Parlement européen de Strasbourg.
00:04Fin de la vente des voitures thermiques en 2035.
00:08Depuis le vote du Parlement européen le 14 février dernier, l'affaire semblait pliée.
00:13Et puis l'Allemagne a fait vol de face et la décision finale a été reportée.
00:17Pourquoi ? Où est-ce qu'on en est ? Et que va-t-il se passer ?
00:21Il faut dire qu'il y a une certaine confusion quand même qui règne au sein de l'Union européenne.
00:24On va voir aussi ce que nous dit cette mésaventure de la voiture thermique,
00:28avec un peu de la crédibilité quand même de l'Union devant et auprès de ses citoyens.
00:32On en parle avec vous, Karim Adéli. Bonjour.
00:34Bonjour.
00:35Merci d'être sur le plateau de l'Humanité.
00:37Je rappelle que vous êtes députée européenne du groupe Dever et que vous êtes aussi la présidente de la commission
00:43du transport et du tourisme au Parlement européen.
00:45Alors, peut-être que ça serait bien d'essayer d'y voir un peu clair en reprenant les derniers épisodes,
00:52j'allais dire, du feuilleton.
00:54Qu'est-ce qui s'est passé depuis les précédentes semaines qui fait qu'on en soit là aujourd'hui
00:59?
00:59On va essayer de bien faire comprendre ce qui se passe.
01:01Très très simplement, depuis une dizaine de jours, premier acte, tout d'abord, le Parlement a voté notamment la fin
01:09de la vente des véhicules thermiques pour 2035.
01:12Et donc, c'était enterriné l'accord entre le Parlement et le Conseil.
01:16C'est qui le Conseil ? C'est-à-dire notamment les États membres.
01:20Et volte-face, notamment de l'Allemagne, qui dit plus hors de question de valider notamment cet accord.
01:27Pourquoi ?
01:28C'est ça.
01:29Tout simplement parce qu'en ce moment, il faut savoir que l'Allemagne a pris beaucoup de retard sur son
01:34parc d'électrification.
01:35On se souvient qu'en 2021, Mme Merkel avait dit, notamment à son constructeur Volkswagen, de sortie des véhicules thermiques,
01:42notamment pour 2035.
01:44Sauf, en sortant un plan de 40 milliards d'euros, ils ont pris du retard.
01:48Et entre-temps, ils ont changé la direction, notamment de leurs constructeurs automobiles.
01:53Et là, patatras, ce n'était plus réellement l'électrification une de leurs priorités.
01:58Sauf que parallèlement, les Français, eux, ont continué leur dynamique.
02:02Et donc, les Français prennent de l'avance.
02:04Et c'est là où le revirement, le volte-face incroyable pour la première fois dans l'histoire du Parlement
02:11européen,
02:11on a un pays qui est l'Allemagne, qui va perdre toute sa crédibilité,
02:16qui va perdre toute la crédibilité des institutions, qui vient maintenant dire, nous ne sommes plus d'accord.
02:21Donc, entre-temps, qu'est-ce qui s'est passé ?
02:23C'est que l'Allemagne a fait du lobbying auprès des autres pays membres.
02:27Désormais, ils sont huit États membres.
02:28Il y en a plusieurs, oui.
02:29Voilà, à dire qu'il faut ne pas enteriner cet accord.
02:33Et c'est là où, moi, je m'assure, je suis en colère.
02:36Nous ne pouvons pas avoir un agenda institutionnel, un calendrier d'investissement pour les constructeurs
02:42et, en même temps, de satisfaire l'industrie automobile allemande.
02:46Ça ne peut pas marcher comme ça.
02:48C'est la raison pour laquelle nous allons nous battre et nous sommes très clairs pour dire à la Commission
02:53européenne
02:54qu'il n'est hors de question de revenir sur ce texte.
02:57Il y a eu un vote, le vote et le vote, point final.
03:01C'est ça.
03:02Mais comme vous le disiez, il n'y a pas simplement que l'Allemagne qui pèse quand même lourd dans
03:07cette histoire
03:07parce que son industrie automobile est la plus importante, entre autres.
03:11Il y a d'autres pays maintenant qui sont si bien qu'on est presque dans une crise institutionnelle, du
03:16coup,
03:17puisqu'il y a plusieurs pays avec à leur tête l'Allemagne qui ne sont pas d'accord avec une
03:20décision qui avait déjà été prise par l'Union européenne.
03:22Le problème, il est là.
03:23C'est-à-dire que l'Allemagne entraîne la Pologne, la République tchèque et d'autres.
03:28Donc, ce qui ne s'est jamais produit, ça veut dire qu'on est en train de créer un précédent
03:34sur cette norme, notamment.
03:37Et donc, demain, tout ce qu'on va voter, il sera en amont, en accord avec le Conseil et le
03:41Parlement, pourra être détricoté.
03:44Donc, il faut être très ferme et dire qu'on ne joue pas, notamment avec la question des normes.
03:50Lorsqu'il y a une décision qui est prise, il faut respecter la décision.
03:53Alors, on va parler de plusieurs choses dans la suite de ce que vous êtes en train de dire.
03:58Rappelons que ce n'est pas simplement...
04:00Ça paraît tellement évident, mais il faut le rappeler.
04:03Ce n'est pas simplement une question d'industrie automobile et de changement et de révolution dans l'industrie automobile,
04:08etc.
04:09Derrière ça, il y a une question environnementale qui concerne tout le monde, qui est fondamentale.
04:13Ce n'est pas simplement pour changer le mode de fonctionnement des voitures, j'allais dire.
04:17Absolument. Dans ce cadre-là, il y a deux volets.
04:21On a un volet climatique, mais aussi on a un volet de santé publique.
04:24Ce sont les deux grandes branches sur lesquelles nous travaillons.
04:27Lorsqu'on dit qu'il faut sortir des véhicules, notamment thermiques et hybrides, ce n'est pas pour se faire
04:33plaisir.
04:33C'est parce que derrière, il y a une question de santé publique.
04:36On évalue environ entre 400 000, voire des études qui disent 800 000 morts prématurées chaque année.
04:42Et le transport, c'est le seul secteur qui ne l'a dit pas, c'est que c'est effet
04:45de serre.
04:4670 % notamment, c'est dû au transport routier.
04:49Donc c'est là où il faut prendre le virage.
04:51Vous voyez, on travaille sur les deux choses.
04:53La sortie du CO2 est en parallèle, parce que c'est là aussi qu'il faut le dire.
04:58Il y a une autre norme, parce que pour travailler notamment sur la réduction de la pollution de l'air,
05:02il y a une norme aujourd'hui qui s'appelle la norme Euro 7.
05:05Alors c'est ça, j'allais vous en parler.
05:06J'allais vous en parler, puisqu'il y a une actualité sur la norme Euro 7.
05:11Alors on va expliquer en deux mots ce que c'est.
05:12Ça concerne les normes anti-pollution, bien sûr.
05:17Il est question, elles ne sont pas très très rigides, très très fortes, ces normes anti-pollution de Euro 7.
05:24Il est question de les renforcer.
05:25Il y avait une réunion ici au Parlement européen lundi, si je ne me trompe pas.
05:29Encore une fois, ce sont les milices des transports des États membres qui étaient présents.
05:34Et là aussi, on a repoussé les décisions.
05:37On n'a pas pris de décision réelle.
05:39Il y a plusieurs choses.
05:40D'abord, il faut savoir que la norme Euro 7 est déjà au Parlement.
05:44La Commission européenne a présenté son texte.
05:46Son texte n'est pas bon.
05:48Il n'est pas ambitieux par rapport à ce que nous voudrions.
05:51Donc le Parlement va faire son travail pour améliorer notamment la trajectoire.
05:56Parce que désormais, il faut travailler sur la question des nox.
05:59Les nox, c'est vraiment ces petites particules fines qui sont dans l'air que nous respirons
06:03et qui sont dangereuses pour notre santé.
06:05Et donc là, nous allons renforcer ce volet-là.
06:07Et c'est vrai qu'il y a une nouveauté quand même dans la norme Euro 7.
06:10Pour la première fois, on va prendre en compte les particules fines qui viennent des pneus et des freins.
06:15Donc ça, c'est peut-être une bonne mesure.
06:18Mais ça ne va pas assez loin.
06:19C'est la raison pour laquelle on a encore ces États membres, les 8,
06:23qui disent « Eh bien, ça ne sert à rien de travailler sur cette norme. »
06:28Je rappelle une chose à vos téléspectateurs, il faut bien que vous compreniez que ce n'est pas parce qu
06:33'il y a la fin de la vente des véhicules thermiques à partir de 2035
06:36que vous n'allez plus avoir la possibilité de rouler avec du thermique.
06:40Vous allez pouvoir continuer à rouler du thermique, puisque si j'achète une voiture thermique en 2030,
06:46elle aura 15 ans, voire 20 ans notamment de vie.
06:49Donc elle pourra encore continuer à rouler.
06:51Donc, ça veut dire que si elle roule avec le même taux de particules, ça va être l'enfer.
06:56On ne change rien.
06:57C'est la raison pour laquelle on va mettre cette norme euro 7, qui ne coûte pas grand-chose pour
07:01le constructeur.
07:02Je rappelle que la mise en norme ambitieuse de la norme euro 7 revient à 100 euros par véhicule.
07:08Ce n'est même pas le prix pour refaire une peinture.
07:10Alors, les Allemands ont des arguments tout de même, notamment l'argument des carburants de synthèse.
07:18Parlez-nous en deux mots, puisque c'est un des points forts sur lesquels il semble, à l'heure actuelle,
07:23s'appuyer pour dire qu'il faut aller au-delà de 2035.
07:26Alors, les carburants de synthèse, c'est ce qu'on appelle les carburants de synthèse, c'est un peu des
07:30carburants alternatifs.
07:31On parle beaucoup en ce moment, notamment de l'ammoniaque ou d'autres.
07:35Mais ce n'est pas rentable pour une voiture.
07:37C'est 5 à 6 fois plus polluant qu'un thermique.
07:41Le carburant de synthèse va être un des leviers juste pour des gros volumes, notamment pour l'aviation.
07:47On voit bien que sur les véhicules, il faut voir que le véhicule, notamment électrique, sera une meilleure proportion selon
07:59les CO2.
07:59Maintenant, je tiens à dire à vos téléspectateurs, parce que c'est une vraie question, la voiture électrique n'est
08:05pas la solution miracle.
08:07C'est ça.
08:07N'est pas la solution miracle à l'ensemble des problèmes de mobilité en France.
08:11C'est ça.
08:12Ça, il faut bien le comprendre.
08:14Tout le monde, et je vais te dire la vérité, tout le monde ne roulera pas en électrique.
08:17La voiture électrique de demain, ce sera une voiture partagée, ce sera une voiture qui sera d'un autre usage.
08:24Ou ceux qui auront une voiture électrique, c'est ceux qui vont beaucoup rouler.
08:27C'est la raison pour laquelle il faut travailler sur les prix pour la rendre accessible, notamment aux plus précaires.
08:32La question, c'est quand même une révolution globale.
08:35Si on veut réussir à avancer dans ce domaine-là, qui est un domaine techniquement aussi compliqué,
08:42c'est une révolution complète dans la manière de se déplacer, tout simplement,
08:46à laquelle il faut déjà se préparer.
08:48Absolument, c'est la raison pour laquelle il faut dire la vérité.
08:51C'est-à-dire que c'est le plus grand bouleversement pour l'industrie automobile.
08:54On part de 150 ans de thermique, vous voyez ?
08:58On a des États qui ont encouragé le diesel, etc.
09:01Donc maintenant, il faut que les États membres jouent la même carte pour des véhicules propres de demain.
09:06C'est la raison pour laquelle on va encourager les flottes dans les entreprises.
09:10Plus les entreprises auront des véhicules électriques, plus on va ouvrir le marché de l'occasion.
09:16Deuxième grand marché à ouvrir, c'est le rétrofit.
09:18Les gens veulent changer de véhicule, mais ils ne veulent pas changer la totalité du véhicule.
09:24C'est juste leur mix.
09:25Donc on va changer une voiture thermique, diesel ou essence.
09:29On va changer le moteur pour en faire une électrique.
09:31Ça tombe bien ? On a les meilleurs rétrofiteurs en Europe.
09:34Qu'est-ce qu'on attend pour ouvrir ce marché ?
09:35Et ensuite, il faudra bien voir la filière véritablement de la voiture électrique.
09:41Parce qu'une voiture électrique doit être véritablement prise dans son ensemble, dans une nouvelle économie, pour gérer ses déchets.
09:48Parce que ça, c'est une grosse thématique.
09:50Et l'économie circulaire va être un des points clés dans les années à venir.
09:53Ce qui nécessite un changement de mentalité, c'est extrêmement important si on voit la place qu'a eu l
10:00'automobile, j'allais dire, dans le conscient et l'inconscient collectif.
10:03Absolument, mais on est en train de changer les usages.
10:05Je te jure, on est passé d'une culture de la propriété de la voiture à au partage de la
10:10voiture.
10:11Ça, c'est la première chose.
10:12Et ensuite, les alternatives commencent à exploser partout en Europe.
10:16Plus de transports en commun, au point que certaines villes parlent de la gratuité des transports.
10:20On va rénover de plus en plus des TER.
10:22Le ferroviaire va prendre de plus en plus une place importante dans la question, notamment, de la mobilité du quotidien.
10:28On aura l'Europe, et je suis fière d'avoir lancé la première stratégie européenne sur les vélos.
10:34Demain, les vélos seront made in Europe avec une volonté de renforcer les pistes cyclables, sécuriser le parking à vélo
10:42pour faire vraiment de l'intermodalité.
10:44Les gares vont devenir des nouveaux hubs de la mobilité.
10:47Tout ça est en train de se transformer.
10:49Maintenant, il faut que nous ayons vite.
10:51Pourquoi ? Parce que nous sommes dans la voiture électrique, dans un contexte mondial.
10:55C'est ce que j'allais vous dire.
10:56C'est-à-dire, quels sont les atouts de l'Europe par rapport à la voiture électrique, qui malgré tout
11:01est l'objectif immédiat ?
11:03Quels sont nos atouts ? Ce n'est pas les meilleurs à l'heure actuelle dans le monde.
11:06Pour l'instant, si nous continuons à traîner la patte, malheureusement, nous allons perdre notre retard face à des géants,
11:12notamment les États-Unis et la Chine, et nous n'aurons que nos yeux pour pleurer.
11:16C'est la raison pour laquelle nous devons mettre en place une vraie politique industrielle de la voiture pour demain,
11:22et donc faire de la souveraineté européenne.
11:24Comment ? Demain, nous allons tout rapatrier et faire, oui, des batteries, je l'espère en tout cas,
11:30made in Europe, avec des concepts totalement de recyclage, d'accompagnement des salariés,
11:35parce que les salariés, il ne faut pas les oublier, c'est 13 millions de salariés dans cette filière,
11:39et donc il faut les accompagner aussi pour cette transition.
11:42On est dans un très grand secteur industriel, l'industrie automobile en Europe aujourd'hui.
11:47On est aussi, il faut le dire, mais vous le dites, dans un secteur terriblement concurrentiel, effroyablement concurrentiel.
11:54Absolument, c'est la raison pour laquelle nous ne pouvons plus perdre de temps,
11:57parce que même les normes dans d'autres pays sont beaucoup plus fortes que les nôtres.
12:00Comment ça va se passer à partir de maintenant ?
12:02Qu'est-ce qu'on peut dire à ceux qui nous regardent, à ceux qui nous écoutent ?
12:05Comment ça va se dérouler ?
12:06Là, on est quand même un peu dans une situation bloquée, là.
12:09Alors, pour l'instant, le texte est bloqué,
12:12puisqu'il y a des États membres qui ne veulent pas le valider.
12:14Donc, nous allons attendre ce que la Commission européenne va proposer à ces États membres,
12:19parce qu'ils sont en train de faire du chantage.
12:21Ils disent, nous voulons bien être d'accord avec le texte de la fin des véhicules,
12:25de la vente des véhicules thermiques pour 2035, mais qu'est-ce que vous nous donnez ?
12:28Et c'est là où nous serons très vigilants.
12:30Il ne faut pas réouvrir les textes, nous n'avons pas le temps,
12:32et surtout ne pas réouvrir la porte à, notamment, des carburants de synthèse,
12:36parce que je crois que ce n'est pas la solution.
12:39Alors, vous êtes députée depuis 2009,
12:43troisième mandat de députée européenne, vous en avez vu d'autres.
12:46Mais est-ce que vous ne pensez pas, vous ne trouvez pas,
12:49on ne va peut-être pas trop en dire,
12:51mais que cette confusion qui règne à l'heure actuelle
12:54n'est pas de nature, un an pratiquement, maintenant,
12:57des nouvelles élections européennes,
12:58n'est pas de nature à ne pas rapprocher les gens,
13:03parce que tout ce dont on parle là,
13:04à savoir aussi bien les questions de pollution qui les concernent,
13:06les questions de santé publique qui les concernent,
13:09que les questions de transport qui concernent tout le monde au quotidien,
13:12tout ça, c'est des questions sur lesquelles les gens
13:14attendent vraiment un peu de clarté.
13:17Et là, on est dans une certaine confusion.
13:18Est-ce que vous ne pensez pas que ça risque encore
13:21de troubler plus les gens sur ce fonctionnement chaotique
13:25un peu de l'Union européenne ?
13:26C'est la raison pour laquelle le Parlement,
13:29comme la Commission européenne, ne doivent pas plancher.
13:32Nous devons tenir.
13:34Le texte a été adopté, nous avons un agenda industriel,
13:36nous avons un agenda d'investissement,
13:38nous avons un agenda véritablement pour accompagner la filière.
13:43Maintenant, le rapport de force est lancé,
13:45et je vous l'assure que nous allons gagner.
13:47Maintenant, derrière, il y a la vraie problématique dont vous parlez,
13:52c'est la mobilité des gens.
13:53Exemple, en France, nous avons 10 millions de personnes
13:56qui sont dans la précarité énergétique,
13:58ils ne vont pas acheter de voiture électrique.
14:00Il faut leur donner l'alternative.
14:01L'alternative, c'est d'avoir accès au transport public,
14:04d'avoir accès au TER,
14:06d'avoir un accès direct pour pouvoir bouger.
14:09Pourquoi ?
14:10Parce que le contraire de la mobilité, c'est immobile.
14:13Et être immobile, c'est ne pas voir le monde.
14:15C'est la raison pour laquelle nous trouvons encore aujourd'hui
14:19que le Parlement européen est un peu en avance
14:21et répond aux attentes des citoyens.
14:23Juste un petit mot quand même sur l'Allemagne
14:24et son poids dans cette affaire.
14:26L'importance de l'industrie automobile,
14:29l'Allemagne en tête du refus.
14:32On a du mal à penser qu'il y a une indépendance complète
14:35entre les grands secteurs industriels
14:37et les décisions qui sont prises à un niveau politique en Europe.
14:40Absolument, mais c'est là où leur devoir
14:42n'est pas de porter une industrie.
14:45Donc des enjeux très personnels, industriels,
14:49avec l'enjeu européen.
14:50Je pense, et j'appelle l'Allemagne,
14:52à respecter la feuille de route
14:53parce que là, on répond à deux urgences.
14:56L'urgence climatique et l'urgence de la santé publique.
14:59Merci Karim Adheli.
15:00On aura bien sûr l'occasion de suivre le photo
15:02et l'histoire avec vous puisque c'est votre travail.
15:04Merci beaucoup.
15:05Merci à vous.
15:06A bientôt.
15:06Et à bientôt à vous qui nous avez suivis.
15:08Au revoir.
15:09Merci.

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